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 (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia

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MessageSujet: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Sam 19 Avr - 22:44


Alexia et Maya


Maya travaillait depuis environ une heure lorsque l’horloge lui indiqua qu’il était enfin l’heure qu’elle quitte son travail. Elle passa le relais à son chef et elle s’enfonça dans la foule pour rentrer chez elle. Elle se sentait épuisée, usée de voir à quel point les gens pouvais être démoralisants et mauvais. Rien que matin, elle avait enchainée quatre clients qui criait, hurlait, changeait d’avis en plein milieu de commande ou laissaient leurs enfants courir dans le magasin et mettre leurs doigts sales sur la porte en verre et les présentoirs neufs. Elle avait les nerfs à vif et quand elle passa devant le tabac elle se stoppa net. Derrière la vitre montaient des colonnes d’un livre. Lolita. Elle eut un sourire nostalgique.

Citation :
Ce livre, elle l’aimait vraiment. Il lui rappelait Barcelone, le lycée, et surtout, il lui rappelait Alexia. Ils l’avaient donnés à lire à l’école pour les mettre en garde contre les dangers du monde et du sexe, mais tous les élèves avaient sans doute perdus leur virginité une semaine plus tard. Elle se souvenait l’avoir acheté, s’être mise à l’ombre du grand peuplier du parc près de la sortie de la ville, a côté des grands bâtiments délabrés, s’élevant tels des squelettes de béton au-dessus de leurres têtes. Et Maya, sous toutes ces misères, ces gosses s’amusant sur le bitume et les vieilles ménagères qui rentraient des panières entières de linges pour leurs employeurs, elle n’avait pas ressenti l’oppression habituelle de cette ville trop grande pour elle et trop chère pour cette famille sans sous. Elle était juste bien, avec Alexia, sous le vent qui fuitait leurs visages souriant. Elle se souvenait d’elle, la tête posée sur son genou, qui la regardait sourire tendrement pendant que Maya lisait le livre. Dans leurs robes appartenant toutes les deux à Alexia. Elle et sa robe bleue, et Alexia et sa robe blanche. Avec une nuance de rose lui semblait-il. Et Maya lisait, encore et encore, pendant des heures, pendant qu’Alexia lui caressais les cheveux. Elle se souvenait de quelques secondes, ou quelques minutes elle n’aurait su le dire. C’était alors que pour la troisième fois ou elles se rendaient ici, la jeune fille continuait de lire, avalant les mots avec une innocence certaine, sous le regard amusé de la blonde.

« Il me souvient, la toute première fois que je la vis jouer, d'avoir été submergé par un spasme presque douloureux de réplétion esthétique. Ma Lolita, en amorçant l'essor ample et ductile du cycle de son service, avait une façon inimitable de lever son genou gauche légèrement plié et, pendant une seconde, l'on voyait naître et flotter dans le soleil la trame d'équilibre vital que formaient le bout de ce pied pointé, cette aisselle pure, ce bras poli et brun, sa raquette levée haut en arrière - et elle souriait, les dents étincelantes, au petit globe suspendu dans le ciel, au zénith de ce cosmos puissant et délicat qu'elle avait créé à seule fin de l'abattre d'un coup bref et retentissant de son fléau d'or. »

A ce moment précis elle posa son livre a coté, la couverture usée exposant une jeune femme blonde au carré blond court et avec des lèvres sis rouges que ça en devenait malsain. Elle était de profile et Maya s’imaginait y voir Alexia, quelque part. Elle rêvait surement, mais quand elle ferma les yeux, elle sentit les lèvres de la blonde se posées doucement sur les siennes, et dans un murmure anéantit par un nouveau baiser, la jeune brune murmura un faible :

« Je t’aime. »

Ce fut le seul qu’elle ne lui ait jamais dit, et elle ne le dit plus jamais à personne après cela.

Revenant a la dure réalité, Maya entra dans le magasin, s’empara du livre, le paya la moitié du prix indiqué en vitrine et sortit, sourire disparut. Elle commença à lire, puis sauta quelques passages, arrivant à ceux qu’elle aimait. Elle fit de nouveaux sourires, parfois marmonnait elle quelques mots du livre, comme cette fois, une trentaine de minutes plus tard, alors qu’elle marchait sans destination, les yeux plongés dans le livre, son cerveau tenant l’image d’Alexia en jeune blonde gracile et femme fatale à la fois. Avec son uniforme de Vendeuse taché de sucre glace et de glaçage multicolore, elle marchait. Quand tout à coup quelques paroles sortirent de sa bouche, à haute voix, dans la rue déserte.

« Pourquoi imaginais-je que nous serions heureux à l'étranger ? Parce qu'un changement de cadre est la fiction traditionnelle à quoi se raccrochent les amants, et les poumons, condamnés. »

Elle sentit une larme coulée et tout à coup percuta quelqu’un de plein fouet. Elle ne tomba pas, mais le livre oui, tombant sur le trottoir mouillé, souillant l’intérieur et la pochette de boue. Elle ne pesta pas, ramassant le livre délicatement, toujours avec cette larme amère qui coulait. Puis elle leva les yeux vers la jeune femme percutée et elle se demanda un instant si elle hallucinait.

« Alexia ? »

Et elle murmura ces mots avec une douceur et un amour infini.

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Dim 20 Avr - 11:02

The scars of your love they leave me breathless


Maya & Alexia




Alexia avait le nez plongé dans ses bouquins. Cela faisait deux trois semaines qu’elle était revenue à Santa Barbara et elle était déjà noyée sous les devoirs. Et encore, elle avait toujours eu un excellent niveau dans ses études donc ça l’aidait pleinement. Seulement, elle n’en était plus très loin des examens et elle avait choisi un très mauvais moment pour changer d’université. Maintenant, elle devait étudier tous les livres qu’ils avaient au programme en Californie et pas un seul ne semblait correspondre à ce qu’elle avait pu voir en Angleterre. Elle essayait donc de passer le plus de temps possible à rattraper son retard pour pouvoir être tranquille le week-end.

Elle commença à avoir du mal à voir les lignes qui s’affichaient sous ses yeux. Il n’y avait plus assez de lumière pour voir correctement dans son appartement. Elle continua pourtant d’écrire les réponses qu’elle trouvait sans se perturber. Mais il arriva un moment où même ce qu’elle écrivait devenait flou. Elle finit donc par se lever, le livre en main, pour atteindre l’interrupteur. Elle se prit le coin de sa table basse et le lâcha brusquement en poussant un petit cri de douleur. Elle releva la tête et regarda autour d’elle, revenant sur Terre. Elle appuya sur l’interrupteur et son regard fut attiré par l’horloge.

Shit

Il commençait à se faire tard et elle n’avait toujours pas pris de temps de faire des courses. Elle n’avait plus rien à manger dans ses placards. Si elle n’y allait pas maintenant, elle n’aurait rien pour remplir son ventre. Or, elle ne pourrait pas travailler si elle sentait son estomac grogner. Elle attrapa son sac à toute vitesse, y rajouta de quoi écrire au cas où des brides de réponses à ses questions. Elle regarda tout de même rapidement ce qu’elle devait prendre. Elle prit une veste sur son porte-manteau, attrapa le livre par terre et sortit de l’appartement.

Elle ne regardait pas vraiment où elle allait. Elle avait vécu assez longtemps dans cette ville pour se laisser guider naturellement. Elle n’avait plus le nez plongé dans les pages de son livre. Elle était plutôt perdue dans ses pensées. L’air frais qui caressait son visage lui faisait du bien. Elle était restée enfermée toute la journée et avait oublié que de s’aérer l’esprit était aussi important. Elle finit par fermer les yeux alors qu’elle marchait toujours. Elle faisait confiance aux autres pour voir qu’elle ne faisait pas bien attention pour se décaler d’elle. Mais c’était sans compter sur le fait que certains pouvaient être aussi rêveurs qu’elle.

Elle sentit un impact violent l’arrêter nette. Elle réussit à avoir assez d’équilibre pour rester debout et tout garder en main. Elle ouvrit les yeux sans attendre et vit un livre par terre. Elle commença à se baisser pour le récupérer mais la couverture qu’elle découvrit la laissa comme paralysée. Elle la connaissait pour l’avoir observée pendant des heures durant ses années en Espagne. Ce livre avait toujours été une vue qu’elle appréciait parce qu’elle savait qui se trouvait derrière pour le lire. Seulement, là, il lui coupa le souffle, la laissant pâle. Une main vint s’en saisir pour le remonter vers son propriétaire, lui permettant de se reprendre.

Alexia ?

La blonde ferma les yeux sans relever la tête. Si ce livre lui avait bien fait penser à elle, elle n’avait pas pensé voir Maya en cet instant. Elle savait pourtant qu’elle était dans le coin, mais elle aurait préféré, pour une fois, ne pas faire le rapprochement entre Lolita et elle. Elle aimerait bien reculer doucement, se fondre dans la masse et disparaître pour ne pas lui faire face. Pourtant, elle releva tout de même la tête et finit par ouvrir les yeux pour redécouvrir la brune.

Maya.

Que dire d’autre ? Elle n’allait pas lui sauter dans les bras non plus. Ce fut avec douleur qu’elle la retrouva, encore plus magnifique qu’à l’époque. Cependant, son visage lui rappelait surtout les temps durs qui l’avaient poussée à fuir l’Espagne. Sa voix fit un écho dans son esprit, répétant infiniment l’amour qui en émanait. Cela lui faisait d’autant plus mal. Elle l’avait rejetée durement et maintenant, elle lui parlait comme si rien ne c’était passé, comme si tout allait bien entre elle. Mais elle l’avait abandonnée, elle l’avait laissée alors qu’elle avait eu besoin d’elle.

Je dois y aller ! Excuse-moi !

Sur ce, elle détourna son regard et fonça en avant. Des larmes lui montèrent au visage, la tristesse revenant de plus belle. Elle avait pourtant réussi à la combattre de toutes ses forces. Elle avait réussi à retrouver le bonheur et la joie de vivre, beaucoup plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. Mais on ne pouvait pas oublier une personne aussi importante comme cela. Elle tourna à gauche dès que les ruelles le lui permirent. Elle se retrouva dans un chemin plus vide que la rue principale. Son pied vint percuter l’une des pierres mal installées et elle perdit l’équilibre. Elle s’étala sur le sol, tête la première et une douleur fulgurante vint de nouveau envahir son genou. Son sac vint rouler à quelques mètres d’elle, laissant s’éparpiller ses quelques affaires sur le sol. Son livre d’espagnol n’avait plus l’air en très bon état près d’elle, mais elle ne prit même pas la peine de le ramasser. Elle resta juste là, perdue.


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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Lun 21 Avr - 14:13


Alexia et Maya


Ses yeux. Oh ciel ses yeux. D’un bleu parfait, elle ne voulait plus les quittés. Elle devait sans doute la détestée, mais Maya n’y prêta pas tout de suite attention. Elle détailla ses traits parfaits, ses joues rougies, ses cheveux blonds au vent, ses grands yeux. C’était sans doute ce qu’elle avait toujours adoré chez elle. Elle ne savait que dire, mais en cet instant, elle n’avait pas besoin de mots pour exprimer ce qu’elle ressentait. Car dans les yeux de Maya, on pouvait y lire de l’amour... Et de la peine. Oh oui, surtout de la peine, une peine infinie, qui se propageait en elle, qui lui glaçait les os, faisant d’elle un corps vide de tout intérêt. Elle continuait de la fixée. Peu à peu, cette peine prenait de plus en plus de place, ses doigts se métrèrent à trembler et la voix de la jeune bonde se mit à retentir.

Maya.

Son prénom sonnait bien, dans la bouche d’Alexia. Elle n’y décela pas de colère, plus de la tristesse. Elle aurait préféré le primer choix. Après tout, c’était Maya qui avait rompue, lâche et rampante aux pieds de sa grande sœur. Elle avait poussée Alexia hors de sa vie pour se plaindre sur son sort ensuite. Elle avait pleurée, en colère contre elle-même des jours durant. Et pire que tout, elle avait développé cette violence

Violence contre les autres, violence contre elle-même. Elle avait frappée Maya. Beaucoup, partout. Parfois le jour, à l’école, sur des camarades qui continuaient de l’insultée, elle s’était déchainée. Sans doute, le soir, contre sa grande sœur, lui jetant le téléphone sur lequel ne figurait aucun appel d’Alexia au visage. Crachant et hurlant. Souvent, la nuit, se réveillant en pleurs en criant et en prenant tout lui tombant sous la main pour le secouer et le jeter au loin.

Voilà, se détruire n’avait jamais été aussi facile. Il n’y avait qu’à contempler ses bras pour le savoir, pour s’en rendre compte. Se rendre compte de ces mois arrachés à son existence à cause de l’amour, de la honte et de la colère surtout. Mais à part cela, on n’en parlait jamais, ni elle ni sa famille, ni ses amis. D’ailleurs très peu étaient au courant de cette histoire. Et tant mieux, le but était de reconstruire sa vie, et non de la détruire à nouveau. Hors Alexia revenant subitement dans cette dernière était un pas en arrière dans sa progression contre sa redescente dans les limbes de la dépression.

Je dois y aller ! Excuse-moi !

Sur ces dernières et uniques paroles elle se détourna et plongea dans la première ruelle arrivant devant elle. Maya mit un certain temps a comprends qu’elle s’était enfuie devant elle. Elle regretta de ne rien avoir pu dire et se leva, dépitée. Sure qu’elle passerait une soirée collée au bar. Elle s’avança, livre a la main dans la rue avant de jeter un coup d’œil dans la fameuse ruelle ou avait disparue Alexia. Avec stupeur elle la vie étalée au sol. Elle tourna dans la rue et s’avança vers elle, lâchant son sac au sol ainsi que le livre de Lolita. Elle s’avança prudemment et prit soin de ne pas la toucher.

« Oh Alexia. »

Elle se mit à genoux, râpant le sol par la même occasion. Elle se mit à ramasser avec douceur les affaires d’Alexia et puis s’arrêta devant le livre d’espagnole, le rengagent avec un soin tout particulier dans le grand sac de la blonde.

« Oh Alexia si tu savais comme je m’en veux, je suis désolée, j’aurais dut restée, je n’aurais pas dut t’abandonnée, j’aurais sans doute pas due laisser faire Eva, mais j’avais honte, si tu savais Alexia... »

Elle parlait comme à un fantôme. Comme si la blonde n’était qu’une hallucination de son esprit. Elle continuait à ranger. Puis quand elle eut finit elle posa le sac près de la blonde et plongea son regards dans le sien, n’osant plus faire un mouvement.



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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Lun 21 Avr - 17:40

The scars of your love they leave me breathless


Maya & Alexia




Alexia entendit du bruit derrière elle, mais ne se retourna pas. Elle se fichait qu’on puisse s’inquiéter pour elle ou qu’on la regarde de travers. Elle ne s’était pas attendit à ressentir autant de peine en voyant Maya. Elle savait qu’elle était en ville. Ses parents le lui avaient clairement dit même s’ils ne se doutaient pas que Lexie venait de là, ni quel lien liait les deux jeunes filles. Pourtant, le fait de ne l’avoir jamais croisée jusqu’à présent avait rendu la chose irréelle. Mais non, elle était là, dans sa ville, incroyablement magnifique. Elle n’avait pas eu le temps de l’observer, mais rien que son visage montrait qu’elle avait grandi de façon incroyable. Elle ne ressemblait plus à l’adolescente. Seulement, c’était loin de lui faire du bien. Elle ne pouvait pas lui faire face et cela la détruisait dès les premières secondes.

Oh Alexia.

Sans même s’en rendre compte, celle-ci se crispa entièrement. Elle ne bougea pas d’un centimètre, mais chaque sensation qu’elle pouvait ressentir se faisait selon les mouvements de Maya. Si elle ne pouvait la voir, le changement d’air à son approche lui donnait la chair de poule. Sa mâchoire se contracta avec violence. Les souvenirs remontaient, mais seulement tous ceux qui la représentait comme froide et distante. Elle n’arrivait pas à garder en tête la douce espagnole qui prenait soin d’elle. Seule celle qui l’avait enfoncée un peu plus alors que sa mère disparaissait petit à petit restait en mémoire. Ses yeux se remplirent de larmes, mais la tristesse laissait place à la rancune et à la colère.

Oh Alexia si tu savais comme je m’en veux, je suis désolée, j’aurais dut restée, je n’aurais pas dut t’abandonnée, j’aurais sans doute pas due laisser faire Eva, mais j’avais honte, si tu savais Alexia...

La blonde se referma sur elle-même, essayant de supprimer toutes les images qui défilaient dans sa tête. Elle bouillonnait comme jamais. C’était comme si elle n’avait jamais laissé aller sa colère pendant toutes ces années sans Maya à ses côtés. Pourtant, elle ne voulait pas craquer devant elle. Elle ne voulait pas lui donner le plaisir de lui montrer que sa présence lui faisait encore ressentir quelque chose. Elle aurait voulu lui montrer qu’elle s’était passée de son attention et qu’elle s’en sortait très bien sans elle. Elle y arrivait bien sûr, mais c’était différent, il fallait l’avouer. Elle avait même réussi à avoir de nouvelles relations, plus ou moins longues selon ses envies, seulement aucune d’entre elles ne pouvait se comparer à ce que Lexie et Maya avait.

Tu n’aurais pas dû ? Alors pourquoi tu l’as fait ? Pourquoi tu m’as laissée tomber Maya ?

Lexie rouvrit les yeux et la regarda bien en face. Sa voix était posée mais toute sa rancœur pesait sur chacun de ses mots. Ses mains se refermèrent en poings bien serrés. Elle pouvait parfaitement voir les cheveux de la brune lui fouetter légèrement le visage. Elle avait envie de les repousser pour mieux la voir mais cela l’énervait plus qu’autre chose. Elle n’avait plus envie de ressentir quoi que ce soit de doux pour elle. Elle n’avait pas le droit de recevoir de bons sentiments de sa part. Elle ne le méritait pas.

Pourquoi tu es venue ici ? Pourquoi tu viens me poursuivre alors que tu m’as abandonnée aussi facilement ? POURQUOI ? POURQUOI TU ES VENUE ICI ? Pourquoi je suis revenue ?

Elle ne pouvait plus contenir sa haine. Elle s’était mise à crier tout ce qu’elle pouvait ressentir avant d’exploser de l’intérieur. Les larmes coulaient sans qu’elle ne fasse attention mais la tristesse n’avait plus rien à avoir avec elles. Elle détourna le regard, dégoûtée. Elle vit alors de nouveau le livre Lolita. Une grimace d’écœurement vint transformer son visage. Le simple fait de le voir avec Maya à ses côtés lui rappelait cet instant magique où elle lui avait avoué son amour. Même si celle-ci n’était pas forcément sûr qu’Alex l’avait entendu, ses mots lui avaient réchauffé le cœur comme jamais. Elle ne pourrait même pas décrire ce qu’elle avait pu éprouver. Mais maintenant, elle avait l’impression d’avoir son cœur brisé. Elle l’attrapa avec force, se tient plus droite et le jeta de toutes ses forces contre le mur en hurlant :

Pourquoi venir chez moi ? Qu’est-ce que tu attends de moi ?!

Dans cet élan, elle perdit de nouveau l’équilibre et se retrouva sur ses fesses. Son genou se retrouvant à l’air libre, le sang se mit à couleur sur sa jambe couverte de poussière. Ses yeux se bloquèrent sur les siens, aucune douceur ou quoi que ce soit du même style pour la rassurer. Il était fini le temps où elle était là pour elle. Elle avait bien compris qu’elle ne voulait plus d’elle. Sa présence n’était plus appréciée depuis longtemps.


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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Lun 21 Avr - 19:17


Alexia et Maya


Alexia s’énerva. Comme dans le temps où elles s’engoulaient. Les sujets de disputes divergeaient, parfois c’étaient les amis de la blonde s’en prenant à Maya, parfois c’était que Maya les obligeait elle et la blonde à s’aimer cacher. Malheureusement elle n’avait rien de mieux à proposer à cette époque. Elle n’avait toujours rien à proposer d’ailleurs. A part un appart, des gâteaux et une vie bien stable, rien ne laissait entendre que vivre avec Maya flairait vivre des folies. Bon parfois quelques surprises arrivaient, les crises de paniques la nuit, les excès de colères le jour lors d’une grosse contrariété, ou même une jeune femme saoule qui rentrait à minuit et s’écroulait sous le canapé. Maya, sous ses airs romantiques, n’avait finalement rien de la fille parfaite.

En fait, c’était même un enfer d’être sa petite amie. Elle était jalouse, nerveuse, possessive, toujours en train de se plaindre et faisant passer ami et famille devant les relations amoureuses. Il lui arrivait de reprendre ses antidépresseurs et d’être de mauvaise humeur un mois entier, de tromper sur un coup de tête juste sur soupçons après avoir vu une fille s’approcher trop près de sa petite amie. Parfois elle buvait. Parfois elle ne rentrait pas chez elle. On pouvait admirer la personne qui la soutenait. Mais la vérité c’était qu’il n’y avait personne dans sa vie. A part Winter.

Winter. Jolie brune avec un début de schizophrénie. Ce qui était sure, c’était que Maya la désirais. Mais jusqu’à quel point. Elle était tiraillée entre ses sentiments naissants à son égard et la peur de la blessée, ce qu’elle finissait par faire avec presque toutes ses petites amies. Et puis il y avait Alexia qui interférait, un amour zombie toujours présent dans son esprit.

Tu n’aurais pas dû ? Alors pourquoi tu l’as fait ? Pourquoi tu m’as laissée tomber Maya ?

Maya secoua la tête, comme si un sifflement s’emparait de ses oreilles. C’était de sa faute, à Maya, si ça n’avait pas marché. Parce qu’elle avait été lâche, qu’elle avait tout foutue en l’air en gueulant qu’elle voulait plus la revoir. Elle lui avait presque craché ces mots au visage. « Va-t’en si c’est comme ça ! Dégage ! » Qu’elle lui avait dit. Mais ce n’était pas ce qu’elle pensait. Elle pensait : « Je t’aime mais j’ai honte ! ». Qu’est ce qu’elle attendait au juste ? Peut-être qu’elle soit une putain de télépathe et qu’elle devine par elle-même. Hors Alexia n’était pas télépathe. Hors Alexia était partie. Hors ça avait entrainé sa perte. Elle l’avait laissée tomber par déni. A cette époque elle se le répétait en boule sur son lit, seule dans le noir. « Je suis hétéro. Je suis hétéro. » Mais ce n’est pas en répétant les choses qu’on le devient.

Pourquoi tu es venue ici ? Pourquoi tu viens me poursuivre alors que tu m’as abandonnée aussi facilement ? POURQUOI ? POURQUOI TU ES VENUE ICI ? Pourquoi je suis revenue ?

Trop de questions en une seule fois. Alexia debout. Alexia criant. Alexia lui faisant du mal. Il fallait qu’elle se défende. Il fallait qu’elle lui encadre les épaules, qu’elle la jette au sol, il fallait qu’elle la fasse taire, qu’elle lui brise les os un a un jusqu’à ce que les seuls sons qui sortent de sa bouche. Voilà ce qu’elle voulait d’une part. Mais d’autre part elle voulait juste la serrer dans ses bras. Pourtant elle serra les mains et ferma les yeux, des larmes ruisselantes contre sa joue. *Tais-toi tais-toi* Mais Alexia continuait inlassablement en criant, hurlant contre une Maya en pleurs au sol:

Pourquoi venir chez moi ? Qu’est-ce que tu attends de moi ?!

Elle se retrouva sur les fesses face à elle et May releva rageusement les yeux vers elle. Elle voulait la vérité ? Alors elle allait l’avoir. Maya n’allait pas se laisser faire comme cela. Elle avait fait ses erreurs, mais elle estimait avoir été assez punie pour cela:

« Je savais pas que tu étais ici. Qui me l’aurait dit ? Quand je suis allé voir tes amis ils m’ont crachés au visage en me disant. « Dégage ça te regardes pas. » Alors comment j’aurais pu savoir ? DIS LE MOI MERDE! »

Elle s’était dangereusement approchée d’elle, tel un prédateur repérant sa proie. Elle était devant elle, accroupie, menaçante et énervée.

« Crois moi, j’ai assez souffert de t’avoir abandonnée. » elle secoua la tête, comme si quelque chose l’empêchait de réfléchir. Puis elle se leva et se dirigea vers le livre lolita au sol, souillé. « D’abords il y a eu ma dépression, puis la colère. Envers toi, puis ma famille, puis le monde, et enfin envers moi-même. » Elle ne se tourna pas vers Alexia quand elle eut ces paroles. « Si tu savais comme ça fait mal Alexia. »

Ce n’était pas une métaphore qu’elle faisait. Elle avait été blessée autant mentalement que Physiquement. Puis comme pour se calmer elle tenta de ne plus en parler.

« Quel livre. Quel bonheur. Je me souviens de toi, si heureuse, si belle. Et moi. Si souriante, si Maya le gentille, si... » Les mots se coincèrent dans sa gorge. « ... Amoureuse. »

Elle se tourna vers elle, son visage affichant un mélange de colère et d’amour. C’était un étrange mélange qui habitait son visage souvent ces derniers temps.




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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Lun 21 Avr - 22:15

The scars of your love they leave me breathless


Maya & Alexia




Alexia repéra de suite la rage qui déferla dans les yeux de Maya. Celle-ci avait oublié la douceur qui l’habitait quelques secondes avant. Le coup de gueule de la blonde avait réussi à réveiller sa propre douleur. A chaque fois c’était la même chose entre elles. Si l’une d’entre elles s’énervait, l’autre enchaînait presque automatiquement. Leurs caractères n’étaient pas compatibles de ce point de vue-là. Pourtant, elle n’y faisait pas attention. Elle avait presque oublié ces réactions habituelles et elle ne pouvait plus vraiment se contrôler. Dans un sens, il valait mieux que Maya s’énerve aussi comme ça, elle serait enfin claire sur ce qu’elle ressentait. Alex ne voulait plus revivre les simples « dégage » ou l’indifférence qu’elle lui avait montrée. Elle lui en voudrait encore plus de la laisser sans réponse, de continuer à l’ignorer.
 
Et maintenant, elle lui reprochait de ne pas lui avoir dit où elle était partie. Comme si ce n’était pas évident qu’elle allait retourner dans sa ville d’origine. Elle aurait dû savoir qu’elle risquait de revoir Lexie en allant dans les lieux de son enfance. Elle était intelligente, non ? Elle aurait pu avoir le doute au moins, juste une toute petite pensée dans ce sens. Elle était certes partie en Angleterre entre temps, mais ce n’était pas la question. Mais elle resta silencieuse. L’espagnole s’était rapprochée d’elle et elle ne la rassurait pas. Elle risquait de s’en prendre une si elle la provoquait un peu plus. Elle avait peut-être la haine, mais elle se contrôlait assez pour ne pas vouloir aller à l’hôpital.
 
Crois-moi, j’ai assez souffert de t’avoir abandonnée.
 
Alexia n’arrivait pas à savoir si elle devait se sentir mieux d’apprendre ça ou non. En tout cas, ça ne la soulageait pas du tout et de loin. En fait, elle ne savait pas vraiment. Derrière la colère, elle avait l’impression d’avoir un battement de cœur en moins, comprenant que la douleur était forte pour les deux. Seulement, ce n’était pas assez puissant pour prendre le dessus. Soudain, elle se détesta de ressentir cet apaisement qui parcouru ses membres lorsqu’elle vit Maya s’éloigner. Se rendre compte qu’elle avait peur d’elle la mettait mal. Comment avaient-elles pu en arriver là ? Comment pouvait-elle penser ça ? Oui elle savait combien ça faisait mal. La preuve, elle se sentait horrible rien qu’en cet instant et c’était sans faire attention à toutes ces nuits après leur séparation.
 
Quel livre. Quel bonheur. Je me souviens de toi, si heureuse, si belle. Et moi. Si souriante, si Maya le gentille, si... Amoureuse.
 
Alex détourna le regard. De nouveau, cette journée lui revint en mémoire et la tristesse l’envahit. Elle n’arrivait même plus à suivre la suite d’émotions qui la traversait. Elle finit par relever la tête, malgré tout. Elle se contenta de fixé son regard sur son visage, n’osant toujours pas aller plus loin. Elle ne voulait pas découvrir ce qu’elle avait loupé, ce qu’elle avait perdu pendant tant d’années.
 
Comment tu veux que je garde ça en tête quand tu ne te rappelles même plus d’où je viens ? Ça me rappelle seulement les moments où tu étais froide et indifférente !
 
Elle eut du mal à continuer. Elle n’arrivait pas à organiser tout ce qu’elle aurait voulu lui dire. Il y en avait tellement, accumulées au cours de ces longs mois de solitude. Au moins, Flore avait réussi à la faire sortir la tête de l’eau, avec plus ou moins d’efficacité à long terme. Elle se releva difficilement, son genou la lançant par vague. Elle se plaça face à elle, mais garda tout de même ses distances. Elle sentit des regards se poser sur elles, sans y faire attention.
 
Comment tu as pu oublier ? Malgré tout, je me suis souvenue de ton numéro, c’est pour dire. Mais tu ne sais même plus où j’habite. Je dois le prendre comment ?
 
Elle croisa ses bras et tapa dans un caillou avec son pied. Elle avait du mal à avaler cette pensée. C’en devenait plus de la déception qu’autre chose. Elle aurait pu essayer de la retrouver, si elle l’avait vraiment voulu. Même si ses soi-disant amis n’avaient pas voulu lui répondre, il y avait d’autres façons de le découvrir. Le ressentiment revint de plus belle et son corps se crispa de nouveau, comme une habitude.
 
Tu veux savoir où j’étais ? J’étais ici, creusant le fond sans jamais remonter ! Les meilleurs mois de ma vie… C’était même pire que de rester en Espagne à te croiser tous les jours. J’étais seule à faire face à tout. Parce que oui, en plus de toi, les soucis, les malheurs m’ont poursuivie. Comme si j’étais maudite… Ma… Ma mère…
 
Elle craqua complètement. Elle n’en avait jamais parlé réellement. Elle n’avait pas voulu. Elle savait que si elle mettait le sujet sur le tapis, elle ne pourrait plus trouver une once de bonheur. Lorsqu’elle avait retrouvé la jeune fille fêtarde qu’elle était, elle avait décidé d’enfouir tout ça loin en elle et ne plus les permettre de refaire surface. Mais avec Maya en face d’elle, comment faire autrement ? Elle marcha un peu plus loin, dérivant son regard sur le sol. Elle se posa contre le mur, la vision floue.
 
Le cancer a rongé ma mère, jusqu’au bout. Elle… Elle est morte Maya ! Elle n’est plus là ! Tu n’étais plus là ! Qu’est-ce que j’étais supposée faire ? Accepter ? Je ne pouvais pas ! Je ne peux pas !


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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Mar 22 Avr - 22:12

HEMATOPHOBES S'ABSTENIR


Alexia et Maya


Alexia la regarda avec toute la colère possible et inimaginable dont elle était capable. Et Maya crut même y déceler du dégout. Elle tenta de la lâcher du regard mais elle n’y arrivait pas. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas fuir encore une fois, fuir son regard, fuir sa présence, fuir l’idée de la vérité elle-même. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait plus. Même si elle crevait d’envie de partir, elle devait faire face pour une fois. Elle le devait à Alexia, elle se le devait à elle-même. Elle se devait de soutenir son regard et de se montrer forte, ensuite tout serait terminé, et sa vie serait définitivement ruinée. C’était pour l’instant la seule issue imaginable pour la brune. Et elle s’y était faite petit à petit, tout au long de ces années. Et sans le savoir elle-même, elle était prête, prêtre à être détruite.

Comment tu as pu oublier ? Malgré tout, je me suis souvenue de ton numéro, c’est pour dire. Mais tu ne sais même plus où j’habite. Je dois le prendre comment ?

Maya ne pleura pas. Elle continua à la regarder avec peine et tristesse. Elle s’en voulait, elle voulait frapper contre ce mur, elle voulait que ça cesse. Elle voulait lui dire qu’elle n’avait rien oubliée. Qu’elle savait avant, mais qu’elle n’y avait pas prêtée attention, le croyant elle ne savait où, partis à l’autre bout du monde surement. Elle n’y avait pas réfléchie, trop en train de penser à sortir de cette dépression lui pourrissant la vie, en train de penser à elle... Encore...

Tu veux savoir où j’étais ? J’étais ici, creusant le fond sans jamais remonter ! Les meilleurs mois de ma vie… C’était même pire que de rester en Espagne à te croiser tous les jours. J’étais seule à faire face à tout. Parce que oui, en plus de toi, les soucis, les malheurs m’ont poursuivie. Comme si j’étais maudite… Ma… Ma mère…

Creusant le fond. Oui. Au fond, elles avaient eu donc de nombreux points communs. Elle aussi elle avait sombrée telle une ^pierre dans une rivière. Une pierre trop lourde pour espérer remonter un jour. Portée par le courant, elle avait dérivée finalement dans la violence. C’était triste à dire, mais en regardant en arrière, comparée à Alexia, elle avait l’impression d’avoir vécue au paradis. Elle s’en voulait de ne pas avoir été là, s’en voulait d’avoir été aussi ingrate avec celle qu’elle aimait. Elle se détestait. Mais au fond, ça ne changeait pas de son quotidien.

Le cancer a rongé ma mère, jusqu’au bout. Elle… Elle est morte Maya ! Elle n’est plus là ! Tu n’étais plus là ! Qu’est-ce que j’étais supposée faire ? Accepter ? Je ne pouvais pas ! Je ne peux pas !

Maya se leva, les yeux ronds. Elle.... Elle ne comprenait rien. Elle... Elle ne pouvait plus réfléchir. Elle se leva donc et recula, jusqu’à se prendre le mur de dos de plein fouet. Elle avait les yeux écarquillés et regardait Alexia avec peine et angoisse. Elle avait mal. Mal à la poitrine. Elle passa la main sur son thorax, essayant de desserrer son chemisier de sa poitrine. Elle étouffait. Ses mains s’engourdirent et elle avait envie de frapper. Frapper le mur. Frapper tout et tout le monde sauf Alexia ; La pauvre Alexia. La douce Alexia. Et pour la première fois, Alexia la victime.

« Oh mon dieu Alexia je suis une personne horrible. »


Voilà, c’était l’aveu. L’aveu qu’elle avait toujours sut dès sa plus tendre enfance. Dès qu’elle avait arraché une dent a son camarade en maternelle. Dès qu’elle avait frappé une fille en primaire, casser une bouteille a collège, fait trembler les murs en criant au lycée. Horrible vérité. LA gentille Maya. La douce Maya. La Maya qui aidait et qui riait, qui souriait et qui dansait en robe rouge sous les lampions sur la colline en Espagne, avec sa famille et son petit ami. Cette Maya fausse et idiote, qui faisait face à la vie avec cet air innocent, alors que son esprit n’était que perversion. Elle faisait tomber la façade, comme si sous cette couche de gentillesses cachait une Maya horrible, qui buvait, couchait, mentait, frappait. Oh oui, qui frappait sans cesse en hurlant. Qui se mutilait pour prouver au monde qu’elle était forte alors qu’elle ne montrait que plus de faiblesse chaque jour. Qui errait la nuit dans le salon avec une cigarette à la recherche de lumière, d’espoir peut être, et qui se recouchait toujours dans les ténèbres.

Cette Maya venait de s’affirmer, dénoncée par une troisième couche de Maya plus fragile, involontairement victime de cette vie. Elle engendrait le malheur, la mauvaise Maya. Maya la lesbienne. Maya la trainée. Maya la méchante. Maya la violente. Maya qui voyait son psychologue. Maya qui défonçait la porte de sa copine par jalousie, Maya qui buvait et finissait au lit mais pas seule, Maya la rebelle, qui finissait au poste, Maya la honte de la famille, Maya la honteuse, Maya la colérique... Maya.

Triste aveux d’une fille qui se rêvait gentille, mais qui au fond savait que ce n’était pas vraie nature.

« Je fais du mal à tout le monde. Avec ma dépression ils ont tous souffert, et je n’ai pensées qu’à moi alors que tu souffrais aussi ! C’est de ma faute ! Quand j’ai commencé à m’énervée j’ai due blesser ma sœur ! Elle a dû avoir mal quand je lui lançais des trucs dessus. Elle doit me haïr. Elle savait que je te ferais du mal c’est pour ça qu’elle ne voulait pas de nous ensemble. A cause de moi. » Elle s’approcha de Alexia et lui mit ses mains sales de façon à encadrer son visage. Elle la regardait avec tant de peine, dans d’amour que ça lui déchirait le cœur. « Je ne pouvais pas revenir, qu’aurais tu dis en me voyant ainsi. Je te détruisais, tu étais mieux sans moi, sans cette personne horrible que j’étais. Qu’aurais tu dis en me voyant avec mes cicatrices et mes pulsions de colère ? Je ne pouvais pas t’aimer correctement, puisque je ne m’aimais pas. »

Elle se recula ensuite, les yeux ronds. Et là, pour la première fois depuis des années. Elle pleura. Elle déversa toute sa peine. Elle déversa tout. Elle tremblait. Et tout à coup un éclair passa dans ses yeux, elle souleva Alexia, en la tenant fort par les bras avant de la déposée au sol brutalement sur ses pieds. Maya avait les yeux dans le vague, a peine consciente de ses gestes.

« Tu sais quoi ? Venges toi. »

Elle attrapa un bout de verre et lui mit dans la main, prenant soin qu’elle ne se blesse pas en l’attrapant. Elle lâcha sa min et se mit face à elle, prête pour subir sa vengeance.

« Allez, vas-y. Tu sais que je le mérite, tu sais que je te ferais du mal à toi et aux autres. »


Elle la provoquait, espérant qu’elle se déchaine, parce que peut être qu’après elle se sentirait mieux. Peut-être qu’après elle serait heureuse, ou au moins normale. Sans colère. Parce que peut être qu’elle serait dans le coma pour toujours. Ça serait le rêve. Ne plus souffrir, ne plus faire souffrir, ne plus commettre aucune erreur, ce serait peut être la bonne solution. Peut-être même la mort. Rien ne semblait trop étroit pour la jeune brune à ce moment-là. Rien que de disparaitre ne lui paraissait réalisable pour arrêter de souffrir. Elle avait fait du mal à Alexia, et elle ne supporterait pas que celle-ci vive en sachant que celle qui l’avait fait souffrir vivait heureuse. Elle voulait disparaitre maintenant.

Quand elle décida que ça n’avançait pas, la jeune femme s’empara elle-même des mains d’Alexia et planta le bout de verre dans sa propre jambe. Poussant un cri de douleur, elle s’écroula dans la rue, pleurant à chaudes larmes, mais point débarrassée d’un poids. Cette douleur elle la connaissait. Douce douleur, agréable douleur, amour de douleur. Elle se sentait bien à l’idée de cette douleur, épanouie. C’était une douleur qu’elle connaissait par cœur puisqu’elle l’avait autrefois infligée à ses bras. Maintenant elle regardait Alexia avec émotion, comme si elle lui demandait silencieusement de la pardonner.

« Horrible, je suis horrible. »

Elle se répéta ces mots en boucles puis enleva ses yeux de la blonde, regardant fixement la mare de sang émanant de sa jambe droite. Elle était là, sentant le liquide sortir de sa jambe. Il ne s’était pas planté profondément, mais quoi qu’il en soit, elle était à terre, sur les fesses, pleurant et agonisant.

Et malgré tout, elle continuait de se détester





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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Mer 23 Avr - 20:06


Alexia resta les yeux baissés, les larmes coulant à flot. Elle ne releva pas la tête vers Maya. Elle avait peur de lire la douleur dans son regard. Elle avait déjà trop mal pour supporter ça. Elle n’avait jamais voulu la faire souffrir mais elle ne pouvait plus garder ça pour elle. Elle avait besoin de dire ce qu’elle avait vécu. Ce poids qui pesait depuis des années la rendait folle et elle ne pouvait plus y échapper. Maya se rapprocha d’elle tout en restant à bonne distance. Elle eut envie d’être dans ses bras, de la sentir contre elle. Elle avait besoin de son affection. Seulement, elle ne voulait pas prendre le risque de venir plus près. Elle avait peur de se faire rejeter, peur de se retrouver plus seule que jamais. C’était une chose de faire face à la souffrance quand rien n’allait, mais de recevoir la claque du rejet, ce serait de la torture. Elle serra ses bras contre elle, luttant contre les frissons. La chaleur avait quitté son corps, la laissant frigorifiée.
 
Oh mon dieu Alexia je suis une personne horrible.
 
Elle fronça les sourcils avant de relever la tête. Maya semblait ailleurs, luttant contre sa propre faiblesse. Elle passa une main sur ses yeux pour enlever l’eau qui brouillait sa vue. Elle ne reconnaissait plus l’adolescente qu’elle avait aimée. Son visage lui montrait une femme brisée de l’intérieur. Lexie n’avait fait qu’empirer cette fissure en lui parlant de ses malheurs. Il lui suffisait de la regarder pour savoir que c’était elle qui avait donné le dernier coup de massue. Elle ne savait pas quoi faire. Avec n’importe qui d’autre, elle n’aurait ressenti aucun regret, aucune once de remords. Seulement, c’était Maya qui était en face d’elle. Maya, son premier véritable amour, celle qui était fragile malgré toutes ses apparences. Alex l’avait vue se faire manipuler par sa sœur sans pouvoir faire quoi que ce soit pour la sauver de ses griffes. Elle l’avait vue tomber dans son piège, plongeant dans un sombre endroit. Cependant, elle avait cru qu’Eva aurait quand même été là pour la remonter ou Tara.
 
Elle resta bouche bée face aux paroles de l’hispanique. Elle n’en revenait pas d’entendre de telles paroles chez elle. Elle n’arrivait même pas à comprendre comment on pouvait penser cela. Lexie n’avait pas voulu lui remettre la faute dessus en parlant de sa mère. Enfin peut-être que si, elle ne savait plus, mais jamais elle ne pensait provoquer de telles conséquences. Elle était pétrifiée.
 
Elle savait que je te ferais du mal c’est pour ça qu’elle ne voulait pas de nous ensemble. A cause de moi.
 
Alex voulut secouer sa tête pour lui dire qu’elle avait tort mais elle la vit s’approcher et sentit ses douces mains contre son visage. Elle ferma les yeux pour se concentrer que sur ça. C’était le premier contact qu’elles avaient depuis des années et c’était comme si ça ne faisait que quelques secondes. Elle les rouvrit, plongée dans l’incompréhension face à ses révélations. Elle n’arrivait pas à voir une personne horrible en Maya et elle aurait voulu le lui dire, le lui imprégner dans son esprit. Mais elle continuait dans son délire sans faire attention à quoi que ce soit d’autre. Alex ne pouvait que la regarder avec inquiétude. Elle avait oublié toute douleur qui la détruisait. Les mains de la brune se détachèrent de son visage et elle recula. Lexie ne pouvait pas faire un pas vers elle. Elle ne l’avait jamais vu comme cela et ne savait pas comment réagir. Elle allait enfin se rapprocher lorsqu’elle se sentit soulever du sol. Elle cligna des yeux avant de comprendre ce qu’il se passait. Elle allait la serrer dans ses bras, mais elle était déjà reposée brusquement sur le sol, les genoux tremblant.
 
Tu sais quoi ? Venges toi. Allez, vas-y. Tu sais que je le mérite, tu sais que je te ferais du mal à toi et aux autres.
 
Alex se retrouva avec un morceau de verre dans la main, incrédule. Est-ce que Maya était devenue folle ? Avait-elle pris un coup sur la tête ? Si elle avait peut-être pensé se venger en repensant à elle, elle ne souhaitait jamais la blesser. Son intention lui semblait stupide maintenant et elle ne voyait pas quoi dire. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait ce foutu morceau de verre dans la main. Maya pensait vraiment qu’elle allait lui lacérer la peau ?
 
Non… NON !
 
Elle secoua la tête avec vigueur, se préparant à jeter au loin son objet coupant. Mais au même moment, Maya s’en était emparée et l’avait planté dans sa jambe. Ses yeux s’écarquillèrent et le cri de la jeune femme lui transperça les tympans. Elle la vit s’écrouler sur le sol, incapable de faire un geste.
 
Horrible, je suis horrible.
 
Maya !
 
Alexia se précipita sur elle. Elle se jeta à genoux juste au niveau de ses jambes et plaça sa main près de la blessure. Le sang coulait entre ses doigts sans qu’elle puisse l’arrêter. Elle regarda autour d’elle pour trouver quelque chose afin d’arrêter l’hémorragie mais il n’y avait rien aux alentours. Elle s’agrippa à son tee-shirt et le déchira en une longue bande de tissus. Elle allait le placer autour de sa jambe avant de se rappeler qu’il y avait un morceau de verre planté dedans. Elle ne pouvait pas l’enlever, c’était trop risqué. Elle ne pouvait rien faire. Elle posa sa tête contre son genou, le tissu absorbant le sang inutile.
 
Pourquoi tu as fait ça ? Qu’est-ce qui t’a pris ? Ça ne va pas bien dans ta tête ?
 
Elle était tellement secouée qu’elle était incapable de crier. L’inquiétude faisait monter sa voix dans les aigues. Elle releva alors la tête et regarda de nouveau autour d’elle. Elle essayait d’apercevoir des personnes pour l’aider. Des passants marchaient au loin dans l’autre rue mais personne ne venait vers elles. Ne se déplaçant pas d’un millimètre, elle hurla comme elle put.
 
¡Ayudarme! ¡Por favor! Help please!
 
Elle continua ainsi jusqu’à ce que quelqu’un vienne et là elle le laissa prendre le soin d’appeler les secours et faire le nécessaire. Alexia, elle, vint se placer derrière Maya, la prit dans ses bras et la berça contre elle. Elle le faisait pour l’espagnole mais aussi pour elle. En cet instant, elle ne se voyait nulle part ailleurs. Elle voulait juste être là avec elle jusqu’à ce que ça aille mieux et même après. Elle n’allait pas partir, plus maintenant. Elles s’étaient éloignées une fois, s’étaient détruites comme jamais et elle ne comptait pas recommencer.
 
Ne sombre pas ! Ne pars pas ! Reste avec moi ! Tu n’as pas le droit de t’endormir, tu dois rester avec moi !
 
Elle continuait de la bercer contre elle, vérifiant toutes les quinze secondes qu’elle était bien réveillée. Le sang continuait de couler autour d’elles et les passants commençaient à faire un cercle comme pour les protéger. Les secours finirent par arriver. Combien de temps après ? Alexia ne pouvait le dire. Le temps n’avait plus de signification pour elle. Elle s’éloigna de Maya qu’au moment où les ambulanciers s’occupèrent d’elle. Et encore, elle garda une main dans la sienne. Elle la lâcha juste pour récupérer leurs affaires. Alors qu’elle allait se retourner pour rejoindre le camion, elle vit le livre s’étaler tristement sur le sol. Elle se pencha et le ramassa faiblement. Puis elle marcha à toute vitesse et s’installa près de son amour perdu. Elle lui attrapa la main et baissa la tête les yeux fermés. Elle n’entendait plus rien autour d’elle. Même si Maya souhaitait lui parler, elle s’était refermée sur elle-même et s’était perdue dans le fin fond de ses souvenirs.
 
Le trajet vers l’hôpital ne fut pas très long et ils durent descendre du camion. Lexie ne lâchait toujours pas la main de Maya. Elle la suivait de près, marchant au rythme des médecins. Ce ne fut que lorsqu’ils la secouèrent vivement qu’elle releva la tête et revint sur Terre. Ils essayèrent de lui expliquer quelque chose mais les mots n’avaient plus de sens. Ils lui pointèrent un siège du doigt et elle fit finalement le lien. Elle tourna la tête vers la brune. Son brancard se mit à bouger vers les portes qu’elle ne pouvait pas traverser et elle sentit sa main s’éloigner d’elle. Des larmes coulèrent sur ses joues et son inquiétude grandit un peu plus. Elle ne pouvait pas identifier les émotions sur le visage de l’espagnole. Elle la regarda jusqu’à ce que les portes se referment sur elle et resta là pendant de longues minutes.
 
Reste avec moi…
 
Une infirmière vint bientôt la prendre par les bras pour la guider vers un siège. Elle la fit s’asseoir et la recouvrir d’une couverture. Lexie replia ses jambes sous elle et plaça sa tête dans ses bras. Ses épaules se soulevèrent sous les sanglots qui la bouleversaient. Elle n’était plus revenue ici depuis le dernier la mort de sa mère. Elle avait passé des heures dans cette salle d’attente et elle l’avait associé à l’au-delà. Des visions de Maya dans un caisson mortuaire envahirent son esprit et elle craqua un peu plus. Ses yeux se gonflèrent et elle finit par ne plus avoir de larmes à lâcher. Elle resta bloquée dans cette position. Elle avait peur de bouger. Elle avait peur de croiser un médecin qui lui annonce une mauvaise nouvelle. Elle n’avait pas envie de savoir. Elle préférerait rester ainsi pour toujours.
 
Une main vint se poser sur son épaule et elle se releva d’un coup, laissant tomber la couverture. Ses yeux étaient écarquillés et elle voulut reculer de toutes ses forces. Elle ne voulait pas écouter ce qu’on avait à lui dire. Elle ne voulait pas les entendre. Ils n’avaient pas le droit de lui faire ça. La femme en face d’elle essaya de la calmer mais sa panique était trop forte. Elle se contenta donc de la prendre par un bras et de la mener dans les couloirs. Au bout de quelques minutes de marche, elle lui désigna une porte. Lexie avança lentement vers celle-ci mais finit par se poser contre le mur, la tête dans ses mains. La femme la laissa tranquille, voyant qu’il ne valait mieux pas la brusquer. La blonde resta un moment dans cette position, essayant de calmer les battements de son cœur. Mais plus elle y pensait et pire c’était. Elle n’avait pas envie d’ouvrir la porte mais elle allait faire une crise sinon. Elle se tourna donc face à la porte et posa une main sur la poignée. Elle l’actionna avec lenteur et ouvrit la porte. Elle vit Maya, allonger dans un lit, les yeux fermés. Est-ce qu’elle était réveillée ? Elle ne pouvait pas le dire. Elle entra juste au niveau de la porte, fermant celle-ci derrière elle. Puis, dans un coup de tête, elle se précipita à son chevet, monta dans son lit et s’allongea à ses côtés. Elle plaça une main au niveau de sa tête, l’autre contre son dos. Elle plongea sa tête dans son cou, s’accrochant à elle. Elle sentit son corps bouger au rythme de sa respiration : elle était toujours là !
 
Ne me fais plus jamais ça ! Tu n’as pas le droit ! Tu ne peux pas m’abandonner ! Pas toi aussi ! Ne me laisse pas seule ici ! S’il te plait…



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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Ven 25 Avr - 23:39


Alexia et Maya


Alexia eut un cri juste avant que la jeune femme ne perde connaissance :

Maya !

Ce fut sans doute le dernier mot qui sortit de la bouche de la blonde que capta Maya. Et le fait que ce fut son nom réconforta la belle brune. Alors elle ne lui en voulait pas finalement ? Tant mieux, ça rendais la douleur plus supportable. De savoir que celle qui se tenait à ses côtés l’aimait, ça lui donnait l’impression d’avoir fait la bonne chose pour elle. Maintenant elle ne devait plus lui en vouloir, puisqu’elle s’était vengée. Elle ne le regretta pas quand elle entendit vaguement la jeune femme pleurer et lui demander pourquoi elle avait fait cela. Elle avait envie de lui dire pourquoi, de lui dire que c’était pour elle. Ce fut doux, du moment où elle ne sentit plus la douleur de la plaie dans sa jambe. Et ce foutue bout de verre. Quand ses paupières se fermèrent, elle n’eut plus conscience de tout ce qui se passait autour d’elle. En vérité, elle s’imaginait déjà autre part.

Où ? Elle n’en savait rien. Elle avait évoqué il n’y avait pas longtemps elle avait encore rêvé des fêtes en Espagne. D’elle et de sa robe rouge bon marché, des lanternes multicolores, de la musique locale, des invités riants et du vin. Est-ce que les fêtes avaient été aussi belles ou est-ce que ses souvenirs été altérés. Il lui semblait tantôt être en blanc assise à une table, une fleur dans les cheveux, en train de rire avec les adultes, et notamment son grand père. Parfois elle était en rouge en train de danser au milieu de la piste puis sur la table, pieds nus. Dans une autre version elle était assise en legging et en tunique a pailletés, dans un coin, à lire un livre avec ses grandes lunettes sur le nez, calme au milieu de cette cohue. Juste transparente, mais tellement heureuse au milieu de ce brouhaha. Mais sa version préféré restait celle ou dans sa robe bleu à pois blanc, avec Alexia a l’écart, sous ce fameux arbre, à regarder ses grands yeux bleus, la musique est lointaine et elle est heureuse à l’écart avec cette jeune blonde. Mais à chaque fois elle sentait la présence de quelque chose d’indésirable, et à chaque fois Alexia s’en allait en lui disant de la suivre et Maya se retrouvait au milieu de la fête, perdue, en peurs, sans pourtant qu’on le remarque. Effondrée. Seule. Perdante.

Sans doute avait-elle inventée quelques versions, mais aucune ne lui paraissait pus réelle qu’une autre. Elle était juste sure que ce dernier n’était pas le vrai souvenir. Parce que tout variait d’un rêve à l’autre. La couleur des lampions, la douceur de la musique, les vêtements d’Alexia, le son plus ou moins lointain de la voix, le temps du rêve. Oui, ce rêve la fascinait, et lui faisait peur. Et mal. Oui, il lui rappelait ce qu’elle avait perdu. Pourtant elle continuait à aimer ce rêve. Parce que là où il y avait Alexia, il n’y vit pas que les regrets, il y avait aussi la joie. Oie de voir cette belle jeune fille à nouveau, joie de ressentir son souffle, joie de sentir son odeur fleurie. Joie. Peine. Joie. Peine. Yoyo entre ces deux sentiments qui la faisait perdre le nord.


°°° °°° °°°


Maya se réveilla avec un mal de crâne et une amnésie à propos de la soirée précédente. Elle se rappelait juste de la conversation jusqu’à ce qu’Alexia lui annonce que sa mère avait eu cancer et était morte. Mais pourquoi ne ressentait-elle plus cette peine en pensant à elle ? Qu’avait elle fait pour avoir la conscience tranquille. Elle n’aurait su le dire. Tout ce dont elle était dure c’était qu’elle était en joie en pensant à la blonde. Elle voulue se redresser et ça jambe droite la fit atrocement souffrir. Mais elle n’eut pas le temps d’y penser plus longtemps et d’essayer de se souvenir de sa soirée passée car une tornade blonde fonça sur elle et la serra dans ses bras.

Ne me fais plus jamais ça ! Tu n’as pas le droit ! Tu ne peux pas m’abandonner ! Pas toi aussi ! Ne me laisse pas seule ici ! S’il te plait…

Maya releva sa tête vers elle lui déposa un baiser sur la joue. Elle était humide mais toujours aussi douce. Elle se redressa sans perdre de vue la jeune femme une seule seconde et prit ses mains dans les siennes. Elle lui fit le plus douce de ses sourires et parla d’une voix clair et audible. Sure et en même temps encore fragile.

D’accord d’accord, ça va allez... Jamais plus je ne vais t’abandonner. Mais dis-moi d’abord qui m’a fait ça Alexia...


Elle avait peur d’entendre la réponse. Et si c’était Alexia qui l’avait fait. Et si elle avait tenté de se venger, et si c’était quelqu’un qui l’avait agressée. Elle n’en savait rien, mais elle avait un mauvais pressentiment quand a la réponse de la blonde, mais elle garda ses sens en alerte.

C’est vous Mlle. Ramirez. Et encore devrais-je dire.

Maya tourna le regard vers la jeune femme brune qui se tenait sur le pas de la porte. Les yeux verts, les cheveux tels de la paille accrochés en queue de cheval basse, de taille moyenne et d’une figure tout à fait banal, Carina Owen était son médecin assigné de l’Espagnole. Elle était au courant de tout son passé, enfin de ce qui était du domaine du médical et elle la voyait si souvent que ça aurait pu devenir une amie si elle n’était pas aussi professionnelle.

J’ai contacté votre psychologue. Vous pourriez sortir dans une semaine, mais je vais vous garder deux semaines, en raison de votre passé médical. Tenez, votre dossier, signez les papiers pages trente-huit et trente-six. Et j’oubliais, nous examinerons vos cicatrices pour voir si certaines ne sont pas apparues recemment. Prenez vos médicaments sur la table de chevet egalemment.

Elle jeta le dossier gonflé à bloc sur le lit. « Dossier numéro deux de Maya Maria Ramirez » avant de s'en aller. Déjà deux dossiers. Dis donc elle y était allée fort dans son adolescence. Elle regarda ce bout de centaines de papiers placés sur son lit, s’en empara et l’ouvrit. Elle y jeta un rapide coup d’œil puis le referma d’un coup, le posant a ces cotés. Elle plaça ses mains sur son visage, épuisée. Ce n’était qu’un horrible cauchemar, et il fallait que ça cesse.



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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Dim 27 Avr - 14:41


Lexie restait collée à Maya. Elle ne voulait pas partir de là. Elle voulait la protéger de son corps contre toutes les blessures physiques qu’elle avait endurées. Elle ne voulait pas qu’elle continue à se blesser. Elle ne voulait pas la perdre. L’attente dans l’hôpital lui avait montré à quel point elle tenait à elle. Elle s’en doutait déjà vu le mal qu’elle avait eu à se reprendre en main, mais elle avait l’impression que c’était plus que cela encore. Elle ne pouvait juste pas imaginer la perdre. Maintenant qu’elle la retrouvait, elle ne voulait plus revivre l’horreur d’être loin d’elle. Si encore elles étaient restées éloignées, si elles ne s’étaient pas retrouvées dans la même ville, ça aurait peut-être été moins dur de la savoir blessée. Mais de la voir se vider de son sang la rendait malade. Elle ne pouvait pas revivre une autre mort. Elles ne pourraient plus faire semblant d’aller bien pour vraiment l’être ensuite. Elle tomberait pour ne plus jamais remonter. Elle sentit ses lèvres sur sa joue et ferma les yeux, les larmes coulant tout de même au travers de ses paupières. Elle se décala en sentant l’espagnole se redresser. Elle n’avait pas envie de la lâcher, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas rester ainsi le reste de sa vie.
 
D’accord d’accord, ça va allez... Jamais plus je ne vais t’abandonner. Mais dis-moi d’abord qui m’a fait ça Alexia...
 
Alexia fronça les sourcils, ne comprenant pas ce qu’elle lui demandait. Il n’y avait plus aucune colère, ni aucune douleur dans la voix de la demoiselle. Elle semblait bien mieux que lors de leur confrontation. C’était comme si rien ne s’était passé du tout. Mais ce n’était pas le cas. Alex avait toujours mal. Mal pour toutes ses années de solitude, d’abandon. Mal de ne pas réussir à la voir comme avant. Mal de la voir se torturer ainsi. Et maintenant, elle ne se souvenait même plus de ce qu’elle avait fait ? Comment Lexie devait-elle lui annoncer ? C’était violent comme information. Elle ne se voyait pas lui dire qu’elle avait eu un geste de suicidaire. Elle n’arrivait même pas à comprendre comment elle avait pu faire cela. Elle ne voulait pas se rendre compte que le tout était vrai. Elle aurait tout donné pour que ce soit un mauvais rêve.
 
C’est vous Mlle. Ramirez. Et encore devrais-je dire.
 
Alex n’avait pas eu le temps de répondre. Elle se retourna avec un sursaut et vit un médecin entrer dans la pièce. Elle fronça les sourcils en entendant les derniers mots. Que voulait-elle dire ? Comment ça encore ? Ce n’était pas la première fois ? Que se passait-il exactement ? Elle se tourna de nouveau vers Maya, pleins d’interrogations dans la tête. La suite de la conversation ne semblait pas des plus optimiste. Elle sentait qu’il y avait quelque chose de plus important qui se jouait ici, plus que la coupure de sa jambe.
 
Et j’oubliais, nous examinerons vos cicatrices pour voir si certaines ne sont pas apparues recemment.
 
Pardon ? C’était quoi cette histoire ? Elle se souvint alors de son discours délirant. Elle avait parlé de cicatrices. Elle avait parlé de pulsions de colère. Elle avait pensé que ce n’était qu’une façon de parler due à la colère et à la douleur qu’elle ressentait. Seulement, vu le médecin et la réaction de Maya, il semblait y avoir plus de vérité qu’autre chose dans ces paroles. Elle ne bougea pas lorsque l’espagnole se pencha en avant pour s’emparer de l’énorme dossier posé sur le lit. Elle n’arrivait même pas à imaginer comment un dossier médical pouvait être aussi énorme.
 
Maya ? Qu’est-ce qui se passe là ? Tu peux m’expliquer ?
 
Sa voix sonnait remplie d’inquiétude, mais aussi de colère en pensant à ce qu’elle avait pu faire. Elle ne supportait pas qu’on puisse avoir de tels gestes contre sa vie. Depuis que sa mère était partie, elle ne pouvait pas comprendre qu’on puisse s’enlever une chance de vivre pleinement. Alors, quand Maya lâcha le dossier, elle s’en empara avant de pouvoir être contrée. Elle comptait bien comprendre la situation, que ce soit d’elle-même ou par la jeune fille. Elle ouvrit le tout à une page quelconque et commença à lire. Ses yeux s’agrandirent au fur et à mesure. Elle changea régulièrement de pages pour essayer de croire qu’elle ne lisait pas ce qu’elle lisait, que ce n’était que des accidents.
 
Comment… Comment c’est possible ?
 
Ses yeux continuaient de défiler devant les phrases. Elle finit par le refermer violemment, fermant les yeux pour essayer de remettre toutes les informations en place. Elle posa le dossier à côté d’elle. Elle vit alors le titre placé dessus et son cœur rata un battement. Le deuxième ? Deux dossiers médicaux ? Les sacs placés sur ses épaules glissèrent sur ses bras et tombèrent au sol. Elle avait dû mal à respirer. Elle s’empara soudain du bras de Maya le plus proche d’elle et remonta la manche. Sa main se crispa autour de son poignet. De son autre main, elle effleura doucement les cicatrices courant le long  de sa peau. Elle sentait que ses doigts gelaient petit à petit. Elle se sentait mal. Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle était en train de voir.
 
Maya…
 
La prononciation de son prénom n’avait plus rien de doux. Il y avait une pointe d’inquiétude mais la colère était de nouveau présente de toutes ses forces. Elle ne supportait pas de penser qu’elle ait pu faire ça. Pas elle ! Elle se retourna et plaça ses mains sur son visage. Elle finit par se lever et tourner en rond. Elle restait silencieuse, bouillonnant à l’intérieur. Elle ne savait pas quoi dire. Elle savait ce qu’elle ressentait, mais elle ne savait pas contre qui elle le ressentait. Ses pas s’accélérèrent rapidement.
 
Comment… Comment… Pourquoi ? Qu’est-ce qui… ? Raaah
 
Un cri de frustration retentit dans la chambre. Elle se fichait d’être discrète. La pensée de Maya se scarifiant la peau la dégoûtait. Elle ne pouvait pas croire qu’elle avait eu de tels gestes envers elle-même. Elle qui avait vu la mort de près, elle ne pouvait pas imaginer que Maya puisse avoir un tel comportement. Elle ne pouvait pas revivre ça. Pire, c’était pire pour elle. C’était de son plein gré !
 
C’est quoi exactement ton problème ? Tu veux mourir, c’est ça ? Et quoi ? Tu voulais que je fasse le geste à ta place pour que tu aies la conscience tranquille ? Non mais tu te prends pour qui là ? Tu croyais vraiment que j’allais le faire ? Tu croyais vraiment que c’est que je voulais ? Je te dis que ma mère est morte et tout ce que tu trouves à faire c’est de te tuer devant moi ?! Et après tu oses me dire que tu ne vas pas m’abandonner ? TU TE FOUS DE MOI OU QUOI ?
 
Elle la regarda droit dans les yeux en lui balançant tout ça. Elle avait mal. Elle s’imaginait à son enterrement et l’image la détruisait. Elle lui en voulait de lui faire ça. Elle s’en voulait de lui avoir fait si mal. Elle en voulait de plus en plus à Eva pour sa connerie monumentale. Elle sentait que si elle la croisait dans la rue, la rage la dévorerait toute crue. Comment pouvait-on torturer sa sœur ainsi ? La douleur immense de la perdre se déversa dans ses dernières phrases.
 
Tu veux mourir donc ? Tu veux le faire devant moi pour que je souffre bien avec toi ? Très bien alors ! Faut que je t’aide c’est ça ? Dis-moi comment, ce sera plus simple ! Non parce que plutôt que d’attendre, autant le faire de suite ! Au moins, la mort me suit toujours au même endroit, c’est déjà ça…
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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Jeu 1 Mai - 12:55


Alexia et Maya


Maya ne s’était pas attendue à cette réaction de la part d’Alexia. En fait elle ne se serais attendue a aucune réaction, juste à une bref conversation avec son médecin avant de revenir à la blonde. Mais celle-ci éleva la vois et May y sentit de la colère. La question était donc, de la colère contre qui ? Etait-elle en colère contre Maya ? Sans doute, contre qui d’autre. Mais pourquoi ? Maya elle avait assez souffert seule pour qu’on l’engueule. Personne ne l’avait jamais engueulé pour cela, a part son médecin, on l’avait pleurée, câlinée, rassurée. Mais jamais on ne lui avait reproché son geste, même si personne a part Eva n’avait bien compris, tout le monde prenait soin d’éviter le sujet. On en avait blagué, au travail de Maya, mais jamais au grand jamais on n’avait élevé le ton pour lui en parler. C’était comme une malade, il ne fallait pas parer de la maladie d’un ton énervé, elle n’y était pour rien elle, si elle avait été triste et en colère.  Pourtant ce fut ce que fit la blonde avec cette simple phrase.

Maya ? Qu’est-ce qui se passe là ? Tu peux m’expliquer ?

Maya crue un instant qu’elle pourrait tout régler en une parole. Mais ça ne se passa pas ainsi, et la blonde s’empara du dossier avant qu’elle ait pu faire un geste. Maya n’aimait pas ce dossier, il exposait tous ses problèmes alors qu’elle n’en avait plus. Bon, elle en avait encore, mais elle n’avait jamais retouché à elle-même avant cette soirée d’hier. Elle devait l’avouer, elle ne s’en souvenait pas, et elle espérait que ce ne soit pas un geste du a la colère, mais plus à la détresse. Au près des médecins, les gestes de détresses passaient toujours mieux. On ne pouvait pas lui reprocher d’être malheureuse. Mais l’était-elle ? Elle ne le savait pas. Elle se croyait une minute heureuse, l’autre non. Quoi qu’il en soit, la jolie blonde tenait le dossier entre les mains horrifiée.

Comment… Comment c’est possible ?

Elle lisait le dossier tellement vite que Maya en fut admirative. Sa mère avait fait six poses pour une seule page, quand c’était devenu trop éprouvant. Maya se demanda avec humour s’il y avait la fois ou elle avait agressé sa sœur avec un bout de la gouttière  pour finalement se le laisser tomber sur le pied, ce qui avait broyé un os. Bon, ça avait pas été chouette, mais quand elle avait raconté la chose à ses collègues, ils avaient rient pendant dix minutes. Elle se reconcentra sur la jeune blonde, en essayant de trouver les mots pour la rassurer, sans qu’elle y arrive. Celle-ci se précipita sur elle et regarda ses avants bras avec ce regard qui signifiait clairement qu’elle aurait préféré ne rien en savoir.

Maya…

Alexia retira ses bras de ses mains, pour les croiser sur sa poitrine, mal à l’aise. Elle ne savait pas que dire à cela. Oui Maya. Quoi Maya ? Ce nom elle ‘avait bien trop entendu sur le ton de la colère et du reproche. Sa mèche la première fois qu’elle avait agressé un camarade en maternelle « Maya, qu’est ce qu’on va faire de toi. » Puis son père au bal de fin d’année, quand elle était arrivé en robe noire, les cheveux mal coiffés et des cernes. « Maya reprends toi voyons ! » Il y avait Eva, après sa petite découverte. « Maya c’est inadmissible ! Tu... Tu me dégoute Maya. » Pourquoi pas mentionner sa petite sœur aussi « Maya viens e chercher au lieu de faire ton égoïste ! » Et maintenant Alexia s’y mettait, et Maya avait un arrière-gout amer nommé déjà vu.

Comment… Comment… Pourquoi ? Qu’est-ce qui… ? Raahe

Si il y avait une chose à dire, c’était qu’elle n’avait rien compris à ce que la blonde avait dit. Que voulait-elle dire ? Que voulait-elle de Maya ? Allait-elle s’en aller ? Rester ? Pleurer ? Crier ? La frapper ? Maya n’en savait rien, Maya avait peur de sa réaction. Et en même temps elle avait hâte de la connaitre, car hâte d’en finir.

C’est quoi exactement ton problème ? Tu veux mourir, c’est ça ? Et quoi ? Tu voulais que je fasse le geste à ta place pour que tu aies la conscience tranquille ? Non mais tu te prends pour qui là ? Tu croyais vraiment que j’allais le faire ? Tu croyais vraiment que c’est que je voulais ? Je te dis que ma mère est morte et tout ce que tu trouves à faire c’est de te tuer devant moi ?! Et après tu oses me dire que tu ne vas pas m’abandonner ? TU TE FOUS DE MOI OU QUOI ?

Maya ne savait pas quoi penser. Trop d’informations en même temps sans doute, et trop d’épuisement. Elle voulait en même temps lui dire d’aller se faire voir et de revenir vers elle. De la prendre dans ses bras et de la giflée Elle ne voulait pas ouvrir, elle n’avait jamais voulu mourir. Elle ne savait pas ce qu’elle avait voulu d’ailleurs. Peut être juste se sentir mieux. Elle savait pourquoi elle l’avait fait, pour ne pas se défouler sur les autres, mais sur la seule personne le méritant, elle.

Tu veux mourir donc ? Tu veux le faire devant moi pour que je souffre bien avec toi ? Très bien alors ! Faut que je t’aide c’est ça ? Dis-moi comment, ce sera plus simple ! Non parce que plutôt que d’attendre, autant le faire de suite ! Au moins, la mort me suit toujours au même endroit, c’est déjà ça…

Maya eut une larme avant de l’essuyer d’un revers de manche. Elle s’empara du dossier et e jeta contre le mur. Elle attrapa Alexia par les avant-bras et la tira vers elle.

Eh regarde-moi. Regarde-moi ! C’est derrière moi tout cela ok ? Je te promets que je ne recommencerais pas. Je resterais avec ti, je ne t’abandonnerai pas. Jamais. Ne plus jamais. Je le jure. Regardes moi s’il te plait.

Mais elle n’arrivait pas à forcer Alexia à la regarder. Et cela la mettait en peine, de ne pas pouvoir plonger ses prunelles dans celles de la jolie blonde. Pourtant ce geste la rassurait, cette simple action l’aidait à y voir plus clair.

Je faisais ca pas peine tu comprends ? Je ne savais plus quoi faire pour sortir de cet enfer. Surveillée, sous médicaments, perdue sans toi, je... Je n’y arrivais pas.

Elle était à bout d’arguments, ainsi elle fit la première chose qui uni passa en tête, elle l’attira vers elle, s’empara de son visage et l’embrassa. C’était pressant, ni mignon ni fougueux, juste comme un besoin ? Elle se sentit mieux, mais il n’y avait pas de tendresse. Car ce baisser n’était ni une preuve d’amour ni une preuve de désir, c’était une preuve pure et simple de détresse.




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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Dim 4 Mai - 14:45


Alexia bouillonnait. Elle ne pouvait même pas la regarder tellement elle était dégoûtée. Elle ne supportait pas toutes les paroles qu’elle venait de déverser, mais sa colère était plus forte que tout. Elle avait peur de ce que pouvait lui dire Maya maintenant. Et si elle voulait vraiment mourir ? Si elle allait lui demander de la tuer ? Etait-elle détraquée à ce point ? Après tout, le médecin essayait de la garder une semaine de plus, ce n’était pas pour rien. Toutes les marques sur ses bras n’étaient pas là pour faire décoration. Elle connaissait la folie de certains à propos de la scarification, mais l’espagnole avait trop de cicatrices pour que ce ne soit que ça. Elle avait surement essayé de passer à l’acte une bonne fois pour toute. Elle n’était pas digne de confiance. Elle avait beau avoir la même tête, bien que plus mature, elle n’était plus la même. Alors pourquoi continuer à s’accrocher à elle ? Ne pouvait-elle pas l’oublier pour de bon maintenant ? Ce serait tellement plus simple. Elle allait enfin pouvoir vivre sa vie pleinement. Il suffisait qu’elle attrape son sac et sorte sans un mot. Elle avait juste à tendre le bras, faire demi-tour et marcher. Pourquoi était-ce si compliqué à exécuter ? Qu’est-ce qu’elle attendait au juste ?
 
Elle vit du coin de l’œil le dossier voler vers le mur. Elle ne bougea pas pour autant. Elle n’avait plus peur d’elle. Elle avait compris que la seule destruction que pouvait provoquer Maya était la sienne. Elle n’allait pas avoir la frousse devant deux trois pages de papiers. Ce fut lorsqu’elle sentit ses mains sur ses bras qu’elle commença à se crisper un peu plus. Elle ne voulait pas sentir son contact. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec elle. Il ne manquerait plus qu’elle reste pour surveiller chacun de ses gestes. Elle avait déjà fait attention à sa mère, elle ne recommencerait plus, surtout pas avec une jeune de 23 ans. Elle n’arrêterait plus sa vie pour elle, cette époque était finie.
 
Eh regarde-moi. Regarde-moi ! C’est derrière moi tout cela ok ? Je te promets que je ne recommencerais pas. Je resterais avec ti, je ne t’abandonnerai pas. Jamais. Ne plus jamais. Je le jure. Regardes moi s’il te plait.
 
Lexie ne fit pas ce qu’elle demandait. Elle ne voyait pas pourquoi elle l’écouterait. Elle lui avait déjà dit cela plus tôt, sans lui préciser ne serait-ce qu’un tout petit peu tout ce qu’elle avait pu faire avant. Comment pouvait-elle penser qu’elle allait la croire ? La confiance était déjà brisée depuis des années et rien ne semblait arranger ça. Elle n’était même plus sûre que ce soit encore possible. Tout était trop différent pour y croire. Il valait vraiment mieux qu’elle parte, pour toutes les deux. Elles n’étaient capables que de se détruire. Elle en avait la preuve maintenant.
 
Je faisais ca pas peine tu comprends ? Je ne savais plus quoi faire pour sortir de cet enfer. Surveillée, sous médicaments, perdue sans toi, je... Je n’y arrivais pas.
 
Elle n’eut même pas le temps d’avoir une seule pensée qu’elle se sentit bouger. Maya avait attrapé son visage et l’attirait vers elle. Alex n’eut pas le choix que de la regarder. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait. C’est alors qu’elle sentit ses lèvres se poser sur les siennes. Elle ferma les yeux sous la surprise. Tout se passa très rapidement, sans qu’elle ait le temps d’en profiter, s’il y avait seulement quelque chose à profiter. Le contact avait été trop bref, trop maladroit, sans aucun sentiment. Elle se retrouva assise sur le lit, désorientée. Son regard semblait tellement loin, pourtant il était simplement plongé dans celui de Maya. Même si ce baiser semblait ne rien signifier, il déclencha tellement de chose dans son esprit. Il lui rappela tous ces moments passés avec elle, tous ces instants incroyables. Elle se pencha vers elle, doucement. Elle posa sa main sur sa joue, avant de l’embrasser. Son cœur rata un battement. Elle avait oublié à quel point ce contact la réchauffait. Elle la serra un peu plus contre elle. Elle ne voulait plus couper le contact, de peur de la perdre. Elle le fit tout de même, la prenant complètement dans ses bras. Elle resta là quelques secondes. Elle était perdue. Sa colère semblait s’être endormie durant ce court laps de temps. L’odeur de Maya l’ensorcelait.
 
Elle se décolla soudain pour se relever. Elle se dirigea vers la sortie. Elle ne savait pas où elle allait. Plus rien n’arrivait à sortir de son cerveau. Elle avait l’impression d’avoir avalé de la morphine. Elle tourna brusquement arrivée au bout du lit pour aller vers le dossier éparpillé sur le sol. Elle s’accroupit et commença à rassembler les feuilles. Pas un mot ne sortit de sa bouche. Elle se contentait de ranger correctement les papiers. Elle vit ses mains tâchées de sang séché mais passa outre. Lorsqu’elle eut finalement finit, elle se releva et se tourna vers Maya. Elle s’avança vers elle sans vraiment la regarder. Elle prit les pages trente-six et trente-huit et les posa sur la table roulante. Elle chercha un crayon dans son sac à main, sortant dans le même temps le livre Lolita qu’elle posa à côté.
 
Signe-les avant d’oublier.
 
Plus aucune émotion ne ressortait dans son ton. Elle en était vidée. Elle ne savait même plus qu’est-ce qu’elle devait ressentir en premier. Elle préféra plutôt continuer dans ses gestes automatiques plutôt que d’essayer de faire fonctionner son cerveau. Elle avança jusqu’à l’armoire et sortit deux couvertures. Elle en plaça une sur le lit de Maya, l’étalant comme elle en avait l’habitude et laissa l’autre pliée au bout. Elle alla finalement dans la salle de bain pour nettoyer ses mains et se débarbouiller. Elle eut du mal à supprimer le sang de sa peau. Elle finit par abandonner pour prendre un gant mouillé. Elle retourna s’asseoir au côté de l’espagnole, posant le gant sur son visage pour enlever délicatement le sang qu’elle avait laissé en la touchant.
 
Qu’est-ce qu’on va faire ? On se détruit mais on n’arrive pas à se décrocher, alors dis-moi ! Qu’est-ce qu’on fait ?
 
Elle baissa son bras ainsi que sa tête. Elle plia ses jambes sous elle, sans faire attention à ses chaussures sur le lit. Elle regarda les gobelets posés sur la table de chevet et fronça les sourcils. Elle se demandait quels médicaments son ex devait prendre. Elle en connaissait quelques-uns maintenant. Elle se pencha donc pour attraper les deux pots en plastique et observa les pilules à l’intérieur. Elle n’arriva pas à les distinguer. Par contre, elle savait lequel il fallait prendre d’abord. Elle avança son bras droit en premier, lui montrant les gélules et posa les autres à côté du verre d’eau.
 

Ceux-ci d’abord… 
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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Mar 13 Mai - 20:48

Quand la blonde s’assit sur le lit, les yeux dans le vague, Maya se mit à penser qu’elle ne l’avait jamais vu ainsi. Elle s’était toujours montrée pleine de vie et sans moment simplement silencieux. Toujours en mouvement, elle était le corps, Maya était l’âme de leur couple. Cependant Maya n’avait plus rien d’une bonne âme, et sans doute était-ce le problème, Alexia semblait s’être calmée. Cette chose qui faisait de leur couple cette chose si spéciale et unique et ses yeux n’existaient plus. Alexia était devenue une autre jeune femme, et Maya n’avait plus rien de la jeune femme enjouée et douce de son enfance... Pas même cette grande paire de lunettes noires a monture fine. Pas même ces horribles chaussettes mauves mi-cuisses. Pas mêmes ces foutues mauvaises notes. Non, elle n’avait plus rien de cette Maya là.

Puis Alexia fit une chose qui l’étonna beaucoup. Elle se pencha vers elle et l’embrassa. Plus doux, plus beau, plus tendre, plus romantique peut être. Tout ce qu’elle fit fut de lui rendre son baiser. Elle ne posa aucune main sur elle, elle l’embrassait juste. Alexia se retira d’un coup, la laissant la, les yeux embués d’émotion. Que signifiait ce baiser ? Peut-être rien. Peut-être un nouveau commencement. Peut-être pas. En fait son seul reflexe fut de fermer les paupières et d’essayer de se rattacher a quelque chose qui la rassurait. Sa seule pensée fut du noir. Elle se rendit compte qu’a ce moment-là, elle n’avait rien de solide dans sa vie. Et pour la première fois depuis longtemps, elle se demanda quel but était le siens. Et pour la première fois de sa vie elle n’y trouva aucune réponse.

Alexia se tourna vers elle, et lui mit un stylo et les pages a signer dans la main. Maya en fut étonnée et fit cette signature machinalement. Elle les posa a ses côtés, prête a en discuter avec Alexia.

Signe-les avant d’oublier.

Elle parlait d’une voix sourde, vide de ton. Et tout cela a cause de Maya, ainsi celle-ci se demanda si elle ne ferais pas mieux de lui dire de s’en aller. D’ailleurs la blonde sortit de la chambre quelques temps. Juste assez pour que Maya se redresse. Elle regarda les médicaments en se demandant elle-même lesquels étaient a prendre, sans doute les prendrait-elle tous en même temps, comme d’habitude.

Qu’est-ce qu’on va faire ? On se détruit mais on n’arrive pas à se décrocher, alors dis-moi ! Qu’est-ce qu’on fait ?


Elle suivit cela d’un geste poussant quelques médicaments vers la brune. Maya s’empara de sa main et la prit entre les siennes. Elle ne souhaitait as la blesser, mais ce qui allait suivre, elle n’avait pas le choix.

Ecoute moi Alexia, tout cela s’est vite enchainé. Je pense qu’il serait mieux de prendre du recul. Si tu veux le revoir, tu n’auras qu’à aller à la boutique de cupcakes au nord du centre-ville.


Elle lui fit un baiser sur son front. Et attendit calmement dans ses bras que l’infirmière arrive et annonce la fin des visites. Alexia fut donc sortie de la chambre sous le regard embué de Maya. Et peut être pour la première fois depuis longtemps, Maya passa une excellente nuit.

HRP : Du coup tu me dis pour le prochain RP par MP



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MessageSujet: Re: (sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia   Dim 1 Juin - 9:34


Alexia eut beau essayer de lui faire prendre ses médicaments, Maya ne semblait pas y faire attention. La blonde ne savait pas vraiment quoi faire. Elle était perdue, sur ses sentiments, sur ce qu’il s’était passé, sur ce qu’elle devait faire. Elle n’avait pas envie de partir tout de suite, mais elle ne voyait plus pourquoi elle restait là. Son ex était maintenant en sécurité à l’hôpital et elle allait bientôt devoir partir. Quelles allaient être les conséquences de leurs retrouvailles ? Comment allait-elle gérer ces nouveaux évènements ? Elle avait peur de rentrer chez elle et de se retrouver seule. Elle ne voulait pas rester à se retourner dans son lit sans savoir quoi faire. Elle ne supportait plus toutes les pensées qui l’envahissaient le soir.

Elle sentit sa main être emprisonnée dans celles de Maya et elle releva son regard vers elle. Rien qu’en observant son visage, elle pouvait se douter de ce qui allait suivre. Il était temps qu’elles se séparent, de nouveau. Il fallait qu’elles s’éloignent absolument pour peut-être mieux se retrouver ou ne jamais se revoir. C’était ce dernier point qu’elle avait peur d’entendre. Elle avait beau savoir que leur relation était destructrice, elle n’arrivait pas à s’en défaire. Le simple fait qu’elle soit revenue pour elle le démontrait.

Ecoute moi Alexia, tout cela s’est vite enchainé. Je pense qu’il serait mieux de prendre du recul. Si tu veux le revoir, tu n’auras qu’à aller à la boutique de cupcakes au nord du centre-ville.

Elle ne répondit pas, elle ne savait pas quoi dire de toute façon. Elle se laissa simplement aller contre elle pour la prendre dans ses bras avant de ne plus pouvoir le faire. Plus aucun mot ne sortit de leurs lèvres. Elles laissèrent un silence reposant s’installer dans la chambre. Finalement, une infirmière lui fit comprendre qu’il était temps pour elle de quitter les lieux. Elle hésita une seconde, mais elle savait qu’elle n’avait pas le choix. Elle n’avait pas un statut assez proche de la brune pour protester. Elle se décala donc de Maya et se releva, les jambes engourdies. Elle attrapa ses affaires et se dirigea vers la sortie. Juste à l’entrée de la chambre, elle se retourna vers l’espagnol, ravalant ses larmes.

Prend soin de toi !

Elle tourna vivement la tête pour partir précipitamment. Elle avait besoin de prendre l’air et vite. Maintenant qu’elle était sortie de la chambre, sortie de la vue de Maya, elle se sentait de nouveau s’étouffant dans ses lieux. Elle ne rentra pas de suite chez elle, elle savait qu’elle ne pourrait pas dormir. Elle marcha dans les ruelles sombres et vides, repassant sans cesse la soirée qu’elle venait d’avoir. Elle n’arrivait pas à mettre de conclusion dessus. De nouvelles questions étaient apparues plutôt que de répondre à d’autres. C’était un cycle sans fin qui la dévorait de l’intérieur. Quand elle arriva enfin chez elle, elle s’écroula sur son lit et commença une longue nuit agitée.  

FINI
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(sujet terminé) The scars of your love they leave me breathless || PV Alexia

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