AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
le forum est enfin ouvert, rejoignez nous ! on vous attend avec impatience.
n'oubliez pas de voter toutes les deux heures.
mais aussi de laisser une trace sur bazzart pour qu'on soit toujours au top.

Partagez | 
 

 (sorhan) 'cause tonight we are stars

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Dim 20 Avr - 14:22

sorhan & cara ✻ we are like the stars
Cara était dans son élément ; photographes, paillettes, coupes de champagne, tout avait été mis en œuvre pour ce gala de charité en l’honneur des enfants atteints d’autisme soit à la hauteur de la pub qu'on en avait fait. La jeune femme ne s’y était pas rendue pour faire don d’une partie de sa fortune, mais parce que ses parents avaient décrété qu’on ne pouvait pas passer à côté d’un tel événement, et parce qu’elle avait hâte de revoir certaines de ses connaissances. Perchée sur ses talons hauts et moulée dans une robe noire à en faire pâlir Audrey Hepburn avec son shooting pour Givenchy, elle gravitait d’une personne à l’autre avec un naturel déconcertant. Tout n’était qu’apparence, illusion, mensonge : on faisait semblant d’apprécier ceux à qui on disait bonjour, parfois même sans se souvenir de leur nom. A quoi bon ? Le monde finirait par les oublier. Mais Cara ne voulait pas faire partie de ces gens qui redevenaient un jour « monsieur et madame tout le monde » et elle était prête à tout pour que ça n’arrive pas. « Vous êtes resplendissante ce soir, ma chère ! Cette robe vous va à ravir ! » « Mais vous êtes plus belle encore ! » répondit la rousse en riant. Qu’est-ce que cette vieille pouvait être moche et ridée ! Mais mieux valait lui faire croire qu’elle était plaisante, cela lui laisserait une meilleure image de Cara. Elle s’empara d’une coupe de champagne qui ne lui était pas destinée et la but presque cul-sec, avant que sa mère ne lui arrache des mains. « Je t’interdis de boire ici, si tu nous fais honte … » Elle la coupa d’un signe de la main. « Tu te souviens de ce que l’agent de police a dit : il faut veiller sur moi. » A ces mots, elle planta sa mère là et reprit son exploration, la laissant ruminer cette phrase dont elle se servait chaque fois que sa génitrice était sur le point de la menacer. Même son père s’en servait contre sa mère. Mais penser à l’homme était une très mauvaise idée, car son cœur s’emballa et elle se prit le pied dans le pied de quelqu’un d’autres et manqua de tomber devant tout le monde. « Ah, désolée … » souffla-t-elle tandis que le réalisateur de ses rêves l’aidait à se relever. « Ce n’est rien. Vous êtes Cara Nightingale, c’est bien cela ? » Elle hocha vigoureusement la tête, et son cœur battit plus vite encore. « En effet ! C’est un plaisir de vous rencontrer, monsieur ! J’ai … » Son regard se posa sur le dos d’un homme, plus loin. Elle l’aurait reconnu entre mille.

« Veuillez m’excuser, je reviendrai vous voir plus tard. » déclara-t-elle avant de le planter là, sans lâcher l’homme qu’elle avait en ligne de mire des yeux. Le rejoindre lui parut interminable, comme si la pièce s’allongeait au fur et à mesure qu’elle l’approchait, l’enjoignant à faire demi-tour. Son cœur menaçait de broyer sa cage thoracique et ses jambes tremblaient tellement que Cara craignit un instant que quelqu’un le remarque. Mais elle garda la tête haute et son regard hautain réservé aux jours comme celui-ci, avant de prendre une grande inspiration. Comment pouvait-elle encore désirer si ardemment être à ses côtés après avoir essuyé tant de refus ? Comment pouvait-elle encore espérer se perdre dans ses bras, devenir femme pour lui ? Après tout il n’était qu’un flic, un vieux, et il se fichait bien d’elle. Parvenue à sa hauteur, Cara s’empara d’une nouvelle coupe de champagne qu’elle porta à ses lèvres. Elle s’efforça de ne rien laisser paraître de son trouble, détestant ne pas être maîtresse de ses émotions. C’était excitant, mais surtout terrifiant. « Alors monsieur l’agent, on s’amuse bien ? » railla-t-elle sans méchanceté. Elle observa son accoutrement et haussa un sourcil. « Pas d’uniforme, pas de badge … Dois-je en conclure que vous êtes invité ? » Cara se demanda un instant si cela pouvait être l’œuvre d’une femme. Et si tel était le cas, de quelle manière elle pourrait l’évincer au plus vite. Que l’une d’elle pose la main sur lui, et elle briserait leur vie. Il lui appartenait, et elle comptait bien que les choses soient claires. Cara avait déjà du mal à supporter qu’elles le regardent ainsi, car oui Sorhan Allister était loin de passer inaperçu à cause de sa grande beauté, alors l’imaginer préférer une autre … Non. Impossible. Elle avala une grande gorgée de champagne pour se changer les idées et posa la coupe sur le plateau du serveur qui passait devant eux, avant d’en prendre une autre. « Je croyais que vous détestiez ce genre d’évènements. J’ai sans doute mal compris. » souffla-t-elle en faisant tourner sa coupe dans ses mains, l’air fasciné.
© MISE EN PAGE PAR YOUNG.HEART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : Morgane
célébrité : Jamie Dornan
crédits : bedshapped
messages : 460
je suis ici depuis : 20/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Dim 20 Avr - 15:28


Une soirée mondaine. Et après quoi encore? Il allait devoir enfiler un justaucorps à paillette pour faire la promotion de la police de Santa Barbara? Selon le commissaire, la présence d'un membre de l'équipe en civil était une obligation. Pour faire bonne figure ou quelque chose du genre. Et bien entendu, qui de mieux pour promouvoir le groupe que le nouveau qui devait se racheter une conduite? "Ça fera bien dans votre dossier pour l'assistante sociale Allistair". Sorhan l'avait remercié d'un sourire dès plus sarcastique : assister à un gala de charité serait la petite paillette bling-bling parfaite pour assurer de sa nouvelle vie. Une vraie idée de génie ma foi.
Rechignant à s'habiller, il serait en retard, comme à chaque fois qu'on l'obligeait à se rendre quelque part. Mais quand 21h15 sonna, Sorhan fut obligé d'enfiler une chemise blanche et une veste sombre, histoire de se fondre dans le paysage et de filer à l'hôtel le plus hype de Santa Barbara. Celui qu'il n'aurait jamais l'occasion de tester les chambres. Ou mêmes les toilettes.

Une demie heure plus tard, se sentant stupide d'avoir refusé l'aide d'un voiturier pour se garer, il s'engouffra dans l'Enfer de la Californie, celui où tout les richissimes vieillards viennent chercher leur futurd épouse de cinquante ans leur cadette et où toutes ces nymphettes font le concours du rire le plus faux. Une vraie partie de plaisir ! Essayant de trouver un visage familier, Sorhan s'aperçut assez rapidement qu'aucun autre flic n'était de la soirée et que les gardes du corps engagés n'avaient pas l'air de la même fratrie que lui. Il irait donc trouver un compagnon ailleurs, comme au bar par exemple. Commandant un whisky sec, il resta quelques instants à discuter avec le barman, qui avait l'air aussi déconnecté de la soirée que lui. Sorhan n'avait jamais vécu dans l'opulence, ni dans la pauvreté. Sa famille d'accueil était loin de rouler sur l'or, mais il n'avait pas eu à se plaindre. Et son salaire de flic, bien que moindre par rapport à celui d'inspecteur des STUPS lui convenait parfaitement. Il n'était pas matériel et il appréhendait difficilement cette jeunesse richissime qui déambulait sur la côte Ouest. Comment des enfants pouvaient demander autant de choses et ne pas s'en rendre compte de la stupidité de leur souhait? Ils utilisaient l'argent comme on utilise du papier toilette : sans aucun soucis d'économie.
En quelques secondes son verre fut terminé et il lança un "Allons promouvoir la police de Santa Barbara", le poing levé, à son nouvel ami le barman qui ne pu s'empêcher de rire. Derrière ce regard de loup blessé, Sorhan était plein de vie, souriant, mais seule sa fille voyait ce côté de lui. Dès qu'elle venait en week end chez lui, une fois par mois à peu près, il revivait et devenait l'antithèse de l'homme qu'il était dans le quotidien. Chaque minute, il était le clown favori de Nora, ou alors le magicien de son monde onirique, qui la sauvait des monstres et des chevaliers noirs. Même si elle passait très peu de temps avec lui, Nora était intelligente et savait faire la part des choses entre ses grands-parents et son père. Et elle ne posait aucune question sur sa mère, ce qui était préférable pour son jeune age. Kelly aurait été une mère fabuleuse. Bien plus douée que lui en tout cas. Il était peut-être le plus drôle des pères, mais il était incapable d'élever Nora pour le moment. Trop peu sûr de lui, trop craintif de mal faire. Trop blessé.
Sorhan attrapa un autre verre en route pour oublier cette pensée et se fit alpaguer par un groupe de vieille dame qui le connaissait."Oh Inspecteur, quelle joie de vous voir parmi nous ! Vous saviez, si notre ville avait des policiers aussi beaux que vous, je suis certaine que la criminalité aurait chuté !"Et c'était partie pour toute la soirée…

Ecoutant sans écouter réellement, Sorhan s'amusait à sourire, à faire ce qu'un homme est censé faire quand trois pies vous inondent de compliments. Même si certaines insinuations devenaient gênantes à vrai dire. Il allait se mettre à parler quand une voix fluette se fit entendre tout près de lui. Comment n'avait-il pas pu y penser! Mondanité, paillette, champagne, Cara Nighingale bien entendu. Il ne manquait plus qu'elle et … sa paire de jambe interminable. Le regard de Sorhan remonta le long de sa robe et il dû se faire violence pour remontre le visage et la défigurer. « Pas d’uniforme, pas de badge … Dois-je en conclure que vous êtes invité ? » Visiblement, il était pas le seul à examiner chaque parcelle de son physique. Portant son verre à sa bouche, Sorhan ne fit aucun commentaire, tiquant juste sur la vitesse à laquelle la jeune fille laissait glisser le champagne dans sa gorge. Peut-être bien qu'il visiterait les toilettes ce soir au final ! Ou plutôt la cuvette, quand il tiendra les cheveux roux de la jeune Nightingale  « Je croyais que vous détestiez ce genre d’évènements. J’ai sans doute mal compris. » Attrapant la coupe de champagne de la jeune femme d'un geste rapide, il en but la totalité, avant de lui décocher un grand sourire " Et vous, que vous vous calmeriez sur l'alcool ?" Reposant le verre sur l'un des plateaux, il se retourna pour présenter ses nouvelles amies de l'an mille, mais elles avaient déjà disparu, essayant de tirer profit d'un autre joli coeur au fond de la pièce. Se retournant vers Cara, il la salua enfin "C'est un plaisir de vous voir dans une autre position que la tête au dessus d'un caniveau Mademoiselle Nightingale." Le regard insistant sur sa bouche maquillée avec outrance, Sorhan se rendit compte qu'elle était tout l'inverse des filles qu'il avait fréquenté. Habituée aux femmes masculines, aux épaules carrés et au visage naturel, sans une once de maquillage, il n'avait pas l'habitude de fréquenter les nouveaux canons de beautés. Et elle en était l'archétype même, belle, sûr d'elle, ayant connaissance de ses atouts et sachant les manier à la perfection. Mais elle n'était sûrement pas qu'un physique, étant donné la longue tirade qu'elle lui avait faite ce soir là. Elle était un mensonge, comme lui, bien plus triste qu'elle ne laissait paraitre, bien plus mature aussi. Et pour cela, il lui laissait sa chance. "Ne vous fiez pas aux apparences, je suis là pour faire bonne figure auprès de nos concitoyens les plus aimés… Et les plus riches bien évidemment." Sa franchise lui fera un jour défaut. Comme ce fut le cas avec sa prétention de tout savoir il y a un an et demi. "Où sont vos parents Mademoiselle Nightingale ?J'imagine qu'une jeune fille comme vous ne peut sortir sans leur approbation".  Il devait lui faire comprendre qu'elle n'était qu'une fillette et lui un adulte, et qu'il ne se laisserait pas berner par son air malicieux et charmeur au possible. Même si, à ce moment précis, ce n'était pas la bouche de ses parents qu'ils voulaient voir danser au fil des mots...


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
+ True Detective
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Dim 20 Avr - 16:39

sorhan & cara ✻ we are like the stars
Comment osait-il lui sourire ainsi ? Comment pouvait-il encore, après l’avoir rejetée mainte et mainte fois ? Cara aurait préféré qu’il l’envoie bouler cette fois encore, ça aurait été moins douloureux. « Et vous, que vous vous calmeriez sur l'alcool ? » Cara regarda Sorhan avec horreur tandis qu’il lui arrachait sa coupe pour la boire cul-sec. Elle se retint de lui faire remarquer que c’était mal venu de sa part de lui dire ça alors qu’il avait la même descente qu’elle ; après tout, si il buvait trop, peut-être pourrait-elle retenter sa chance avec lui. « C'est un plaisir de vous voir dans une autre position que la tête au-dessus d'un caniveau Mademoiselle Nightingale. » Cara le foudroya du regard mais se détendit très vite lorsqu’elle remarqua que l’homme fixait ses lèvres. Celles-ci s’étendirent en un sourire satisfait, alors que son cœur s’emballait une nouvelle fois. Le baiser qu’elle lui avait donné lui aurait-il plu ? « Faites gaffe, vous vous fondriez presque dans la masse. » fit-elle remarquer, amusée. Ce qu’il lui avait dit, c’était digne des remarques acerbes de ses collègues, qui s’insultaient généralement avec un grand sourire aux lèvres. Usage d’ironie à outrance, moqueries dissimulées derrière de belles paroles. « Ne vous fiez pas aux apparences, je suis là pour faire bonne figure auprès de nos concitoyens les plus aimés… Et les plus riches bien évidemment. » Ne pas se fier aux apparences ? Cela la fit doucement rire : c’était ce qu’il fallait faire, ici, de se fier aux apparences. Mais la sincérité de Sorhan Allister était loin de la laisser de marbre. C’était même ce qu’elle aimait le plus chez lui. Elle voulait trouver en lui ce qu’elle n’avait plus jamais trouvé chez un homme : la confiance. « Où sont vos parents Mademoiselle Nightingale ?J'imagine qu'une jeune fille comme vous ne peut sortir sans leur approbation. » Cara grimaça et leva les yeux au ciel, comme une enfant. « Ne me dites pas que vous ne sortiez pas sans l’autorisation de vos parents, à mon âge. Je ne vous croirais pas ! » Son regard se détacha du sien qui l’empêchait de se concentrer, et elle tourna les yeux vers l’assemblée et de son brouhaha permanent sur fond d’orchestre classique. Elle fit un bref signe de tête dans la direction de sa mère et de sa chevelure aussi flamboyante que la sienne, et de son père qui se tenait, silencieux, à ses côtés. « Ils seraient ravis de vous voir. Vous savez que ma mère vous déteste ? Personne, y compris mon père, n’a jamais osé la remettre en question sur quoi que ce soit. » Elle n’avait qu’à claquer des doigts pour que madame Nightingale lui mette un procès aux fesses, clamant haut et fort que le policier abusait de sa fille aînée. Quelque part, ça plaisait à Cara de rendre sa mère dingue. Le simple nom de Sorhan suffisait à lui faire grincer les dents. Elle ricana et croisa les bras, observant avec un sourire l’homme qui s’approchait d’eux.

« Cara, bonsoir ! » Cara sourit et le salua en retour. « Et c’est … ? » continua-t-il en se tournant vers l’homme à ses côtés. La jeune femme sourit, et une idée terrible lui vont à l’esprit. « Non, tu ne le reconnais pas ? Mais c’est ce super mannequin anglais qui déchaîne les passions, il a posé y a deux mois pour Vogue et il est sorti avec … » Mais le garçon la coupa : « Ah mais oui, je vous reconnais ! Je suis un de vos fans, votre façon de poser est incroyable ! » Honteux de ne pas l’avoir reconnu sans doute, il tira sa révérence et s’éloigna en faisant mine d’avoir vu quelqu’un d’autre. « Alors ? » s’enquit-elle, au bord de l’hilarité, « Qu’est-ce que ça fait d’être célèbre pendant quelques secondes ? » Mais surtout, Cara voulait savoir ce que ça lui faisait de faire face à un monde aussi superficiel que le sien. Le mensonge, les faux-semblants, c’était son quotidien. Bien évidemment, ce garçon n’avait jamais vu Sorhan de sa vie, mais il s’était senti obligé de faire croire que oui pour ne pas passer pour un abruti. Résultat, c’était encore pire. On lui servit une vodka avec des glaçons qu’elle serra fort dans sa main pour que l’homme ne le lui prenne pas. Elle le fixa l’air sévère, et son regard perdit dans le sien, trop beau pour être vrai. Si ils avaient été seuls, Cara aurait jeté son verre au sol, aurait passé ses bras autour de son cou et se serait pendue à ses lèvres. L’embrasser, encore et encore, jusqu’à n’avoir plus de souffle. Et puis se faire repousser, pleurer, crier, souffrir et avoir envie de mourir. Jusqu’à se relever, et essayer encore. Jamais elle n’abandonnerait : un jour il serait cet homme qui l’accompagnerait aux soirées mondaines, et qu’elle présenterait comme l’amour de sa vie. Elle le promettait devant ce Dieu auquel elle ne croyait pas. Sortant de sa stupeur, Cara se rendit compte qu’elle n’avait cessé de le fixer et rougit légèrement en détournant le visage. « Vous finissez dans le caniveau avec moi, ce soir ? » demanda-t-elle en désignant leurs verres d’alcool. Elle était bien décidée à finir ailleurs qu’ici, à applaudir à des discours qu’elle n’écouterait pas. Quand ses parents seraient trop attentifs à autre chose qu’elle, elle prendrait la fuite. Ou alors, elle en profiterait pour aller se perdre dans les couloirs de l’hôtel luxueux à la recherche de nouveaux amis. Une femme passa à leurs côtés en fixant Sorhan avec insistance et Cara se figea, l’air mauvais. Pourquoi fallait-il qu’il vienne ici ce soir, à s’exposer aux chasseuses d’hommes plus âgées et désirables qu’elle ? Cara tenta alors d’attirer l’attention du policier sur elle et passant sa main dans sa cascade de cheveux roux et en soupirant d’un air las, dévoilant outrageusement le haut de sa poitrine à cause de sa robe bustier. Généralement, ça marchait avec les garçons de son âge. « Allez, souriez. On a de l’alcool à volonté, des tas de gens de qui se moquer, et cet hôtel est magnifique, non ? » s’enquit-elle en haussant un sourcil, provocateur. Miss Nightingale jouait les filles matures, mais elle n’avait jamais connu les plaisirs de la chair, et était aussi pur qu'elle pouvait l'être. Incroyable, non ? Comme tout le monde ici, elle parlait beaucoup mais agissait peu.

© MISE EN PAGE PAR YOUNG.HEART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : Morgane
célébrité : Jamie Dornan
crédits : bedshapped
messages : 460
je suis ici depuis : 20/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Dim 20 Avr - 18:23


Impétueuse et provocatrice qui plus est. Que sa mère le déteste, Sorhan s'en fichait comme de sa première bière. Que Cara en soit fière et s'en pavane, ça c'était plus problématique. Qu'avait-il pu faire pour la charmer aussi vite? Il était conscient d'être bel homme, et que son côté flic accentuait la chose mais tout de même. Il ne comprenait pas. Elle avait 20ans bordel de dieu, à cet âge, on ne s'intéresse pas à des hommes de 30ans, encore moins à des officiers de polices armés ! Buvant la dernière gorgée de son verre, il allait répliquer quand un homme s'approcha d'eux, l'air aussi pimpant que s'il venait de se prendre une ligne. Ou deux.
Il n'était pas en tenu, et ne pouvait donc l'arrêter pour abus de stupéfiant dans un lieu publique, mais Sorhan resta sur sa garde quelques instants, avant de lever un sourcil lorsque Cara se mit à bavarder. Un mannequin. Célèbre. Et bien cette soirée allait de Charybde en Scylla ma foi ! Après avoir failli répondre à une demande en mariage de trois vieilles mégères, voici qu'il devenait un pur produit de ce monde édulcoré. " Ah mais oui, je vous reconnais ! Je suis un de vos fans, votre façon de poser est incroyable ! » Sorhan ne pu s'empêcher de baisser la tête, abasourdie par la connerie du mensonge que Cara venait de créer. Et à nouveau, il n'eut le temps de parler que son nouveau fan avait disparu, aussi rapidement que sa célébrité à vrai dire. Au fond de lui, il avait envie de rire devant la b^étise du jeune homme mais il ne pouvait donner cet avantage à la jeune actrice devant lui. "Apparemment ça vous fait rire de vous payer la tête de certaines personnes, c'est très mature, très adulte, bravo !" Fit-il envers la jolie rousse, qui était au bord du fou rire. Il devait lui faire comprendre l'existence de ce fossé entre eux. Ca ne servait à rien qu'elle continue à le charmer, à jouer avec ses cheveux, il n'y aura jamais rien entre eux. Ni de l'amour, ni du sexe, rien. Ils ne se connaissaient pas, et n'allaient pas apprendre à se connaitre, Sorhan n'allant pas foutre en l'air sa vie pour les beaux yeux d'une adolescence en mal d'amour. Aussi intrigante et séduisante soit-elle.

 « Vous finissez dans le caniveau avec moi, ce soir ? »  Il faillit s'étouffer en entendant ses belles paroles. Soit elle ne se rendait pas compte à qui elle parlait, soit elle s'en fichait. Dans tout les cas, elle était déjà un peu alcoolisée. Sorhan avait peut-être un penchant un peu trop fort pour la bouteille, et particulièrement le whisky et le bourbon mais cela faisait des mois qu'il n'avait bu à en vomir. Plus une trace d'alcool chez lui, quelques bières dans la semaine avec les collègues et parfois un peu plus qu'en habitude pour une occasion. Et c'était une occasion cette soirée, étant donné la qualité de l'alcool ! "J'ai dix ans de plus que vous et un sacré baguage en terme d'alcool, je ne vous soutiendrai pas dans ce moment, pardonnez moi Mademoiselle Nightingale. Ou alors, seulement vos cheveux, pour éviter de vous ridiculiser.

Il n'était pas très tard, mais déjà la soirée l'ennuyait au possible. Il avait l'impression d'être épié de tout part, même si s'était le cas de tout le monde. Comme l'avait montré brillamment la jeune Cara, tout était question d'apparence ici, et à ce moment précis l'apparence qu'il donnait était de boire à foison avec une mineure. Déposant son deuxième verre, il n'en pris pas un nouveau, soutenant le regard de la jolie rousse. "Je vais vous dire quelque chose Mademoiselle Nightingale. Quand je dis que j'ai dix ans de plus que vous, ce n'est pas une blague. Vous n'avez pas besoin de me mettre votre poitrine sous les yeux, je la vois très bien. Peut-être que sa fonctionne avec vos amis, mais je ne suis pas sensible à ce genre de comportement puéril et désinvolte."
Il y avait une part de vérité dans ce qu'il avait dit, mais aussi un peu de mensonge. Il aimait son côté désinvolte et sûr d'elle, même s'il ne comprenait pas le jeu auquel elle s'amusait. Elle avait certainement de meilleurs prétendants que lui, prêt à lui ôter sa robe d'un claquement de doigt, alors pourquoi s'enticher de l'impossible?
"Si je vous ai lancé le moindre signe, ce n'était pas volontaire. Je ne vous connais pas, vous ne me connaissez pas, et je pense que vous êtes assez intelligente pour comprendre ce que j'insinue Cara."
Il lui adressa un petit signe de tête, et se retourna pour s'éloigner d'elle. Il valait mieux être violent dans ses propos plutôt que de laisser ce petit jeu continuer plus longtemps. Pour elle, et surtout pour lui.


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
+ True Detective
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Dim 20 Avr - 19:43

sorhan & cara ✻ we are like the stars
« Je vais vous dire quelque chose Mademoiselle Nightingale. Quand je dis que j'ai dix ans de plus que vous, ce n'est pas une blague. Vous n'avez pas besoin de me mettre votre poitrine sous les yeux, je la vois très bien. Peut-être que ça fonctionne avec vos amis, mais je ne suis pas sensible à ce genre de comportement puéril et désinvolte. » Cara crut tomber de haut. Prise de vertige, elle ne trouva rien à répondre. Jamais encore il ne lui avait parlé ainsi, quand bien même il la rejetait. Etait-elle allée trop loin, cette fois ? Sans doute. « Si je vous ai lancé le moindre signe, ce n'était pas volontaire. Je ne vous connais pas, vous ne me connaissez pas, et je pense que vous êtes assez intelligente pour comprendre ce que j'insinue Cara. » Ne prononcez pas mon prénom après m’avoir humiliée ainsi ! eut-elle envie d’hurler. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux et serra les dents pour ne pas pleurer. Il aurait pu arracher son cœur et le piétiner avant d’y mettre le feu, ça aurait été moins douloureux. Cara le regarda s’éloigner sans bouger, incapable de dire quoi que ce soit. Revenez. Je vous en prie Ne me tournez plus jamais le dos. Paniquée, elle retrouva l’usage de ses membres et chercha un moyen de le retenir. Il ne pouvait pas partir comme ça, sans qu’elle ne se soit excusée. Cara s’élança à sa suite mais fut arrêtée net par un serveur qui lui barra la route. Elle lui rentra dedans de plein fouet, et le plateau s’envola avant de s’écraser au sol dans un bruit infernal. Les regards se tournèrent vers eux, et après quelques murmures moqueurs et quelques clichés qui finiraient à coup sûr dans les magazines people, ils finirent par s’en détourner. Ca n’avait pas d’importance, Cara ne voulait pas se préoccuper de ça pour le moment : aucune honte du monde ne valait la colère de celui dont elle était dingue. Les genoux dans les éclats de verre et de champagne, elle attrapa la main de Sorhan qui était juste à côté et leva vers lui des yeux désolés. Réellement désolés. Avec lui, la jeune femme était incapable de faire semblant, c’était trop difficile. Non seulement parce qu’il était policier, mais aussi parce qu’elle perdait tous ses moyens. « Pardon. » Cara Nightingale, s’excuser ? Ce n’était pas arrivé depuis longtemps. Depuis qu’elle était la cible des moqueries de ses camarades qui écrivaient des insultes sur son bureau et la bousculaient dans les couloirs en l’obligeant à demander pardon. Ce mot, elle avait juré de ne plus jamais le prononcer. Mais là, c’était une question de vie ou de mort. « C’était nul de ma part. Je me comporte comme une gamine pour faire ma maligne, mais … Je suis allée trop loin. Alors pardon. » répéta Cara avant d’esquisser un maigre sourire. Sourire qui tenait davantage du rictus, par ailleurs. Ses genoux la faisaient souffrir. Elle se releva difficilement et ramassa des morceaux de verre avec le serveur pour prouver sa bonne foi, ignorant ses blessures de guerre qui mordaient sa peau.

Lorsque ce dernier les eut laissés et que le calme revint, Cara remonta sa robe qu’elle défroissa, et croisa les bras sur sa poitrine. « Au fait, mon nom c’est Jane. Pas Cara. » Sa voix était douce, un brin espiègle. Sorhan ne la connaissait pas ? Il était toujours temps que ça arrive, et commencer par se faire appeler par son réel prénom était un bon début. Elle devrait se montrer plus maligne, puisque le rentre dedans franc ne marchait pas avec lui. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire, qu’elle ait dix ans de moins ? C’était terriblement douloureux, elle n’arrivait pas à comprendre : sa jeunesse était au contraire un atout, et n’importe quel homme aurait sauté sur l’occasion. L’occasion d’être flatté, de découvrir de nouvelles choses, de posséder une femme dans la fleur de l’âge. Et lui s’en moquait. Non seulement c’était blessant, mais en plus c’était vexant. Comme un homme pouvait-il la rejeter elle, actrice et prisée de tous ? Elle soupira et refusa un verre avec un signe dégouté de la main, avant de lancer : « Je sais très bien que vous avez dix ans de plus que moi, et que nous ne nous connaissons pas. Ce baiser ne voulait rien dire, pas plus que le fait que je vous ai dragué comme une lycéenne en chaleur,  vous vous en doutez … C’est juste que … » C’est juste quoi ? Que je vous aime un peu plus chaque seconde, et qu’un seul mot de votre part suffit à briser mon cœur ? C’était la première fois qu’elle mentait ouvertement. Bien sûr que ça voulait dire quelque chose ! Mais elle se montra plutôt convaincante, comme la parfaite actrice qu’elle était. Elle regretta pourtant tout de suite ses paroles : elle avait promis de ne jamais lui mentir. Cara faisait n’importe quoi, déconnait totalement. Elle avait la sensation de tomber dans un trou sans fin sans rien à quoi se raccrocher. Tout l’empêchait de remonter : elle était malheureuse, amoureuse, elle commençait à lui mentir, elle avait honte, peur, l’avait énervé et déçu, était incapable de lâcher prise. « La différence d’âge … Est-elle aussi un frein à l’amitié ? » s’enquit-elle timidement en grattant le sol du bout du pied. Pour la première fois elle s’intéressa à l’état lamentable de ses genoux, qui lui arracha une nouvelle grimace. Elle imaginait déjà le photographe qu’elle devait voir le lendemain la disputer et lui reprocher de devoir trop retoucher la photo pour masquer les cicatrices. « En plus, je suis la seule ici à pouvoir vous protéger de tous ceux qui croient maintenant que vous êtes so famous en Angleterre et qui chercheront à en savoir plus sur vous. » A ces mots,  elle esquissa un sourire amusé. Maintenant qu’elle avait vu Sorhan s’énerver franchement sur elle, elle craignait que ça n’arrive de nouveau. Il lui semblait aussi torturé qu’elle sinon plus, et sa colère pourrait être provoquée à tout instant, par tout et n’importe quoi. Loin d’être découragée, ça l’excitait. Tester ses limites, et les franchir au bon moment. Non, elle n’abandonnerait pas. Jamais.

© MISE EN PAGE PAR YOUNG.HEART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : Morgane
célébrité : Jamie Dornan
crédits : bedshapped
messages : 460
je suis ici depuis : 20/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Dim 20 Avr - 20:25


Sorhan avait dans l'idée de s'éclipser de la soirée après quelques bonnes paroles à certaines personnes, puis rentrer chez lui et se coucher tôt. Il n'avait ni envie d'être crever le lendemain, ni de rester plus longtemps à jouer le bouffon dans une mascarade qui lui était inconnue. Surtout quand la reine de la pièce lui courrait après. Mais le bruit de verre brisé et d'une chute le fit se retourner et il fut étonné de voir la jeune Nightingale, étalée sur le sol, les genoux tailladés par des morceaux de cristal. Elle n'avait pas l'air bien, et vu le nombre de paparazzis qui avait couru sur la scène du drame, elle le serait encore moins demain aux petits aurores. Se rapprochant doucement, en même temps qu'une dizaine d'autres personnes, Sorhan fut surpris de ne pas voir ses parents faire de même, restant à distance, comme pour… ne pas se retrouver sur les photos eux-aussi. Il soupira bruyamment et sentit la menotte de la jeune rousse attraper la sienne. Quelques instants, il profita de la douceur de sa peau, puis il la relâcha, jetant un regard autours espérant que personne n'avait rien vu. Elle s'excusait de son comportement envers le policier, tout en aidant le jeune serveur a ramasser les bouts de verres. Peut-être que son discours l'avait fait tiquer et qu'elle retrouvait ses esprits. C'était tout aussi bien pour elle.

Jetant un regard vers le serveur qui s'en allait, la foule s'était rapidement dispersée, bien trop intéressée par les petits fours qui venant d'être redistribué à quelques mètres de là. "Jane. C'est très joli comme prénom, vous devriez l'utiliser plus souvent" Fit-il, d'une voix posée et calme. Si elle faisait des efforts, il en ferait. Après tout, ce n'était pas une enfant à proprement parlé, elle avait une certain maturité et des choses à dire, donc pourquoi ne pas l'écouter si elle arrêtait de jouer les divas effarouchées?
L'écoutant attentivement, il fut surpris de son monologue, mais assez content de l'entendre. Pourquoi continuer son petit jeu alors qu'elle avait conscience de la stupidité de son comportement? Oui, elle l'intriguait réellement. "Bien sûr que non, l'amitié n'a aucune limite d'après ce qu'on dit, mais… je ne pense pas être un ami très intéressant pour une personne de votre envergure." Lui qui avait été habitué au bas-fond de Los Angeles et aux entrepôts de dealers, tout cet univers de lumière lui était totalement inconnu et il se sentait aussi à l'aise qu'en venant à une réunion d'ancien alcoolique avec une bouteille de bourbon à la main. Il esquissa un sourire quand à sa remarque et acquiesça. Elle avait raison, la célébrité est dangereuse. "Si je retrouve une photo de moi dans le journal, je vous promet que vous serez la première à en subir les conséquences" ironisa-t-il. Jetant un regard vers ses genoux, il vit qu'elle était sérieusement blessé. Rien de mieux que des verres en plastiques pour ce genre de soirée pensa-t-il. "Vu que vos parents n'ont pas l'air de venir vous aider, suivez moi, il y a surement une trousse de secours au niveau des toilettes ou des bureaux de sécurité. Il vaut mieux soigner ça avant que ça s'infecte.
Il se mit à marcher pour sortir de la salle, jetant un regard sur les côtés pour être sûr que personne ne les regardait. Heureusement pour lui, sa nouvelle carrière de mannequin n'avait pas encore été révélé au monde entier.

Sortant de la pièce, Sorhan interpella le premier agent de sécurité venu et lui demanda s'il y avait une trousse de secours dans l'hôtel. D'un petit air supérieur, l'homme lui répondit que ce n'était pas de son ressort de s'occuper de la demoiselle et qu'il allait lui-même l'emmener au lieu recherché. "Et si je vous montre ça, ça devient de mon ressort tout d'un coup?" Fit-il avec sarcasme en sortant son badge d'inspecteur, le plantant sous le nez du blondinet en costard. L'homme baissa la tête, maudissant intérieurement l'existence des plaques de polices et leur ouvrit la petite pièce servant d'infirmerie. "Soyons rapide et efficace Mademoiselle Nightingale, avant que quelqu'un se rende compte de votre absence et ne change d'égérie !"


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
+ True Detective
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Lun 21 Avr - 14:08


✤ we are like the stars.


« Jane. C'est très joli comme prénom, vous devriez l'utiliser plus souvent. » La jeune femme sourit doucement. Son compliment lui faisait plaisir, mais c’était trop dur pour elle de se faire appeler Jane. Elle avait passé des nuits entières, mains sur les oreilles, à tenter de faire taire les voix de ses camarades qui hurlaient des insultes et la hantaient. Plus jamais ça. Elle n’était plus Jane, quand bien même cela restait son identité véritable. Sa vie entière était une illusion, à commencer par son patronyme. Mais Cara n’était pas encore prête à redevenir cette Jane Nightingale qu’elle avait été. « Bien sûr que non, l'amitié n'a aucune limite d'après ce qu'on dit, mais… je ne pense pas être un ami très intéressant pour une personne de votre envergure. » Ce fut pour elle une victoire cachée. Si Sorhan acceptait d’être son ami, c’était un excellent début. Elle gagnerait sa confiance subtilement, comme un serpent, s’insinuerait dans son cœur et son esprit jusqu’à ce qu’il ne voie plus qu’elle. C’était ainsi qu’elle s’y prendrait, patiemment. Prendre son mal en patience ne faisait pas partie de ses habitudes, mais pourquoi pas ? « Détrompez-vous, je suis certaine que vos histoires sont bien plus intéressantes que celles de n’importe qui ici. » Cara ne connaissait rien du policier, mais elle était sûre d’une chose : ce qu’il avait vécu était forcément plus passionnant que les discussions des gens présents dans la pièce. Les femmes parlaient de leurs tromperies secrètes en faisant promettre aux autres de garder ça secret avant qu’elles ne se trahissent entre elles pour faire le buzz, et les hommes vantaient le nombre de cascades réalisées d’eux-mêmes sans avoir à faire appel à un doubleur. « Si je retrouve une photo de moi dans le journal, je vous promet que vous serez la première à en subir les conséquences. » Cara éclata de rire et bascula la tête en arrière, plus amusée par ses menaces qu’effrayée. Elle était experte en la matière lorsqu’il s’agissait d’étouffer les scandales, et elle serait capable de le protéger de ça aussi. Cependant, elle trouvait étrange qu’il veuille à ce point garder son anonymat. Elle eut le respect de ne pas le lui faire remarquer et se contenta de cesser de rire. « Vu que vos parents n'ont pas l'air de venir vous aider, suivez moi, il y a surement une trousse de secours au niveau des toilettes ou des bureaux de sécurité. Il vaut mieux soigner ça avant que ça s'infecte. » Le cœur de Cara se serra lorsqu’il la confronta à la plus grande douleur de sa vie : ses parents. Elle acquiesça et le suivit docilement, ravie de pouvoir nettoyer le sang sur ses jambes qui n’avait rien de sexy. Elle avait sûrement manqué la chance de sa vie avec le réalisateur qu’elle avait promis de retourner voir, mais peu importait : elle tenterait de le reconquérir plus tard, en déclarant qu’elle avait eu un malaise à cause de la chaleur. Une bonne excuse, la chaleur …

Cara garda le silence durant l’échange entre Sorhan et l’agent de sécurité, mais ne put s’empêcher de sourire devant la mine renfrognée de l’homme qui du obéir au policier. Finalement, être policier donnait autant de droits que d’être millionnaire. « Soyons rapide et efficace Mademoiselle Nightingale, avant que quelqu'un se rende compte de votre absence et ne change d'égérie ! » Elle hocha la tête et fouilla la trousse d’urgence à la recherche de cotons, de désinfectant et de pansements. « Vous pourrez toujours prendre ma place comme égérie. » plaisanta-t-elle avant de s’asseoir sur une chaise où elle tendit les jambes pour entreprendre de nettoyer ses blessures. « Je ne me suis pas fait appeler Jane depuis six ans. » commença-t-elle en grimaçant. Le désinfectant piquait horriblement ; douillette, comme toutes les filles de son espèce. « A l’école et au collège, j’étais la Grosse Jane, Jane l’obèse, Jane le monstre … Alors quand nous avons emménagés ici et que je suis actrice et mince, j’ai préféré faire une croix définitive sur ces années-là. C’était trop douloureux. » Cara n’avait parlé de cela à personne. Seule sa famille était au courant de ses raisons, et ils avaient grandement approuvé son choix. Eux-mêmes avaient cessé de l’appeler Jane, pour l’appeler par ce deuxième prénom qui lui venait de son arrière-grand-mère paternelle. « Quant à mes parents, ils ne me viendraient pas en aide dans un moment pareil. Je suis née uniquement pour leur servir de trophée à exposer dans des soirées comme celles-là. Si je leur fous la honte, ils préfèrent rester loin. » Elle colla deux pansements sur sa jambe gauche et esquissa un sourire étonnamment triste et mature. « Vous vous entendez bien avec vos parents ? » L’entente avec les siens était chaotique. Avec sa mère, plus précisément. Parce qu’elle avait toujours vu une lueur de tendresse dans les yeux de son père, elle pensait parfois qu’il l’aimait plus qu’elle ne le pensait. Néanmoins, il ne la défendait jamais et elle le détestait autant que sa génitrice pour cela. Quel père pouvait laisser sa fille tomber ainsi et se ridiculiser devant le monde entier sans lever le petit doigt ? Cara baissa un peu plus la tête en laissant ses longs cheveux couleur de feu cacher son visage et ses yeux embués de larmes. On l’enviait, la jalousait, mais qu’est-ce que sa vie pouvait bien avoir de plaisant ? Elle s’accrochait pourtant à cette célébrité qui avait changé sa vie du tout au tout, et dont elle ne pouvait se soustraire. Elle essuya ses yeux du revers de la main et termina de nettoyer son deuxième genou, avant de se laisser tomber en arrière et de fermer les yeux. Tout, mais ne pas le regarder. Elle n’avait pas droit de craquer encore. Il aurait suffi qu’elle se penche en avant, qu’elle l’attire à lui, pose ses lèvres sur les siennes. Il aurait suffi d’une seconde, et personne d’autre qu’eux ne l’aurait jamais su. Le monde entier pouvait continuer de tourner, elle s’en moquait. Cara aurait pu rester là avec lui pour l’éternité.

« Je crois qu’après ça, vous devez encore plus détester cet univers, non ? Je suis désolée, j’enchaîne les gaffes et je vous empêche de profiter de la nuée de vieilles femmes lobotomées qui vous courent après. » Cara n’était pas certaine que le mot lobotomer existe. Cela lui arracha un sourire et elle se releva en observant ses jambes dans le miroir, en face. « Terriblement sexy. » dit-elle en croisant les bras, l’air faussement agacé. « Merci de m’avoir accompagnée. » souffla-t-elle en tournant son visage vers lui, reconnaissante. Au moins, elle avait du soutien dans son malheur. Son cœur s’emballa de nouveau : ils étaient seuls dans cette pièce, trop proches l’un de l’autre. Et pourtant, elle devait résister contre ses pulsions, se contenter de fantasmer ce qu’elle désirait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : Morgane
célébrité : Jamie Dornan
crédits : bedshapped
messages : 460
je suis ici depuis : 20/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Lun 21 Avr - 17:58


Pour une fois, Cara Nightingale l'écouta parfaitement et fut d'une rapidité déconcertante pour attraper la trousse de secours, trouver ce qu'il lui fallait et se mettre à nettoyer sa blessure. S'adossant à une table, face à la jolie rousse, Sorhan essayait de rester de marbre devant le spectacle qu'elle lui offrait : ses jambes étendues de tout leurs longs devant lui, sa pâleur caractéristique de la rousseur de ses cheveux, et ses mains, qui caressait doucement et timidement la blessure rougeâtre. S'il s'était écoutait, il aurait attraper la compresse et aurait nettoyé la blessure pour pouvoir caresser la peau de la jeune femme. Même à travers un tissu. Secouant la tête pour effacer cette pensée dégoutante, il devait reprendre ses esprits et ne pas oublier qu'elle était une enfant à côté de lui et que ce n'était pas normal d'avoir ce type de pensées. Il allait se faire violence quand sa voix le ramena à la réalité. Elle lui parlait d'elle, avec un timbre différent de d'habitude, moins haut perché, plus naturel. Plus mature. Alors comme ça elle avait été obèse. Ca expliquait pas mal de chose de son comportement. Qu'avait-elle du faire pour arriver jusqu'à là ? Se restreindre ? Se mettre au régime? Ou juste arrêter d'écouter ces petits cons et croire en elle? Il optait pour la troisième solution étant donné le caractère sauvage de la jeune Nighingale.
Sorhan ne répliqua pas, écoutant ce qu'elle avait à dire, certain qu'elle avait besoin de parler plutôt que d'écouter. A nouveau, rien ne le surprenait, aucun parent ne laisse sa fille seule avec un flic à un gala de charité et aucun parent ne la laisse se couvrir de honte devant les invités. C'était des principes que Connor lui avait inculqué pour élever son "futur gamin", disait-il. Toujours être présent dans n'importe qu'elle situation, même si la connerie est immense. Toujours protéger son enfant. Toujours lui montrer à quel point vous l'aimez. Ces trois règles, Sorhan essayait du mieux qu'il pouvait de les suivre, même si la distance et les quelques heures qu'on lui réservait pour voire Nora étaient des variables compliquées. La tête baissée, il la releva quand elle lui demanda pour ses parents. Restant quelques secondes stoïques, il ne répondit rien sur le moment. Le silence était l'une de ses armes et même si Cara le prenait mal, il était préférable pour elle qu'elle n'apprenne rien de lui. Elle était trop jeune pour comprendre, enfin c'est ce qu'il espérait au fond.

Heureusement pour lui, elle ne demanda rien d'autre. Les yeux fermés, Cara essayait de ne pas pleurer et cela se voyait. Sorhan en avait vu des jeunes filles au point de craquer, pas pour les mêmes raisons qu'elle mais il connaissait les signes révélateurs. Baissant la tête, il la laissa se calmer, se faisant violence pour ne pas lui dire quelques mots rassurants. Qu'est ce qui pouvait la rassurer venant d'un flic orphelin, veuf et qui éprouvait une certaine attirance pour une môme de vingt ans?
Quand elle se leva pour examiner sa jambe dans la glace, il sourit à sa petite phrase. Elle était très différente dans le privé, et Sorhan la préférait comme ça : naturelle, tout en étant aussi sûr d'elle. Quand elle se retourna vers lui pour le remercier, il lui adressa un léger sourire. "On dit lobotomisés, pas lobotomé. Au cas où vous auriez affaire vous aussi à ses vieilles folles." Elle était trop proche de lui, son souffle lui caressant le visage. Ses yeux clairs le fixaient beaucoup trop intensément, il devait casser cette proximité s'il ne voulait craquer. Elle ne lui plaisait pas, elle l'intriguait. Elle était prise au piège dans un rôle qu'on lui avait confié, elle était à la fois le type de fille qu'il haïssait et celui qui le charmait au plus haut point. Elle aurait eu deux ans ou trois ans de plus et il aurait capturé ses lèvres avec violence, caresser chaque parcelle de son corps pour la faire sienne. Mais non ce n'était pas possible. Pas possible.
"Je n'ai pas connu mes parents, j'ai été élevé par une famille d'accueil. Et j'ai aussi eu quelques surnoms stupides, comme… l'orphelin, ou… Bout de bois. Parce que j'étais très maigre et très petit. Mais avec une tête très dure qui était le punching ball préféré des morveux de mon quartier."
Si ça n'était pas casser un moment où le désir se crée, il ne savait plus quoi faire. Il s'était interdit de lui révéler quelques parcelles de son passé mais tout était sorti sans qu'il le contrôle. A vrai dire, Sorhan ne s'était pas retrouvé dans une situation comme celle là depuis Kelly. En omettant le premier baiser raté de Cara bien entendu. Et se retrouver face à une femme autre que son ex-épouse était difficilement gérable pour lui qui contrôlait tout en habitude. Avec Kelly, il avait toujours su quoi faire. Mais c'était il y a 12ans, et depuis les codes avaient changé, les filles de 18ans se pavanaient comme des bombes de 28, et connaissaient leur première expérience avec des inconnus.
Déglutissant difficilement, il lâcha un instant le regard de la jeune fille puis le releva. "Vous n'avez à vous cacher pour pleurer Cara. Si ça vous aviez besoin un jour de lâcher prise. Je ne suis ni un paparazzi, ni un de vos fans, je n'irais pas crier sur tout les toits que vous êtes humaine et que parfois vous flanchez.




From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
+ True Detective
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Lun 21 Avr - 22:57


✤ we are like the stars.


« On dit lobotomisés, pas lobotomé. Au cas où vous auriez affaire vous aussi à ses vieilles folles. » Cara rit un peu et haussa les épaules : elle était parfaite dans le rôle de la pimbêche sans cerveau alors que son intelligence était son arme la plus redoutable. Elle aurait pu se destiner à être l’héritière des cabinets d’avocat Nightingale, celui de Los Angeles, de New-York et celui de Santa-Barbara, au lieu de quoi elle avait choisi la stupidité d’un monde qui lui seyait davantage. Avait-elle gâché sa vie ? Sans doute. En était-elle heureuse ? Certainement. La tension entre l’homme et l’enfant était palpable. Tellement, que Cara vint à se demander si elle était la seule à dégager ce sentiment de désir pur et dur, ou si cela avait pu être partagé. Mais Sorhan la ramena brusquement à la réalité, la coupant dans ses retranchements : « Je n'ai pas connu mes parents, j'ai été élevé par une famille d'accueil. Et j'ai aussi eu quelques surnoms stupides, comme… l'orphelin, ou… Bout de bois. Parce que j'étais très maigre et très petit. Mais avec une tête très dure qui était le punching ball préféré des morveux de mon quartier. » La jeune femme ouvrit la bouche et la referma, stupéfaite. Elle s’attendait à tout sauf à un tel aveu de sa part. Elle était résignée à parler seule, à parler à un mur qui ne lui confierait jamais rien de sa propre existence. Cara comprit en cet instant qu’il souffrait autant qu’elle sinon plus, et qu’il ne voulait pas en parler parce que c’était trop douloureux. Elle avait cru qu’il se donnait un genre mystérieux, flic un peu bad boy, mais elle était à côté de la plaque depuis le début. Elle esquissa un sourire empreint d’une douceur réelle, sans artifices. Aucune pitié dans ses yeux, simplement le sentiment qu’elle pouvait comprendre ce qu’il avait du ressentir : une solitude extrême, la sensation d’être seul au monde, une honte terrible. Vouloir se battre toujours un peu plus et flancher, encore et encore, et se sentir de plus en plus minable. Etait-ce normal d’avoir envie de mourir, quand on était un enfant et qu’on avait la vie devant soi ? « Si ça peut vous rassurer, souffla-t-elle, vous vous en êtes bien sorti. Vous avez un métier utile, les gens vous apprécient, vous reconnaisse pour ce que vous êtes … Et vous ne ressemblez plus à un bout de bois. » Loin de là. Il était tellement beau que c’était un affront pour la prétendue splendeur du Dieu que priaient ses parents. Il dépassait tout ce que Cara avait pu voir au cours de sa vie. Mais elle se garda bien de lui dire : une amie ne disait pas ce genre de choses. Viendrait le jour où, enfin, elle pourrait murmurer ces quelques mots aux creux de son oreille ; elle en était certaine. Sorhan baissa les yeux et les planta à nouveau dans les siens. La respiration de Cara se fit plus lente, plus difficile.

« Vous n'avez à vous cacher pour pleurer Cara. Si ça vous aviez besoin un jour de lâcher prise. Je ne suis ni un paparazzi, ni un de vos fans, je n'irais pas crier sur tous les toits que vous êtes humaine et que parfois vous flanchez. » Ces mots la touchèrent profondément. Trop peut-être. Bouche légèrement entrouverte, elle le regarda en silence, tandis que les premières larmes débordaient de ses yeux d’azur. Cara passa ses mains sur son visage, leva la tête vers le plafond. « Oh non, la honte … » grogna-t-elle sans réussir à s’arrêter de pleurer. Comme si elle avait toujours attendu qu’on lui dise qu’elle pouvait avoir confiance, qu’elle était en sécurité, qu’elle avait droit de vivre. Droit d’être heureuse et malheureuse. Droit d’exister en dehors des caméras et des magazines people. Elle rit et pleura en même temps, cachant son visage rougi par la honte avec son bras. Et quand enfin elle recouvra son calme, elle baissa la tête pour ne pas croiser le regard de l’homme. « Je n’ai jamais pleuré devant qui que ce soit. Vous êtes vraiment incroyable. » On l’avait frappée et insultée, elle avait gardé la tête haute. Mais il suffisait que Sorhan lui dise de ne pas se retenir de pleurer pour qu’elle fonde en larmes. C’était déroutant, désagréable : elle se sentait terriblement vulnérable face à lui, et Cara détestait ne pas avoir le contrôle. « Vous ne voudriez pas pleurer aussi, pour qu’on soit quittes ? » demanda-t-elle en relevant les yeux vers lui. La jeune femme se demanda alors si on avait remarqué leur absence, si on s’inquiétait pour elle, ou si l’on voulait savoir où avait bien pu passer le policier en civil si sexy, qui avait entraîné une adolescente à l’extérieur de la pièce. Il aurait été plus sage d’y retourner maintenant. Mais Cara s’accrochait à la moindre seconde passée en sa compagnie, de façon aussi subtile possible. Sauf que perdre son regard dans celui de quelqu’un sans s’en rendre compte, laisser son cœur battre la chamade, rougir et ne plus pouvoir bouger de peur de s’effondrer, c’était loin d’être subtile. Cara Nightingale aurait vendu son âme au Diable pour que cet instant dure indéfiniment. « Je suis contente que vous m’ayez parlé de ce que vous avez vécu quand vous étiez enfant. Nous ne sommes pas si différents, au fond, n’est-ce pas ? » Elle balaya sa propre question d’un revers de la main et se détourna pour attraper sa pochette de cuir noir qu’elle avait déposée sur la chaise après s’être levée, rangea cotons et désinfectant, et croisa les bras derrière son dos. « Ce n’est pas prudent de s’attarder plus ici. Ni pour vous, ni pour moi. » Cara ne précisa pas où elle voulait en venir : parlait-elle de l’idée que pourraient se faire les gens de cette disparition qui durait un peu trop ? Ou bien de cette envie qu’elle avait de lui sauter au cou et ne plus jamais le laisser partir, alors qu’il la rejetterait pour la énième fois ? Elle passa à ses côtés et l’effleura en douceur, profitant de la caresse de ses vêtements sur son bras nu, de son odeur, et quitta la pièce la première.

Quelques-uns des invités se turent quand ils entrèrent de nouveau et on les observa, l’air suspicieux. Mais bien vite, l’attention se porta davantage sur les pansements et se détourna du reste. Un policier aussi intègre que Sorhan Allister ne pouvait que vouloir le bien de Cara Nightingale. Cela sembla satisfaire tout le monde, Cara la première. Revenir au milieu de la foule lui sembla terriblement ennuyeux, en comparaison avec la quiétude qu’elle avait ressentie aux côtés de l’homme, dans l’infirmerie de fortune. Elle aurait donné n’importe quoi pour y retourner et s’y enfermer pour l’éternité. « Policier, c’est ce que vous vouliez faire quand vous étiez gosse ? » s’enquit-elle pensivement, ignorant royalement le brouhaha incessant qui commençait à lui casser les pieds.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : Morgane
célébrité : Jamie Dornan
crédits : bedshapped
messages : 460
je suis ici depuis : 20/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Mar 22 Avr - 18:45


Les larmes glissaient le long de ses joues avec une lenteur indéfinie, comme si ce moment était au ralenti. Sorhan aurait voulu les essuyer d'un revers de la main, et la serrer dans ses bras pour la calmer. Mais il ne comprenait pas pourquoi il le voulait, pourquoi il avait cette envie de la protéger, de la rassurer. Avec Kelly, ça avait été tellement différent : elle était sa supérieure, elle était son chef. Il n'avait pas ce besoin inconditionnel de la surveiller, mais plutôt l'envie de la séduire et de lui montrer qu'un petit bleu pouvait la faire tomber de haut. Cara et elle étaient tellement différentes que ça en devait troublant, comme s'il pouvait être attiré par deux styles distincts de femmes, deux antithèses de la féminité. « Je suis contente que vous m’ayez parlé de ce que vous avez vécu quand vous étiez enfant. Nous ne sommes pas si différents, au fond, n’est-ce pas ? » Acquiesçant dans un sourire, ils étaient extrêmement différents sur certains points mais d'autres clés de leur vie les rapprochaient subitement, comme le mal-être. Ne lâchant pas des yeux la jeune Nightingale, il se mordit l'intérieur de la joue quand à sa phrase : non ce n'était pas prudent de rester ici. Les ouï-dires allaient bon train à Santa Barbara et il ne fallait surtout pas qu'une rumeur circule sur lui. Ou son dossier pour Nora serait fichu. Pourquoi ne flanchait-il pas pour une femme de son âge, qui travaillant dans une branche typique, sans une aura de célébrité autours d'elle. Car plus que son âge, s'était sa popularité qui faisait de Cara un danger. Il ne souhaitait pas qu'on lui court après, qu'on lui colle l'étiquette du "tombeur de stars", il ne voulait rien de tout ça. Sorhan n'avait jamais pensé un jour être en contact direct avec ce monde de lumière et de paillettes, où chaque geste est épié et chaque parole disséquée. Et cela devait continuer comme ça. On n'élève pas une gamine dans un monde qui est plus brutal que la réalité.

Restant muet, il laissa Cara ranger les affaires de soins et la suivit en dehors de la pièce, s'engouffrant de nouveau dans le lieu de la réception. Quelques personnes se tournèrent sur leur passage, intriguées de voir un nouveau duo se former. Baissant le regard, Sorhan souffla doucement quand il se rappela que les pansements de Cara étaient tous sauf invisibles : une parfaite couverture pour eux. Même s'il ne s'était rien passé dans cette pièce exiguë, il était assez intelligent pour s'être rendu compte du désir palpable et de l'onde électrique qui émanait de leur corps. Se rendait-elle compte de l'effet qu'elle avait sur les hommes malgré son jeune âge? Surêment, elle avait appris à jouer avec, à onduler ses courbes au rythme de la musique, à bouger sa chevelure de feu. Et à le regarder comme elle le regardait à ce moment précis. « Policier, c’est ce que vous vouliez faire quand vous étiez gosse ? »
Peut-être devait-il lui cacher son envie désespéré de devenir l'équipier de Spider Man quand il était môme… Se rapprochant un peu d'elle, pour éviter de hurler dans la salle, il se gratta rapidement le menton, anxieux de parler autant de lui en si peu de temps. "Euhm, oui, je crois. Enfin c'est plutôt l'univers dans lequel je travaillais avant d'arriver ici qui m'intéressait, que le rôle de flic à proprement parlé." Plus que courir après les méchants, s'était protéger les autres du monde de la drogue, de ces petites pilules miracles, de cette poudre blanche aux effets catastrophiques qu'il souhaitait. Il avait vu des dizaines de gamins de son quartier tomber un à un aux prises de cette bête assoiffée, et lui-même aurait succombé si Connor n'avait pas été là. L'une de ses soeurs adoptives avait été aussi incarcérer pour détention de drogue juste après son départ de la maison d'accueil. Il avait en horreur cet univers qui vous faisait croire à la caverne aux merveilles avant de vous laisser croupir dans un tunnel sans fin. Voyant le regard curieux de Cara, Sorhan continua, à demi-voix "J'étais chez les STUP pendant plus de 6ans à Los Angeles... Rien à voir avec ici…" Plus que de la nostalgie, s'était du dégout qu'on pouvait ressentir dans sa voix. Du dégout pour ses anciens co-équipiers, qui l'avait laissé tombé et pousser dehors. Du dégout pour la hiérarchie, qui avait gardé en tête sa dernière mission au lieu de prendre en considération l'ensemble de la brillante carrière. Et du dégout pour lui, pour ce comportement de gamin qui avait entrainé le meurtre de Kelly. Il s'ennuyait peut-être ici mais au moins, personne ne serait plus jamais blessé par sa faute. Du moins il l'espérait de tout coeur.
Essayant de retrouver un peu de contenance, ses yeux étaient embués, la dure réalité le mettant mal à l'aise face à Cara. Si elle savait pour Nora, elle le haïrait. Si elle savait pour Kelly, il la dégouterait.

"Et vous, actrice, un rêve de petite fille ? Ou une bonne étoile tombée du ciel ?" Ou mauvaise, mais Sorhan se retint de le dire. Même s'il trouvait la célébrité totalement ennuyeuse, il avait conscience que le métier d'acteur était très éprouvant et que si elle en était là, c'était qu'elle était certainement doué. Le brouhaha incessant de la pièce commençait à l'assommer, ainsi que les gens qui se bousculaient, toujours plus nombreux. Il sentit violemment quelqu'un le pousser derrière et il se retrouva très proche de Cara, trop proche peut-être. Restant quelques instants pratiquement collé à elle, le regard ancré dans le sien, sa main eu le réflexe de se poser sur sa hanche avant de l'enlever en un millième de seconde. Se reculant d'un bon mètre rapidement, jetant un regard autours d'eux, il fut rassuré de voir que personne ne s'intéressait à eux, trop accaparé par une dame au fond qui faisait son show, photographiés par tous. "Désolée, j'ai été poussé et je… enfin…désolé". Perdre tout ses moyens face à une jeune fille de 10ans sa cadette, s'était tout sauf intelligent !




From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
+ True Detective
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Mer 23 Avr - 21:37


✤ we are like the stars.

La question de Cara sembla quelque peu désarçonner Sorhan. Elle aimait faire cet effet aux gens. En fait non, elle aimait faire cet effet à cet homme en particulier. « Euhm, oui, je crois. Enfin c'est plutôt l'univers dans lequel je travaillais avant d'arriver ici qui m'intéressait, que le rôle de flic à proprement parlé. » Curieuse, elle attendit patiemment qu’il précise ses dires : que pouvait-il avoir bien fait qui lui ait tant plu ? Elle l’imaginait agent secret, bellâtre qui pistait les femmes mariées pour leurs époux maniacodépressifs dans l’espoir – quoi que le mot espoir était trop fort – de découvrir une potentielle et vile infidélité. Sa réponse se fit attendre, et son désir accru de tout savoir de lui s’accentua. Ce petit côté énigmatique le rendait sexy, et la rendait dingue. « J'étais chez les STUP pendant plus de 6ans à Los Angeles... Rien à voir avec ici… » Lâcha-t-il afin, la voix teintée d’amertume et de dégout. Cara se renfrogna et espéra un instant que ses émotions n’avaient pas été trop claires sur son visage. S’il savait qu’elle avait son propre fournisseur attitré de pilules miracles, sans doute se détournerait-il d’elle à jamais. Même une amitié ne survivrait pas : il était le chasseur et elle était la biche. Cara ne sortirait pas indemne de cette histoire, elle se savait détruite au moment-même où elle avait enfin accepté de reconnaître ses sentiments à son égard. Mais alors que ça aurait pu être facile, le Destin semblait s’acharner contre elle, contre eux. Et plus le temps passait, et plus la jeune fille perdait pieds. Elle n’avait aucune chance de lui plaire. Aucune. Alors pourquoi l’idée d’abandonner lui semblait-elle insupportable ? Brûlant de lui demander pourquoi il ne travaillait plus pour les STUP ou pourquoi il semblait si remonté contre eux, elle préféra pourtant garder ses questions pour elle : chaque chose en son temps. Peut-être lui raconterait-il, un jour, si d’ici là il n’avait pas découvert qu’elle avait son dealer personnel. « Los Angeles est une ville dure. Tellement plus violente qu’ici … » Elle frémit. « Et vous, actrice, un rêve de petite fille ? Ou une bonne étoile tombée du ciel ? » Cette question la détourna des images horribles qu’elle avait en tête, et Cara posa son regard avec douceur sur le policier. « Je voulais être pompier. Pour sauver des gens, et surtout aller chercher les chats des vieilles dames dans les arbres. » expliqua-t-elle avec humour. « Mais rien dans ma vie n’a jamais été fait de mon plein gré, et je suis devenue actrice, grâce au réseau de mes parents. » Elle haussa les épaules, embarrassée. Si on parlait d’elle comme d’une actrice talentueuse, elle avait bel et bien été repérée par un ami proche de ses parents, qui n’aurait certainement jamais posé les yeux sur elle si elle n’avait pas été une Nightingale. « Heureusement, je me suis prise au jeu, littéralement. » Son sourire espiègle s’effaça bien vite, car Sorhan fut propulsé vers l’avant et son corps fut collé au sien. Sa main sur sa hanche fut telle une douce brûlure, qui fit s’enflammer Cara.

Il recula aussitôt. « Désolé, j'ai été poussé et je… enfin…désolé. » Le visage de la jeune femme tourna à l’écarlate et elle secoua la tête. Elle avait envie de lui hurler de ne pas s’excuser et de recommencer, ici, maintenant. Elle avait envie de lui crier qu’il était à elle, et qu’elle comptait bien le faire savoir à toutes les autres allumeuses de la pièce qui osaient poser les yeux sur lui, devant elle. « Ce n’est … Rien. » répondit-elle simplement en détachant chaque mot, profondément troublée. « Un accident. » se sentit-elle obligée de rajouter, avant de se détourner brusquement pour regarder la femme parler dans le micro. Son cœur menaçait de la lâcher. Comment voulait-il qu’elle se contente de vouloir jouer les amies, quand le simple contact de sa main sur sa hanche éveillait en elle un désir jamais ressenti jusqu’alors ? Cara ne pouvait pas faire semblant avec lui. Tous ses beaux efforts finissaient toujours par être anéantis par Sorhan qui avait sur elle un pouvoir fascinant, et terrifiant. « Je crois que j’ai besoin d’un remontant. » dit-elle calmement, arrachant presque le verre de vin blanc que lui proposait le serveur. Elle en but la moitié d’une traite et se retourna vers Sorhan, gênée. « Cette soirée est des plus étranges, non ? » dit-elle nerveusement, en jouant avec son verre à défaut de ne pouvoir jouer avec ses cheveux. Si seulement elle pouvait s’échapper … Et l’emmener avec elle ! Cara se sentait étouffer, sentait l’alcool faire effet, la fatigue et le désir l’envahir. Un mélange à la fois exotique et nouveau, intéressant. Elle l’avait déjà ressenti une fois : lorsqu’elle l’avait embrassé avec une fougue qu’elle ne s’était jamais connue. « Vous … Comptez rester ici longtemps ? » demanda-t-elle en jetant un coup d’œil en biais à ses parents. Si sa mère ne lui prêtait pas la moindre attention, son père avait les yeux rivés vers elle. Vers eux. Avait-il compris ? Cara lui sourit fébrilement, sourire auquel il répondit avant de détourner le regard. Comment pouvait-elle détester cet homme ? Comment pouvait-elle lui en vouloir de sauter sa secrétaire dans son bureau ? Son cœur se serra et elle détourna à son tour son attention de son géniteur. Elle releva ses grands yeux tristes vers Sorhan, espérant y trouver une échappatoire suffisante. Elle trouvait toujours une échappatoire avec lui, grâce à son odeur enivrante, son sourire mystérieux, au son de sa voix. Pourquoi fallait-il que ça soit aussi douloureux ? Je vous en prie monsieur l’agent, ne le prenez pas mal. Aidez-moi à sortir de cet enfer, et accompagnez-moi. Jusqu’au bout du monde. pria-t-elle silencieusement, sans le lâcher des yeux. Puis ne pouvant supporter de le soutenir plus longtemps, Cara vida la fin de son verre avec empressement. Le monde tourna autour d’elle ; elle avait dépassé les limites qu’elle s’était fixée. Mais elle resterait droite ce soir. Jusqu’à ce qu’il brise son cœur de nouveau, seul moment où elle accepterait de s’effondrer, public ou non. Comme une enfant capricieuse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : Morgane
célébrité : Jamie Dornan
crédits : bedshapped
messages : 460
je suis ici depuis : 20/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Sam 26 Avr - 8:29


Comment pouvait-elle le rendre si mal à l'aise alors qu'elle n'était qu'une enfant? Sa main le picotait, le brûlait, comme si elle aurait souhait retrouver sa place initiale sur la hanche de la jeune Nightingale. Le regard lourd, énervé contre lui-même, il essayait de pas lever la tête vers Cara, elle ne devait pas le voir dans cet état. C'était malsain ce qui était entrain de se construire entre eux. Malsain et impossible. Au fond de lui, l'inspecteur avait conscience qu'il avait toujours été attiré par ce gout de l'interdit, cette barrière qu'on lui intimait de ne jamais franchir. Kelly était son supérieur, son instructeur, leur relation avait détonné dans un monde où les femmes ne sont considérés que comme du bétail. Et que les supérieurs comme des dieux. Mais il devait contrôler ces pulsions, ces envies malsaines qui lui taraudaient l'esprit. Surtout qu'il n'avait aucune idée de ce que pensait réellement Cara. S'il n'était qu'un trophée en plus dans sa collection d'homme ou si ses regards étaient aussi sincères que ses paroles. Dans tout les cas, il ne devait se laisser aller. Jamais.
Ne répliquant pas aux commentaires de Cara il releva doucement la tête quand elle attrapa un verre au serveur passant prêt d'eux, buvant avec rapidité son contenu. Sorhan flancha quelques secondes, les yeux perdues sur la gorge blanchâtre de la jeune actrice. Lui aussi avait besoin d'un remontant, mais le vin blanc ne lui suffirait pas. Acquiesçant d'un coup de tête pour se remettre en état, il attrapa discrètement un verre de whisky qui trainait sur le comptoire, portant à ses lèvres l'amer boisson. Son ami de toujours.

« Cette soirée est des plus étranges, non ? » Oh oui, elle l'était. En une petite heure, il avait franchi les étapes qu'il s'était interdit, comme rester seule avec Cara, lui parler plus longtemps qu'une conversation banale et laisser son regard vagabonder entre le haut de sa poitrine et son cou. Rien n'allait, il aurait du rester chez lui, sapant devant des émissions stupides. Il n'aurait pas du se mettre en danger. « Vous … Comptez rester ici longtemps ? » Reprenant une dernière gorgée de son verre, il ancra son regard dans celui de la belle, humectant ses lèvres au même moment. "Non, je compte partir d'ici… 15 secondes à peu près. Je ne suis pas l'ambassadeur dont rêvait la police de Santa Barbara à vrai dire." En tout et pour tout, il avait parlé à trois personnes, essayer de récolter quelques dollars à une vieille dame sénile et vu de loin le maire de la ville. Rien de très glorifiant.
Puis, il se rappela les paroles de Cara, comme quoi, rien de sa vie n'était fait de son plein gré, comme si elle était prisonnière de son univers. Pour une jeune fille de son âge, s'était triste de l'entendre parler de la sorte. Se retournant quelques secondes, il attrapa discrètement une bouteille de pur malt. Personne ne verrait ni la disparition de la bouteille, ni lui quittant le lieu de si bonne heure. Il avait besoin d'un gros remontant, et ce pour la nuit entière. "A ce moment précis, si vous pouviez contrôler votre vie, que feriez-vous ?" Une demande bien sérieuse pour deux personnes un brin alcoolisé.


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
+ True Detective
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Sam 26 Avr - 15:20


✤ we are like the stars.

« Non, je compte partir d'ici… 15 secondes à peu près. Je ne suis pas l'ambassadeur dont rêvait la police de Santa Barbara à vrai dire. » Cara ricana et secoua la tête ; pouvait-il y avoir meilleur ambassadeur que lui ? Elle ne connaissait pas grand monde chez les flics, le seul dont elle était vraiment proche étant Maël. Mais elle était certaine que Sorhan Allister excellait dans tous les domaines, même si il n’avait pas réellement l’air à l’aise avec les relations humaines. « Si c’est d’argent dont vous parlez, je peux vous en donner assez pour que la police vous propulse au sommet de la hiérarchie et fasse de vous son égérie. » souffla-t-elle en haussant les épaules, l’ombre d’un sourire sur les lèvres. Elle le pouvait, mais elle était certaine qu’il n’accepterait pas. Pourtant, s’il y réfléchissait sérieusement … Mais peut-être ne parlait-il pas d’argent. Cara haussa un sourcil en le regardant prendre une bouteille discrètement, bien que sa façon de regarder autour de lui lui donne un air sacrément coupable. C’était amusant et un brin excitant, mais ses provocations furent abrégées quand il lui posa une question des plus sérieuses. « A ce moment précis, si vous pouviez contrôler votre vie, que feriez-vous ? »  La jeune femme retint un gloussement et caressa sa lèvre inférieure en réfléchissant. « Je ne suis pas sûre que vous vouliez le savoir, Monsieur. Vous allez encore vous fâcher. » finit-elle par avouer, avant se gifler intérieurement. L’alcool déliait trop facilement la langue. Elle se reprit, secoua la tête et enchaîna : « Et je crois que je prendrais un sac à dos et je partirais faire le tour du monde avec quelqu’un que j’aime.  Je dormirais dans des petits hôtels sur les falaises de Grèce, me perdrais les ruelles de Venise, et toutes ces choses que je ne peux pas faire quand je suis suivie par les paparazzi.» Cette nouvelle réponse sembla davantage la satisfaire, et elle croisa les bras en relevant des yeux timides vers lui. « Et vous, monsieur Allister ? Est-ce que vous avez le contrôle sur votre vie, ou est-ce que certaines choses vous échappent ? »  Cara ne connaissait rien de Sorhan. Elle se demanda avec stupeur s’il avait quelqu’un dans sa vie. Peut-être était-ce la raison pour laquelle il la repoussait toujours. Soudaine prise de vertige, elle reposa son verre un peu brutalement mais ne le quitta pas des yeux. Elle craignait sa réponse autant qu’elle l’attendait. Mal à l’aise, elle se tortilla un peu, la bouche obstinément sèche. Cara n’avait pas l’habitude des situations si sérieuses quand elle avait tant d’alcool dans le sang : d’habitude, elle pouvait se déhancher à sa guise sur une piste de danse. Plus elle le regardait, et plus Cara avait envie de le connaître, le comprendre, faire partie de sa vie. Elle aurait tué n’importe qui dans la pièce pour pouvoir glisser ses mains dans ses cheveux, sur ses joues, pour s’emparer de ses lèvres. Chaque fois qu’elle le regardait, elle était envahie d’une bouffée de désir dangereuse et suffocante.

Cara s’efforça de détourner, cette fois encore, le regard. Puis elle demanda, légèrement amusée : « Cette bouteille que vous avez prise, vous comptez la boire seul ? » Elle baissa les yeux vers elle et les releva, en prenant une attitude qui se voulait sérieuse et sévère. « Ce n’est pas très beau de prendre quelque chose de la sorte monsieur Allister, il va falloir me suivre au commissariat, où nous jugerons des mesures à adopter. » plaisanta-t-elle d’une voix rauque qui échappa à son contrôle. Puis elle se tut et fronça les sourcils, en trouvant son comportement un brin salace. Elle fronça davantage les sourcils et secoua les mains, tandis que son visage s’empourprait. « Oubliez ce que j’ai dit. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Ça doit être l’alcool … » Cara s’éventa avec sa main et se maudissant intérieurement. Elle se savait audacieuse, mais à ce point … Si elle avait pu, elle se serait enterrée dans un trou sans fond et n’en serait plus jamais ressortie. Elle allait attiser la colère du policier qui était déjà sur le point de s’éclipser, sans garantie de le revoir bientôt. Cara, t’es vraiment conne, pensa-t-elle. Ces mots résonnèrent dans son esprit, tandis que sa conscience continuait de torturer la lucidité qui cherchait à se faire la malle pour ne pas avoir à supporter la honte. Ses parents s’approchèrent alors, ce qui mit fin à sa lutte intérieure. « Inspecteur Allister. » salua froidement madame Nightingale en faisant un bref et glacial signe de tête. « Est-ce que ma … fille, vous importune ? Cara n’est qu’une enfant, la politesse lui échappe encore. » Elle plissa les yeux et se tourna vers elle. « Ne nous fais pas honte, Cara Nightingale. C’était déjà terriblement humiliant de te voir tomber tout à l’heure, mais en plus tu te comportes de manière tellement peu respectueuse envers nos hôtes … Laisse-le tranquille, tu veux ? » Sa voix venimeuse fit trembler Cara qui n’arriva pas à soutenir son regard. Yeux rivés vers les chaussures de sa mère, elle attendit que l’orage passe. « Pardon mère. » Sorhan allait définitivement prendre la fuite. Plus que jamais, elle ressemblait à une petite fille, et elle détestait ça. Pouvait-on vraiment avoir envie de sauter au cou d’un homme et de s’abandonner à lui pour ensuite s’écraser devant sa mère en train de nous gronder ? Elle les regarda s’éloigner et son père se tourna un instant vers eux, lèvres pincées. Cara avait de nouveau envie de fondre en larmes. « Je suis désolée, je n’avais pas conscience de vous ennuyer. Je vais vous laisser … » murmura-t-elle avec un sourire qui semblait honnête, bien que ses yeux trahissent son trouble et sa tristesse. Cara se détourna mais, au lieu de partir du côté de la foule et de ses parents, elle préféra prendre le chemin de la sortie. Elle prendrait un taxi ou mieux, marcherait jusque chez elle pour se calmer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : Morgane
célébrité : Jamie Dornan
crédits : bedshapped
messages : 460
je suis ici depuis : 20/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Sam 26 Avr - 16:29


Sorhan ne releva pas la remarque un brin malsaine de la belle, ne voulant s'embarquer dans ce jeu de séduction sans fin. Surtout avec ce trop d'alcool dans le sang. Autant il savait se contenir et rester froid et placide lorsqu'il était sobre, mais lorsque le whisky parlait, il pouvait redevenir ce séducteur invétéré qui avait fait tourner la tête de plusieurs jeunes femmes avant elle. Il avait toujours aimé séduire, jouer, taquiner, faire monter le désir avec une facilité déconcertante. Depuis tout petit, sa frimousse lui ouvrait les portes de chaque lieu, son regard mystérieux, les cuisses de n'importe quelle fille. Jusqu'à ce que Kelly entre dans sa vie comme un  semi remorque et change le chasseur en proie. Plissant les yeux pour l'oublier un instant, il fut étonnée de la réponse de Cara. Alors elle souhaitait passer les frontières et découvrir le monde comme une barroudeuse ? C'était à l'opposé de sa vie moderne, à l'opposé de ce qu'elle montrait au public. Pourtant, Sorhan l'imaginait bien, galopant  sur un terrain vague, les cheveux aux vents. Grimpant sur des falaises à rechercher l'excitation propre au danger. Oui, elle avait sûrement un esprit sauvage pour survivre à un monde comme celui de Santa Barbara. Une âme forte et indépendante, prête à se travestir pour rester en vie.  « Et vous, monsieur Allister ? Est-ce que vous avez le contrôle sur votre vie, ou est-ce que certaines choses vous échappent ? »   Le regard ancré dans celui de l'actrice, Sorhan esquissa un maigre sourire, essayant de trouver ce qu'il contrôlait réellement dans sa vie. Sa famille ? Non. Son boulot ? Non plus. Ses désirs ? Encore moins. Il avait perdu cette maitrise lorsqu'elle était morte, lorsqu'ils lui avaient enlevé Nora. Lui qui avait été heureux une fois avait tout perdu en un claquement de doigt, sans que rien ne le laisse présager. " Je pense être aussi pris au piège que vous Mademoiselle Nightingale."  C'était la réalité, ce monde l'étouffait, ses obligations l'étouffaient. Rien que ce comportement de la soirée, ce besoin de boire, de rester avec elle, était à l'encontre de ce qu'il devait être. Pour le juge, il devrait se tenir aussi droit qu'un piquet, attendant chez lui que son boulot l'appelle, sans sortir, sans rencontrer des personnes qui pourraient avoir des conséquences sur sa nouvelle vie. Il devait se contenter de vivre comme un homme seul, attendant que sa fille lui revienne. Pour eux, s'était ça la définition d'exemplaire, attendre. Même si Sorhan avait conscience que s'était plus son comportement que sa manière de vivre qui était remise en cause. Crise de colère, de violence au boulot, tout était analysé et bien écrit dans son dossier pour être utilisé contre lui. Tout.

Cara changea de sujet d'un air amusé, pour le plus grand bonheur de Sorhan. Tout était devenu trop sérieux en quelques minutes, de la petite pimbêche qui ne méritait qu'une gifle, elle était devenue une jeune femme attirante au possible, qui arrivait à lui arracher quelques bribes de son passé. Et quelle jeune femme elle était. Les yeux embués par l'alcool, il ne pouvait empêcher ses yeux de repasser sur le corps de la jeune Cara, s'attachant au moindre détail qu'il pouvait apercevoir. Un grain de beauté au niveau de la nuque, un autre sur l'épaule. « Cette bouteille que vous avez prise, vous comptez la boire seul ? » Ensemble ils jetèrent un regard au litre de whisky que tenait, amusé, Sorhan. Il avait été habitué à plus que ça il y a quelques années. Un vrai pilier de bar après certaines affaires compliquées et il n'y avait que sa femme pour lui faire concurrence. Ex-femme.  « Ce n’est pas très beau de prendre quelque chose de la sorte monsieur Allister, il va falloir me suivre au commissariat, où nous jugerons des mesures à adopter. » Sa voix le fit rire discrètement, l'alcool commençant à prendre possession de lui. Elle avait raison, les rôles allaient vite être inversé. Attrapant un autre verre de sa main gauche, buvant la totalité de la boisson sans savoir ce que s'était, il humecta avec une légère provocation ses lèvres humides. " J'ai hâte de voir les mesures que vous allez adopter mademoiselle Nighingale… Et oui, je compte la boire seule pour répondre à votre question précédente." Sa voix était plus rauque qu'en habitude, d'un ton qu'il n'avait qu'en étant alcoolisé. C'était fichu pour ce soir s'il souhaitait être aussi doux qu'un agneau. Sans relever ce ce que Cara lui répondit, il ne la lâchait plus du regard, la main bien ancrée sur le culot de la bouteille. Elle non plus il ne devait la lâcher, ou il serait vite remarqué.

Alors que certaines pensées obscures commençaient à prendre possession de son esprit et de son corps, il du rapidement reprendre possession des quelques moyens qui lui restaient lorsque les parents de Cara débarquèrent de nul part, tels deux pigeons aux aguets. Leur adressant un signe de tête, le comportement de la femme lui donnait envie de vomir, littéralement. Restant coi, écoutant les paroles indignes de cette mère, il ne lâchait pas des yeux Cara, qui s'excusait fébrilement. Oui, elle était encore une enfant, mais elle ne devait pas s'excuser devant une telle image de la maternité. Cette femme était odieuse et Sorhan eut la mauvaise pensée de se dire qu'il préférait avoir vécu sans figure maternelle plutôt que d'être élevé comme une femme comme elle. "Votre fille ne m'a en aucun cas importuné, au contraire. Nous avions une discussion très intéressante sur son prochain film. " Lança-t-il envers la femme qui commençait déjà à partir. Le père avait l'air plus attaché à Cara, mais malgré tout il ne faisait rien pour l'aider et lui montrer à quel point son comportement n'avait pas à être remis en cause. Ses parents disparus, Sorhan sourit à l'idée de retrouver enfin un semblant de paix avec la jeune Nightingale. mais avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, elle s'excusa et disparut en une fraction de seconde. Laisser seul, au milieu d'une foule inconnue, une bouteille pleine à la main, il prit quelques minutes à comprendre ce qui s'était passé. Aux mots de sa mère, elle avait viré de bord, son yeux brillants avaient pris une lueur sombre, comme son visage, et ses épaules s'étaient abaissés. Et elle était partie. Elle ne pouvait pas changer du tout au tout après quelques remarques glaçantes d'une femme qui avaient façonné sa vie comme on façonne une poupée mécanique. Elle n'avait pas le droit de s'abaisser sous les remarques acerbes de quelqu'un. Personne ne devait se plier sous le joug d'un autre, personne. Se retournant pour s'accouder au bar, il attrapa un énième verre qui trainait, humant son odeur : un gin visiblement. Et à nouveau, il laissa le liquide bruler sa gorge et réchauffer son corps, pour à son tour disparaitre dans la foule. Il allait lui dire ce qu'il pensait de ce comportement, qu'elle devait garder la tête haute et que personne ne devait décider pour elle.

Passant à travers les mailles du filet, quelques personnes le saluèrent sans faire vraiment attention. Cachant sa bouteille avec quelques difficultés, il s'engouffra dans le couloir et l'ouvrit d'un coup sec. Buvant une gorgée, il la referma. Comment  pouvait-elle se laisser traiter de cette manière alors qu'elle osait lui faire du gringue, à lui, un flic ? Comment pouvait-elle avoir des comportements si distincts ?! Elle pouvait se battre contre un membre des forces de police, quitte à rester des nuits en taules, mais en aucun cas tenir tête à sa mère ! Enervé, le regard brûlant, Sorhan continuait de déambuler, espérant qu'elle n'avait pas un jet privé qui lui obéissait au doigt et à l'oeil  et qui l'aurait déjà ramené chez elle. Même s'il se demandait bien comment un avion pouvait atterrir ici. Secouant la tête, l'alcool commençait à atteindre ses capacités à réfléchir intelligemment. Ouvrant  une porte, il découvrit encore un couloir. "Mais bordel !" jura-t-il en continuant sa marche. Il avait du se tromper de chemin, elle ne pouvait aller plus vite que lui avec des talons si hauts. Sauf si elle était moins saoule que lui, ce qui était possible.

Mais enfin il la vit, marcher devant lui, à quelques mètres, se dirigeant vers une petite porte de sortie. Elle préférait certainement ne pas tomber face aux photographes d'où ce choix stratégique. Marchant à vive allure, le coeur battant, Sorhan arriva à sa hauteur rapidement. Attrapant son épaule avec la douceur d'un homme saoul, il la plaqua presque violemment contre le mur de gauche. La main toujours sur son épaule, le regard fixé sur elle, Sorhan déglutit difficilement. "Ne vous excusez plus devant cette femme. Surtout pour quelque chose dont vous n'êtes pas coupable." Souffla-t-il, à une distance bien trop proche de la jeune Cara. Son haleine devait être chargée, son front humide de chaleur. Et son costume devait dépareillé avec la bouteille qu'il tenait. Mais qu'importe, elle devait comprendre ce qu'il lui disait. "Vous avez compris ?!" Peut-être lui faisait-il peut, mais il n'y réfléchissait pas. Sorhan avait juste en horreur ces personnes qui se rabaissaient alors qu'elles n'en avaient aucune raison. Détachant son corps de celui de Cara, il fit un quart de tour vers la gauche préférant partir et rentrer chez lui, pour décuver. Mais que ce soit son corps qui agissait ou son esprit, il se retourna rapidement, attrapant violemment le visage de la jeune Nightingale de sa main libre et plaqua ses lèvres sur les siennes dans un baiser envieux et redoutable.  L'alcool avait eu raison de l'esprit. Du moins, il essayait de s'en convaincre.


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
+ True Detective
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Sam 26 Avr - 22:19


✤ we are like the stars.

Cela avait été les instants les plus humiliants de sa vie. Cara avait envie de hurler, de pleurer toutes les larmes de son corps. Sa Jane intérieure parlait pour elle ; se rouler en boule, mains sur les oreilles, était son vœu le plus cher. Elle chercha la sortie de service pour ne pas avoir à faire face aux paparazzi dans un tel état, elle devait être lamentable. Cara se tordit la cheville, jura, reprit sa route. Mais alors qu’elle parvenait au niveau de la porte, un main se posa sur son épaule en l’arrêtant brusquement, puis la personne la plaqua violemment contre le mur, lui arrachant un cri de surprise. Ca y est, je suis fichue, se maudit-elle intérieurement. Cara rouvrit prudemment les yeux, découvrant Sorhan devant elle avec un mélange de crainte et d’amour débordant. « Ne vous excusez plus devant cette femme. Surtout pour quelque chose dont vous n'êtes pas coupable. » L’avait-il vraiment suivie pour lui dire ça ? Son cœur battant la chamade, elle l’observa en silence, incapable de répondre quoi que ce soit. « Vous avez compris ?! » Cara déglutit et acquiesça à la hâte, terrifiée qu’il puisse être aussi énervé. Elle avait peur maintenant, et son taux d’alcool lui parut bien inférieur à celui du flic. Tout d’un coup, sa belle lucidité refit surface. La jeune femme prit une grande inspiration quand il la relâcha, soulagement bien vite écourté. Sorhan revint sur ses pas, attrapa son visage dans sa grande et magnifique main et l’embrassa avec une fougue inattendue. Cara crut que ses jambes allaient la trahir et qu’elle allait s’effondrer. Elle laissa tomber sa pochette à ses pieds, se fichant royalement de casser son portable. S’emparant du revers de la veste de Sorhan, elle approfondit le baiser avec un désir non-dissimulé, le corps brûlant. Cette sensation au creux de son ventre se faisait pressente, déchaînée. Elle le voulait, entièrement, inconditionnellement. Ses mains se perdirent sur ses joues, la peau douce de sa nuque, dans ses cheveux bouclés. Et puis tout à coup, tel un véritable retour à la réalité, Cara le repoussa, mains à plat sur son torse qu’elle aurait aimé caresser du bout des doigts, contre lequel elle rêvait de se blottir. Blessée au plus profond de son cœur, la jeune femme lui lança un regard sincèrement malheureux. « Je ne vous croyais pas capable d’être si méchant ! Vous savez très bien que … » Pour moi ce n’est pas un jeu. Elle hoqueta et tituba. « Vous m’embrassez uniquement parce que vous avez bu, demain vous le regretterez, et vous ferez semblant de ne pas vous en souvenir ou m’engueulerai quand j’oserai poser la main sur vous … Ne refaites plus jamais ça, si vous n’en avez pas vraiment envie ! » cria-t-elle, se moquant bien qu’il y ait ou non du monde autour d’eux. Mais comble de chance, le couloir était désert. Sous le choc, elle n’arrivait pas à pleurer alors qu’elle en mourrait pourtant d’envie. Ce deuxième baiser échangé était si intense, si désespéré … Il lui sembla alors qu’il était à l’image de Sorhan Allister. Mystérieux et triste, violent et impulsif. Et putain, qu’est-ce qu’elle l’aimait …

Elle se mordilla la lèvre, se baissa pour récupérer son sac et resta accroupie ainsi, à côté de la porte. Cara se sentait étrangement lasse, elle n’avait même plus la force de se relever. Son envie de pleurer et la frustration de ne pas y arriver la rendaient dingue. « Je ne voulais pas crier, pardon. J’ai été surprise … Après ce que vous avez dit tout à l’heure. Je sais que ça ne veut rien dire, mais ça me fait mal au cœur … » Un tel baiser pouvait-il ne rien signifier ? Comment pouvait-on embrasser de la sorte, sans raison précise ? Cara avait l’impression de suffoquer, d’étouffer. « Les hommes passent leur temps à se foutre de moi. Tout ce qu’ils veulent, c’est mon cul et mon fric. » gémit-elle à voix haute, alors qu’elle aurait préféré garder ça pour elle. Elle allait passer pour une catin, et une pessimiste. Alors que de manière générale, elle était vierge et optimiste. « Et puis … Vous devez bien avoir quelqu’un, et je ne tiens pas à être responsable d’une dispute. » conclue-t-elle en posant son front sur ses genoux relevés. Et elle fondit en larmes. Deux fois en une soirée, deux fois aux côtés de Sorhan. Elle pleura ainsi en silence, les bras obstinément accrochés à ses jambes. Comme le faisait Jane Nightingale, quand elle voulait se couper du monde extérieur. Comme Jane. Pas Cara. Elle releva la tête, essuya ses larmes, achevant ainsi d’enlever les restes de mascara de son visage, et elle prit une grande inspiration. « Vous êtes un homme compliqué monsieur Allister, vous le savez ? Je ne vous comprends pas. » Elle avait beau chercher à le comprendre, rien n’y faisait. Cet homme énigmatique la mettait hors d’elle, la rendait heureuse, la faisait pleurer, l’emplissait de désir, et tout cela en un rien de temps. Aimer quelqu’un qu’on connaissait à peine à ce point, c’était incroyablement désagréable. Incroyablement terrifiant. Et douloureux. Pourrait-elle seulement survivre à ça ? Cara se releva avec difficulté et désigna la porte d’un signe de tête. « Sortons d’ici. J’ai besoin de prendre l’air, et je crois qu’il n’y aura pas de photographes de ce côté. » La jeune fille n’attendit pas sa réponse ; qu’il la suive ou non, elle allait partir d’ici. Elle poussa lentement la porte et jeta un coup d’œil dehors. Comme elle s’y attendait, la voie était libre. Elle sortit et ferma les yeux, profitant de la caresse de l’air frais sur son visage. Mais l’air frais ne suffisait pas à faire redescendre la température de son corps. A la débarrasser du gout de ses lèvres sur les siennes. Elle passa son index dessus, pensivement. Jamais personne ne l’avait embrassé avec une telle avidité, pas même cet enfoiré qui lui avait brisé le cœur, au lycée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : Morgane
célébrité : Jamie Dornan
crédits : bedshapped
messages : 460
je suis ici depuis : 20/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Dim 27 Avr - 8:35


Chaque baiser était différent, tout dépendait de la personne, du moment, du lieu. De l'envie de l'un et de l'autre, de la douleur que chacun gardait au plus profond de son coeur. Et celui que volait Sorhan à Cara était  un cri de désespoir, de haine envers lui et envers ce monde  infecté qui lui avait retiré chaque parcelle de son bonheur. La pression de ses lèvres sur celles de la jeune fille était violente, essayant de briser la mince frontière qu'elles formaient. Depuis la mort de Kelly, il avait perdu toute émotions, ne ressentant plus rien que de la colère. Nora était son seul rayon de soleil, celle qui illuminait ses matins et qui arrivait à le transformer en l'homme dont sa mère était tombée amoureuse. Mais elle n'était pas là, et Sorhan n'en pouvait plus de vivre dans les ténèbres, où chaque réveil qui sonnait lui rappelait la dure réalité de la solitude. Les mains de Cara enveloppait chaques parcelles de son visage, caressant sa nuque avec tendresse. Il ressentait quelque chose avec elle, dans ses bras. Il ressentait quelque chose mais n'avait aucune idée de ce que s'était. Malsain, interdit, oui, mais salvateur. Du moins pour le moment. Sa langue se fraya un chemin à travers les lèvres de la jeune actrice, mais à peine avait-il  commencé à le laisser aller que Cara le repoussa violemment, une main sur son buste. Créant un fossé d'une trentaine de centimètres entre leurs bouches, Sorhan la regarda fixement, le souffle haletant. Elle était énervée, mais d'une autre colère que la sienne. « Je ne vous croyais pas capable d’être si méchant ! Vous savez très bien que … Vous m’embrassez uniquement parce que vous avez bu, demain vous le regretterez, et vous ferez semblant de ne pas vous en souvenir ou m’engueulerai quand j’oserai poser la main sur vous … Ne refaites plus jamais ça, si vous n’en avez pas vraiment envie ! . Peut-être avait elle raison, peut-être pas, Sorhan n'en savait rien. Oui l'alcool l'aidait, oui son esprit n'était pas des plus clair, mais malgré tout, il gardait ce contrôle propre au bon inspecteur de police. Il savait ce qu'il faisait, et acceptait chaque geste, chaque parole qui pouvait avoir. Mais elle avait le droit de réagir comme ça. Il était une girouette qui laissait les autres avec un drôle de gout dans la bouche. Il ne leur laissait pas assez d'informations pour être sûr de sa sincérité, mais trop pour l'accabler d'insultes. Les yeux de Cara rougissaient à vu d'oeil, Sorhan baissa la tête, honteux de l'avoir mise dans cet état. Il n'était vraiment plus aussi doué qu'avant. Faisant un pas en arrière, la regardant s'accroupir au sol pour reprendre son sac, il restait là, debout tel un pantin, le regard rivé sur le sol et sur Cara. Elle s'excusait, encore, mais là n'était pas le moment des remontrances.  Se grattant la tête, mal à l'aise, la bouteille toujours dans la main, il n'avait plus envie de boire à cet instant précis, même si une goulée de whisky lui aurait fait du bien. L'écoutant parler, il ne réagit pas à sa remarque, comme quoi chaque homme ne voulait qu'une chose d'elle, son cul et son fric. Sorhan aurait été un menteur s'il avait protesté contre elle. Il l'a voulait, là, tout de suite, il voulait ancrer son corps dans le sien, et ne faire qu'un avec elle le temps d'une nuit. Mais ce n'était pas juste pour l'acte en lui-même, ni pour lui soutirer du fric après. Il la voulait, avec une simplicité déconcertante, sans n'attendre rien en retour.

Silencieux, il ne la lâchait pas du regard, comprenant la connerie qu'il avait fait alors qu'ils étaient tout les deux alcoolisés. Elle pensait qu'il jouait avec ses nerfs, avec son coeur, s'amusant de cette idolâtrie qu'elle ressentait. Mais sur ce point là, Sorhan était certain d'une chose : quand il agissait, c'était pour de vrai. Il ne se moquait pas des gens, il ne s'amusait pas de leur comportement. Sorhan Allister était beaucoup trop franc pour se jouer de quelqu'un. Puis la voix de Cara fut comme un uppercut, le faisant relever la tête en un éclair, les yeux rivés sur le mur. « Et puis … Vous devez bien avoir quelqu’un, et je ne tiens pas à être responsable d’une dispute. » Restant coi, il était sur le point de vomir tout ce qu'il avait bu dans la soirée. Essayant de rester calme, il serrait le poing gauche, comme si une ancienne brulure revenait  la charge et le faisait souffrir le martyre. Son annulaire était vide d'alliance, elle n'avait même pas laissé une marque de sa présence. Sorhan avait toujours la bague de sa femme et la sienne, chez lui, dans l'ancienne boite à bijoux de Kelly. Il les gardaient précieusement sans savoir ce qu'il devait en faire.
Les larmes de Cara ne le ramenaient même pas à la réalité, il était mal, profondément touché par ce qu'elle lui avait dit. Profondément détruit. Ce n'était pas l'amour de Kelly qui lui manquait, il avait passé le cap, accepter. Il l'aimerait toujours, oui, au fond de lui il ne l'oublierait jamais. Mais c'était son acte, son comportement qui le rendait si instable, si douloureusement muet. Ses yeux commençaient à s'embuer lui aussi, et une seule larme traça son chemin sur sa joue. Une seule.
Cara lui avoua qu'elle ne le comprenait pas, qu'il était compliqué. Ces mots le ramenèrent à la dure réalité, et il se calma en une fraction de seconde, les larmes disparaissant de ses yeux. Elle se releva, et commençait à sortir. Restant quelques instants bloqué, Sorhan se mit à la suivre. Il ne voulait pas qu'elle rentre seule. Il ne voulait pas être seul.

L'air frais le gifla avec puissance. Peut-être retrouverait-il ses esprits plus rapidement. Avançant d'un pas lent, presque lourd, Cara était à une distance de deux mètres devant lui. Il l'avait blessé, Sorhan en prenait conscience. Mais il ne pouvait s'excuser pour ce qu'il avait fait car pour une fois, il s'était senti vivant, désiré. Et il ne souhaitait pas effacer ce moment. En quelques pas, il fut à sa hauteur, la surplombant malgré ses dix centimètres de talons. Il n'avait pas ouvert la bouche depuis tout à l'heure, stoïque, presque absent. "Vous comptez rentrer à pied ?" fit il d'une voix presque mécanique, sans aucune émotion. Il ne devait rien laisser transparaître devant elle. La nuit était noire, les étoiles à peines visibles, cachées par les innombrables nuages qui emplissaient la baie de Santa Barbara. Sa voiture était encore garée à l'hôtel, soit il la récupérerait demain matin, soit il retournerait la chercher après avoir ramené Cara.
Retirant sa veste, il la proposa à la jeune actrice, devant être frigorifiée. "Ne refusez pas. Ca fait cliché je sais, mais vous allez attraper je-ne-sais-quoi sinon." Maugréa-t-il dans sa barbe. Tenant la veste du bout des doigts, il se sentait terriblement con, à essayer de se rattraper alors qu'il ne regrettait en aucun cas son comportement. Elle devait le comprendre, il ne jouait pas. Même s'il aurait vu que ce soit le cas, il en était incapable. "Mademoiselle Nightingale je…Je voulais vous embrasser. Ce n'était pas un jeu pour moi. Même si mon comportement démontre le contraire, ça ne l'a jamais été." Les yeux se perdant dans l'horizon, il savait qu'il allait s'en mordre les doigts après. Mais pour une nuit, seulement une nuit, il voulait être lui-même, sans penser au procès, sans penser à son avocat, sans penser à elles. Il en avait besoin.


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
+ True Detective
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODERATEUR + SOUMETTEZ VOUS A NOUS
avatar
pseudo : alaska ≈ justine
célébrité : sophie turner.
crédits : ice and fire, alaska.
messages : 838
je suis ici depuis : 19/04/2014

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   Dim 27 Avr - 17:24


✤ we are like the stars.

« Vous comptez rentrer à pied ? » Cara leva les yeux vers Sorhan et acquiesça. Sa voix était plus froide, plus distante. Il était redevenu Monsieur l’Inspecteur, celui qui semblait inaccessible. « Marcher me fera le plus grand bien. » Elle baissa un instant son regard vers la bouteille qu’il tenait à la main. « Et vous, faites attention si vous conduisez. » lâcha-t-elle d’une voix qui se voulait le plus neutre possible. Ils pouvaient être surpris à n’importe quel moment et par n’importe qui maintenant qu’ils avaient quitté l’hôtel, aussi valait mieux être prudent. Cara était partagée entre l’envie de fuir et de se réfugier dans son lit pour penser à tout ce qu’elle avait découvert et par le désir de se blottir dans ses bras et ne plus jamais le lâcher. Parcourir le monde à ses côtés, comme aurait pu le faire une femme plus âgée et plus … Normale qu’elle. Le vent fraîs la fit frémit et machinalement, elle frotta ses bras de ses mains sans quitter Sorhan des yeux tandis qu’il ôtait sa veste pour la lui tendre. « Ne refusez pas. Ca fait cliché je sais, mais vous allez attraper je-ne-sais-quoi sinon. » Elle sourit, amusée par sa remarque, se préparant à la prendre quand l’homme enchaîna : « Mademoiselle Nightingale je…Je voulais vous embrasser. Ce n'était pas un jeu pour moi. Même si mon comportement démontre le contraire, ça ne l'a jamais été. » Son visage prit une teinte rosée. La main légèrement tremblante, elle s’empara de sa veste, son regard obstinément plongé dans le sien. « Merci … » souffla-t-elle en l’enfilant d’un air reconnaissant. Cela faisait trop d’émotions contradictoires pour une même soirée ; son esprit s’embrouillait et l’alcool dans ses veines n’aidait en rien. « Vous savez qu’en me prêtant votre veste, ça va vous obliger à me voir encore une fois ? Il faudra bien que je vous la rende. » murmura-t-elle avec un sourire joueur aux lèvres. Maintenant qu’il lui avait avoué avoir eu envie de l’embrasser, Cara ne pourrait plus abandonner, plus jamais. Pourquoi avait-il voulu l’embrasser ? « Pourquoi ? C’est vous qui avez dit qu’il ne se passerait jamais rien et que j’étais une enfant à vos yeux … » On disait des femmes qu’elles étaient compliquées. Mais aux yeux de Cara, les hommes étaient encore pires. Elle ne les comprenait jamais, même en y mettant toute sa bonne volonté. Mais qu’importe ? Peut-être pouvaient-ils tous les deux se laisser porter par leurs désirs sans chercher à vouloir tout contrôler.  « Oubliez, vous n’avez pas à vous justifier. » conclue-t-elle en secouant la tête. Après tout, pourquoi l’avait-elle embrassé la première fois ? La jeune femme devait simplement se sentir fière qu’il ait pu avoir envie de ses lèvres, les siennes et pas celles de ces femmes qui rivalisaient de beauté à l’intérieur de l’hôtel. Une victoire pour elle, bien que Cara ne s’en sente pas particulièrement fière. Le manipuler pour lui plaire n’était pas la chose la plus glorieuse qu’elle ait essayée de faire au cours de sa vie.

La jeune fille effleura la joue de Sorhan du bout des doigts. Il avait l’air perdu, plus jeune. Son regard, ses yeux, son odeur, tout la fascinait. « Est-ce que ça va ? » demanda-t-elle d’une voix timide en laissant retomber sa main. Elle ne voulait pas l’embarrasser, après tout le fait qu’il l’ait embrassée ne voulait pas dire qu’il ait envie de plus. Et Cara ne croyait plus assez en la gente masculine pour penser qu’elle pouvait intéresser qui que ce soit en dehors de son corps. « Je suis vraiment désolée, ce soir je vous ai encore donné du fil à retordre. Vous devez vraiment en avoir marre à force. » continua-t-elle, lèvres pincées, pour ne pas sourire. S’il savait qu’elle faisait ça uniquement pour attirer continuellement son attention ! C’était une manière totalement puérile de le faire, Sorhan le lui avait bien fait remarquer un peu plus tôt. Mais en attendant, ça marchait parfaitement bien ! « Il faut que j’y aille, avant que mes parents remarquent mon absence. » lâcha Cara d’une voix amère. Elle fit un pas en avant, collant son corps à celui de l’homme, et déposa un baiser tendre au coin de ses lèvres. « Bonne nuit, et merci encore pour la veste. Et soyez prudent. » répéta-t-elle avant de se détourner et s’enfoncer dans la nuit. A peine eut-elle parcourue quelques mètres qu’elle ressentit une terrible sensation de vide. Ce qu’elle avait vécu dépassait ses espérances les plus folles. Elle enleva ses chaussures et se mit à courir, ignorant royalement les regards curieux qu’on lui lançait. Une jeune femme avec une robe trop courte et trop chic courant comme sa vie en dépendait dans les ruelles ? C'était un spectacle amusant. Faire un jogging tous les jours avait quelques avantages, comme celui de faire le vide en soi et de se concentrer uniquement sur sa respiration. Si Cara pensait, elle allait encore pleurer. Or elle avait décidé qu’elle avait assez pleuré ; deux fois, c’était bien suffisant. Cara la sans-cœur, Cara l’allumeuse était de retour. Elle ne pouvait plus se permettre de se conduire de façon aussi fragile devant un homme qu’elle connaissait à peine. La rousse ne voulait plus être vulnérable, avoir à souffrir et faire souffrir qui que ce soit. Mais son regard gris lui revenait sans cesse en tête, l’obligeant à accélérer le pas. Essoufflée, elle se laissa tomber sur un muret au bord de la plage pour reprendre son souffle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« Contenu sponsorisé »

MessageSujet: Re: (sorhan) 'cause tonight we are stars   

Revenir en haut Aller en bas
 

(sorhan) 'cause tonight we are stars

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Dallas' Stars
» How do you rate President Obama's speech tonight?
» Dalas Stars signature
» Dalas Stars Aligment
» Dallas Stars

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BURIED SECRETS :: LAST KISS GOODBYE :: les archives :: rps terminés/abandonnés-