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 Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps

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MessageSujet: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Sam 17 Mai - 12:42


Je marchai doucement dans les ruelles du centre-ville. Je ne savais pas pourquoi je restai ici alors que je comptais me poser sur la plage. Je n’avais aucune envie de faire les magasins et je n’étais de toute façon pas en tenue pour. En fait, je savais très bien pourquoi je déambulais dans ces rues sans fin, mais je ne voulais pas me l’avouer. Je ne comprenais pas pourquoi je continuais à rester focaliser sur elle alors qu’elle m’avait incroyablement bien rejetée la dernière fois. J’aurais pu aller la retrouver, lui faire comprendre que tout n’était pas contre elle, mais je n’avais pas aimé comment elle m’avait parlée. Je n’aimais pas cette façon qu’elle avait de penser que tout n’était qu’un jeu pour moi. Cela faisait longtemps que je ne considérais plus la vie ainsi. Non, ce n’était pas vrai. Il n’y avait que certains sujets sur lesquels je ne jouerai plus jamais et l’abandon en faisait partie.

Pourtant, depuis mon retour à Santa-Barbara, je n’arrivais pas à savoir si Maya voulait de moi dans sa vie ou si elle me laissait seule. Elle m’avait fait comprendre que je pouvais venir la voir quand je le souhaitais dans son magasin mais je n’avais pas eu de nouvelles depuis. A la soirée, elle ne m’avait approchée que pour me faire des reproches. Seulement, au milieu des réprimandes, il y avait une demande à devenir meilleure pour elle. Petit problème en vue, je ne comptais aucunement changer pour elle. Je resterai qui je suis, peu importe que ça lui plaise ou non. Et si elle ne voulait pas comprendre pourquoi j’avais agi ainsi, c’était sa perte. Elle n’avait pas cherché à lui en parler plus sérieusement par la suite alors tant pis. Je n’avais pas à justifier chacun de mes actes. J’avais le droit de réagir comme je le souhaitais face à des traitres.

Ce n’était pas pour autant que je devais couper les ponts avec elle. Elle n’était pas responsable de ce qui avait pu se passer lorsque j’étais revenue ici la première fois. Un petit sourire vint s’épanouir sur mon visage. Je me mis à courir comme si j’étais plus en retard que jamais. J’avais déjà repérer la boutique de cupcakes la semaine précédente et je n’eus aucun doute sur mon trajet. Je débarquai en furie dans le magasin faisant déclencher bruyamment la sonnette. Je regardai autour de moi, mais il n’y avait pas de Maya à l’horizon. Je m’arrêtai net, déçue d’être arrivée trop tard. Son service devait déjà être fini ou n’avait pas encore commencé, au choix. Le patron me regarda étrangement, attendant patiemment que je m’explique.

Maya ? Où est-elle ?

Je pus voir ses sourcils se rejoindre de façon exagérée. Il ne semblait pas aimer mon ton du tout. D’accord, je n’avais pas été polie, je n’avais pas dit bonjour, ni quoi que ce soit, mais et alors ? Ce n’était pas avec lui que je voulais parler. Par contre, il faudrait peut-être que je change d’attitude si je voulais avoir une chance. Ou alors…

S’il vous plait ! Elle a un examen dans une demi-heure ! Oui j’allais à la plage quand j’ai appris la nouvelle, pas la peine de me regarder comme ça.

Maya !

Je la vis sortir de l’arrière-boutique, de la farine sur les mains. Je lui fis un sourire malicieux avant de reprendre mon sérieux pour ne pas me faire griller. Le patron ne pouvait pas deviner que je ne suivais pas du tout les mêmes études que Maya. Par contre, cette dernière le savait et elle pouvait toujours la dénoncer. Je ne pouvais plus deviner qu’elle serait sa réaction maintenant. Il y avait quelques années, elle m’aurait suivie sans aucun problème, mais ce ne serait plus forcément le cas. Je resserrai mon paréo dans mon cou pour ne pas qu’il me lâche après la course. Un dernier coup d’œil au patron et je lançai dans un ton innocent :

C’est comme vous voulez après tout. Moi j’y vais en tout cas. Ce serait dommage que tu loupes ça Maya, ça pourrait coûter cher à ta moyenne.

Sur ce, je me retournai d’un coup et repartis en courant.  D’ici, peu importe la ruelle qu’on prenait, cela menait vers l’université à tous les coups. Je pris donc le risque de tourner à droite, chemin menant aussi à la plage. Je ralentis au bout de quelques mètres, une fois sûre qu’on ne pouvait plus me voir du magasin. Je ne fus pas longue à rejoindre Summer Street. J’allai m’installer dans un coin tranquille, laissant mon paréo en place. Je ne comptais pas me baigner tout de suite. Si Maya jouait le jeu, il faudrait qu’elle puisse me retrouver facilement. Je ne savais pas quoi espérer. Je comptais bien rester là toute la fin d’après-midi, donc si elle ne me rejoignait qu’après son service, il y avait peut-être encore de l’espoir.
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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Sam 24 Mai - 12:28


Against a woolen sweater that was blue, that's all that I remember of you. Before you learned to walk, I learned to run, guess the ants really go marching one by one. When the train rolls in, the doors open I get in. Last night I had, a pleasant nightmare… There's an ocean formed outside my bedroom door, on sleepness nights I listen to it roar. There's a road too long to walk, too steep to climb, but the end of it is what you left behind. When the train rolls in, if the doors open, don't get in. Last night I had, a pleasant nightmare..

Le travail, le travail et encore le travail. Elle savait que pour payer le loyer et les petites escapades nocturnes, il fallait bien avoir un emploi stable, mais cela ne l’aidait pas à se sentir mieux. En fait, ça la déprimait de savoir qu’elle devrait travailler toute sa vie. Petit à petit, elle décrochait des cours, préférant le calme d’une bouteille au calme d’un livre de cuisine. Pourtant dieu savait qu’elle aimait la pâtisserie, peut-être était ce même la seule chose dans laquelle elle était douée, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser que si elle avait fait caissière, au moins le reste de son temps aurait été consacré à ses loisirs, et surtout au sport, qu’à bosser une technique pour étaler la pâte à sucre. Elle grossissait un peu els traits, mais au fond, tout ça était vrai. Elle n’avait jamais été douée pour les cours, pourquoi s’accrocher ?

Peut-être pour prouver a tout ceux qui l’avait condamnée d’avance à un suicide après sa dépression, ses mauvaises notes et ses crises. D’abord sa sœur, qui lui avait toujours dit qu’elle ne ferait rien de bien dans sa vie. Ensuite ses profs, qui lui avaient crié dessus, rétorquant avec un demi sourire que si un jour elle réussirait, ce serait en tant qu’éboueuse. Sur sa fiche d’orientation, c’était d’ailleurs ce qu’elle avait écrit. « Eboueuse. » Elle s’y était faite. Et pourquoi ne pas parler de tous ces toquards de l’école, qui la promettait à une jolie carrière en asile. Ils n’avaient pas aidés, en la poussant à terre et en l’humiliant constamment. Même si elle ne s’en était qu’à moitié remise, elle continuait d’avancer, et c’était ce qui comptait le plus. Et puis Alexia. Mais elle se n’était pas pour lui prouver qu’elle pouvait le faire, mais pour lui prouver qu’elle pouvait être meilleure. L’aimait-elle ? Sans doute. Ou pas. Elle était un peu perdue, alors elle tentait juste de ne pas se poser cette question. La bonne question était, la voulait elle de nouveau dans sa vie ?

D’une part elle le souhaitait ardemment, la tenir dans ses bras, l’embrasser, la couvrir de cadeaux. Sortir avec elle dans la rue main dans la main, rire, sortir faire la fête, ou même les courses. Tout ce qu’elle voulait c’était la blonde auprès d’elle le soir, et le matin, et la journée. Depuis leur rencontre, Maya n’avait pas fumé une cigarette. Elle ne s’était pas vraiment énervée contre quelqu’un, pas de remues ménage du côté du boulot, à croire que Alexia lui était bénéfique. A chaque seconde elle se demandait ce que faisait la belle blonde, et chaque fois, elle la désirait d’avantage dans sa vie.

D’une autre part, Maya était néfaste. Ça n’avait jamais été un secret, ça ne le serais jamais. Elle était violente. Oh oui, toujours. Parfois dans ses paroles blessantes, ses cris, ou dans ses gestes, coups de pieds, droite, elle ne pouvait pas se contenir parfois. Mais elle continuait à essayer de vaincre cela, en vain. Elle se promettait de prendre ses médicaments, et ils pourrissaient a côté du frigo. Et qu’avait-elle à lui offrir ? Un boulot minable ? Des études à peine réussis ? Des placards remplis d’alcool ? Un appartement miteux dans un quartier pauvre, avec un colocataire masseuse lesbienne ? Daisy n’était pas le genre de fille à être sage, et c’était peut être pire que d’être seule, d’avoir une colocataire pareille qu’elle. Pourtant elle l’adorait Daisy. Non, Maya continuait de penser que le mieux était de ne plus voir Alexia pour le moment. De toute façon elle ne l’avait pas contactée, preuve qu’elle ne voulait plus d’elle.

Encore en train de rêver, les éclairs au chocolat n’ont pas des petits pieds pour les porter jusqu’au four hein.

Karine se plaça a ses côtés, les doigts encore plein de pate. Maya soupira en souriant elle plongea ses petites créations dans le four brulant. Elle le ferma, et accable par la chaleur, décida de s’attaque à la crème glacée. Simple à faire mais long. Elle commença à se lancer dedans, les mains encore plaines de farine, et son tablier plus sale que le sol.

Maya !

Maya tourna des yeux étonnés vers le rideau rose menant à la boutique. Elle n’avait encore rien fait et voilà que son patron l’appelait déjà. Karine jeta un œil étonné et lui fit signe d’y aller, elle continuerait quelques minutes sans elle. La brune passa le rideau avec un visage agacé, coupée en plein travail. Elle se stoppa net en voyant Alexia dans la boutique, un sourire malicieux sur le visage.

C’est comme vous voulez après tout. Moi j’y vais en tout cas. Ce serait dommage que tu loupes ça Maya, ça pourrait coûter cher à ta moyenne.

Ok, Maya n’avait pas tout suivit. Elle lui jeta un regard interrogateur avant que la blonde s’élance hors de la boutique. Bon. Bah. Elle retira son tablier et se dirigea vers la sortit.

Tu prends déjà ta pose ? Tu travail jusqu’à ce soir après.

Maya se tourna vers son autre collègue, qui portait un cageot de carottes à bout de bras. Il était très sympa, mais malheureusement trop curieux pour un simple collègue. C’était sans doute la personne faisant le plus de blague sur la dépression de Maya et sa sexualité. Et c’était aussi sans doute la personne la faisant le plus rire. Garçon un peu étrange et un peu brutale avec les autres mecs, mais doux comme un agneau avec les femmes.

Mieux, je prends toutes mes poses de la semaine.

Elle sortit en courant d’air de la boutique, le voyant juste hausser les épaules avant de passer le rideau rose. Elle se jeta dans la rue, ne voyant pas la blonde des yeux. Elle dut faire six fois le tour avant de prendre une rue au hasard. Arrivant sur la plage . Déserte.

Alexia !


Aucune réponse, elle entreprit de retourner travailler, débitée, avant de se retourner, un éclair dans les yeux et un sourire sur le visage.

Réponds ! Je viens de sacrifier toutes mes pauses de la semaine pour toi !

Ca paraissait ridicule, et elle eut un petit rire nerveux seule, dans la rue, un peu perdue.



HRP : Désolée du temps de réponse :cute:Et endroit edité   
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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Mar 27 Mai - 22:04


Je plongeai mes mains dans le sable ne sachant comment m’occuper. C’était étrange à quel point le temps pouvait paraître long lorsqu’on attendait quelqu’un. L’espoir me redonnait le sourire mais chaque seconde qui passait devenait une torture. J’avais peur de ne pas la revoir, de me faire abandonner. Je ne voulais pas revivre ces instants intenses de solitude. Je savais que cela pouvait me détruire totalement et pourtant j’avais pris le risque. Je ne comprenais pas trop pourquoi je continuais à me démener pour elle. Pourquoi fallait-il que je choisisse toujours les personnes aptes à me faire du mal ? Il devait bien y avoir des demoiselles très gentilles à Santa-Barbara qui ne voudraient que mon bonheur. Mais je n’en avais que faire, je ne les regardais même pas. Je ne voyais pas l’intérêt quand toute mon attention restait fixée sur elle tant que tout n’était pas perdu.

Je ressortais mes mains du sable fin pour les replonger dedans, jouant avec les petits grains. Je relevai la tête pour regarder autour de moi, mais la jolie brune ne semblait lui accorder l’honneur de sa présence pour l’instant. Je sentais mon enthousiasme diminuer à chaque minute qui passait et je n’aimais pas ça. Je n’avais pas le droit de me laisser aller par un simple sentiment. Je devais arrêter de laisser ces pensées guider ma vie sans arrêt. Je devais reprendre le contrôle de moi-même. C’était pour cela que j’étais ici. J’avais décidé, sur un coup de tête je l’avoue, d’aller la voir pour avoir une réponse définitive sur ce qu’elle souhaitait. Si je devais passer à autre chose, je devais le savoir maintenant. Je ne pouvais plus continuer à passer ces nuits sans dormir, ces journées sans être capable de me concentrer. Ce n’était pas le moment d’être ailleurs.

Je me remis debout, attrapai mon sac et marchai dans le sable. Je ne pouvais pas rester assise, trop de chose me perturbait. J’allais me pencher pour enlever mes sandales avant de me raviser à la dernière seconde. Si Maya avait voulu me suivre, il faudrait qu’elle puisse me retrouver. Ce n’était pas en me baladant au bord de l’eau qu’elle pourrait me voir. Alors, je remontai vers la rue suivant la plage. Je marchai doucement, sans vraiment chercher à bouger très loin. Je ne savais pas quoi faire. Je n’allais tout de même pas faire des allers retours pendant des heures. Pourquoi avais-je seulement pensé que j’étais capable d’attendre ? Je ne le pouvais définitivement pas. Mais est-ce que je lui en tiendrai rigueur si elle ne venait pas maintenant ? Est-ce que je pourrais lui pardonner ? Je n’étais pas sûre de vouloir une réponse à ces questions. Je craignais les mots qui pourraient sortir de ma bouche si je m’y risquais. Elle avait séché des cours pour moi, elle avait même abandonné l’église pour rester à mes côtés, mais elle n’utiliserait pas mon argument pour me parler ? Oui, je ne connaissais déjà la réponse et je ne voulais pas y faire face. Je ne voulais pas croire que cela pouvait être la fin juste à cause de ça.

Je tournai brusquement vers la droite, regardai rapidement si la voie était libre et traversai la route. Je m’engageai dans une petite ruelle, direction la boutique de cupcakes. Je devais le voir de mes propres yeux, d’une façon ou d’une autre. Je n’en avais que faire de se faire remarquer de nouveau par le patron. Il ne pouvait pas me faire grand-chose de toute façon, ce n’était pas comme si je travaillais pour lui. Une voix teinta mélodieusement à mes oreilles. Je m’arrêtai net, manquant presque de marcher dans une crotte de chien. J’écoutai attentivement en direction de la plage, mais rien ne me parvint. Mon cœur battait à la chamade. J’avais cru que… Cette voix. L’avais-je inventée ?

Réponds ! Je viens de sacrifier toutes mes pauses de la semaine pour toi !

Un énorme sourire grandit sur mon visage tandis que je faisais un demi-tour en une centième de seconde. Je courus jusque la fin de la ruelle, revenant sur mes pas. C’était alors que je la vis, faisant face à la mer, de l’autre côté de la route. Je sentis mes mains trembler à sa vue. J’avais l’impression que chaque partie de mon corps se réveillait rien que par sa présence ici. Je regardai de nouveau à droite et à gauche, laissant une voiture passer devant moi, avant de marcher rapidement vers la plage. Je marchai le plus doucement possible vers elle. Je ne voulais pas trahir ma présence et encore moins ma joie un peu trop exagérée. Arrivée à côté d’elle, je plaçai ma main sur sa taille, passai derrière elle pour finalement déposer un baiser sur sa joue. Une lueur malicieuse illuminait mes yeux.

Pourquoi tu n’as pas utilisé mon excuse d’examen ? Ça t’aurait évitée bien des soucis !

Mon ton était léger, comme supprimer d’un poids lourd. Je m’éloignai un peu d’elle, enlevant ma main, et me posai contre la barrière les séparant du sable. Mon sourire grandit un peu plus en voyant qu’elle avait toujours de la farine sur les mains. Elle avait dû partir rapidement après mon départ au final. Peut-être n’avait-elle pas compris tout de suite où me trouver ? Un espoir nouveau me réchauffa brusquement, menaçant presque de me faire rougir. Je me laissai gagner par le minimum de timidité qui m’habitait, la voix un peu hésitante.

Je n’étais pas sûre que tu viendrais. Avec tout ce qu’il s’est passé…

Je lui fis un regard lourd de sous-entendu. La dernière soirée organisée par la ville n’avait pas été des plus plaisantes lorsqu’on se focalisait sur leur discussion. En fait, il n’y avait même pas eu de discussion en elle-même. Mais je ne voulais pas revenir dessus, pas vraiment. Si elle était venue, c’était qu’il y avait quelque chose à faire et même si c’était construire une conclusion, je voulais le faire en beauté. Je repris pleinement confiance en moi et la regardai avec assurance. Je lui pris sa main et m’élançai avec bonne humeur vers la plage. Je voulais tout reprendre dans de bonnes conditions, dans de bons sentiments. Pas de rancune, pas de reproche, ou du moins tout faire pour qu’il n’y en ait pas. Je m’installai de nouveau dans le sable en tailleur, la tête en arrière pour profiter du soleil. Puis je tournai mon regard vers elle, un sourire en coin.

Alors comme ça, ce n’est pas la peine que je m’approche de toi Ramirez ?
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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Jeu 29 Mai - 11:39


Against a woolen sweater that was blue, that's all that I remember of you. Before you learned to walk, I learned to run, guess the ants really go marching one by one. When the train rolls in, the doors open I get in. Last night I had, a pleasant nightmare… There's an ocean formed outside my bedroom door, on sleepness nights I listen to it roar. There's a road too long to walk, too steep to climb, but the end of it is what you left behind. When the train rolls in, if the doors open, don't get in. Last night I had, a pleasant nightmare..

Elle sentit alors des mains se poser sur sa taille, et elle tourna vivement la tête vers la personne qui s’était permises sans permission de poser ses pattes sur elle. Elle reçut avant d’avoir put voir la personne un baiser sur la joue. Elle se prépara à lui assener un coup de poing quand elle aperçut un sourire qu’elle ne connaissait que trop. La charmante blonde se tenait a ses cotés. Elle lui asséna un sourire renversent, et Maya se sentit défaillir quelques instants, avant de reprendre son souffle et de lui communiquer a son tour un plissement de lèvres. La voir éveilla en elle ces deux émotions contradictoires : Elle voulait s’enfuir pour ne plus souffrir, et rester pour la serrer dans ses bras.

Pourquoi tu n’as pas utilisé mon excuse d’examen ? Ça t’aurait évitée bien des soucis !


La brune eut un large sourire. Elle aimait la faculté d’Alexia, celle de croire que tout le monde, sous prétexte des Eudes laissaient passé tout et n’importe quoi. Cependant son patron à elle, il ne laissait rien passer, en fait il aurait plutôt aimé qu’elle arrête ses études pour venir travailler le bas à temps plein.

Parce qu’il ne m’aurait pas laissé partir, ce vieux radin. Pour lui, les heures sont les heures.

Elle eut un rire. Ils avaient tous un sacré caractère à son travail, et il était triste de voir a quel point ca pouvait entraver dans la vie de chacun. Mais elle ne s’en plaignait pas, après tout son patron et ses collègues lui avaient été d’une grande aide dans la reconstruction partielle de son budget. Malgré toutes ses frasques et problèmes qu’elle avait eus à son boulot, ils l’avaient gardée, la protégeant parfois même des plaintes de certains clients. Et elle n’aurait rien changé le moins du monde dans son parcours du travail.

Je n’étais pas sûre que tu viennes. Avec tout ce qu’il s’est passé…


Maya baissa les yeux en rougissant. Oui, et elle n’avait pas hésité a s’élancée derrière la blonde pour la rattraper. Ca avait été un geste naturel, comme si l’idée de la perdre à nouveau lui était insupportable. Mais elle le lui avait dit, elle attendrait son appel sans se prononcer, et elle avait tenu cette promesse. Elle avait eu peur qu’elle ne la rappelle jamais, ou même énervée qu’elle la rejette de sa vie, mais a ce sentiment s’ajoutais le soulagement de ne plus avoir le poids de son passé sur le dos, et ce fut avec la plus grande légèreté qu’elles s’enfoncèrent sur la plage.  


Alors comme ça, ce n’est pas la peine que je m’approche de toi Ramirez ?


Elle baissa encore une fois le regard. Elle avait agit avec jalousie, énervée qu’elle ne lui accorde qu’un demi regard. Elle ne sut pas que réponde, ainsi elle choisit de se taire. Maya lui prit les mains à nouveau et leva son regard, le plus doux qu’elle put faire, vers elle. Avec une fois qu’elle voulut douce mais qui fut un peu rauque, elle lui asséna ces quelques mots :

J’avais peur que tu ne me rappelles pas, je ne serais pas revenue dans ta vie bien sur, mais je tenais à ce que tu saches que quoi que tu décides de faire, je respecterais ton choix.

Elle parlait bien sur de savoir si elle voulait toujours de Maya a ses cotés, en amie ou autre, ou si elle la désirait la voir s’en aller définitivement de sa vie. Maya savait qu’elle ne pourrait pas le décider, c’était u choix qu’elle n’arriverait jamais à prendre.

Et je voulais que tu saches aussi que je veux juste que tu sois heureuse. Elle l’attira vers elle et plongea son visage dans sa chevelure. Elle écourta ensuite en le remplaçant devant elle, et elle lui fit un grand sourire.  Alors dis-moi, qu’étudies-tu ?

Elle ne voulait bien sur pas paraitre étrange à changer rapidement de sujet, mais elle avait souhaité lui exprimer sa pensée sans rester sur ce sujet pesant plus longtemps.
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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Dim 1 Juin - 8:42


Je l’avais sentie se crisper lors de mon contact et je crus un instant que j’allais me faire rejeter avec violence, mais elle dû voir que ce n’était que moi car je pus lui faire un baiser sur la joue sans problème. Au moins, j’avais toujours ce petit avantage de pouvoir la toucher sans me faire disputer. Cela devait être bon signe pour moi. Je rigolai un peu plus en l’écoutant râler sur son patron. J’haussai les épaules comme si c’était stupide de sa part de ne pas la laisser faire ses études comme bon lui semblait. S’il avait un minimum sens du business, il saurait qu’avec Maya diplômée, il aurait une employée beaucoup plus talentueuse et donc des gâteaux somptueux. Il faudrait peut-être que j’aille le lui préciser s’il n’arrivait pas à le comprendre.

Mais pour l’instant, j’étais avec Maya et je devais en profiter tant que tout allait bien. Je la vis baisser la tête face à mon reproche caché mais je réussis à changer rapidement la tendance pour ne pas rester plus longtemps sur le sujet. Seulement, lorsque j’avais voulu rigoler sur l’une des dernières phrases qu’elle m’avait lancée à la soirée organisée, elle ne semblait pas beaucoup plus à l’aise. J’avais raté mon entrée en matière. J’avais juste voulu détendre un peu l’atmosphère, mais j’avais sans doute choisi la mauvaise option. Elle s’installa à côté de moi et me prit mes mains avec douceur. Je la vis poser sur moi un regard tendre et j’eus l’impression de fondre sur place. Il m’avait manquée ce regard, tellement que je sentis mon cœur raté un battement. C’était ce genre de geste qui m’empêchait de lui en vouloir pour tout ce qu’il s’était passé et même si cela restait en mémoire, je ne voulais pas y penser pour le moment.

J’avais peur que tu ne me rappelles pas, je ne serais pas revenue dans ta vie bien sur, mais je tenais à ce que tu saches que quoi que tu décides de faire, je respecterais ton choix.

C’était à mon tour de baisser la tête. Je ne savais pas quoi lui dire. J’avais eu des doutes sur elle et je pensai encore en avoir, mais je n’étais pas sûre de pouvoir les supprimer avant un moment. Je ne pouvais pas attendre d’être certaine pour la revoir. Seulement, je ne pouvais pas lui promettre que tout irait bien, que tout était résolu. On était loin d’être arrivées à cette étape.

Et je voulais que tu saches aussi que je veux juste que tu sois heureuse.

Elle m’attira alors à elle pour se serrer contre moi. Je sentais son souffle contre mon cou alors qu’elle avait la tête dans mes cheveux. Je retins un instant ma respiration, essayant de réfléchir à ce que je pouvais bien lui répondre. Par moment, j’avais des doutes sur ce que ça pouvait être d’être heureuse alors qu’est-ce que je pouvais bien lui dire ? Mais Maya était toujours là pour me sortir du pétrin et elle ne manqua pas au rendez-vous. Elle se décala avant lui demanda avec bonne humeur ce que je pouvais bien faire comme étude. C’était une question plutôt facile pour une fois.

Je me suis trouvée une passion dans les langues étrangères. J’aimerai bien travailler dans l’édition principalement et pourquoi pas un jour dans la traduction.

Je ressentais un mélange de fierté et de timidité à lui en parler. Elle m’avait toujours connue à sécher les cours et à en n’avoir rien à faire alors que maintenant j’avais un véritable but vers lequel foncer. C’était l’un des changements que je ne pouvais que mettre en avant. Mais c’était quand même étrange d’essayer de connaître l’autre vu comment on avait pu être connectées.

Je crois que j’aimerai bien continuer de voyager un peu partout. Même si ça a fini par devenir long d’être loin de mon père, j’ai adoré mes années en Angleterre. Être dans un autre pays, rencontrer de nouvelles personnes, découvrir une nouvelle culture, je ne m’en passerai jamais je crois. J’en ai toujours gardé des bons souvenirs.

On pouvait vraiment ressentir mon enthousiasme dans mes paroles. Si j’avais pu un jour regretter mes années en Espagne, je ne pouvais dire la même chose en cet instant. Je caressai sa main avec douceur, passant mes doigts sur la partie extérieure.

Pour ce que tu as dit tout à l’heure, je ne peux pas te promettre que tout ira bien entre nous. Je sais juste que je ne peux pas être heureuse en te sachant près de moi mais si loin en même temps.

Je n’étais pas très claire, je le savais, mais je ne pouvais pas préciser plus que cela. Je ne savais pas ce que je voulais et je préférai laisser le temps me le souffler. J’attrapai une de ses mèches de cheveux, jouant distraitement avec, comme auparavant. Partant de nouveau sur un sujet un peu moins tendu, elle lança avec vigueur :

Tu fais bien des études toi aussi ? Je ne me suis pas trompée ?
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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Dim 1 Juin - 20:49


Against a woolen sweater that was blue, that's all that I remember of you. Before you learned to walk, I learned to run, guess the ants really go marching one by one. When the train rolls in, the doors open I get in. Last night I had, a pleasant nightmare… There's an ocean formed outside my bedroom door, on sleepness nights I listen to it roar. There's a road too long to walk, too steep to climb, but the end of it is what you left behind. When the train rolls in, if the doors open, don't get in. Last night I had, a pleasant nightmare..


Maya attendit que la jeune femme reprenne la parole. Ciel, elle lui avait manquée cette voix chantante, elle avait eu du mal a s’en souvenir quand elle repensait à la blonde au paravent. Après tout la dernière fois qu’elles s’étaient parlé à Barcelone, sa voix n’avait rien de joyeuse et chantante. En fait, elle respirait la tristesse et la rage. Cette rage sans doute d’être rejetée subitement par Maya. Déception aussi. Maya connaissait la voix de la déception par cœur. Elle l’avait si souvent entendue qu’elle n’avait plus de secrets pour elle. Un mélange de honte, de regrets et de mélancolie. Un mélange acide qui restait en bouche des années plus tard. La déception était le sentiment qu’elle connaissait sans doute le mieux après la honte.

Oh oui, la honte. Compagne de ses journées entières pendant presque six ans. C’est fou comme celle que vous connaissez comme votre meilleure amies se révèle être votre pire ennemie. Elle la rongeait la honte, de toute part. Honte d’être lesbienne tout d’abord. La plus grande des hontes pour la Ramirez. Puis la honte d’être bonne a rien, de ne pas savoir faire d’études sans lâcher au milieu du premier mois. Honte d’être si instable, trop violente pour être approchée et appréciée réellement. Honte. Honte. Honte. Un mot balancé d’un coup : « Tu devrais avoir honte ! » Craché par une grande sœur perfide au visage d’une gamine timide et faible. La honte, elle la côtoyait des journées durant. La honte, un sentiment qui lui collait à la peau telle une odeur de pourriture.

Elle aurait voulue affirmer qu’elle n’avait plus honte, qu’elle s’assumait pleinement, qu’elle se sentait bien. Que son homosexualité n’était plus un secret, qu’elle était OK avec les autres et son orientation, sans rougir, sans mentir. Lui dire que ca y est, Maya était gay et fière de l’être. Mais ca aurait été un mensonge.


Je me suis trouvée une passion dans les langues étrangères. J’aimerai bien travailler dans l’édition principalement et pourquoi pas un jour dans la traduction.


Maya fut surprise de cette orientation pour les langues étrangères mais en fut ravie. Elle qui n’en avait jamais rien eu a faire des cours suivait de brillantes études. Elle était réellement heureuse pour elle, de la voir si fière de sa vie, ca la faisait sincèrement sourire.


Je crois que j’aimerai bien continuer de voyager un peu partout. Même si ça a fini par devenir long d’être loin de mon père, j’ai adoré mes années en Angleterre. Être dans un autre pays, rencontrer de nouvelles personnes, découvrir une nouvelle culture, je ne m’en passerai jamais je crois. J’en ai toujours gardé des bons souvenirs.


Maya hocha la tête. Elle ne pouvait rien dire du style. « Je comprends. » Elle n’avait jamais voyager ailleurs qu’ici, à Santa Barbara. Elle était passée de l’Espagne a cette ville ensoleillé. De la misère à la misère dorée. Et oui, elle n’avait jamais voyagé, et ne voyagerais surement jamais.


Pour ce que tu as dit tout à l’heure, je ne peux pas te promettre que tout ira bien entre nous. Je sais juste que je ne peux pas être heureuse en te sachant près de moi mais si loin en même temps.


Maya essaya de comprends le sens de ces paroles, tout en ne s’avançant pas trop sur leur sens. Elle préférait rester les pieds sur terre pour le moment. Le tout était de se tenir a ses cotés sans jugements ni rancœur. Et même si elle savait que tout ce qu’elle voulait c’était la retenir a ses cotés, elle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir une appréhension à l’idée de voir Lexie s’en aller à nouveau :


Tu fais bien des études toi aussi ? Je ne me suis pas trompée ?


Maya hocha la tête avec vigueur, un sourire timide et gêné aux lèvres. Comme au bon vieux temps. Elle n’était pas aussi fière que cela, mais elle était tout de même heureuse d’avoir repris ses études jusque là minables.

Oui, je suis des études de pâtisseries. C’est tout ce que je sais faire de mes dix doigts. Et je compte passé un concours pour avoir enfin toutes mes aptitudes pour ouvrir ma propres pâtisserie.

Elle eut cette fois un petit frisson d’excitation. Tout cela la bottait sérieusement. Elle avait envie de le faire, mais quelque chose s’y opposait vraiment. Son excitation retomba et elle fit une moue attristée.

Enfin ne nous emballons pas trop, je n’ai pas les fonds nécessaires.


Elle haussa les épaules en signe de dépit. C’était triste à dire mais elle ne savait pas quoi faire pour avoir plus de sous. Peut être devrait elle se mettre a la recherche d’argent. Elle se tourna vers elle avec un sourire.

Et sinon tu as voyagé ou exactement ?


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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Lun 2 Juin - 15:31


Je commençai déjà à sourire en la voyant hocher la tête. Si elle avait réussi à terminer le lycée et à continuer plus loin dans les études, je ne pouvais qu’être fière d’elle. Je l’avais vu combattre contre les cours, contre les notes pendant tout le temps où j’étais avec elle. Je savais que je n’avais pas vraiment aidé en l’incitant à sécher les cours, mais je ne me rendais pas compte des conséquences. J’avais toujours réussi à m’en sortir plus ou moins bien malgré cela. Et lorsque tout ce qui me poussait à vivre avait disparu, je m’étais juste plongée dedans jusqu’à ne plus vouloir sécher une seule heure de cours ou presque. Mais je savais que ce n’était pas le cas de Maya. La confiance n’était pas son point fort et ses notes avaient dû se détériorer en un rien de temps.

Oui, je suis des études de pâtisseries. C’est tout ce que je sais faire de mes dix doigts. Et je compte passer un concours pour avoir enfin toutes mes aptitudes pour ouvrir ma propre pâtisserie.

La surprise fut totale pour moi. Je ne l’avais jamais vu cuisiner, je n’avais jamais rien goûté de ce qu’elle avait pu préparer. Il fallait dire qu’on avait toujours évité de traîner chez elle de peur d’être découvertes par ses parents. On avait même évité ma maison, elle n’avait pas été à l’aise de rencontrer les miens. Je me retrouvai donc bouche bée en apprenant sa véritable passion. Si elle m’avait dit qu’elle partait sur des études sportives, je n’aurais pas été choquée, mais là c’était différent. J’allais faire une remarque lorsque je vis son visage se décomposer devant moi. Je fronçai les sourcils et mon enthousiasme descendu d’un cran lui aussi.

Enfin ne nous emballons pas trop, je n’ai pas les fonds nécessaires.

J’aurais dû le deviner. Je le savais pourtant qu’elle n’avait pas une famille très riche. C’était juste que j’avais décidé de ne plus penser à eux, les tenant en partie responsable de leur malheur. Je lui lançai un regard désolée. Je ne voyais pas comment je pouvais l’aider à ce niveau-là. Même si mon père pouvait me payer mes études, j’étais loin d’avoir de quoi payer ou louer une boutique. J’étais déçue de ne pas pouvoir faire plus pour elle, de la laisser dans un état d’espoir perdu d’avance. Elle essaya de reprendre contenance en poursuivant la conversation, mais ça me restait en travers. Il fallait qu’elle trouve une passion qu’elle pourrait vivre de toutes ses forces, sans obstacle.

Je ne sais plus si je te l’ai dit, mais je suis partie en Angleterre pour mes études. Du coup, j’en ai profité pour visiter tout le Royaume-Uni et l’Irlande aussi !

Je n’osai pas lui demander si elle aussi avait voyagé. Si elle n’avait pas vraiment d’argent pour son métier, ça risquait d’être compliqué de prendre l’avion. Mieux valait faire profil bas là-dessus.

Et tu comptes me faire goûter quand tes fameuses pâtisseries ? Je n’en ai jamais vu la couleur, tu n’as jamais cuisiné pour moi. Ça fait longtemps que tu aimes ça ? Je suis vraiment contente que tu es trouvée ta voie, tu le mérites.

Sur ce, je me penchai en avant pour lui voler un baiser sur la joue. Je ne savais pas ce que je faisais, je me laissai aller comme bon me semblait. Pour l’instant, tout allait pour le mieux et c’était très bien comme ça. Même si je savais que je devais faire attention, je ne voulais pas me bloquer. Si j’avais envie de faire quelque chose, je le faisais.

Il faudrait que tu m’apprennes à cuisiner parce que je ne suis pas très douée. Les pâtes commencent à devenir mon plat favori vu comment je m’en sors avec le reste. Ça me fait penser, tu ne peux pas faire des concours autre ? Qui te rapporteraient de l’argent ? Je suis sûre que ça doit exister vu toutes les émissions qu’on peut voir à la télé !

Je me levai alors, sous l’impulsion d’une nouvelle idée. J’avais envie de bouger, de profiter de cette belle après-midi avec la magnifique Maya. Et juste bronzer sur la plage ne faisait pas parti de mes choix pour y parvenir. Je laissai tomber mon paréo sur le sable, dévoilant mon ensemble de bain. Je lui tendis alors la main pour l’aider à se relever.

J’espère que tu as déjà profité de ta venue ici pour te baigner. L’eau est délicieuse dans ce coin, contrairement à celle de la Manche. Elle est gelée là-bas ! Rien ne vaut une petite baignade pour se sentir bien. Et après, on pourra aller se faire ce cours de cuisine, qu’est-ce que tu en penses ?

Mon attitude en sa présence pouvait vraiment être différente d’un jour à l’autre. Il n’y avait qu’elle pour me faire ressentir autant d’émotions contradictoires, mais cela ne me déplaisait pas en cet instant. Seule la joie parvenait à prendre le dessus sur tous mes sentiments. Je passai à côté d’elle, la frôlant, et chuchotai à son oreille :

Tu sais faire beaucoup plus de choses que tu ne le crois, mais me rattraper n’en fait pas parti !

Sur ce, je partis en courant vers la mer. Je me retournai quelques secondes pour la provoquer. J’étais persuadée qu’elle allait me suivre. Mais je ne devais pas me laisser distancer par cette sportive naturelle.
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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Mar 1 Juil - 14:39


Against a woolen sweater that was blue, that's all that I remember of you. Before you learned to walk, I learned to run, guess the ants really go marching one by one. When the train rolls in, the doors open I get in. Last night I had, a pleasant nightmare… There's an ocean formed outside my bedroom door, on sleepness nights I listen to it roar. There's a road too long to walk, too steep to climb, but the end of it is what you left behind. When the train rolls in, if the doors open, don't get in. Last night I had, a pleasant nightmare..



Les problèmes d’argent de Maya et des Ramirez n’avaient jamais été un secret. Depuis leur enfance, les trois petites filles avaient vécues dans un petit appartement dans une banlieue. Elles ne s’étaient jamais plaintes –sauf Eva parfois quand elles étaient jeunes – et jamais elles ne demandaient de choses hors de prix ou qui sortait du budget. Elles n’en voulaient même pas à leurs parents. Elles Comprenaient après tout. La vie n’était pas toute rose de ce côté-là, mais leur famille restait soudée et heureuse. Du moins ca l’avait été pendant longtemps. Et aucun de leurs problèmes n’avaient été créés par les problèmes d’argents. En fait, les trois jeunes filles et leur famille s’étaient même plutôt bien débrouillés, avec leurs bons de réduction, leurs crédits, les abonnements pour des produits moins cher à long termes, ils avaient tout fait pour être parfaitement à l’aise avec leur petit budget. Seulement voilà, avec tout cela, ils n’avaient jamais voyagés.

Je ne sais plus si je te l’ai dit, mais je suis partie en Angleterre pour mes études. Du coup, j’en ai profité pour visiter tout le Royaume-Uni et l’Irlande aussi !

Maya, même si elle n’avait jamais voyagé, avait quand même internet. Et plusieurs fois elle avait vu des vues diverses et variées de l’Europe. Ciel elle adorait l’Europe, et parfois –souvent même – Barcelone lui manquait. Puis elle regardait la plage, les gens, le soleil... Et de nouveau elle se sentait chez elle. Après tout Santa Barbara « tait une ville magnifique, on ne pouvait qu’aimer !

Et tu comptes me faire goûter quand tes fameuses pâtisseries ? Je n’en ai jamais vu la couleur, tu n’as jamais cuisiné pour moi. Ça fait longtemps que tu aimes ça ? Je suis vraiment contente que tu es trouvée ta voie, tu le mérites.


Elle accompagna ses paroles d’un baiser. Alexia était vraiment magnifique avec ses joues rosies par le vent. Maya ouvrit la bouche mais la referma. Elle avait pensé à lui proposer de venir les gouter chez elle, mais son appartement miteux ne ferait pas bonne impression. Elle se contenta donc de répondre à la question.

En fait je suis venue ici en travaillant comme serveuse dans un café en ville. Ensuite j’ai découvert que cuisiner était la chose que je savais le mieux faire après su sport. Puis avec l’argent que j’ai collecté, j’ai commencé ces études de pâtisserie. Et me voilà à travailler dans cette boutique de gâteaux.

Il n’y avait rien d’exceptionnel de ce côté, mais elle était fière de continuer peu à peu ses études. Elle espérait juste que ce ne serait pas comme tout ce qu’elle avait entrepris, et qu’elle ne laisserait pas tomber.

Il faudrait que tu m’apprennes à cuisiner parce que je ne suis pas très douée. Les pâtes commencent à devenir mon plat favori vu comment je m’en sors avec le reste. Ça me fait penser, tu ne peux pas faire des concours autre ? Qui te rapporteraient de l’argent ? Je suis sûre que ça doit exister vu toutes les émissions qu’on peut voir à la télé !

Maya y avait pensé, elle haussa les épaules. Elle ne savait pas vraiment quoi faire comme emission, et elle supportait mal la pression. En plus si elle disait à son patron qu’elle allait participer à une émission et prenait des congés, il allait la virer. Ça c’était certain. Et puis il avait déjà fait tant pour elle, en la supportant et la gardant quoi qu’il arrive, elle ne pouvait pas lui faire faux bond.

J’espère que tu as déjà profité de ta venue ici pour te baigner. L’eau est délicieuse dans ce coin, contrairement à celle de la Manche. Elle est gelée là-bas ! Rien ne vaut une petite baignade pour se sentir bien. Et après, on pourra aller se faire ce cours de cuisine, qu’est-ce que tu en penses ?


Maya hocha la tête, la voix un peu courte. Elle était maintenant trop stressée pour parler, et elle ne sut pas quoi répondre à la blonde. Maya ne savait jamais à quoi s’attendre avec la blonde, elle cela lui plaisait autant que ça la désarçonnait. Et pour la première fois de sa vie, elle se sentait comme à Barcelone, heureuse et souriante:

Tu sais faire beaucoup plus de choses que tu ne le crois, mais me rattraper n’en fait pas parti !


Maya se retourna d’un bond. Un défi sportif ? A Maya Ramirez ? Qui oserait ? Elle enleva son haut et son bas, se retrouvant en sous-vêtements. Elle fit craquer ses pieds et s’élança d’un coup vers la blonde qui s’était retournée vers Maya pour voir si elle la suivait. Maya mit quelques secondes à la rattraper, à bout de souffle, et elle continua à courir à ses côtés en riant aux éclats. Alexia n’avait jamais battue la brune une seule fois à la course. Elle la dépassa avec un peu de peine, i fallait dire que la blonde était quand même rapide.

Elle atteint l’eau bien vite et plongea dedans avec rapidité. Elle n’était pas chaude mais Maya se sentait bien dans l’eau, peu importe la température. Elle vit la blonde arrivée quelques secondes après elle et elle la tira dans l’eau avec hâte. Admirant chaque partie de son maillot de bain au passage. Maya avait le souffle coupé en le voyant, et elle se contenta de sourire.

Tu as raison, elle est géniale.

Elle ne savait pas quoi dire, et elle n’en avait pas envie en fait. Elle prit le visage de la blonde entre les mains, la regardant pendant quelques secondes avant de déposer un baiser sur sa joue. Elle n’avait pas ressenti cette impression de bonheur et de fraicheur depuis longtemps. Et elle adorait à vrai dire.

Tu sais que tu m’as manquée ?
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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Mer 9 Juil - 21:39

J’avais tout de suite remarqué l’absence de réponse face à ma proposition de projet. Si je ne le montrai pas sur mon visage, j’avais peur d’aller trop vite ou que Maya ne voulait pas me voir autant que ça. Elle était peut-être venue me rejoindre, mais rien ne me disait qu’elle voulait retrouver une relation entre nous, amicale ou autre. Elle avait peut-être juste voulu mettre les choses au point et repartir à son travail ensuite. Mais je ne me laissai pas démonter et surtout, je ne me laissai pas aller à des conclusions trop hâtives. A la place, je me relevai rapidement et lui proposai une aide pour qu’elle fasse de même. Et rien ne valait un bon défi sportif pour l’inciter à me suivre.

Lorsque je me retournai pour voir si elle était vraiment derrière moi, je pus voir ce rayonnement sur son visage alors qu’elle venait tout juste de se mettre en sous-vêtements. J’en fus tellement stupéfiée que je perdis énormément de vitesse. L’espagnole arrive en un rien de temps à ma hauteur et elle me dépassait déjà lorsque je me remis en place. J’éclatai de rire en la regardant prendre tellement d’avance sur moi. Je ne comprenais même pas pourquoi je lui avais dit cela, je n’avais aucune chance de la battre. Mais je parvins tout de même à tenir à peu près l’allure, je réussis même à la rattraper pour être à ses côtés en atteignant la mer. Maya semblait un peu à bout de souffle arriver là, ce qui m’étonne grandement. Avait-elle lâché le sport après toutes ces années ? Etait-ce possible ?

Je sentis l’eau froide toucher mes pieds et ma course s’arrêta nette. Je n’arrivai jamais à rentrer rapidement dans la mer. J’avais besoin d’y aller progressivement, mais ce n’était pas le cas de mon ancienne copine. Elle était déjà dedans au moins où je ralentissais. Elle ne me laissa même pas l’occasion de mettre gentiment mes jambes dans l’eau. Elle me tira par la main et je sentis tout mon corps se refroidir d’un coup.

Eh attend ! Elle est…

Ma phrase disparue dans une multitude de bulles remontant à la surface de l’eau. Je donnai une impulsion dans le sable et remontai à l’air libre et rejetant mes cheveux en arrière.  Je lui souris avec bonne humeur. La fraîcheur était vite oubliée lorsque je pouvais la voir aussi heureuse. Nos nouvelles retrouvailles semblaient tellement différentes des premières. J’en étais d’autant plus contente. Il y avait eu trop de drames pour avoir de bonnes conséquences entre nous.

Tu as raison, elle est géniale.

La meilleure baignade que je n’ai jamais faite ici.

Ma réponse avait été automatique, sans que je puisse la contrôler, mais je ne regrettai pas. Je le pensais vraiment, j’étais heureuse d’être avec elle en cet instant et je ne me souvenais pas de beaucoup de bons moments ici. Je la vis se rapprocher doucement de moi et ses doigts vinrent se poser sur mon visage. Je m’immobilisai dans la mer, attendant la suite du geste. Mes yeux restaient fixés dans les siens, incertain de ce que je souhaitai vraiment en cet instant. Pourtant, je pus sentir une faible déception quand je perçus ses lèvres sur ma joue. Mais elle fut bien vite évincée par toute la chaleur qui m’envahissait.

Tu sais que tu m’as manquée ?

Je restai sans voix après sa question. Ce n’était plus elle qui était perdue face à une personne nouvelle, mais moi. J’avais toujours pris l’habitude de prendre les devants entre nous. Seulement, Maya avait décidé de casser le rythme. Un petit sourire timide vint piquer la place à celui joyeux. Je ne m’attendais vraiment pas à une telle déclaration de sa part.

Vraiment ?


Je fus surpris par ma propre voix, un peu cassée et trop faible à mon goût. Je me raclai la gorge avec précipitation et regardai au loin, un peu honteuse. Je n’aimai pas me laisser prendre aussi facilement par mes émotions. Pourtant, je ne pouvais pas vraiment les cacher, elle me faisait un effet, c’était sûr. Ce n’était pas pour rien que je l’avais embrassée à l’hôpital. J’attrapai une de ses mains et vins entrecroiser mes doigts avec les siens. Je relevai mes yeux pour la regarder, sentant mon cœur battre plus vite à chaque seconde.

Toutes ses années ont été… différentes sans toi. Il y avait comme un manque.

De nouveau l’émotion prit le dessus, mais au moins ma voix était redevenue correcte. On pouvait comprendre ce que je disais sans tendre l’oreille. Mais l’incertitude de nos sentiments me rendait tout de même un peu mal-à-l’aise et je ne mis pas longtemps à m’éloigner discrètement, m’enfonçant un peu plus dans l’eau. Je fis quelques brasses, la surveillant toujours du coin de l’œil.

A la nage aussi tu dois être meilleure que moi, non ? Pas la peine de te défier là-dessus !

Je lui lançai un regard interrogateur, une petite étincelle de malice dans mes pupilles. Mais je ne me sentais même pas de nager, je n’en avais pas la force, ni l’envie. Je n’étais pas très natation, plus douée pour bronzer sur la sable, comme toujours. Mais bientôt, je me rapprochai de Maya avec silence. Je plongeai ma tête sous l’eau au dernier moment et attrapai ses jambes pour la faire plonger avec moi. Je la contournai, retenant toujours mon souffle, pour me placer face à elle. Je sentais mes yeux qui commençaient à piquer avec le sel, mais je ne m’en préoccupai pas. Je posai une main sur son visage, l’eau se glissant légèrement entre nous, bloquant le contact total. Je refermai mes paupières et utilisai mes souvenirs pour me rapprocher un peu plus d’elle. Mes lèvres touchèrent d’abord son nez, lui donnant un petit bisou. Je les posai ensuite sur les siennes, doucement, profitant de chaque seconde. Puis, petit à petit, mon baiser devint passionné, je la pris dans mes bras, une main derrière sa nuque. Mais le souffle vint à me manquer et je dû me reculer pour me pousser vers la surface. Je me mordis la lèvre inférieure, ne sachant quoi dire, quoi faire…
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MessageSujet: Re: Maya - Si je joue à ton jeu, je ne prends pas le risque de perdre tout de suite, mais celui d'être brisée à nouveau avec le temps   Ven 29 Aoû - 22:23


If I could make days last forever, If words could make wishes come true.I'd save every day like a treasure and then Again, I would spend them with you...But there never seems to be enough time To do the things you want to do once you find them. I've looked around enough to know, That you're the one I want to go through time with...

Maya n’avait jamais été une fille très ambitieuse ou même impliquée dans un grand projet. En fait, jusque ici, elle n’avait même pas eu dans l’idée d’entreprendre des études. Les projets a long termes la dépassait complètement. Pour les projets a court termes, c’était une autre paire de manche. Parfois elle y repensait, puis se ravisait, réussissait a en venir a bout, ou lâchait tout d’un coup. Maya était sur ce coup-là imprévisible. Elle se demandait donc ce qu’elle allait bien pouvoir lui proposer a faire.

Ca n’aurait tenue qu’à elle, elle serait simplement partie faire un peu de sport ou cuisiner. Mais ce genre de choses n’était pas recommandé lors d’un rendez-vous. Mais était-ce un rendez-vous ? Galant ? Juste amical ? Elle n’aurait sut le dire. Peut être était ce les deux a la la fois, avec deux débouchés possibles. Elle ne savait pas si elle devait prendre en compte le fait qu’elles avaient un passé chargé, u juste repartir a zéro. Les possibilités pour voir la chose d’un certain angle étaient plus nombreuses les unes que les autres. Maya voyait donc les choses comme cela : Elles étaient juste deux ex qui avaient décidées de se revoir sans la moindre ambigüité. Mais si Alexia tentait sa chance, elle ne dirait pas non. Maya voyons ! Non, il fallait qu’elle soit raisonnable, elle était nocive pour elle, et ca ne servait a rien de faire remonter a la surface de vieux sentiments. Peut être même n’était ce que de la Nostalgie. De toute façon, plus qu’amitié ou non, Maya ne pouvait juste pas voir plus loin.

Elle n’était pas une personne qui pouvait faire du bien a la blonde. Peut-être qu’une autre fille pourrait faire battre son cœur, sans lui faire manquer des battements à l’instar de Maya. Rien qu’a cette pensée elle eut un frisson. Mais pouvait-elle vraiment faire la fille jalouse ? L’ex possessive ? Sans doute pas, c’était elle qui l’avait rejetée après tout, et qui venait maintenant de la revoir, la poussant a revenir vers elle. La blonde avait aussi sa part de responsabilité dans ce rendez-vous, mais c’était Maya qui avait a nouveau chamboulée sa vie, et elle s’en voulait terriblement pour ca. Elle savait que la blonde était bien mieux sans elle, alors pourquoi s’accrocher ?

Bien sur Alexia lui avait manquée, terriblement. Combien de fois avait-elle pleurée dans son lit, seule, parce qu’Alexia n’était plus là. Combien de fois s’était-elle imaginée vivre avec la blonde dans un petit appartement en bord de mer. Alexia dans ses études et Maya dans sa boutique. Peut-être même que cela arriverais... Non non non ! Elle ne devait pas y penser ! Elle devait se montrer forte et arrêter de s’immiscer ainsi dans sa vie. Alors pourquoi était-elle si heureuse d’être dans l’eau avec elle, alors que ce n’était pas bien. Pourquoi pas bien ? Elle ne savait pas exactement ? Juste cette impression qu’elle ne devrait pas... Sans pouvoir se l’expliquer.

Vraiment ?

Sa voix fut étonnamment cassée. Et ca fit rire Maya quand celle-ci détourna la tête. Ça avait toujours été Maya l’embarrassée et celle qui exprimait ses émotions avec une voix faible et cassée. Oui, les deux avaient définitivement changées. En bien ou en mal, mais changées. Alexia prit ses doigts et les entremêlas avec les siens, ce qui fit rougir violemment Maya. A, nous y revoilà. Elle rougissait comme une ado, alors qu’elle ne l’était plus, et pendant une seconde, ce fut comme si jamais rien ne s’était passé, qu’elles avaient toutes les deux dix-sept ans et que leur amour était encore parfait.

Toutes ses années ont été… différentes sans toi. Il y avait comme un manque.

Maya était touchée que Alexia lui dise cela, elle qui était si mal à l’aise avec ses émotions. Bien sûr elle ne continua pas a lui faire face et s’enfonça un peu dans l’eau. Puis elle la regarda du coin de l’œil. Ses cheveux blonds flottants gracieusement a la surface. Maya ne l’avait jamais trouvée aussi jolie, avec les cils pleins de petites gouttes d’eau salée et les lèvres un peu rougies par le froid.

A la nage aussi tu dois être meilleure que moi, non ? Pas la peine de te défier là-dessus !
On m’appelle la carpe ma chère.


C’était faux, personne ne l’appelait ainsi. On l’avait nommée ainsi quand elle était petite, et dieu seul savait que ça faisait très longtemps. Mais elle eut un rire et fit quelques brasses, la projetant un peu plus loin. Elle se rapprochait doucement de Alexia, tout en faisant attention a chacun de ses mouvements, pour voir si Alexia plongeait a nouveau ou non. Elle devinait bien sûr qu’Alexia n’était pas une nageuse aiguerie, plutôt adepte du bronzage et du volley que de la natation synchronisée. Et tant mieux. Elle se souvenait qu’une fois Alexia l’avait supportée, sur le bord de la piscine, et que Maya avait gagné la compétition. Elle avait ensuite donnée une excuse a ses parents et l’avait rejoint dehors, l’embrassant avec fougue, lui donnant même sa médaille. C’était la première fois qu’elle l’embrassait dans un lieu publique. Elle avait été malade toute la soirée ensuite. La honte étant insoutenable.

Puis, perdue dans ses pensées, Maya n’avait pas sentie Alexia approchée, et celle-ci la tira dans l’eau avec elle, Maya prit une grande respiration avant de plonger. Elle se plaça face a elle, et malgré l’eau qui lui secouait les yeux, elle continua de la regarder, en pouvant détacher son regard de son visage doux bercé de ses cheveux blonds. Alexiaposa sa main sur son visage, l’eau glissant dessus, et l’embrassa... Sur le nez. Maya eut un rire, laissant échapper quelques bulles d’air, avant qu’Alexia ne pose ses lèvres sur les siennes. Puis le baiser se fit plus rapide, plus passionné, et se fut a regret qu’elle sentit la blonde se projeta à la surface pour respirer. Maya la rejoignit bien vite, même si elle était un peu sonnée. Puis elle la vit se mordre la lèvre, gênée.

Sans prévenir, Maya décida de prendre une initiative. Elle s’empara de la taille de la blonde et en deux ou trois battements de jambe arrivé sur la rive, déposant la blonde et se mettant au-dessus d’elle. Elle rejeta ses longs cheveux bruns en arrière et plongea son regard dans le siens.

« Je t’aime. » Elle retint son souffle, choquée elle-même de ces paroles qu’elle n’avait pas dit depuis longtemps, trop longtemps. « C’est le bonheur et le drame de ma vie. »

Elle eut un petit rire nerveux, déposant un baiser sur les lèvres d’Alexia, et caressant son visage de sa main droite, l’autre prenant appui fermement sur le sol de la plage.

« Tu fais de moi une meilleure personne. Je te promets de changer. On pourrait aller toutes les deux se promener, main dans la main. Je ne veux plus avoir honte. Je te jure que ca sera diffèrent cette fois, je ne te laisserais pas t’en aller. » Elle chercha un signe de la part de la blonde, mais ne réussit pas a décrypter la moindre émotion concrète. « Veux-tu encore de moi ? »



Oh ... Fuck it !
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