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 sorhan ≈ light me up when i'm down

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MessageSujet: sorhan ≈ light me up when i'm down   Mer 21 Mai - 23:35

SORHAN & CARA
we've been counting stars.

C'était la première fois depuis la petite soirée à la plage que Cara avait l'occasion de sortir. Mais ce soir, c'était un peu particulier. Pas de robe trop courte, pas de décolleté plongeant, pas de paillettes. Ce soir, c'était une soirée tranquille dans le bar un peu miteux du coin, où elle avait été invitée par des gens qu'elle avait rencontré la veille à la fac, qu'elle avait apprécié pour leur simplicité et leur convivialité. La jeune fille enfila un jean noir, des chaussures dont les talons n'excédaient pas les huit centimètres et un pull de mailles bordeaux très léger qui dénudait les épaules. Elle laissa ses cheveux tomber en cascade dans son dos et maquilla ses lèvres, avant d'observer son reflet. Jolie sans en faire trop, cela suffirait amplement. Cependant, rien ne disant qu'elle passerait toute la soirée avec eux, alors mieux valait être prévoyante : elle fourra dans son sac une petite robe et son maquillage, ainsi que quelques billets au cas où, malencontreusement, elle devait payer quelques tournées de champagne. Si Cara mettait tant de cœur à l'ouvrage, c'était parce qu'au fond, elle était loin d'être aussi enjouée et emballée. Les derniers jours avaient été difficiles, fatigants. Elle avait eu l'horrible sensation que le temps ne passait que lorsqu'elle trouvait un moment pour se reposer. La jeune femme avait trop de choses en tête pour rester sereine, à commencer par l'ambiance froide et tendue lorsqu'elle avait vu Sorhan Allister à la plage. Il y avait aussi le réalisateur du film sur lequel elle bossait qui se comportait en tyran, et sa relation avec Erwan qui avait pris un tournant étrange. Trop de questions auxquelles Cara ne trouvait pas de réponses et qui lui bouffaient la vie. Assise sur son lit, elle jeta un coup d'oeil à la veste de l'inspecteur, parfaitement rempliée sur son bureau, qui attendait d'être récupérée. Mais comment la lui rendre ? Elle ne pouvais sciemment pas la lui apporter au commissariat comme si de rien n'était, il s'attirerait immédiatement les soupçons de ses collègues (et ils auraient bien raison!) Le souvenir de ses lèvres sur les siennes suffisait à la faire fondre et à serrer son cœur douloureusement. Où est-ce que ça la mènerait, de s'accrocher à ce désir brûlant et destructeur qui l'animait quand elle posait ses yeux sur lui ? Décidant qu'il était temps de cesser de se torturer de la sorte, Cara se releva, s'empara de son sac et jeta un dernier coup d'oeil dans le miroir. Puis elle quitta sa chambre. Hope était assise sur le canapé, plongée dans son téléphone portable. « Je sors meuf, je rentrerai tard. » lâcha-t-elle avec un sourire. Hope le lui rendit. « Amuse-toi bien. Et sois sage ! » Hope suffisait à la rendre heureuse. Depuis qu'elle vivait avec elle, et avec Adria, Cara pouvait réellement dire qu'elle était contente de rentrer à la maison. Parce qu'une maison, maintenant, elle en avait une. Hope et Adria étaient comme des grandes sœurs pour elle.

Il y avait déjà un peu de monde au Drunk's. La première chose qui frappa Cara, peu habituée aux lieux de ce genre, que ses parents réprouvaient au plus haut point, c'était la clientèle très hétéroclite. Ados de quartiers, étudiants, employés de bureaux, vieux amis, femmes solitaires aux airs las … N'importe qui se fondait dans la masse, personne n'attirait spécialement le regard : pile ce qu'il lui fallait. La jeune fille regarda autour d'elle dans l'espoir de trouver le petit groupe qui l'avait invitée, en vain. Sans doute étaient-ils en retard, à moins qu'elle ne soit trop en avance. Un coup d'oeil à son portable lui apprit qu'elle était parfaitement à l'heure. Elle prit place à une table et s'adossa contre le mur, en pianotant sur son téléphone pour envoyer un texto à la fille qui l'avait invitée. La serveuse s'approcha d'elle. « Vous désirez, Mademoiselle ? » Elle hésita un instant : pouvait-elle commencer à boire en les attendant ? « Une bière, s'il vous plaît. » répondit-elle en reposant son téléphone sur la table. Un quart d'heure passa. Cara eut le temps de terminer sa bière et d'en commencer une autre. Une demi-heure passée, elle tenta de téléphoner. Sans réponse. Elle attendit un quart d'heure de plus, énervée qu'on lui ai fait un plan pareil. Son temps était précieux, et elle détestait que l'on se moque d'elle ! Enragée, elle prit avec violence son téléphone et s'apprêta à se lever, quand une silhouette attira son attention. Il était là, aussi beau que d'habitude avec ses cheveux bouclés, ses yeux gris, son air triste. Grand, musclé, Sorhan Allister était un délice pour les yeux. Quoi qu'elle fasse, Cara n'arriverait jamais à contrôler ce surplus de phéromones qui devait déteindre jusqu'à l'autre bout de la ville chaque fois qu'il entrait dans son champ de vision. Son regard croisa alors le sien ; la jeune femme fit un petit signe de tête en guise de salutation et elle esquissa un maigre sourire. Elle l'avait largement snobé à la plage, royalement ignoré, mais avait espéré que sa façon d'effleurer sa main en partant l'aide à comprendre que c'était à contrecœur. En fait, elle était terrifiée. Par lui, par elle, par ce dont elle était capable. Cara baissa la tête vers sa bière à moitié pleine et porta le verre à ses lèvres en reposant son téléphone sur la table : après tout, rien ne l'empêchait d'attendre les autres encore un peu. Son regard ne cessait de passer de l'écran de son téléphone obstinément silencieux à Sorhan. Etait-il un habitué des lieux ? Si elle avait su, elle serait certainement venue plus souvent. Ce n'était pas loin de chez Hope et Adria, et elle prévoyait bien de les traîner là un soir de temps en temps. Sorhan vint à sa rencontre et Cara rougit : « Bonsoir monsieur Allister. » souffla-t-elle timidement. C'était étrange, amusant, et même carrément érotique, cette façon de s'appeler Monsieur et Mademoiselle, après ce qu'ils avaient vécu ensemble. Mais après tout, qu'avaient-ils vécu ? Lui s'en moquait bien. Elle posa son verre et passa sa main sur sa nuque. « Je vous jure que je ne vous stalke pas, j'ignorais que vous alliez venir ici ! » Avec les flics, mieux valait préparer une défense solide. Elle lui proposa d'un geste de la main de prendre place à la table, avec elle, ignorant si il était venu seul ou non.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 24 Mai - 13:29



Une semaine aux allures d'enfer sur Terre. Où chaque heure passée lui avait donné l'impression d'en être vingt quatre, où chaque coups de téléphone le rendait nerveux, au point d'exploser quand on ne lui répondait pas. Et enfin, ce soir, tout était rentré dans l'ordre. Enfin il pouvait souffler, ne plus penser à elle, son amour de toujours. Enfin elle était sortie d'affaire. Le soir du barbecue festif de Santa Barbara, il avait reçu un coup de fil, la voix de sa belle-mère était faible, presque inaudible. Elle pleurait. Sorhan avait du rapidement s'éloigner pour comprendre ce qu'elle essayait de lui dire, et les seuls fragments qu'il avait comprit étaient Nora et hôpital.  En une heure, conduisant à toute vitesse, il s'était retrouvé devant l'hôpital St Thomas. Mais sans pouvoir obtenir d'information avant que ses beaux-parents soient présents, par faute de droits sur sa fille. Deux heures d'attente, deux heures à regarder les portes qu'on lui avait interdit de franchir, puis enfin le visage rougeâtre de sa belle mère était apparu. Nora était malade depuis quelques jours, une petite bronchite  pensaient ses grands-parents. Mais cela avait empiré et cette nuit, elle e respirait plus. Plus aucun souffle ne soulevait son petit corps, plus rien. Sorhan était resté stoïque, le médecin expliquait qu'elle avait une infection des poumons, qui depuis quelques temps, se révélait assez répandue chez les enfants de cet âge, la pollution et l'air ambiant étant en cause. Nora était en soins intensifs, sous respirateur et les prochaines quarante huit heures allaient être décisives.

C'état il y a six jours maintenant, et Nora s'en était sorti, sans séquelles. Elle recommençait à rire comme jamais, jouait de son charme sur son père, s'amusait à essayer de lui faire des tresses sans grande réussite. Elle était redevenue l'enfant qu'il aimait tant, et qu'il avait du, à nouveau, laisser avec ses grands parents. Mais il était heureux, malgré cette triste séparation. Elle était en vie et s'était le principal.
Ce soir, il était libre, son patron lui ayant donné deux semaines de congés pour aller voir sa fille et être certain qu'elle était bien remise. Garant sa voiture, il avait envie de boire un coup, ou peut être plusieurs pour enfin lâcher prise sur cette semaine où sa vie avait encore failli basculer. S'engouffrant dans le bar, le regard baissé, il releva la tête. Peut-être n'était-il pas le seul à vouloir s'aérer l'esprit. Non, il ne reconnaissait personne. Personne sauf ce regard brûlant et cette couleur de feu qui faisait tâche dans le paysage. Elle était là, accoudée au comptoir, naturelle, tout simplement rayonnante. Baissant quelques instants la tête, il décida de se rapprocher de la rejoindre - à quoi bon l'éviter si c'était pour penser à elle durant toute la soirée ? « Bonsoir monsieur Allister. » Monsieur. Elle gardait les conventions, comme si rien ne s'était passé entre eux, comme s'il ne l'avait pas violemment plaqué contre un mur et embrassé avec rage. "Mademoiselle Nightingale." Fit-il simplement, s'asseyant près d'elle, trop près d'elle. Chaque mouvement qu'elle faisait, chaque sourire, chaque haussement d'épaule faisait remonter en lui ce désir qu'il avait ressenti lors du Gala de charité. Qui était-elle pour le rendre fiévreux, proche de l'inconscience ? Etait-elle comme ça avec tout les hommes qu'elle voulait charmer ? Faisant un signe vers le barman qu'il connaissait que trop bien, celui-ci lui apporta un verre de scotch, comme à son habitude. « Je vous jure que je ne vous stalke pas, j'ignorais que vous alliez venir ici ! » Esquissant un sourire, Sorhan bu une longue gorgée du liquide qui lui réchauffa le corps. Même s'il était déjà bien trop bouillant pour un début de soirée. "Peut-être que c'est moi qui vous suit mademoiselle Nightingale…" Souffla le jeune inspecteur, sans regarder la belle rousse. Cela ne servait à rien de se mentir, de se voiler la face, ils se plaisaient, jouaient, se charmaient à chaque instant depuis leur rencontre. Sorhan avait beau gardé son masque d'inspecteur parfait, ce dernier tombait petit à petit à chaque nouveau regard de Cara. Devant elle, il redevenait ce chien fou qu'il avait été plus jeune. "Pourquoi êtes vous seule ce soir Cara ? Vous n'aviez pas de soirée mondaine ou de tournage ? " Fit-il, réellement intéressé par ce que la jeune demoiselle faisait dans la vie. Plus qu'un physique, elle était très intelligente et c'était ce qui lui plaisait. Elle n'était pas insouciante, bien qu'elle le laissait croire à de nombreuses reprises, et savait parfaitement mener la barque lors d'une conversation. Reposant son verre sur le comptoir proche de celui de Cara, sa main restait presque collée à celle de son interlocutrice. Un simple contact qui lui fait l'effet de milles caresses. Il la voulait.


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 24 Mai - 15:52

« Mademoiselle Nightingale. » Son nom avait une sonorité exquise, dans sa bouche. Elle tourna la tête pour ne pas rougir, concentrée sur son verre de bière qui lui sembla absolument fascinant. Mais elle fut bien vite déstabilisée, bien plus qu’elle ne l’aurait voulu :  « Peut-être que c'est moi qui vous suit mademoiselle Nightingale … » Se rendait-il compte de ce qu’il était en train de dire ? Cara le fixa, alors que Sorhan restait obstinément tourné vers son propre verre. Son propre désir n’en fut que décuplé et elle but une nouvelle gorgée pour faire redescendre la température. Mais elle manqua de s’étouffer et le reposa aussitôt. Boire ou s’étouffer, il fallait choisir. Elle ne savait pas sur quel pied danser avec lui. Quand elle tentait ouvertement de le séduire il l’envoyait promener en disant qu’elle n’était qu’une petite fille pour lui, et maintenant qu’elle se comportait en amie, il l’allumait clairement. A moins qu’elle ne se trompe et interprète mal. Mais dans ce cas-là, c’était odieux de sa part et elle ne lui pardonnerait jamais. Son cœur n’y survivrait pas. « Pourquoi êtes-vous seule ce soir Cara ? Vous n'aviez pas de soirée mondaine ou de tournage ? » Sorhan reposa son verre sur la table, frôlant sa main au passage. Comme lors de cette soirée à la plage où elle l’avait effleuré de ses doigts en guise d’au revoir, il laissa le contact durer. Elle aurait aimé la serrer dans la sienne, au lieu de quoi elle rougit plus violemment en se contentant de la caresser de son doigt, avec une lenteur et une douceur infinies. « Je me suis pris en pleine gueule la dure réalité de la vie. Je pensais pouvoir intéresser les gens bien, mais il faut croire que je ne le suis pas encore assez moi-même. » Son visage se referma un peu, tandis que la déception l’envahissait de nouveau. « J’ai été invitée par des étudiants, qui doivent bien se foutre de ma gueule en racontant à leurs amis qu’ils ont réussi à tendre un piège à une pauvre fille qui a cru qu’elle pouvait se faire des amis. » Bien décidée à ne pas laisser sa morosité déteindre sur la conversation, et sur Sorhan, elle esquissa un sourire amusé et haussa les épaules faiblement. « Mais finalement, je n’y perds pas au change. Au contraire. » ajouta-t-elle en plongeant son regard dans le sien. Autant être honnête : elle était bien plus heureuse de le voir lui que n’importe quel groupe d’étudiant qui aurait pu l’inviter ce soir. « Vous voulez autre chose, Mademoiselle ? » s’enquit la serveuse en s’emparant de son verre vide. Cara sursauta et retira sa main qui touchait celle de l’homme à ses côtés plutôt brutalement. « Vodka Tonic, s’il vous plaît. » Pour ne pas craquer en présence de l’inspecteur, il lui fallait quelque chose de fort. A moins que cela ne lui donne plus de courage. Mais elle savait qu’elle allait encore dépasser les limites, son corps et son cœur le réclamant plus fort encore que ce que sa raison lui ordonnait de fuir.

Après avoir bu sa première gorgée de vodka, Cara eut le courage de se retourner vers lui. « Et vous, Sorhan, la semaine a été longue ? » C’était la première fois qu’elle avait l’audace de l’appeler par son prénom. Elle commençait déjà à dépasser les bornes alors qu’elle était lucide. Mais rien ne servait de se mentir, les bornes, ils les avaient dépassées depuis longtemps. Depuis le moment où il l’avait embrassée avec violence, brisant le peu de volonté qu’elle avait de rester loin de lui. A moins que ce ne soit lorsqu’elle l’avait embrassé, elle, pour la première fois. « J’ai toujours votre veste. Je voulais vous la rendre, mais … Je ne savais pas comment m’y prendre et je ne pouvais pas passer au commissariat, vous auriez certainement eu des problèmes. » Cara se mordit la lèvre et passa sa main dans ses cheveux en observant de nouveau son verre. Elle avait surtout eu peur de le croiser, depuis son comportement exécrable à la plage. Elle savait très bien que Maël désapprouvait totalement sa façon d’agir avec l’inspecteur, et elle ne pouvait pas se montrer familière devant lui. Ni devant sa cousine Max, ni devant ses amis. Personne ne comprendrait. T’es mineure Cara, t’es un bébé et tu le seras toujours pour lui. A quoi tu t’attends ? pensa-t-elle, le cœur serré. Un simple passe-temps. Elle laissa l’alcool lui brûler la gorge avec un plaisir incommensurable, son corps se détendant ostensiblement grâce aux ravages qu’il procurait sur son organisme. « La soirée à la plage s’est bien passée ? » s’enquit-elle, d’un ton qui se voulait détaché et neutre. Elle aurait pu demander pardon pour avoir été désagréable, mais elle préférait ne pas s’aventurer sur ce terrain-là. Cara se voyait mal lui dire qu’elle aurait vendu son âme au diable pour se pendre à son cou et passer la soirée dans ses bras, à dévorer ses lèvres et profiter de la chaleur de son corps dans les vagues qui auraient fait d’eux des pantins vulnérables, sous la lune d’argent. Comme le font les couples. Mais nous ne sommes pas un couple, et nous ne le serons jamais. Redescend sur terre Cara. Se mettre des gifles mentalement ne servait à rien. Elle savait ce qu’elle voulait, et elle n’arrivait pas à se persuader que Sorhan ne le voulait pas. Cette tension qui régnait entre eux était partagée, elle le savait. Elle s’accrochait à cette idée plus qu’à n’importe quoi d’autre.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 24 Mai - 16:41



Et ses doigts qui filaient discrètement et délicatement sur sa main. Et son regard brûlant qui ne le lâchait pas. Comment pouvait-elle le rendre fou de la sorte, comment… Sorhan n'avait pas ressenti ce désir ardent depuis des années et il devait se l'avouer : jamais une femme ne lui avait fait cet effet là. Etait-ce sa jeunesse, le danger de sa nature, de sa célébrité qui l'excitait? Il n'en avait aucune idée mais adorait ce goût d'interdit qui s'opposait à eux à chaque instant, à chaque minute.  « Je me suis pris en pleine gueule la dure réalité de la vie. Je pensais pouvoir intéresser les gens bien, mais il faut croire que je ne le suis pas encore assez moi-même. » Quand Cara continua de lui expliquer la tournure de sa soirée, Sorhan eut un pincement au coeur, une minuscule douleur qui l'agaça. Comment les jeunes peuvent être aussi malsains ? Au fond de lui, il espérait qu'ils soient juste en retard, pour que la jeune femme soit heureuse de voir qu'elle avait eu raison de leur faire confiance. Mais il n'y croyait pas. Cara avait raison, tourner en ridicule une célébrité était un plan parfait pour des connards de leur genre. Buvant ses paroles, il ne fut qu'interrompu par la serveuse qui s'infiltra dans leur intimité. Détournant rapidement la tête, la main de Cara fit de même, comme si un mur venait de s'ériger entre eux. A nouveau.

Surpris de la commande de la jeune fille, Sorhan ne pu s'empêcher de sourire : soit elle voulait  se saouler pour faciliter la discussion, soit elle voulait se trouver une excuse pour leurs futurs comportements. Quoi qu'il en soit, l'inspecteur termina son verre d'une traite et n'eut pas le temps d'en commander un autre qu'Elliot, le tenancier, en reposa un devant lui. Sorhan venait ici chaque soir depuis son arrivée à Santa Barbara. Il aimait le lieu, calme et peu fréquenté par la haute bourgeoisie. Il aimait l'alcool servi et il aimait la discrétion d'Elliot. Jamais il n'avait fait de remarques en voyant l'inspecteur sur le point de tomber de son tabouret lors de ses soirées de beuveries. Jamais il n'avait railler sur son comportement. Un soir, il lui avait même permis de dormir sur le canapé du fond, le préférant en vie ici, que mort en prenant sa voiture. Mais personne n'en savait rien.
Un petit coup de tête suffit à le remercier et Sorhan reposa le regard sur la somptueuse créature qui se trouvait face à lui. Qui se mit à lui poser toutes les questions qu'il n'aurait voulu entendre ce soir. La semaine, le soir du barbecue, tout, sauf parler de ces moments qu'il souhaitait effacer de sa mémoire. Attrapant son verre, il laissa la liquide couler au fond de sa gorge puis reposa son regard sur Cara. Il devait éviter ce type de discussion, il devait éviter de parler des moments où il était avec Nora. " Vous pouvez garder  la veste, elle vous sera certainement plus utile qu'à moi !" Préférant rester sur cette seule question posée, il esquissa un maigre sourire avant de se perdre dans ses pensées. Il n'avait jamais imaginé lui parler de sa fille, de sa… de son ex-femme, de son passé à Los Angeles. Comment réagirait-elle face à tant de violence et de douleur en une seule histoire ? De lui, elle ne connaissait que sa plaque et son air bourru, ses remarques sarcastiques et ses baisers. Au final, il lui était totalement inconnu. "Pour revenir à ce que vous disiez avant, vous êtes quelqu'un de bien. Ne laissez pas une bande de p'tits cons vous laissez penser le contraire." Il était sincère et voulait qu'elle le comprenne. Malgré sa célébrité, la jeune femme semblait manquer cruellement de confiance en elle dans certaines situations. Sorhan ne s'était jamais demandé comment s'était de vivre avec une bande de paparazzis collée à ses talons à chaque minute de sa vie. Comment on pouvait accepter de se retrouver afficher dans tout les magasines chaque samedi matin. Il fallait avoir un certain courage et une grande force intérieure pour résister à cet univers pervers qu'est la célébrité et Cara avait l'air de s'en sortir plutôt bien. "Au fait, j'ai vu un de vos films y'a quelques temps. Celui pour lequel vous aviez gagné une récompense, euhm, un BAFTA je crois me rappeler. Vous jouez bien !" Avoua l'inspecteur en buvant une nouvelle gorgée. Il omit juste de lui signaler à quel point il avait fantasmé sur elle la nuit qui avait suivi, à quel point la scène où on voit seulement son dos nu l'avait titillé. Et ses rêves feraient rougir le plus dépravé des hommes de Santa Barbara. Se grattant la nuque, visiblement mal à l'aise de se rappeler cette nuit, il abandonna le regard de la jeune rousse pour se tourner vers l'heure. Il était 22h00 et le bar était quasi vide. Etrange pour un soir de week end. "Vous avez un… très joli dos. Très photogénique." Fit-il, un sourire gêné plaqué sur le visage, le regard rivé sur les étagères à alcool. Ce fut le pire compliment qu'il ai pu faire dans sa vie.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 24 Mai - 19:08

Cara fut légèrement vexée que Sorhan évince toutes ses questions. Mais elle n’insista pas : ça ne la regardait pas, après tout. S’il n’avait pas envie d’en parler avec elle, c’était son droit. Elle n’était rien pour lui. « Vous pouvez garder  la veste, elle vous sera certainement plus utile qu'à moi ! » Elle répondit à son sourire tout aussi faiblement que le sien et baissa les yeux. Quelques mots à peine avaient suffi à refroidir ses ardeurs. Plus efficace que l’alcool. Elle ne comprenait rien, jamais, avec cet homme. Il la regardait de façon brûlante, l’effleurait, avant de la rejeter sans ménagement. De la repousser loin de lui, de ce qu’il devait cacher. Et Cara détestait qu’on joue avec elle de la sorte, c’était insupportable et déstabilisant. Pourtant, c’était aussi ce qu’il lui avait manqué avec les autres. La difficulté. Le désir de se battre pour l’avoir, de tout faire pour lui plaire, pour que plus jamais il ne pose les yeux sur une autre qu’elle.  « Pour revenir à ce que vous disiez avant, vous êtes quelqu'un de bien. Ne laissez pas une bande de p'tits cons vous laissez penser le contraire. » Cette remarque arracha à la jeune fille un sourire amusé. Elle ricana et acquiesça, reconnaissante. « Oui … Mais il ne vaut mieux pas que je réponde à leur guerre, sinon ils vont regretter d’être nés. » dit-elle le plus sérieusement du monde en sirotant sa vodka. Être riche et célèbre lui procurait quelques avantages indéniables ; si bon nombre de gens comme ceux qui l’avaient invitée pensaient pouvoir la berner, Cara avait aussi assez de connaissances pour leur rendre la vie impossible. Pour faire de leur scolarité un enfer. Si autrefois, cela l’aurait amusée, aujourd’hui la perspective de faire souffrir qui que ce soit ne lui offrait aucun plaisir. Au contact d’Adria et Hope, au contact d’Erwan, de Sorhan, Cara apprenait à aimer et à s’aimer. A vivre, tout simplement. « Au fait, j'ai vu un de vos films y'a quelques temps. Celui pour lequel vous aviez gagné une récompense, euhm, un BAFTA je crois me rappeler. Vous jouez bien ! » Les propos de Sorhan déstabilisèrent la demoiselle, une nouvelle fois. Elle croisa les bras sur le comptoir, devant elle, et le regarda avec un sourire. « Jouer, c’est ce que je fais de mieux. » répondit-elle seulement, mystérieusement. Elle ne parlait pas seulement de son métier d’actrice bien entendu, ou de ses publicités pour le parfum Abyss. Mais elle laissa le doute planer tout de même, touchée par son compliment quant à son métier. Être reconnu pour ce à quoi l’on vouait sa vie était agréable. Et lui ? Etait-il assez reconnu pour son métier ? Il avait des garces comme elle qui rendaient les choses plus difficiles. « Vous avez un … très joli dos. Très photogénique. » Cara éclata de rire joyeusement et se mordit la lèvre pour ne pas le vexer ; après tout, ce compliment aussi lui faisait plaisir, même si c’était sans doute le pire compliment qu’on lui ait fait de toute sa vie. Voyant exactement de quelle scène Sorhan voulait parler, Cara hésita quelques instants en grattant le comptoir de son ongle et lança, en l’observant en biais : « La robe, je l’ai gardée. Elle patiente sagement dans mon dressing, en attendant une occasion d’être portée. » L’ombre d’un sourire se dessina sur ses lèvres.

Elle aimait jouer. Elle le provoquait. Si elle était certaine que Sorhan se trouve au prochain gala ou à la prochaine œuvre de charité, elle pourrait la porter. Cara imaginait se promener parmi la foule avec sa robe bleue marine dont le décolleté insolent plongeait jusqu’au bas de son dos. La main de Sorhan se poserait sur sa peau, l’effleurerait avec douceur, lui arrachant des frissons de désir. En sentant son corps se réchauffer ostensiblement, et voyant que Sorhan était peu amène à parler de lui ou de sa semaine, la jeune femme essaya de briser le silence qui s’était réinstallé entre eux pour penser à autre chose que cette envie violente de posséder ses lèvres. « Je n’habite plus avec mes parents.  » Qu’est-ce que c’était censé vouloir dire ? N’hésitez pas à venir chez moi quand vous voulez, surtout ! Cara avait beau ne plus vivre chez eux, elle n’en restait pas moins sous leur tutelle. Mineure. Mineure. Enfant. Elle posa son menton sur la paume de sa main en souriant, le regard rivé vers le barman qui faisait des aller-retour d’un côté à l’autre. Peut-être qu’il savait tout ce qu’elle aurait aimé savoir au sujet de l’homme assis à ses côtés. Peut-être que tout le monde le savait, sauf elle. Cara but cul-sec le reste de sa vodka et reposa son verre sur le comptoir, avant d’interpeller le barman. Il lui en servit une autre et elle soupira. Elle avait promis de ne pas boire, mais ça commençait à faire beaucoup. Pour quelqu’un qui ne tenait pas l’alcool, elle était allée trop loin … Et était capable de tout. Elle tourna les yeux vers Sorhan, observant ses yeux gris à la fois incandescents et glacials, ses lèvres délicieuses, ses cheveux bouclés. Pourquoi avait-il fallu qu’elle croise sa route ? Pour être malheureuse, de nouveau, alors que la vie avait décidé de lui sourire enfin ? « Est-ce que c’est irrespectueux et trop audacieux que de vous proposer de venir dîner, un de ces jours ? Je fais délicieusement bien réchauffer le surgelé. » plaisanta-t-elle, déjà prête à recevoir en pleine tête un vent monumental dont elle se remettrait difficilement, comme chaque fois que Sorhan s’éloignait d’elle. Ce qu’elle était en train de lui proposer dépassait de loin ce qu’elle avait pu faire jusqu’à maintenant, d’autant qu’ils se retrouveraient totalement seuls pour la première fois. Jusqu’à maintenant, le seul moment où ils avaient eu l’occasion d’être uniquement tous les deux, c’était dans l’infirmerie de fortune dans laquelle elle avait soigné ses jambes.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 24 Mai - 19:50



Intrigué par son rire, Sorhan tourna le visage vers Cara, hypnotisé par sa réaction. Elle ne se moquait pas de lui, mais de son compliment, qui était totalement absurde. Souriant de toutes ses dents, il fut heureux de la voir si amusée. Au moins, elle ne penserait plus à cette bande de gosses qui l'avait laissé seule ici ! Mais il retrouva son sérieux lorsque Cara ouvrit la bouche et susurra quelques phrases qui fit vibrer chaque parcelle de son corps. Que voulait-elle réellement ? Restant coï, le regard ancré dans celui de Cara, il l'écoutait toujours, buvant ses paroles sans se soucier des pensées qui le hantaient.
Ce soir-là, il se sentait libre de tout, libre d'agir comme bon lui semblait, qu'importe les conséquences. Nora était en vie et cela lui suffisait. Malgré son comportement exemplaire, malgré sa profession, malgré tout, il savait qu'il ne retrouverait pas sa garde. Il n'était pas assez stable émotionnellement parlant, et toutes ses bonnes actions n'y changeraient rien. Le juge avait raison, ses beaux parents avaient raison. Il n'était pas prêt à élever entièrement une petite fille, elle était bien plus heureuse dans la campagne californienne. Sorhan n'abandonnait pas, il ne la laisserait jamais, mais il préférait pour le moment évoquer des visites plus régulières, peut-être plusieurs fois par semaine, que l'emporter loin de son quotidien et l'obliger à vivre une nouvelle vie.
Clignant des yeux, sortant de ses rêveries au moment où Cara lui proposa de diner chez elle un soir, il lui adressa un lever sourire. "Le surgelé est un délice quand on choisit la bonne température..." Fit-il dans un murmure, un sourire en coin. Jetant un regard vers Elliot, ce dernier était bien trop éloigné pour les entendre, et trop préoccupé à lire sa revue. Peu de client signifiait pour lui une soirée calme, calé dans son fauteuil, tandis que sa serveuse préférée gambadait de table en table. Attrapant délicatement le verre de Cara, il lui retira des mains et le posa sur le comptoir. Il ne voulait pas la voir saoule à nouveau, perdant totalement conscience de ses gestes et de ses paroles. "Je ne veux pas vous obliger à arrêter mais… Je pense que vous avez assez bu pour ce soir Cara." Laissant sa main retomber sur le bois usé, ses doigts caressèrent celle de l'actrice, ne la lâchant du regard. Ce soir, il la voulait. Avec lui, pour lui. En lui. Ses pensées l'effrayaient, mais Sorhan essayait d'oublier qu'elle n'était qu'une enfant à côté de lui. Elle ne l'était pas. Seul son âge était un obstacle à ses fantasmes, aucune immaturité n'émanait de son regard, de son corps. De ses paroles. Rien ne laissait présager qu'elle pouvait être une femme à l'extérieure et une fillette à l'intérieur. Ce qui le rebutait il y a quelques semaines le charmait ce soir. Ce qu'il désirait cette nuit l'offusquerait demain. Pour Sorhan, tout était une question de moment, lunatique comme personne. Et même si son esprit l'intéressait plus que son corps, Sorhan ne pouvait s'empêcher d'imaginer Cara dans ses bras. "Qu'attendez vous de moi Cara ? Est ce que vous le savez au moins ? Car personnellement, je sais exactement ce que je veux de vous. Et je crains que cela vous effraie."


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 24 Mai - 21:47

« Le surgelé est un délice quand on choisit la bonne température ... » Elle s’était attendue à tout sauf à ce qu’il accepte. Cela rendait les choses un peu plus compliquées, maintenant. Mais ce n’était pas le moment d’avoir peur : Sorhan avait accepté. Son cœur s’emballa avec violence. Il suffisait qu’elle s’assure que Hope et Adria ne soient pas à l’appartement avant. Perdue dans ses pensées, elle sursauta légèrement quand il lui enleva son verre des mains qu’il reposa sur le comptoir. Elle le regarda avec des yeux ronds, surprise. « Je ne veux pas vous obliger à arrêter mais… Je pense que vous avez assez bu pour ce soir Cara. » Elle grogna quelques paroles inaudibles et acquiesça à contrecœur. Elle aurait pourtant eu besoin de le finir et d’en boire un autre après, tant son anxiété était grande. Ses yeux se promenaient des doigts de Sorhan qui caressaient les siens à ses yeux gris magnifiques. Oui, Cara Nightingale était terrifiée. Peu à peu, elle s’était habituée à l’idée que les choses n’aillent pas aussi loin avec lui. Et voilà qu’ils étaient plus proches que jamais, et que le comportement de l’homme la déstabilisait encore. Etait-il sous emprise de drogue ? Elle observa ses yeux avec une attention toute particulière, ne se souvenant que trop bien de la sensation de la drogue dans son propre corps. Jeffrey lui avait vendu des pilules miracles, qui l’avaient rendue invincible. Et très entreprenante. Dieu merci, elle avait réussi à garder intacte sa pureté. Mais Sorhan n’était visiblement que lui-même, ce qui en était d’autant plus effrayant … Et excitant. Qu'attendez-vous de moi Cara ? Est-ce que vous le savez au moins ? Car personnellement, je sais exactement ce que je veux de vous. Et je crains que cela vous effraie. » Elle avala sa salive avec difficulté. Cara aurait aimé fuir, et pourtant elle était incapable de bouger. Elle ne pouvait s’arracher à sa contemplation, à ce désir sourd et ce goût d’interdit qui grondaient en elle. Cara avait gagné. Il la voulait. Un fin sourire se dessina sur son visage, et, d’une voix douce, un peu plus grave que d’habitude, elle répondit enfin : « Je pensais le savoir. Mais je n’en suis plus sûre, en fait … Je suis incapable de le comprendre. Je ne sais pas ce que je veux quand je suis avec vous mais une chose est sûre : je le veux. » A priori, cela n’avait aucun sens. Mais en y réfléchissant plus intensément, Cara essayait simplement d’expliquer qu’elle ne pouvait pas mettre de mots sur ce qu’elle ressentait, pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait jamais rien ressenti de tel pour qui que ce soit. « Et vous Sorhan ? » souffla-t-elle, au bord de l’arrêt cardiaque, « Qu’est-ce que vous pouvez vouloir qui m’effraierait autant ? » Prise de vertige, Cara observa ses lèvres avec envie. Il suffisait qu’elle se penche vers lui pour l’embrasser. Mais elle ne pouvait pas, pas ici, en public, et ce malgré le peu de gens qui étaient présents. Et si Sorhan se moquait d’elle ? Et s’il en avait tellement marre d’elle qu’il jouait avec ses sentiments, avant de la détruire totalement ? Non, c’était impensable. Pas après ce qu’il lui avait dit, pas après la façon dont il la touchait, la regardait. Dans un geste désespéré, Cara regarda les doigts de Sorhan qui continuaient de caresser sa main et elle lia les siens à ceux de l’homme discrètement, dans l’espoir de le retenir, de le sentir davantage, de se prouver que ce n’était pas un rêve … Ou un cauchemar. Elle paraissait réellement plus petite à côté, plus fragile. C’était pourtant ce qui avait repoussé l’homme, au début. Trop jeune. Alors pourquoi maintenant ? Elle ne comprenait rien, et les battements de son cœur ne lui facilitaient pas la tâche. Son souffle se fit plus lent. « Je ne vous comprends pas. Est-ce que je vous comprendrai un jour, inspecteur Allister ? » s’enquit-elle avec un sourire amusé et charmeur, plus espiègle que séducteur. La véritable question était de savoir s’il la laisserait le comprendre. Mais d’une certaine manière, Cara parvenait toute seule à en découvrir plus sur lui : il était imprévisible, maladroit, malheureux. Il devait lutter contre des démons qui rongeaient son existence, contre sa conscience et contre lui-même. Lui-même ne se comprenait pas. Elle se pencha un peu pour observer la porte et tourna les yeux vers lui. Une question voilée : devaient-ils rester ici ?
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 25 Mai - 6:43



Ses mots étaient à-demi hésitants, peu sûr d'eux. Elle savait ce qu'elle voulait de lui, mais était incapable de l'expliquer, de mettre les bons termes bout à bout. Oui, il y avait une sorte de passion interdite entre eux, un désir ardent qui pourrait consumer chaque parcelle de leur être s'ils s'abandonnaient l'un à l'autre. Mais Sorhan ne voulait pas que ça, s'il tentait quelque chose vers elle, ne s'était pas pour la repousser après. Jamais il n'avait profité de quelqu'un, et encore moins d'une femme. s'il la voulait, s'était pour discuter avec elle le soir, caresser sa peau dénudée, remonter la couverture sur son corps frêle, lui préparer le pétit-déjeuner et l'entendre se moquer de lui. Il ne voulait pas d'une maitresse, mais d'une femme. Pas d'une épouse mais d'une amie. Il en avait besoin.
Il resta en suspend lorsqu'elle lui demanda ce qu'il voulait lui, ce qu'il attendait d'elle. A chaque caresse, il frissonnait, laissant cette minuscule vague d'émotion le transcender. Oui, il en voulait plus. De Cara, de ses mots, de son sourire, de son rire.  Sorhan avait toujours été un charmeur, un séducteur invétéré qui plaisait aux femmes sans le vouloir. Il s'en était beaucoup amusé plus jeune, sans pour autant dépasser la seule frontière qu'il s'était fixée : s'il n'aimait pas une femme, il ne devait la laisser l'aimer. Il batifolait donc, et réussissait à se faire haïr facilement. Kelly avait été la seule à lui faire franchir cette ligne imaginaire. Et Cara serait peut-être la prochaine. Non, il ne l'aimait pas, il ne pouvait l'aimer si rapidement, ce serait totalement stupide pour un homme de son age. Mais elle le faisait rire, elle l'intriguait, elle le comprenait.  Et il l'a désirait.
« Je ne vous comprends pas. Est-ce que je vous comprendrai un jour, inspecteur Allister ? » Esquissant un léger sourire, il baissa la tête, en pleine réflexion. Devait-il la mettre au pied du mur ? Il lui faisait confiance. Enfin, il l'espérait plutôt. Voyant le regard de la jeune fille tourner vers la porte, il savait qu'elle voulait disparaitre de ce lieu, trop inquiète des ouï-dire des  gens autours. Et elle avait raison. A nouveau, ils se regardaient, se dévorant des yeux à chaque seconde qui passait. Sorhan releva leurs mains, qui étaient posées sur le comptoir, et déposa un léger baiser sur le dos de celle de Cara, avant de la lâcher. Un simple contact qui alluma une étincelle au fond de son corps. "Je vous promets que vous allez mieux me comprendre. A vous de choisir si vous souhaitez toujours de moi après ça."
Fit-il dans un murmure avant de sortir son porte-feuille. Fouillant parmi ses papiers, ce n'était ni des billets, ni sa carte bleue qu'il cherchait. Il voulait être sûr de ses choix, être sûr de Cara. Avant de se laisser happer par son charme bouleversant. D'un geste, il déposa une photo sur le bois usé, face à la jeune rousse. Une femme, d'une blondeur étincelante, accompagnée un homme aux cheveux bouclés, un peu plus jeune qu'aujourd'hui et au sourire qu'il n'afficherait plus jamais. Et un enfant, une petite fille blonde comme les blés, qui devait avoir trois ans. Une photo de famille. Sa famille.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 25 Mai - 10:42

Cara frémit au contact de ses lèvres sur sa main, faisant hurler au creux de son ventre une folle envie d’en avoir plus. Mais Sorhan sut parfaitement, une nouvelle fois, briser ses élans impulsifs et passionnés. « Je vous promets que vous allez mieux me comprendre. A vous de choisir si vous souhaitez toujours de moi après ça. » Elle fronça les sourcils en le regardant sortir son portefeuille. Allait-il lui avouer une identité différente ? Peut-être ne s’appelait-il pas Sorhan Allister, mais peu importait pour Cara : elle aurait pu l’appeler n’importe comment, ça n’aurait rien changé à ce qu’elle ressentait. Peut-être même était-il un extraterrestre envoyé par ses pairs pour envahir le monde. Peu lui importait également, elle dominerait le monde à ses côtés. Mais ce qu’il déposa devant elle changea tout. Absolument tout. Ce fut comme un coup de poignard en plein cœur. Elle écarquilla les yeux, observant cette photo avec horreur et tristesse mêlées. A quoi Cara s’attendait-elle ? Il avait trente ans et ne l’avait pas attendue pour vivre. Tous les trois avaient l’air si heureux … Comment pouvait-elle débarquer comme ça ? Lentement, ses yeux se posèrent sur la main de Sorhan, qui ne portait pas d’alliance. Père de famille, divorcé … A moins qu’il soit encore marié et s’amuse à l’enlever pour draguer de pauvres filles comme elles qui pensaient pouvoir le séduire et se faire une quelconque place dans son coeur. Avant de dire quoi que ce soit, Cara s’empara de son verre et le termina cul-sec. Tant pis si elle avait trop bu, elle avait besoin, encore une fois, de finir la soirée ivre. Pour faire taire la douleur. « Elles sont très belles. » murmura-t-elle, faiblement. « Vous êtes beaux tous les trois. » La demoiselle serra les dents pour ne pas pleurer, s’efforçant de sourire. Mais son sourire était figé et sonnait terriblement faux. Elle croisa les bras sur le comptoir, son regard se promenant de la photo à lui, tristement. « Comment s’appelle votre fille ? » Sorhan avait un enfant. Et dire qu’elle était à deux doigts de lui offrir sa virginité, alors que peut-être cette femme et cette enfant l’attendaient chez lui. Qu’allait-il se passer ? Il allait lui prendre ce qu’il lui restait de plus précieux et rentrer sagement auprès de sa famille, comme si de rien n’était ? Impossible. Mais Sorhan n’avait pas d’alliance. Et elle ne le pensait pas assez malsain pour faire semblant d’être célibataire. Et quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle pense, Cara ne cesserait jamais de le désirer. Toute sa vie elle avait attendu de ressentir une telle passion et maintenant que ce jour était arrivé, c’était tombé sur la personne la plus inaccessible qui soit. L’homme avait vécu, avait une famille, une vie. Jamais elle ne l’intéresserait, jamais il ne voudrait d’elle en dehors de ce que son corps maladroit pouvait lui offrir. La demoiselle ouvrit la bouche, la referma. Elle était incapable de dire quoi que ce soit d’autre, la gorge et l’estomac noué. Elle avait envie de fuir, de hurler. Elle avait voulu le connaître mais était tombée de haut. Elle sortit des billets de sa poche qu’elle alla tendre au barman. « Pour lui et pour moi. Gardez la monnaie. » Elle sourit faiblement et passa aux côtés de Sorhan, prête à fuir. « Je dois prendre l’air. » dit-elle simplement, quittant fièrement les lieux. Heureusement, il n’y avait pas un paparazzi à l’horizon, et ses épaules s’affaissèrent quand elle fut seule. « Putain ! » jura-t-elle ne donnant un coup de pied dans la poubelle qui ne bougea pas d’un pouce. Elle grimaça sous la douleur et s’appuya contre le lampadaire, en sortant de son sac à main un paquet de cigarette neuf. Les gens fumaient pour se détendre, elle n’avait jamais essayé. Etait-il temps de commencer ? C’était idiot. Rien ne pourrait faire taire la douleur. Devait-elle l’attendre, ou devait-elle partir ? Cara n’en savait rien. Elle ne savait plus rien du tout, et surtout pas ce qu’elle voulait encore.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 25 Mai - 15:06



Essayant de déceler une réaction, sorhan ne la quittait pas du regard. Comment comprendrait-elle cette photo ? Comment réagirait-elle face à une famille où le bonheur semblait régner ? Comme lui aurait réagi si elle lui avait affichait ce type de document ? Il aurait certainement explosé de colère, sans savoir la véritable histoire, s’emportant pour un rien. Mais Cara, elle, ne cillait pas, le regard rivé sur la photographie. Une seule seconde lui suffit à  rabattre ses yeux sur la main de l’inspecteur, essayant de chercher une alliance ou au moins la trace. Mais il n’y avait rien, elle n’était pas restée assez longtemps pour y laisser sa marque. Sorhan avait toujours les alliances, au fond de son tiroir de table de chevet. Il voulait les offrir à Nora, quand elle serait plus grande, pas comme bague de mariage bien entendu, mais comme souvenir. Elle devait savoir que sa mère l’aimait plus que tout et qu’elle ne l’avait pas abandonné. . « Elles sont très belles. Vous êtes beaux tous les trois. » Les paroles de Cara lui firent l’effet d’une bombe. Il ne s’y attendait pas du tout. Le regard rivé sur la jeune rousse, ses yeux le brulaient terriblement, mais il ne voulait craquer devant elle, dans ce lieu, face à cette photo. Elle ne lui demanda rien, mis à part le prénom de la petite fille, mais il n’eut le courage de lui dire, totalement désemparé face à ses propos. Ses mains tremblaient, sa gorge était nouée, son coeur vacillait. Le souvenir de cette belle famille fut comme une claque en place figure. Elle avait raison, ils étaient beaux. Nora avait tout pris de Kelly, mis à part les yeux gris de Sorhan. Elles respiraient la joie et le bonheur, et lui, était un tout autre homme sur cette photo. Cara avait du le voir aussi. Quand elle sortit un billet de son portefeuille et paya, il resta coi, bloqué sur son tabouret, les yeux dans le vague, l’air totalement absent. Quand elle disparu, des larmes se mirent à couler le long de sa joue. Serait-il un jour aussi heureux qu’il avait été à cette époque ? Il n’y croyait pas. C’était même inconcevable.

Quand Elliot le frappa délicatement à l’épaule, Sorhan sortit de sa torpeur, secouant la tête et écrasa quelques larmes d’un revers de main. Il attrapa la photo et le remit soigneusement à sa place dans son porte feuille. Malgré son attirance, malgré son désir, Cara avait réagi avec une telle.... humanité qu’il en avait le coeur brisé. Jamais il n’aurait cru voire autant de maturité chez cette jeune fille. Et elle n’en était certainement pas consciente.
Sortant du bar, une bourrasque violente le frappa de plein fouet. Cherchant du regard la jeune actrice, il n’eut pas de mal à la trouver, une tache rousse émanant de la noirceur nocturne. Appuyée contre un lampadaire, elle fouillait son sac à main et en ressortit un paquet de cigarette. S’approchant d’elle d’un pas rapide, il s’arrêta à un mètre cinquante d’elle. «Elle s’appelle Nora. Elle a 4ans et... vit chez ses grands-parents. La femme sur la photo.. s’appelait Kelly. C’était mon épouse. Elle est décédée il y 2ans.» Sa voix n’était ni triste, ni douloureuse. Il donnait l’impression de se confesser et que chaque mot qu’il murmurait lui permettait d’avancer un peu plus dans la lumière.  Faisant un pas vers Cara, elle était dos à lui, mais l'écoutait, il en était certain. Quand il arrêta sa marche, il était presque collé à elle, la surplombant entièrement. Sa main droite vint délicatement attraper sa chevelure de feu, pour la laisser glisser sur son épaule. Baissant son visage vers le cou de Cara, il y déposa un baiser, puis un autre, et encore un autre, marquant sa chair de ses lèvres brûlantes. Remontant le long de sa nuque, sa course se termina près de son oreille avant de lui murmurer "Vous deviez savoir dans quoi vous vous lanciez Cara."


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 25 Mai - 16:03

Quand cessait-on d’être un enfant ? Cara se sentait encore enfant, aux côtés de l’homme. Une enfant qui ne connaissait rien de la vie d’adulte, qui venait à peine de quitter ses parents. Elle avait pourtant la sensation d’agir comme une grande fille, en patientant sagement dans la rue en attendant que Sorhan sorte. Elle ne pouvait pas fuir alors qu’il avait enfin décidé de lui dévoiler une part de lui-même qu’il devait cacher dans son cœur. Même si Cara avait l’impression d’avoir été manipulée, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même : dès le début, elle était celle qui s’était accrochée comme une idiote à une chose à laquelle elle n’avait pas droit. Il y avait un retour de la médaille aux rêves puérils, et elle était en train de le vivre. La douleur avait beau être insupportable, elle resta plantée là, contre son lampadaire. La porte du bar s’ouvrit et se referma derrière elle ; Cara savait que c’était lui sans même se retourner. « Elle s’appelle Nora. Elle a 4ans et... vit chez ses grands-parents. La femme sur la photo.. s’appelait Kelly. C’était mon épouse. Elle est décédée il y 2ans.» Cara avala sa salive avec difficulté. Voilà pourquoi Sorhan souffrait. Celle qui lui avait donné de l’amour, offert un enfant, la seule qu’il aimerait aussi fort était morte. Envolée avec une part de lui-même. La jeune femme aurait aimé lui dire qu’elle était désolée, mais l’était-elle ? Elle frémit en sentant Sorhan se coller à son dos et dégager ses cheveux de son cou et son épaule. Elle se mordit la lèvre, fermant les yeux quand il déposa ses lèvres sur sa peau. Ce seul contact suffit à l’embraser de nouveau, entièrement. Finalement, elle avait tenu le coup encore moins longtemps qu’elle ne l’aurait voulu. « Vous deviez savoir dans quoi vous vous lanciez Cara. » Cette dernière ne retint plus ses larmes et acquiesça. Lentement, sa main remonta le long du cou de Sorhan, avant de se lover dans ses cheveux bouclés. Les yeux obstinément clos – comme pour cacher à sa vue une réalité qui la terrifiait – elle murmura : « Merci de m’avoir fait confiance. Je ne dirais pas que ça me rend heureuse mais … Je crois que je vous comprends mieux, oui. J’en avais besoin. » Elle aurait pu rester dans cette position pendant une éternité, mais Cara préféra se retourner pour le regarder, sans chercher à cacher les larmes qui ruisselaient sur ses joues. Lui aussi avait pleuré. Elle posa sa main sur sa joue et sourit. « Nora, c’est un très beau nom. Elle sera magnifique, comme sa mère, comme vous. Je ne veux pas en savoir plus pour le moment, mais … J’aimerais que vous m’en parliez plus quand on sera tous les deux prêts. » Elle appuya sa tête contre le lampadaire et laissa retomber sa main sur le torse de Sorhan, serrant son tee-shirt dans son poing fermé, désespérément. « Je n’aurai jamais la place qu’elle a dans votre cœur, je ne vous offrirai jamais ce qu’elle vous a offert et je ne serai jamais aussi belle que Kelly … Mais ce n’est pas ce que je veux. Je ne sais pas ce que je veux, mais sûrement pas la remplacer. Même si je dois crever de jalousie toute ma vie parce que cette femme aura eu la chance d’avoir auprès d’elle l’homme le plus incroyable que j’ai rencontré alors que je ne le pourrai probablement pas, alors tant pis … »

Cara releva ses yeux larmoyants vers les siens, pour plonger son regard dans celui de Sorhan. « Est-ce que je suis un monstre, Sorhan ? Je ne devrais pas continuer à vous … Désirer, après ce que vous venez de m’avouer. » Son visage tourna à l’écarlate et elle baissa de nouveau la tête. Ça aussi, c’était une première pour elle. D’avouer à quelqu’un qu’elle le désirait. Elle avait déjà dû le faire en soirée, quand elle se comportait comme une allumeuse de première, mais jamais sérieusement. Jamais son corps n’avait autant réclamé les caresses et les baisers d’un homme. Du revers de la main, Cara essuya ses larmes en remerciant le ciel de ne s’être que légèrement maquillée. « Je passe mon temps à pleurer devant vous, c’est la honte. » dit-elle en riant un peu, réellement embarrassée. Cara se sentait vulnérable et faible, ou peut-être totalement en confiance. Les seules personnes devant qui elle acceptait de pleurer, d’habitude, étaient ses trois meilleurs amis. Ils connaissaient tout d’elle, de ce qu’elle avait vécu … Néanmoins, Sorhan en savait presque autant qu’eux sur elle et elle le savait assez respectueux pour ne pas se moquer de ses faiblesses. Elle inspira une grande bouffée d’air frais et passa ses mains dans ses cheveux flamboyants en reversant la tête en arrière. Elle avait envie de hurler, de rire et de pleurer en même temps. Elle aurait pu courir un marathon, gravir une montagne en tongs ou même s’effondrer. « Je vous adore. Quoi que vous me disiez, que vous me repoussiez ou m’attiriez à vous, que vous me fassiez rire ou pleurer, je n’ai jamais connu ça avant. Je ne sais pas ce qu’il se passera, mais faut-il vraiment le savoir pour le vouloir ? » avoua-t-elle à demie-voix, un sourire doux aux lèvres. Cara ne savait pas ce qu’elle entendait par « je vous adore », et elle ne voulait pas le savoir. Cela devait s’arrêter là, puisque lui ne l’aimerais sûrement jamais.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 25 Mai - 16:45



La main délicate de la jeune rousse vint caresser la nuque de Sorhan, lui remémorant ces instants volés lors du Gala de Charité. Ses baisers, cette fougue qui lui était inconnue. Malgré ce qu’il venait de lui avouer, il avait encore terriblement envie d’elle et ne s’en voulait pas. Il avait fait le deuil de Kelly, mais pas de sa responsabilité, tout le problème était là. Mais Cara en savait déjà bien assez pour ce soir, il ne souhaitait pas s’ouvrir à nouveau devant elle et lui balancer à la figure la folie de ce monde. Les mains le long de son corps, effleurant à peine le dos de la jeune fille, il ressentit un semblant de bonheur quand elle le remercia. Si ça l’aidait à comprendre et à accepter son caractère bourru et peu sympathique, s’était le principal. Mais bizarrement, Cara avait l’air plus touchée que lui, comme si sa révélation avait laissé une empreinte indélébile sur ce qu’elle pouvait ressentir. Et Sorhan comprit que cette pensée était exact quand elle se retourna pour lui parler. Quand sa main frôla son torse, agrippant son t-shirt comme si sa vie en dépendait, il ne pensait plus qu’a capturer sa bouche dans un baiser ardent. Mais l’heure n’était pas au fantasme et les paroles de Cara le firent revenir à la réalité. « Je n’aurai jamais la place qu’elle a dans votre cœur, je ne vous offrirai jamais ce qu’elle vous a offert et je ne serai jamais aussi belle que Kelly … Mais ce n’est pas ce que je veux. Je ne sais pas ce que je veux, mais sûrement pas la remplacer. Même si je dois crever de jalousie toute ma vie parce que cette femme aura eu la chance d’avoir auprès d’elle l’homme le plus incroyable que j’ai rencontré alors que je ne le pourrai probablement pas, alors tant pis … » Sorhan ne pu s’empêcher d’esquisser un léger sourire. Elle n’avait pas compris mais c’était tout à fait normal à son âge. Il ne lui demandait pas de la remplacer, de devenir celle qu’il avait tant aimé. Jamais il ne pourrait invoquer ce désir, jamais. Cara était l’extrême opposé de Kelly.
L’écoutant sans broncher, fixant sa bouche qui mouvait au fil des mots, Sorhan fut surpris de ses dernières paroles. Elles sonnaient comme un au revoir, la fin de quelque chose. Pensait-elle vraiment qu’il la voulait pour retrouver un semblant de sa femme ? Elle devait comprendre. Il n’allait pas la laisser filer si facilement, maintenant qu’il était fin prêt à se laisser aller au rythme de ses désirs à elle. Baissant la tête, réfléchissant quelques secondes, il agrippa avec ardeur la hanche de la jeune fille, collant son frêle corps au sien. Il ne s’était jamais rendu compte à quel point elle était plus petite que lui, sans ses talons. Il aurait pu la recouvrir entièrement de ses bras, la cacher et la protéger de ses odieuses personnes qui lui menaient la vie dure. Le regard rivé dans le sien, la main ancrée dans son dos, il se mordit la lèvre inférieure avant de prendre la parole. «Je ne vous pas avoué tout ça pour vous demander de remplacer mon ex-femme. Ni pour devenir la mère de ma fille, loin de là» Il ne pu s’empêche d’exprimer un léger rire, amusé à l’idée de la rencontre entre Cara et Nora. «La première fois que je vous ai vu, j’ai eu envie de vous gifler. Je ne comprennais pas pourquoi une jeune fille aussi belle que vous se mettait dans un état pareil. Et quand vous m’avez embrassé, je vous ai repoussé, car s’était mon rôle. Mais je mentirai en disant que je n’ai rien ressenti.» Déposant un léger baiser sur le front de la jeune femme, Sorhan continuait son discours, se fichant bien d’être en pleine lumière face au bar qui commençait à se remplir. « Je mentirais aussi en disant que je n’ai pas envie de vous. Et ça n’a rien a voir avec la perte de mon ex-femme. Je l’ai aimé. Mais je peux encore aimer. Tout comme je peux encore désirer une femme.» Ses lèvres abandonnèrent un nouveau baiser sur la joue de celle de Cara, laissant sa marque sur chaque parcelle de son visage. « Tout ça pour vous dire que j’ai besoin de vous à cet instant précis. De vous regarder, de vous écouter, de vous protéger. De vous vous voir dans cette robe qui m’a beaucoup trop fait fantasmer.» Ses joues rosirent presque timidement, il était amusé par ses pensées et espérait qu’elle retrouverait son espièglerie après une déclaration comme celle-ci. «Et puis, ce sera peut-être vous qui me repousserez quand vous en aurez marre de trainer avec un vieux...» Ses lèvres se posèrent délicatement au coin de sa bouche. Elle était maitre du jeu à présent. Il était incapable d’ouvrir plus son coeur, incapable de dire autre chose. Il savait que demain, il s’en mordrait les doigts, qu’il se haïrait de s’être laisser aller si facilement, d’avoir accepter d’écouter ses désirs plutôt que sa raison. Mais qu’importe, il ne voulait plus vivre avec des remords.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 25 Mai - 18:23

Comment ne pas l’adorer ? Chacun de ses mots fit battre son cœur plus vite, accentua son désir violent de pleurer et de s’abandonner à lui. Elle se blottit contre Sorhan, profitant de la chaleur de sa main sur son corps et de ses lèvres sur son visage, s’imprégnant de ce qu’il disait sans concession. Je peux encore aimer. Alors Cara serait cette femme-là. Elle ne pouvait pas le laisser à qui que ce soit d’autre. L’idée qu’une autre puisse poser ses mains sur Sorhan était invivable ; Cara n’avait encore jamais été jalouse jusqu’à maintenant. Ce sentiment était nouveau lui aussi, désagréable et intense. « Tout ça pour vous dire que j’ai besoin de vous à cet instant précis. De vous regarder, de vous écouter, de vous protéger. De vous vous voir dans cette robe qui m’a beaucoup trop fait fantasmer. » Elle cligna des yeux et sourit, avant de rire franchement. C’était à la fois la plus belle chose qu’on lui ait dite, et la plus embarrassante. « Je la porterai pour vous. » souffla-t-elle, lèvres pincées. « Et puis, ce sera peut-être vous qui me repousserez quand vous en aurez marre de trainer avec un vieux... » L’avenir était fait d’incertitudes. Peut-être que demain, ils se haïraient. Ne voudraient plus se voir. Peut-être qu’ils finiraient par se déchirer, avoir envie de se battre et de pleurer. Elle acquiesça sans se départir de son sourire, son regard plongé dans celui de Sorhan. Leurs visages étaient dangereusement proches l’un de l’autre, en public. Cela suffisait à Cara pour savoir qu’il était sincère. S’il n’avait pas pensé ce qu’il disait, jamais l’homme n’aurait pris le risque d’agir de la sorte alors que n’importe qui pouvait les voir. « Vous êtes le vieux le plus sexy du monde. » répondit-elle en caressant son torse du bout des doigts. Elle sourit encore plus, ferma les yeux et appuya son front contre lui, malheureuse, heureuse, brisée et épuisée, emplie d’un désir malsain et pourtant si vivante. La soirée avait été riche en émotion, trop pour elle qui avait fui les sentiments comme la peste pour ne plus tomber. « Je peux vous apporter d’autres choses … » Non elle ne serait jamais Kelly, jamais elle ne serait la mère de sa fille, mais Cara était une jeune femme, une actrice, une étudiante, une sœur, une fille, une amie … Elle apprenait chaque jour de la vie et des autres, et peut-être qu’elle pourrait lui apprendre des choses à lui aussi. Peut-être qu’un jour elle arriverait à faire oublier à Sorhan la culpabilité, la douleur. Avant de ne le blesser à son tour, ou d’être blessée par lui. Cela rendait la vie dangereuse et excitante.

Peu à peu, le monde afflua dans le coin. On passait à côté d’eux sans leur porter de grand intérêt, à première vue ils n’étaient qu’un couple comme un autre, certainement en train de se disputer. Mais ils étaient tous les deux reconnaissables dans le quartier, et c’était là que ça devenait problématique. « Nous ne devrions peut-être pas rester plantés là … » Elle se moquait bien d’être vue avec lui, mais ce qui lui faisait souci, c’était ses parents. Si une photo d’elle dans les bras de l’homme faisait la une des magazines, ils n’hésiteraient pas un instant avant de porter plainte pour détournement de mineure. Son père ne serait sûrement pas si réticent, mais sa mère … Rien que d’y penser, Cara frissonna d’horreur. « Mes parents … » dit-elle seulement en esquissant une grimace irritée. « Et pour vous … Je ne veux pas que vous ayez des problèmes à cause de moi. » Cara effleura ses lèvres des siennes sans les toucher et, avec un sourire narquois, elle recula un peu, s’arrachant à regret de son étreinte rassurante. Bras croisés dans le dos, elle sourit joyeusement et fit quelques pas en arrière. « Je n’ai pas envie de vous quitter, cette nuit. » ajouta-t-elle d’une voix plus séductrice. A quoi jouaient-ils, tous les deux ? Est-ce que ce qu’ils étaient en train de faire mènerait à quelque chose ? La demoiselle lui tourna le dos et avança un peu sur le trottoir, les yeux brillants. Le monde lui semblait plus beau ce soir. Exit ces enfoirés qui s’étaient joués d’elle, ses parents, ceux qu’elle avait aimé et ceux qu’elle avait haï. Il n’y avait plus que Sorhan et elle. Elle se retourna vers lui : « Qu’est-ce qu’on pourrait faire, hein ? » demanda Cara en haussant les sourcils en guise de défi. Elle savait précisément envie où elle avait envie d’être : dans ses bras. Mais l’actrice n’était pas du genre docile, pas du genre à obéir aux ordres, ni même à réfléchir avant d’agir. Elle se laissait désirer, trompait la peur elle-même. Parce qu’elle était terrifiée, et qu’elle avait beau rêver du moment où elle se ferait sienne, elle le craignait tout autant. Devait-elle lui dire que sur ce plan là aussi, elle n’était encore qu’une gamine ? Comme d’habitude, Cara n’en ferait qu’à sa tête et ne lui dirait que plus tard. La jeune femme se mordit la lèvre en le regardant et plissa les yeux en faisant mine de réfléchir : « Pourquoi ne pas … Partir faire le tour du monde en bateau ? Voler une voiture de course et suivre la côte jusqu’en Alaska ? Ou peut-être qu’on pourrait tout simplement marcher un peu … » Voler une voiture en compagnie d’un flic n’était sûrement pas la meilleure idée qu’elle puisse avoir. De toute façon, elle avait largement assez d’argent pour acheter une voiture de course. Mais Cara ferait le tour du monde en bateau et longerait la côte jusqu’en Alaska. Il y avait des milliards de choses qu’elle voulait faire au cours de sa vie. Elle s’approcha de lui d’un pas lent et se hissa sur la pointe des pieds pour arriver à la hauteur de son oreille. « Ou alors, on peut aussi partir d’ici, et … » Et quoi ? Son visage prit une teinte rouge et elle esquissa une moue gênée, en reposant les deux pieds par terre.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 25 Mai - 20:53



Sorhan su qu'il avait réussi son coup lorsqu'elle afficha un large sourire - elle avait retrouvé cette jovialité qu'il aimait tant, cette espièglerie propre à son âge. Même si pour cela, il avait du s'appeler "le vieux" et se rappeler que dix ans les séparaient. Elle avait beau avoir vécu des épreuves dont il ignorait l'existence, de part sa célébrité et son statut d'intouchable, elle n'en était pas moins très jeune comparée à lui. Elle n'avait pu encore comprendre la noirceur du monde dans lequel ils vivaient, protégée de tout sans qu'elle n'eut à le demander. Elle n'en était pas moins mature. Sa caresse, sa remarque, il se mit à rire quelques secondes, amusé de ce comportement nouveau pour lui. D'habitude si sérieux, gardant un regard impassible, elle lui offrait un nouveau chemin à prendre, une nouvelle façon de voir le monde et d'oublier un tant soit peu la tristesse qui le rongeait. Peut-être serait-elle un obstacle pour récupérer Nora mais pour le moment, cela ne l'importait pas. Sa fille était en sécurité, heureuse et bien élevée. Et trop jeune pour passer d'une maison à l'autre, trop jeune pour comprendre pourquoi son père l'arracherait des bras de ses grands-parents.
« Je peux vous apporter d’autres choses … » Sa présence le réconfortait déjà, et ça lui était suffisant. En quelques instants, elle se détacha de lui, le regard fixé sur le bar qui se remplissait. Des jeunes et des moins jeunes, passaient près d'eux sans leur jeter de regard. Pour moment, ils étaient encore libre s de leur gestes mais ce ne serait plus le cas dans quelques temps. Si quelqu'un le reconnaissait, s'en était fini de sa carrière. Si quelqu'un la reconnaissait, les tabloïds s'en feraient un plaisir matinal. Dans chaque cas, Cara avait raison et ils devraient disparaitre avant se faire voir. Sa timbre joueur, sa mine amusée, elle était prête à rester éveillée toute la nuit, avec lui. Lui proposant quelques ides rocambolesques, Sorhan enfouit ses mains dans les poches de sa veste et se rapprocha d'elle. "On peut partir d'ici si c'est ce vous voulez. Mon appartement n'est pas si loin que ça en voiture, sauf si vous souhaitez que je vous ramène chez vous..." Fit-il dans un murmure, d'un ton sérieux. Elle aurait peut-être envie de rentrer, de réfléchir à tout ce qu'ils s'étaient dit, pour reposer ses nerfs et son esprit.

Mais le souffle chaud sur son oreille avait réveillé ses instinct masculins qu'il avait presque oublier après ces déclarations intimes. Comment est-ce possible de changer d'émotions si rapidement ? Il y a une petite heure, il la charmait sans équivoque, il y a une demie-heure, il lui avouait un secret qu'il gardait enfoui au creux de son être. Du chaud au froid, du désir ardent au calme protecteur, il était la glace et le feu sans s'en rendre compte. C'était ce qui lui avait plu visiblement mais parfois, même Sorhan haïssait ce côté lunatique qui le rendait si instable, si changeant. " Je vous ramène chez vous, vous allez attraper froid…" Remarqua Sorhan. Déposant un léger baiser sur le front de la demoiselle, ils se mirent tout les deux à marcher en direction du parking. Il ne voulait pas la brusquer, pas ce soir où tout avait changé entre eux. Il la voulait mais pas si elle ne se sentait pas prête ou forcée par la situation. Ce qu'il lui avait avoué était bien assez compliqué à accepter, surtout pour une jeune fille de son âge.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 25 Mai - 21:50

« On peut partir d'ici si c'est ce vous voulez. Mon appartement n'est pas si loin que ça en voiture, sauf si vous souhaitez que je vous ramène chez vous ... » Etait-elle allée trop loin, au point qu’il ait envie de la ramener chez elle ? Elle avait envie de lui dire que non, qu’elle aurait préféré aller chez lui, mais Sorhan enchaîna : « Je vous ramène chez vous, vous allez attraper froid … » Il déposa ses lèvres sur son front et Cara ferma les yeux, avant de le suivre docilement le long du trottoir, un peu en retrait. « Je préfèrerais aller chez vous. » gémit-elle en fouillant dans son sac à la recherche de son portable. « Mes colocataires risquent de rentrer, je ne sais pas si elles sont parties toute la nuit ou non. Et si vous croyez que vous allez vous débarrasser de moi comme ça cette nuit, vous rêvez. » Tout ça pour dire que si Adria et Hope rentraient et les surprenaient, ils étaient mal. Quoi qu’elles ne seraient pas du genre à les mettre dans l’embarras. Mais Cara ne connaissait pas suffisamment Adria pour savoir comment elle réagirait, et connaissait suffisamment Hope pour savoir qu’elle s’inquièterait pour elle. Et elle n’avait peut-être pas tout à fait tort. L’idée de se blottir dans son lit et ne plus en sortir du week-end était franchement tentante. Dans d’autres circonstances, elle aurait pu demander à Sorhan de la ramener afin qu’elle joue les autruches entre ses draps blancs, peine à réfléchir à ce qu’elle avait appris et ressenti, et se laisse aller librement aux larmes et aux pensées peu catholiques. Mais Cara ne voulait pas que cet instant s’arrête. Tant pis si elle devrait regretter ensuite, elle n’était jamais aussi courageuse que lorsqu’elle avait peur. Arrivés au parking, elle prit place sur le siège passager et soupira, en fermant les yeux. Elle était plus fatiguée qu’elle ne l’aurait cru, sans doute à cause de l’émotion. « Quelle soirée … » murmura-t-elle quand Sorhan fut installé à son tour, avec un sourire amusé. L’expression était faible. Tout s’était passé très vite, après des semaines d’attente. De nature pourtant impulsive, Cara avait réussi à l’attendre, à attendre cet instant qu’elle chérissait au plus profond de son cœur. Elle le fixa quelques instants, sans se départir de son sourire, et s’élança vers lui dans le peu d’espace qui leur était offert, manquant de justesse de se taper la tête contre le plafond de la voiture. Ses lèvres se posèrent sur les siennes avec violence, désir trop longtemps refoulé au cours de cette soirée. Maintenant qu’ils étaient seuls, rien ne l’empêchait d’agir de la sorte. Quoi que les vitres de la voiture n’étaient pas teintées, et qu’il y avait toujours un risque. Elle le relâcha et s’écarta, lèvres pincées, avant de tourner le visage vers la vitre du véhicule. « Hé bien, Monsieur l’Agent, qu’attendez-vous pour démarrer ? » lança-t-elle d’un ton provocateur.

« De toute façon, vous ne savez pas où j’habite et je ne vous le dirai pas avant de vous inviter à manger des surgelés. » déclara-t-elle d’une voix sérieuse qui trahissait pourtant son ton moqueur. Cara tourna la tête vers Sorhan et enchaîna : « Je suis certaine que vous voulez que je rentre chez moi parce que vous êtes fatigué et que vous voulez dormir. Mais ne vous inquiétez pas, je vous laisserai dormir et je squatterai le canapé. » La demoiselle espérait bien qu’il n’ait pas envie de dormir tout de suite, ni même qu’il la fasse dormir sur le canapé. Toutefois, elle était réellement intriguée par ce à quoi pouvait bien ressembler sa maison. La maison « du vieux ». Il y aurait certainement des photos de Nora et de Kelly, elle devait s’y préparer. Mais Cara ne devait pas céder à une jalousie quelconque, surtout pas après ce qu’elle avait appris au sujet des deux femmes de sa vie. Elle devait être mature et accepter, même si pour une gamine de son âge c’était difficile à concevoir. Le seul moyen qu’il ne l’envoie pas promener était de se montrer mature, et c’est ce qu’elle s’efforcerait de faire. Cara appuya sa tête contre la vitre froide, en laissant le silence se réinstaller entre eux. Son cœur martelait sa cage thoracique, ses mains étaient moites et sa tête tournait. Ses esprits divaguaient, lui échappaient. Elle n’aimait pas perdre le contrôle. Aussi, elle raconta, pour tenter de penser à autre chose : « Le soir où l’on s’est rencontré, c’était mon anniversaire. C’est pour ça que j’étais dans un état lamentable. Je n’ai pas supporté de me prendre des mains aux fesses, de me faire bousculer de tous les côtés, draguer, insulter, de prendre des photos avec n’importe qui, perdre et retrouver mes amis et … Enfin j’ai perdu les pédales. » Ca ne justifiait en rien le fait qu’elle ait fini la tête dans le caniveau en pleine nuit. Mais peut-être que Sorhan comprendrait mieux ce qui avait pu lui passer par la tête. Elle se tut de nouveau, en laissant son regard se perdre dans l’immensité des ruelles qu’ils parcouraient, des néons clignotants et des gens qui avaient l’air heureux de faire la fête. Le monde continuerait de tourner, avec ou sans eux.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Mar 27 Mai - 19:42



Elle vivait en collocation ? Sorhan fut agréablement surpris, lui qu'il pensait qu'elle vivait en recluse, se protégeant un peu trop du monde extérieur. Mais il s'agissait de Cara. La Cara qui appréciait sortir, s'amuser, profiter de sa jeunesse et de son statut. Elle lui rappelait sa propre vie, quand il n'était qu'un insouciant élève de l'école de police, où ses journées étaient rythmées entre interventions et coups foireux. Il avait aimé joué le fanfaron plus jeune, picoler jusqu'à plus d'heure et se faire hurler dessus par son chef le matin. Ce chef qu'il avait épousé quelques années plus tard. Cara avait bien raison de profiter de ces instants qui lui sembleront trop lointain d'ici quelques années. Sans dire un mot, il lui lança un regard qui signifiait son accord : il ne la ramènerait pas chez elle, pas ce soir du moins.
Rejoignant sa voiture, Cara s'engouffra dans le petit pick-up noir et il la suivit de près. Qu'allait-il se passer chez lui ? Il n'en avait aucune idée et ne souhaitait y penser pour le moment. Il avait encore dix minutes pour y penser, le temps de rejoindre son petit appartement. Toujours très silencieux, Sorhan appréciait les silences, ceux qui ne sont ni gênants ni inutiles, ceux qui laissent apercevoir la tension qui règne entre deux personnes. Mais à peine avait-il eu le temps de s'y faire, à ce silence empreint d'électricité qu'il sentit Cara se plaquer violemment contre lui, attrapant son visage et écrasant ses lèvres dans un baiser foudroyant. Les yeux clos, Sorhan eut à peine le temps d'entrouvrir sa bouche, souhaitant se lier à la jeune femme qu'elle se détachait déjà, s'essayant à l'humour. " Hé bien, Monsieur l’Agent, qu’attendez-vous pour démarrer ? " Il ne pu même plus sourire, ses pensées restant focalisées sur la bouche rosée de la douce Cara. Elle l'envoutait totalement et osait l'humour juste après ! Elle était ahurissante. Démarrant sans la quitter des yeux, il reprit possession de ses moyens dès lors que le moteur ronronnait. Un accident n'était pas ce qu'il souhaitait à ce moment précis. Prenant la route, le voyage allait être rapide mais lui semblait déjà durer une éternité. Les secondes passaient et il la sentait, là, juste à côté de lui, les cheveux de feu chatouillant sa peau, les mains posées sur ses cuisses ensorcelantes. Elle était divine.
Etouffant un rire, il l'imaginait déjà dormir tranquillement sur son canapé deux places, sous un plaid, sans qu'elle, ou lui, ne tente quelque chose. A d'autre ! " Le canapé…" murmura-t-il dans un sourire. Peut-être ne dormiraient-ils pas ensemble mais si quelqu'un prenait le canapé, ce serait lui. Bien que l'égalité homme-femme était dans ses principes, Sorhan avait été habitué à dormir sur des surface plus dures que celle-ci, au contraire de Cara. Il se souvenait encore de ses planques à Los Angeles, ces nuits à dormir sur des planches de bois, attendant un dealer ou un revendeur. Il se souvient encore de ces bleus formés sur son dos, des blessures sur chaque parcelle de sa peau, ses marques qu'il portait toujours. Sorhan n'y avait jamais pensé. Comment réagirait-elle face à ces zébrures, à ces impacts de balles sur son torse galbé, sur son dos, sur sa cuisse droite ? Comment réagir face à des cicatrices quand on n'a pas été habitué à en voir ? En un instant, il se sentit plus intimidé que jamais : la seule femme qui les avaient vu les portaient aussi. Kelly était encore plus marquée que lui, les STUPS ayant eu raison de sa peau hâlée. Et même s'il ne ressemblait pas non plus à un militaire rentré d'Irak, ses années passées dans le milieu de la drogue avait eu raison de sa peau de marbre à de nombreuses reprises…
Il avait presque perdu le fil de la conversation, quand la voix sérieuse de Cara le ramena dans la voiture. Son anniversaire? Oh tout s'expliquait. Ecoutant quelques instants ses paroles, il porta son regard sur elle quand elle lui expliqua les véritables raisons. "Vous avez réagi comme tous aurait réagit. Les gens ont des comportements incompréhensibles en soirée." remarqua-t-il, sûr de lui. "Regardez nous, au Gala de Charité !" lança-t-il pour détendre l'atmosphère, un grand sourire affiché sur son visage d'albâtre. Oui, eux aussi réagissaient puérilement parfois. Même en étant inspecteur de police, ou actrice aux multiples récompenses. Ils en avaient le droit.

Pilant dans une rue calme, Sorhan se gara rapidement dans l'allée, arrêtant sa voiture. "Nous y sommes." murmura -t-il, détachant sa ceinture et se tournant vers Cara. Ce n'était pas étrange, juste déstabilisant. La voire ici, dans cet environnement. Se rapprochant doucement, il déposa un baiser sur sa bouche, aussi léger d'une caresse. "Rentrons avant d'attraper froid, il me semble que le chauffage ne fonctionne pas dans ce vieux tacot !" Sortant de sa voiture, il se demanda ce que Cara pourrait penser de ce lieu qui ne s'illuminait qu'en la présence de Nora. Ses murs étaient blancs, sans aucune photo ni décoration. Son mobilier, sobre, sa chambre peu chaleureuse. La maison qu'il avait habité avec Kelly et Nora était tout le contraire. Des dizaines de photos recouvraient les murs, des couleurs foisonnaient parmi les meubles, des tonnes de lampions se battaient en duel avec les bougies. Kelly avait crée cet univers mais il avait été beaucoup trop douloureux à retirer. Cette épreuve, il ne voulait plus la vivre. Les seules photos qui trônaient fièrement sur la petite table de son salon et sur son chevet éteint des photos de sa fille. Son seul véritable amour, souriant de toutes ses minuscules dents. Elle était la seule à rendre ce lieu paisible. Au contraire du reste de la maison, la chambre de Nora ressemblait à un parc d'attraction. Mais normalement, Cara n'aurait pas à s'y aventurer, sauf si elle se trompait de porte. Et à ce moment précis, peut-être le prendrait-elle pour un fou furieux.
Laissant passer la jeune femme devant lui, il jeta un regard dans le quartier, il était calme, personne ne passait dans la rue, et le volets étaient clos. Personne ne pouvait les voir s'engouffrer dans l'appartement de l'inspecteur. Restant quelques instants immobile devant la porte, il porta son regard sur Cara une dernière fois "C'est… étrange pour moi…" fit-il dans un murmure presque inaudible. Son coeur tambourinait dans sa poitrine, il n'était pas sûr de ce qu'il faisait mais en avait tellement envie que le coeur eut le dessus sur la raison. Il ouvrit doucement la porte et la suivit de près. "Vous êtes la première femme à entrer ici… Mis à part la grand mère de Nora bien sûr..."


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Mar 27 Mai - 22:09

Parler du Gala de charité eut le don de lui faire monter le feu aux joues. Avec Sorhan, il semblait se passer une multitude de choses en un rien de temps, à chaque fois. Ils étaient passé de la provocation à la colère, puis à la tristesse. Il l'avait repoussée, avant de l'embrasser lui-même, et puis elle était partie. Depuis ce jour, elle n'avait cessé de penser au goût de ses lèvres, à ce courant électrique qui l'avait traversée quand le corps de l'homme s'était collé au sien. Nuit après nuit, Cara Nightingale avait rêvé de ses yeux gris, de sa voix, de son odeur. Elle avait effleuré sa veste du bout des doigts, le maudissant de la rendre ainsi dépendante d'un objectif qu'elle pensait ne jamais atteindre. Et voilà qu'elle était dans sa voiture, en route pour son appartement. La vie était réellement surprenante. « Nous y sommes. » Étrangement, le trajet lui avait semblé trop court. Maintenant qu'elle était aussi proche du but, Cara était terrifiée. Elle jouait constamment les grandes filles pour l'impressionner, pour lui plaire, mais elle n'en menait pas large. Cela faisait-il d'elle une fille courageuse, ou irresponsable ? A moins que cela ne fasse tout simplement d'elle une menteuse. Le baiser de Sorhan lui redonna une bouffée de courage ; il était celui qui l'effrayait, et sa source de force, de courage, pour aller de l'avant. Pour tenir debout. Comment pouvait-on ressentir cela pour une personne dont on ne connaissait rien ? N'importe qui aurait dit que c'était stupide, et Cara le pensait aussi. Mais elle voulait se laisser guider par cet instinct qui la poussait à agir comme une idiote, quand bien même cela causerait sa perte. « Rentrons avant d'attraper froid, il me semble que le chauffage ne fonctionne pas dans ce vieux tacot ! » Elle ricana et acquiesça. « Oui ... » souffla-t-elle en sortant aussi, laissant son regard se perdre dans la quiétude de la rue. Ils avaient quitté un Santa-Barbara vivant pour un Santa-Barbara qui dormait, n'ayant ni à craindre les regards indiscrets, ni les oreilles curieuses. Imaginer Sorhan rentrer ici tous les soirs, seul, dans un monde éteint et muet lui fit étrangement mal au cœur. Cara passa devant lui timidement, avant de se figer quand il reprit la parole pour briser le silence qui s'était installé entre eux. « C'est… étrange pour moi… » Elle haussa un sourcil surpris. Sorhan avait presque l'air aussi effrayé qu'elle. Mille idées traversèrent alors son esprit : est-ce qu'il attachait des prisonniers à ses radiateurs, avec des menottes ? Ou peut-être qu'il y faisait sombre, que ses fenêtres étaient condamnées avec des planches de bois et que des bouteilles de bière et de whisky étaient étalées sur le sol, à côté de restes de chips. « Vous êtes la première femme à entrer ici… Mis à part la grand mère de Nora bien sûr... » Cara écarquilla les yeux. « Vraiment ? » s'étonna-t-elle. Elle était encore plus inquiète, maintenant.  

Avant d'avancer plus encore dans le couloir qui menait à la pièce à vivre, Cara se retourna pour faire face à Sorhan. Elle avala sa salive avec difficulté et prit une grande inspiration. « Je ne suis pas venue ici pour vous juger, mais pour apprendre à vous connaître. Je ne sais presque rien de vous, mais l'homme que je découvre me plaît. Alors, je pense que votre univers pourra me plaire aussi. » Elle esquissa un sourire et prit un instant sa main dans la sienne, bien plus grande que celle de Cara. Un gouffre les séparerait toujours. « Alors ne craigniez rien. Et je suis désolée, si je me suis invitée trop tôt. Si j'avais su que ça vous mettrait mal à l'aise, je n'aurais pas insisté. » Elle se hissa sur la pointe des pieds pour déposer ses lèvres dans son cou quelques secondes, avant de faire demi-tour. A présent qu'elle était là, Cara voulait quand même découvrir les lieux. Ce n'était pas du tout ce qu'elle avait imaginé en passant la porte. Tout était extrêmement épuré, presque impersonnel. La jeune fille s'était attendue à voir des photos, des souvenirs, des babioles symboliques ici et là … Mais rien. Elle croisa les bras sur sa poitrine en regardant autour d'elle, le cœur plus serré encore. Les derniers mots de Sorhan lui revinrent en mémoire : il n'amenait donc jamais de femme ici ? Cara était flattée. C'était pourtant dur à croire. Elle se retourna de nouveau pour lui faire face, en se caressant la nuque. Ses yeux bleus se posèrent sur lui. « Pas d'escaliers en marbre, de statues représentants les Dieux grecs à moitié nus et de femme de ménage ? » demanda-t-elle, l'air faussement choqué. Elle décrivait exactement la demeure Nightingale, qu'il aurait peut-être un jour l'occasion de découvrir. Peut-être. Puis elle se détendit et sa moue se mut en un sourire doux, espiègle. « J'aime bien ici, c'est charmant. Vous ne vous êtes pas trop emmerdé avec la déco, mais c'est joli. » Elle se rapprocha de lui et posa sa main sur son avant-bras, l'air perdu, sans cesser de jeter des coups d’œil ici et là, s'imprégnant du monde qui était le sien. Un monde silencieux, sombre et clair pourtant, solitaire. La jeune fille avait la sensation de violer l'intimité de Sorhan, bien qu'elle soit heureuse qu'il se soit dévoilé à elle. « Comment cela se fait-il que vous n'ameniez jamais personne, ici ? Vous êtes le fantasme absolu de la moitié des femmes de cette ville. » lança Cara en grimaçant. Après le Gala, elle avait eu nombre d’échos à son propos, qui avaient eu le don de la rendre folle. Sa main tenait obstinément la veste de l'homme, qu'elle ne voulait pas lâcher d'une semelle. Quand elle était dans cet état d'anxiété, la demoiselle prenait la fuite, ou buvait quelque chose de fort. Or elle ne ferait ni l'un ni l'autre, et allait devoir se montrer courageuse. Elle releva la tête vers lui, le visage sérieux. « Je suis contente que vous m'ayez amenée moi. Je suis vraiment … Flattée. » Elle n'était pas seulement flattée, une multitude de sentiments se bousculaient en elle. Mais Cara n'était pas très douée pour mettre des mots sur ce qu'elle ressentait, agissant avant de réfléchir. Sorhan l'avait déjà remarqué, sans doute. Cela lui valait malheureusement bien des problèmes. Elle se retint de lui poser toutes les questions qui lui traversaient l'esprit : Nora venait-elle souvent chez lui ? Où vivaient-ils, avant que sa femme ne meure ? La curieuse qu'elle était devait se montrer patiente, il lui raconterait lui-même ce qu'il voulait, et quand il le voulait. Lentement, elle glissa ses bras autour du cou de l'homme. « Merci ... » murmura-t-elle, tandis que son corps trouvait du réconfort contre le sien. Elle était exactement là où elle devait être.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 31 Mai - 13:15



Ne la lâchant pas du regard, elle se faisait doucement à l'environnement sobre, laissant son regard vagabonder sur les murs blancs. C'était plus qu'étrange de la voir ici, dans son univers, ses cheveux de feu contrastant avec chaque espace de son logement. Elle ne faisait pas parti de ce monde, s'était évident. Sa remarque sur les statues de marbre lui arracha un léger sourire, mais Sorhan restait silencieux. Mal à l'aise, paniqué à l'idée qu'ils se retrouvent tout les deux dans un espace si intime. Non, aucune femme n'avait pénétré ce sanctuaire, comme aucune femme n'avait réussi à s'engouffrer dans son esprit comme Cara l'avait fait. Ce n'était pas les opportunités qui manquaient, Sorhan avait pleinement conscience de son charme. Il s'était retrouvé à maintes reprises dans des situations gênantes vis à vis des doyennes de Santa Barbara et des midinettes en jupette. Mais l'envie lui manquait. Il ne ressentait rien, ni plaisir, ni désir en voyant ces femmes. Même lors d'une excursion dans une boite de strip-tease lors d'une intervention lui avait fait le même effet qu'un chat endormi sur ses genoux ! Seule Cara avait réussi à percer cette carapace et le faisait frissonner à chaque déhanché. Elle se rapprocha à nouveau de lui, laissant glisser ses mains le long de sa nuque, attrapant son cou avec douceur. Un simple mot dans un murmure, un simple contact qui lui fait l'effet d'une décharge électrique. Attrapant ses hanches avec force, Sorhan colla son corps meurtri contre celui de la belle actrice. Qu'importe ce qu'elle faisait, elle le charmait sans s'en rendre compte. "Et je suis content que vous soyez là… Même si ça reste très étrange". Fit-il en la regardant fixement, les yeux ancrés dans les yeux. Il ne comprenait toujours pas cette attraction presque animale, ce désir qu'il souhaitait assouvir à chaque minutes, chaque secondes passée en sa compagnie. Mais c'était plus que ça, plus qu'une pure envie sexuelle. Il la voulait sienne.
Approchant sa bouche de celle de Cara, laissant son souffle chaud caresser ses lèvres rosées, il arqua un sourcil, reprenant petit à petit confiance en la situation "Tu veux manger quelque chose ? Ou boire… un verre d'eau ?" Murmura l'inspecteur, d'une voix sensuelle, s'amusant de l'incongruité de la conversation. Laissant sa bouche descendre le long de la nuque de la jeune femme, ne faisant que l'effleurer, sa main droite caressait timidement le dos cambré de Cara. Elle était divine. "J'ai de la grenadine. Et de l'orange…" Continua-t-il, s'amusant comme jamais.
Lâchant sa taille, se reculant à peine, Sorhan lui adressa un grand sourire avant de passer sa main dans la chevelure de la la jeune Nightingale. Laissant ses doigts filer, il fut surpris de leur longueur. Lui qui avait été habitué à caresser les cheveux courts d'une femme, retrouver une chevelure indécente comme la sienne le rendait littéralement fou. [/color]


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 31 Mai - 23:06

Cara frémit lorsque l’homme l’attira à lui par les hanches. Elle savait pourquoi elle aimait les hommes, et pas les garçons. Jamais elle n’aurait ressenti ça pour un mec de son âge, jamais. Ce goût d’interdit, de danger, c’était inédit, malsain et beau pourtant. « Et je suis content que vous soyez là… Même si ça reste très étrange. » Finalement, Sorhan était aussi effrayé que Cara, sinon plus, ce qui eut le don de la rassurer un peu. Il lui faisait penser à un adolescent qui ramenait une fille chez lui pour la première fois ; ça le rendait craquant, mais vulnérable. Elle avait l’impression de pouvoir le briser d’un geste ou d’un mot, alors qu’il s’efforçait de lui ouvrir les portes de son monde avec crainte et douceur. Mais peu à peu, Sorhan sembla épris d’un regain de courage et son visage s’éclaira, devint plus taquin. Dieu qu’il était beau, et désirable ! Ses lèvres effleurant les siennes, elle répondit à son sourire en jouant le jeu. Pourtant Cara rêvait de ce baiser qu’elle savait pourtant vain. Il se laissait sciemment vouloir, la provoquait : qu’il en soit ainsi. Elle aussi pouvait se laisser désirer. « Tu veux manger quelque chose ? Ou boire… un verre d'eau ? » La jeune femme haussa un sourcil elle aussi, en rougissant. Elle ne savait pas si elle devait rebondir sur le fait qu’il l’ait tutoyée, ou la traite comme une enfant en lui proposant un verre d’eau. « Un verre d’eau … » répéta-t-elle en se forçant à ne pas rire.  Son corps entier était parcouru de frissons, tandis que les lèvres de Sorhan exploraient son cou et sa main son dos. Yeux clos, elle ne détacha pas ses bras du propre cou de l’homme, qu’elle ne pouvait plus se contenter de sentir contre elle. Son corps bouillonnait de sensations nouvelles qu’elle voulait découvrir. Mais ce petit jeu lui plaisait, et elle comptait bien le laisser durer un peu, ne serait-ce que pour apprendre à le connaître davantage. Car même si il ne devait rien se passer de plus que des étreintes, Cara serait heureuse d’être ici. Elle en avait appris plus sur lui en une heure qu’en deux mois. Et elle ne rechignerait pas contre une nuit passée ainsi dans ses bras. « J'ai de la grenadine. Et de l'orange… » Sorhan semblait énormément s’amuser de la provoquer de la sorte, ce qui eut le don de la faire grimacer. La demoiselle le fixa pendant qu’il jouait avec ses cheveux roux. Il avait vraiment l’air d’un gosse, et Cara rougit encore plus. « Je ne sais pas si tu as remarqué que je ne bois rien qui ne soit pas alcoolisé. » répondit-elle enfin, espiègle. S’il la tutoyait, alors elle pouvait bien le faire aussi. Mais le tutoyer, c’était étrange. Comme toute cette soirée, en fait. Elle se demandait comment elle arrivait encore à sourire et garder la tête haute après tout ça, alors que sa Jane Nightingale intérieure n’attendait qu’une chose : s’effondrer. « Mais va pour un verre d’eau ! » s’exclama-t-elle en s’aventurant courageusement vers ce qu’elle pensait être la cuisine.

Elle lui tourna le dos et avança d’un pas gracieux, typique des mannequins et leur marche de chat sauvage et séducteur. La cuisine était identique au reste de l’appartement : simple, mais jolie. Cara s’y sentait moins à l’aise que chez ses parents, maison qui relevait davantage du musée dont ils étaient les pièces rescapées d’une vie qui ne les avait pas épargnés, certainement parce qu’elle n’avait pas l’habitude de se trouver dans un appartement tel que celui-ci. Pas d’objets hors de prix, de baies vitrées offrant une vue sublime sur le reste de la ville, pas de sauna intégré ou de pelouse bien tondue. Avec Sorhan, Cara perdait ses repères, en plus de perdre la raison. Elle patienta docilement, n’osant tout de même pas fouiller dans les placards à la recherche d’un verre. Elle prit appui contre un meuble en posant ses yeux sur Sorhan, sans le lâcher du regard. Et puis elle s’approcha pour le récupérer, avant de déposer un baiser tendre sur sa joue. Cara porta le verre à ses lèvres, ses yeux plongés dans les siens. « J’ai faim … » lança-t-elle alors en esquissant un sourire provocateur. Elle ne parlait pas de nourriture, bien qu’elle ne remarque qu’à présent que son ventre criait famine. De toute façon, elle n’avait pas droit de manger n’importe quoi et n’avait pas vraiment envie d’aller se faire vomir dans les toilettes de Sorhan. Son métier de mannequin était sans doute pire que son métier d’actrice, empli de contraintes desquelles elle ne pouvait se soustraire. Cara posa le verre vide dans l’évier doucement et pencha la tête sur le côté. D’humeur taquine, elle était prête à jouer toute la nuit. Et pourtant, ça ne lui ressemblait pas : jamais elle ne s’était comportée de la sorte avec un représentant de la gente masculine, jamais. Elle fuyait leur présence comme la peste, horrifie que l’un d’eux salisse ce qui lui restait de plus pur en ce monde : son corps. Mais avec Sorhan, c’était différent. Tout était toujours différent, à ses côtés. Cara se rapprocha doucement de lui, le bloquant entre l’évier et son corps, et se mit sur la pointe des pieds pour se hisser à la hauteur de son visage. « Qu’est-ce qu’on est en train de faire, hein ? » murmura-t-elle, rieuse,  en déposant ses mains sur son torse. Ses lèvres parcoururent ses lèvres qu’elle mordilla avec tendresse et envie, avant de descendre sur sa mâchoire, son cou … C’était une sensation exquise, Cara se sentait pousser des ailes. Mais bien vite, elle se détacha de lui pour quitter de nouveau la cuisine et retourner au salon en lui jetant un bref coup d’œil amusé.  Si elle était là pour la nuit, la jeune femme pouvait bien s’amuser un peu. Elle s’assit sur le canapé sans se départir de son sourire qui ne disparaissait plus de son visage d’ange maléfique. Cet homme la rendait folle. Elle était prête à n’importe quoi pour l’avoir.

« Vous … Tu travailles, demain ? » demanda-t-elle pensivement, en se rappelant qu’elle-même avait une grosse scène à tourner en fin de matinée. Elle n’avait absolument pas envie. Comment réussirait-elle à se concentrer ? A se perdre entre les bras d’un autre, et lui donner de faux baisers après ce qu’elle venait de vivre ? Faire semblant lui parut tout à coup bien difficile, alors que jusqu’à présent elle n’avait fait que ça, faire semblant. « J’ai froid, Monsieur l’inspecteur. » lança-t-elle, comme une incitation à venir la rejoindre.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 1 Juin - 8:14



Le tutoiement le fit tressaillir. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait fait de même avec Cara. Passant du vous, au tu, d'un mademoiselle à son prénom. Sorhan dansait d'un côté de la frontière puis de l'autre, ne sachant réellement où se poser. S'il continuait à la tutoyer, à devenir familier avec elle, jusqu'où iraient-ils ? Serait-il capable de s'arrêter à la simple amitié ? Non. Esquissant un sourire gêné à la remarque de la jeune femme il ne la releva pas immédiatement, son regard se perdant dans ses courbes mouvantes. Secouant la tête, elle marchait certainement comme ça pour son métier, mais sa démarche, plus féminine qu'aucune autre, rendait ses sens fous. Ils étaient plus qu'en alerte. La suivant de près, elle était certainement entrain d'analyser chaque recoin de sa cuisine, encore plus froide que son entrée, surtout à cette heure tardive. Il n'y avait toujours aucune photo, quelques torchons sombres, des assiettes propres et rangées. Rien ne sortait de l'ordinaire, mis à part la solitude qu'elle dégageait. Accoudée au meuble, elle l'attendait, mais ne resta que quelques instants immobile. Elle jouait terriblement bien et pourrait lui faire concurrence si elle continuait de la sorte. Plaquant sur sa joue un baiser, attrapant le verre que Sorhan venait de remplir, sa remarque le rendit très sérieux. Elle avait faim. Mais de quelle nourriture… Quand il était seul, Sorhan ne mangeait que rarement un vrai repas. Il détestait se retrouver dans sa cuisine, à préparer quelque chose pour lui, sans aucune compagnie. Nora, elle, adorait cuisiner. Elle en mettant partout mais redonnait un peu de joie à cette cuisine, la tapissant de nombreux aliments à chaque nouvelle fournées. En réfléchissant, il était tellement différent quand sa fille se trouvait à ses côtés, que Cara ne l'aurait pas reconnu. Sortant de ses pensées, Sorhan n'avait pas entendu ses pas feutrés, et lorsqu'elle le bloqua contre l'évier, son esprit s'embruma à nouveau. Elle avait le don pour lui faire oublier ce qu'il pensait à l'instant d'avant, lui redonnant de la vigueur à chaque baiser, chaque caresse. Et quelles caresses… Ses lèvres mordillaient sa bouche, parcourant sa nuque, laissant une trace indélébile à chaque passage. Le temps de quelques secondes, il s'abandonna, les yeux mis-clos, la tête relevée, laissant la belle rousse prendre possession de sa peau, découvrant chaque parcelle de son cou, caressant son torse galbé. Mais elle l'abandonna aussi vite qu'elle était apparu, se détachant de lui dans un sourires taquin avant de disparaitre vers le salon. Restant coi quelques instants, le souffle quasi-saccadé, il devait reprendre possession de ses moyens. De ses émotions et de son corps. Sorhan était un homme, et comme tout homme, il avait des réactions qu'il avait parfois du mal à… contrôler. Surtout quand une femme comme Cara le dévorait des yeux et des lèvres. Soufflant un bon cou, il attrapa un paquet de gâteaux au chocolat, et quelques autres provisions. Vu ce qu'elle avait bu, elle devait manger, même si ce n'était certainement pas ce qu'elle souhaitait ce soir !
"Non, j'ai… Quelques jours de congés on va dire. Mais j'imagine que toi, oui ? " Fit-il en déboulant dans le salon, la découvrant assise, timidement, sur son canapé. Chassant de son esprit le pourquoi de cette pause, il ne voulait penser à Nora ce soir, pas maintenant, pas lorsque Cara était près de lui. S'asseyant près d'elle, laissant un minuscule mètre les séparer, il déposa le paquet de gâteau et les fruits qu'il avait dérobé à sa cuisine sur la table. "Je me suis dis que vous..tu préférerais des fruits…" murmura-t-il, timidement. Sorhan avait conscience des interdits que son métier lui imposait : minceur et beauté. De quoi se nourrissait-elle ? Il n'en avait aucune idée, mais certainement pas de gâteaux au chocolat que sa fille avait en adoration ! Attrapant un biscuit en forme de dinosaure, il le fourra dans sa bouche, ne laissant pas une miette sur le canapé. "Je n'ai pas d'alcool ici. J'ai eu des… problèmes il y quelques années…" Fit-il à demi mot, ne souhaitant la laisser en suspend. S'il lui avait proposé de l'eau ou de l'orange, ce n'était pas pour l'infantiliser. Pas une goute de bière, de rhum, de vodka dans ses tiroirs, rien. Le bar était le seul lieu où il se permettait de boire, de finir la bouteille et de rentrer dans un état lamentable. Mais ici, il se l'interdisait, pour le bien-être de sa fille, mais aussi pour le sien. Les souvenirs de ces journées, passées à boire jusqu'au coma éthylique, étaient encore trop frais.
Ses yeux ancrés dans ceux de Cara, la bouche sèche, il ne pouvait la lâcher du regard. Il voulait imprimer son visage dans son esprit, n'oubliant aucun des détails qui faisaient d'elle une femme somptueuse, aux multiples charmes. Il voulait la découvrir et la connaitre par coeur ce soir. Attrapant violemment son visage dans sa main droite, il plaqua sa bouche contre la sienne, la tenant fermement. C'en était trop pour lui, trop pour un homme. Sa main gauche se faufila sur la hanche de Cara, refermant sa paume dessus. Ses lèvres se frayèrent un chemin sur le haut de sa nuque, baisant chaque parcelle de son cou avant d'emprisonner à nouveau la bouche de l'actrice. Redescendant sa main droite sur sa taille, Sorhan la souleva avec une facilité déconcertante. Elle était plus légère qu'une plume, et il n'eut pas de la difficulté à la poser délicatement sur ses genoux. Les jambes de chaque côté de celles de l'inspecteur, à califourchon, ils ressemblaient à un couple ordinaire, ne pouvant se lâcher, s'embrassant comme si le temps leur était compté. Il avait beau être imposant à côté de Cara, elle avait la possibilité d'exercer tout son pouvoir sur lui. Elle pouvait faire ce qu'elle voulait, l'écraser, jouer, embraser chaque parcelle de son corps, l'abandonner. Ce soir, il lui appartenait.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 1 Juin - 12:17

« Non, j'ai… Quelques jours de congés on va dire. Mais j'imagine que toi, oui ? » Cara l’observa en silence, sans poser la moindre question. Elle finit par acquiescer en passant ses mains sur son visage. « Malheureusement … » Elle hésita un instant et haussa les épaules. « Ils nous font travailler le week-end quand une scène qu’on a déjà tourné ne leur semble pas parfaite. Et on doit préparer un voyage en France. » Ah, la France … Une conférence pour la première du film, elle avait terriblement hâte ! Combien de fois y était-elle allée, pour voir ses cousins ? Cara aurait aimé vivre à Paris. « Je me suis dis que vous… tu préférerais des fruits … » Elle acquiesça en louchant sur les gâteaux en forme de dinosaure qu’elle trouva adorables, et son ventre gargouilla d’envie. Mais elle s’empara d’un fruit, beaucoup plus léger. « Merci … » souffla-t-elle. Cela conviendrait pour l’instant, même si elle mourrait certainement de faim toute la nuit. Il fallait faire des choix : manger, ou rester avec Sorhan. Et le choix était vite fait. « Je n'ai pas d'alcool ici. J'ai eu des… problèmes il y quelques années… » Cara arrêta de manger pour le regarder, surprise. Là non plus, elle n’avait pas envie de lui poser des questions ; de toute façon, il ne répondait que rarement quand elle lui demandait quelque chose. Alors que seul, il se confiait beaucoup plus aisément. Elle hocha la tête, sourcils froncés. « Je vois. C’est plus raisonnable, de toute façon. » répondit-elle tranquillement. Peut-être qu’à ses côtés, elle apprendrait à être plus responsable. Mais ce n’était pas gagné, parce que Cara ne pouvait pas sans cesse changer sa nature. A moins que Cara Nightingale ne soit qu’une apparence totale, un mensonge complet. Qui de Cara ou de Jane aimait Sorhan ? La courageuse, la battante, la hautaine ? Ou l’enfant perdue, terrifiée, la tendre ? Elle pensa un instant que ce raisonnement approchait de la schizophrénie et elle frissonna, avant de sursauter quand l’homme attrapa son visage pour coller un baiser sur ses lèvres. En un rien de temps, elle se retrouva à califourchon sur lui et son corps s’embrasa. C’était si intime, si érotique ! Combien de fois l’avait-elle fait, auparavant ? Des tas de fois, avec ses ex … Mais ça lui semblait plat, inutile, nul. Alors qu’à présent, son corps brûlait pour lui à tel point qu’elle perdait ses esprits. Lentement, ses doigts glissèrent dans ses cheveux ondulés et Cara, le surplombant avec plaisir, lui offrit un baiser intense, fébrile. « Ce n’est pas l’actrice qui joue. Tout ce que je ressens, tout ce que je fais, c’est sincère. » murmura-t-elle entre deux baisers. Tous ses ex avaient fini par la plaquer en disant qu’elle était fausse, sans cœur. Qu’elle était incapable d’aimer. Néanmoins, elle avait besoin que Sorhan sache qu’elle était honnête envers lui, tout le temps … Sauf lorsqu’il s’agissait de son courage. Parce que plus que jamais, la jeune femme était morte de peur.

Cara savait exactement ce qu’elle devait faire, pour l’avoir déjà fait dans son film. Mais la réalité était plus effrayante. Elle retira le tee-shirt de Sorhan en déposant de multiples baisers dans son cou et sur ses épaules musclées. Mais alors elle s’arrêta brusquement. « Oh. » lâcha-t-elle, en observant les cicatrices sur sa peau. La demoiselle laissa glisser ses doigts dessus avec tendresse, ne pouvant détacher son regard de ces traces qui ne le quitteraient jamais. « Que s’est-il passé ? » demanda-t-elle. Un monde les séparait, et les séparerait toujours. Un abîme de secrets et de différences qui ne se refermerait jamais, quelles que soient leurs tentatives pour le combler. Cara se pencha pour déposer ses lèvres sur son torse, sur ces cicatrices qui ne l’enlaidissaient nullement. Cela rendait Sorhan plus humain, plus fragile encore. Son cœur était serré à l’idée que l’homme ait souffert, qu’il ait pu pleurer, ou être au bord de la mort ou quoi que ce soit d’autre. Elle aurait donné n’importe quoi pour le protéger, qu’il n’ait plus jamais à avoir mal. « Moi aussi j’ai des cicatrices. » avoua-t-elle avec un demi-sourire. Elle se rassit sur lui avec douceur et releva la manche de son pull bordeaux pour découvrir son avant-bras : deux traits fins en forme de croix, seuls témoins d’idioties de jeunesse, lorsque Jane Nightingale était encore cette gamine brimée au bord du gouffre. Sauvée in extremis, elle avait bien faillit y passer et détestait y repenser. Elle en avait également une sur la cuisse, pour la même raison. Mais elle n’avait pas cherché à se suicider en se donnant un coup de cutter dans la jambe, simplement à faire taire la douleur de son cœur en souffrant ailleurs. Son sourire devint plus triste et plus doux encore. « Tu es magnifique, Sorhan. » murmura-t-elle à son oreille avant d’ôter son pull et l’envoyer sur le tee-shirt de l’homme, plus loin. Cara se sentit étrangement honteuse et nue, malgré son soutien-gorge noir hors de prix, malgré ses baisers, ses caresses. Pourquoi cherchait-elle à garder son sang-froid, alors qu’elle avait envie de lui hurler qu’elle avait peur ? Et de quoi avait-elle peur ? De le décevoir, de ne pas lui plaire ? Ou de ce qu’il se passerait après ? Oui, que se passerait-il, après, quand ils auraient passé la nuit ensemble ? Ils reprendraient leur vie chacun de leur côté ? Se verraient-ils de temps en temps, pour coucher ensemble ? Trop de questions se bousculaient dans son esprit, l’empêchant d’être sereine. Ses mains glissèrent le long de son ventre qu’elle griffa tendrement, s’arrêtant sur sa ceinture qu’elle ouvrit avec lenteur pour le faire attendre. Cara se surprenait énormément d’arriver à agir de la sorte, et se remercia d’être actrice. D’avoir fait semblant de coucher avec de faux partenaires des dizaines de fois. Ses intentions étaient sincères, ses gestes l’étaient moins. « Tu es sincère avec moi, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle en relevant ses yeux bleus vers les siens, les joues écarlates et le souffle court. Il fallait qu’il le soit. Sinon, elle s’arrêterait là. Il fallait sur Sorhan Allister soit le bon, qu’elle ne fasse pas une erreur. Qu’importait qu’il ne soit pas amoureux, tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il l’apprécie et la respecte.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 1 Juin - 13:54



Il commençait à se perdre dans les baisers de la jeune Nightingale quand elle lui retira son t-shirt et se stoppa net, dans un "oh" bien trop compréhensible. Ne la lâchant pas des yeux, attendant sa réaction, Sorhan savait très bien ce qui traversait son esprit. Comment ? Pourquoi ? Chaque marque, chaque cicatrice avait une raison, une explication. La balle qui s'était logée près de son poumon droit avait été l'une des premières qu'il avait reçu lors d'une planque dans les bas-fonds de Los Angeles. Les éraflures sur le flanc gauche, victoire lors d'un combat illégal en pleine rue pour gagner la confiance des dealers. Il aurait pu lui conter chaque histoire mais il n'était pas encore prêt. Même si son ancien boulot lui manquait, que le calme de Santa Barbara l'ennuyait profondément, il ne souhaitait retrouver ce monde violent, où le sang et les larmes étaient monnaie courante. Mais il fut surpris de la réaction de Cara, lui désignant son bras qu'elle découvrit timidement. Deux traits significatifs, bien trop reconnaissables. Pourquoi s'imposait-elle cette souffrance? Que cachait-elle au fond de son coeur ? Sorhan avait envie de comprendre comment une jeune fille comme elle pouvait s'infliger ce type de blessure. Il aurait voulu baiser cette cicatrice, effacer la douleur qu'elle avait ressenti, lui faire oublier la raison de ce geste, mais à nouveau elle le désarçonna d'un compliment qui le fit légèrement frissonner. Magnifique.
Laissant sa main vagabonder de sa nuque à sa joue, caressant d'un revers sa peau pâle, il la regarda se défaire de son pull, découvrant une poitrine bien trop insolente pour une jeune fille de son âge. Ses yeux ne pouvaient remonter au visage de Cara, bien trop charmé par ce qu'il avait face à elle. Sa peau était claire, parsemée de quelques grains de beauté, ses seins habillés d'un tissu sombre, contrastant avec son corps d'ivoire. Sorhan n'osait plus la toucher, hypnotiser par ses gestes, la laissant détacher d'un main habile sa ceinture. Mais quelque chose clochait. Elle avait beau savoir exactement quoi faire, comment le toucher, il avait dans ses yeux autre chose que du désir. Un voile obscur, un frisson qui la parcourait et qui n'avait rien à voir avec les caresses de l'inspecteur. Et sa question fut la réponse à ses craintes. Attrapant doucement les mains de la jeune fille pour la stopper, les plaçant de chaque côté de ses jambes, il remonta les yeux pour la fixer avec sérieux. " Penses-tu vraiment que je t'aurais amené ici sans être sincère ? Je me mets autant en danger que toi Cara. " Fit-il, finissant sa phrase dans un murmure. Elle ne connaissait pas toute l'histoire mais n'en avait pas besoin. Se relevant à peine, il déposa un léger baiser dans son cou, avant de descendre le long de sa carotide, laissant l'empreinte de ses lèvres sur chaque centimètre de sa peau. Il tenait toujours ses mains, descendant sa bouche toujours plus bas avant d'embrasser le haut de sa poitrine. "Dis moi la vérité… As-tu déjà fait ça ailleurs que devant une caméra ? " Lui demanda l'inspecteur, ne voulant la brusquer. Chacun de ses gestes étaient trop propres, trop sûr d'eux pour être réalistes. Elle était sincère mais jouait comme dans un film, interprétant le rôle qu'on lui avait appris. Remontant son visage, libérant sa main gauche pour venir caresser sa chevelure rousse, il lui adressa un léger sourire. " Je m'en contrefous que tu sois ou non une experte Cara. J'ai juste besoin que tu me fasses confiance. Et que tu sois sincère avec moi." Sorhan ne voulait ni la forcer, ni la brusquer, sachant que trop bien ce que signifiait une première fois. Il en avait vu des filles au commissariat, malades à l'idée d'avoir offert leur corps à la mauvaise personne. Même s'il ne s'agissait pas de la même situation, il ne voulait pas la voire se tendre de douleur au moment où il la ferait sienne. "Comme tu dois le sentir, j'ai des… besoins. Mais ils peuvent très bien attendre. " Fit-il pour détendre l'atmosphère, essayant de la faire rire. Oui, vu la position de Cara, elle devait être pleinement consciente de l'effet qu'elle lui faisait, mais ce n'était pas pour cette raison qu'elle devait se laisser faire. Si elle n'était pas prête, il attendrait. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas été touché comme elle le touchait que ça lui suffisait amplement.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 1 Juin - 15:27

« Penses-tu vraiment que je t'aurais amené ici sans être sincère ? Je me mets autant en danger que toi Cara. » Cara sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle était heureuse, plus que jamais. Enfin, quelqu’un s’intéressait à elle autrement que pour son argent et sa célébrité. Elle pouvait avoir confiance en cet homme et son corps marqué par la vie, cet homme et ses changements incessants d’humeur, cet homme qu’elle aurait mieux fait de fuir dès le début. Elle frémit et ferma les yeux quand les lèvres de Sorhan se posèrent sur sa poitrine ? Elle se mordit la lèvre en soupirant, avant de revenir brusquement à la réalité. « Dis-moi la vérité… As-tu déjà fait ça ailleurs que devant une caméra ? » Etait-elle obligée de lui dire la vérité ? Il ne répondait pas à ses questions, pourquoi répondre aux siennes ? Il l’avait percée à jour de façon bien trop évidente et Cara s’en voulait d’avoir joué les expertes alors qu’elle n’avait pas plus d’expérience qu’une collégienne. « Je m'en contrefous que tu sois ou non une experte Cara. J'ai juste besoin que tu me fasses confiance. Et que tu sois sincère avec moi. » Elle avala sa salive avec difficulté. « J’ai confiance en toi. » répondit-elle, appréciant le simple contact rassurant de sa main dans ses cheveux. « Comme tu dois le sentir, j'ai des… besoins. Mais ils peuvent très bien attendre. » Cara rougit et une moue joueuse se dessina sur ses lèvres, en jetant un bref coup d’œil vers le bas. Elle sentait parfaitement son désir, qui la rendait elle-même folle de désir. Savoir qu’elle lui faisait cet effet était la chose la plus excitante qu’elle ait connue. La demoiselle soupira et passa sa main dans ses cheveux, avant de plonger son regard dans le sien. « Je vais encore passer pour une petite fille, je déteste ça … » maugréa-t-elle, l’ombre d’un sourire sur les lèvres. Puisqu’il voulait la vérité, alors elle allait la lui dire. « Je suis déjà allée jusque-là, plus loin même … Mais je suis encore vierge. » Elle baissa la tête, laissant ses cheveux roux cacher son visage écarlate. « J’attendais simplement de trouver la bonne personne. » se justifia-t-elle comme si c’était une faute. Cara conclut alors : « Je n’ai rien dit, parce que je ne voulais pas que tu me voies comme une petite fille sans expérience. Je voulais être à la hauteur. Désolée, c’était débile. » Elle ramena ses cheveux en arrière, au bord des larmes. Elle se retenait de ne pas pleurer, pour ne pas jouer plus encore les enfants. Elle l’embrassa avec douceur et se laissa tomber sur le côté, pour s’allonger, jambes tendues sur celles de Sorhan. Une chose était sûre, ses propres besoins à elle ne pourraient plus attendre. Elle le voulait, entièrement, inconditionnellement. Tant pis si elle devait souffrir, si elle devait avoir peur, elle savait que c’était le bon moment. Cara aurait pu choisir n’importe qui, se « débarrasser » de cette corvée qu’était la première fois, mais elle était beaucoup plus pure que ce qu’on ne pouvait le croire. Aux yeux du monde, elle avait couché avec la moitié des acteurs des Etats-Unis.

« Je suis morte de peur, mais j’en ai envie. Et … Enfin, je ne suis pas venue uniquement pour ça. J’avais envie de te connaître mieux, alors … Si ça te dérange que je sois vierge, on peut ne pas le faire. » Cara pouvait comprendre que Sorhan soit bloqué à l’idée de coucher avec une fille comme elle. Comment aurait-elle réagi à sa place ? Mal, sans doute. Elle se releva pour nouer ses bras autour de son cou, avant de l’attirer à elle pour l’allonger sur son corps. Elle se sentait terriblement bien, sous le poids de son corps brûlant. Cara n’aurait pas pu être ailleurs qu’ici, ni confier son cœur à qui que ce soit d’autre. Elle laissa courir ses mains dans son dos, plus timidement. Ses baisers étaient plus maladroits, mais pas moins passionnés. Là, elle se comportait comme elle aurait dû le faire depuis toujours, sans artifices. « Mais je ne suis pas sûre de pouvoir me contenter de simples câlins toute la nuit, à ce rythme-là … » dit-elle en riant, entre deux baisers. Elle cessa alors ses baisers pour reprendre son souffle, caressant les cheveux de Sorhan avec tendresse. Qu’est-ce qu’elle pouvait les aimer, ses cheveux ! Et ses yeux gris, ses lèvres, son sourire … Il était parfait. Elle aurait pu le montrer au monde entier et s’enfermer seule avec lui pour être la seule à le regarder dans l’éternité. « Je suppose qu’on est en train de faire une grosse connerie, et quelles en seront les conséquences. Et je ne sais pas ce que tu as vécu, mais … Tu es quelqu’un de bien, Sorhan Allister. » dit-elle. La lèvre légèrement tremblante, elle enchaîna : « Je me sens bien quand je suis avec toi, j’ai l’impression d’être en sécurité … Et qu’il y a en ce monde quelqu’un qui peut me comprendre, et que je peux comprendre. C’est agréable. » Où devait s’arrêter leur complicité ? Leur attachement ? Cara n’en savait rien. Elle n’était pas en train de lui faire une déclaration d’amour, pas en train de lui demander de l’épouser, de rester à ses côtés pour toujours, parce qu’elle était certaine que Sorhan ne voudrait pas d’elle pour toujours. Personne ne voulait d’elle pour toujours. Mais elle avait besoin de le dire, tout simplement.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 1 Juin - 17:16



Sa réponse ne l'étonna guère. Cara était vierge et bien que ses gestes ne la trahissaient pas réellement, s'était surtout l'intuition de Sorhan qui avait eut raison de ce mensonge. Il aurait pu ne pas écouter sa tête et la laisser faire, même en sachant que s'était sa première fois. Mais il n'était pas cet homme prêt à profiter de sa faiblesse pour une partie de jambe en l'air. Oui, s'était étrange car aux Etats-Unis, la moyenne d'âge pour un premier rapport frôlait les 17ans. Mais Cara ne faisait pas partie de cette norme, elle était en dehors de tout sondage. Une célébrité aux multiples talents, acclamée par la critique et suivie par une multitude de paparazzis ne rentrait pas dans une case. Alors oui, peut être que certains pensaient d'elle qu'elle était l'une de ces filles à profiter de son statut pour tenter chaque expérience auprès de tout les hommes se pointant à son chevet. Peut-être que ses amis acteurs la voyaient au bras d'hommes, tous plus séduisants les uns que les autres. Mais aucun ne devait se douter de qui elle était réellement. Une jeune fille comme les autres, attendant le bon moment et la bonne personne. Les yeux brillants, l'air timide, Sorhan avait touché un point sensible et il ne souhaitait la voir pleurer ce soir. Pas pour ce genre de situation. "Cara, je… Je ne vois pas ce qu'il y a de honteux… Tu n'as que 20ans. Tu as tout le temps de réaliser tes propres expériences." Fit-il d'un ton sérieux, après qu'elle se soit relâchée sur le canapé, les jambes allongées sur les siennes. Elle avait peur, mais lui aussi. Pas pour les mêmes raisons, même si retoucher une femme le paniquait un tant soi peu. Sorhan avait beau avoir cet air de Don Juan collé au visage, il n'avait eu que deux partenaires. Et une seule de sérieux. Son emploi ne lui laissait pas le temps de courir les femmes et il avait rencontré Kelly lors de ses classes, il n'avait donc eu qu'une autres femmes lors de son adolescence. Ce qui était un record pour un homme de son envergure et de son charisme. Tournant la tête vers Cara, il ne la vit même pas approcher pour s'accrocher à son cou et le faire basculer sur elle. Les mains le long du corps de la jeune femme, ne pouvant relâcher tout son poids sur elle, il la sentait plus timide, moins entreprenante. Mais toujours aussi désirable. Chacune de ses caresses lui arrachaient un frisson et à chaque doigt passé sur ses cicatrices le faisait se tendre. C'était inhabituel pour lui, tellement inhabituel. Emprisonnant sa bouche, laissant filer ses doigts sur son corps, caressant presque timidement la courbe de ses seins, il du se retenir de rire quand à la remarque de Cara. Se contenter de câlins. Se serait compliqué, même s'ils ne dormaient pas dans la même pièce ! Qui craquerait le premier ? Ça, il n'en avait aucune idée. Ce qu'il était sûr, c'est que Cara avait une certaine prédisposition pour réussir à exprimer plus de deux mots, tout en continuant de l'embrasser. Incapable de s'arrêter, Sorhan avait du mal à se concentrer sur ce qu'elle disait et ce qu'il faisait, trop intéressé par le tissu qui recouvrait sa poitrine. Mais il releva la tête pour la fixer de son regard bleuté. En sécurité. Cara ne l'était pas, mais elle ne devait pas s'en douter. Si quelque chose filtrait de leur relation, ils pourraient se retrouver au tribunal. Si son passé lui revenait en pleine face, avec la violence d'un uppercut, elle en souffrirait autant que lui. S'il redevenait ce chien fou, violent, psychotique et sans peur qu'il avait autrefois été, elle pourrait être en danger. "Promets moi une chose." murmura-t-il en se rapprochant d'elle, tout proche de ses lèvres, les yeux fixés sur sa bouche humide. "Pars dès que tu te sentiras en danger." Il ne voulait ni lui faire peur, ni la faire fuir. Mais elle devait savoir que Sorhan n'était pas l'homme merveilleux qu'on tarissait d'éloges à Santa Barbara. Il avait des ennemis, de son passé à Los Angeles. A la fois dans la police, et dans la rue. Certains n'ayant pas accepté la mort de Kelly, d'autres voulant se venger de ses missions de dealers. Elle ne devait pas être dans les parages si l'un deux se pointaient, réclamant son dû. Et malgré la protection qu'on lui avait offert en abandonnant les STUPS, certains gangs étaient prêt à tout pour retrouver ceux qui avaient eu raison de leur commerce. Et Sorhan comptait déjà plusieurs collègues tombés sous les coups de ces brutes aux sangs chaud.
Laissant sa main passer sous le dos de Cara, ses doigts filaient sous la ceinture de son jean, la soulevant pour ancrer son corps dans le sien. Capturant ses lèvres, sa nuque, ses épaules dans des baisers tous plus envieux les uns que les autres, il se releva sur ses genoux, tout en la tenant fermement contre lui, avant de refermer son emprise en se relevant. Debout, Cara ancrée sur ses hanches, il avait l'impression d'être immense à côté de ce petit corps qu'il tenait tout contre lui. "Si ça vous dit de continuer la visite à l'étage, Mademoiselle Nightingale…" Murmura l'inspecteur, dans un sourire plus qu'équivoque. Rien ne les avait prédestiné à se retrouver dans ce lieu, à ce moment précis, souhaitant ne faire qu'un le temps d'une nuit. Mais Sorhan ne croyait plus au destin depuis longtemps, appréciant chaque moment qui s'offrait à lui comme le dernier qu'il pourrait vivre.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 1 Juin - 23:50

Contre toute attente, Sorhan sembla se moquer éperdument que ce soit sa première fois. Ou plutôt, cela ne le dérangea pas, ce qui arracha un sourire à Cara. « Promets-moi une chose. » La jeune femme cligna des yeux, surprise. « Pars dès que tu te sentiras en danger. » Se sentir en danger ? Son cœur rata un battement. Que voulait-il dire ? Elle fronça les sourcils, peu rassurée. « Je … Euh … D’accord. Promis. » répondit-elle, de façon peu convaincante. Il devrait savoir qu’elle ne partirait pas, jamais. A moins qu’il ne finisse par voir une autre femme ou lui dise ouvertement de dégager, ou qu’elle le mette elle-même franchement en danger, Cara ne le lâcherait pas. Il était trop tard, elle était tombée dans le piège Sorhan Allister. « Si il y a quelque chose que je peux faire pour t’aider, quoi que ce soit … Tu n’as pas arrêté de m’aider depuis qu’on s’est rencontré, alors … » murmura-t-elle, avant de s’abandonner de nouveau à ses caresses et ses baisers de plus en plus pressants. Elle rit un peu lorsqu’il la releva, et elle s’accrocha fermement à lui. Cara aimait le contact de son corps contre le sien. Elle aimait la sensation que procuraient chacun de ses baisers, chacune de ses étreintes. Elle aimait se sentir ridiculement petite entre ses bras, qui la protégeaient du reste de l’univers. Elle savait parfaitement pourquoi elle avait attendu tout ce temps ; elle l’avait attendu lui. Pourquoi fallait-il que cela soit interdit ? Que cette relation puisse les conduire au tribunal, les discréditer aux yeux des autres ? Cara avait envie de hurler au monde entier qu’elle l’adorait et qu’il était l’homme le plus incroyable qu’elle ait rencontré, le meilleur qui était entré dans sa vie. « Si ça vous dit de continuer la visite à l'étage, Mademoiselle Nightingale … » La demoiselle lui rendit son sourire et acquiesça. « Rien ne me ferait plus plaisir, Monsieur Allister. » répondit-elle en se détachant de lui, à contrecœur. Elle s’empara de son pull et du tee-shirt de Sorhan et s’étira, passablement épuisée. Elle n’en montra cependant rien, faisant passer cela pour une simple routine habituelle. Un geste qu’elle faisait sans trop de raison. Mais ce trop plein d’émotions, de sensations nouvelles, mêlées à l’alcool et aux révélations de Sorhan et des cicatrices sur sa peau l’avaient achevée. Cara avait la capacité émotionnelle d’une adolescente inexpérimentée et elle se félicitait de tenir encore debout. Elle se surprit d’avoir envie de voir sa sœur. Oui, ce soir-là, elle était prête à tout, et même dire à Elza qu’elle l’aimait. Elle suivit l’homme en silence, fébrilement. Ses jambes tremblaient, son cœur battait à tout rompre. Un millier de questions se bousculaient dans son esprit, à commencer par la plus puérile d’entre toutes : est-ce qu’elle allait avoir mal ? Cara s’interdisait de pleurer, de perdre la face. Elle pleurait trop facilement devant lui, c’était une mauvaise chose. Alors il ne fallait surtout pas que ça arrive, c’était hors de question. Elle ne se le pardonnerait jamais.

Est-ce que les adultes ont peur de souffrir ? Est-ce que tu as peur toi aussi, Sorhan ? Je veux devenir cette femme que tu voudras aimer, et celle qui pourra te protéger. Apprendre à être heureuse. Je serai là pour toi, à chaque instant. Je serai là pour t’aider à te relever quand tu tomberas, pour que jamais ton sourire ne meure ailleurs que sur mes lèvres. Je suis écorchée vive sous le poids de la peur et du désir. Faisons ensemble le premier pas vers la mort.

Cara avait espéré que la chambre soit plus décorée que le reste de la maison, mais elle fut de nouveau confrontée à ces murs blancs qui lui rappelaient trop ceux de l’hôpital où elle avait passé quelques jours, bien des années plus tôt. Que penserait-il de sa propre chambre, décorée de mille photos de ses amis, de sa famille et d’acteurs et mannequins du monde entier qu’elle avait eu la chance de rencontrer, et d’affiches de films ? Que penserait-il de ces vêtements qui dépassaient de tous les côtés, des piles de paires de chaussures, de sa peluche en forme de panda posé sur sa table de nuit, de ses cahiers et livres étalés sur son bureau ? Tout en elle rappelait encore l’enfant qu’elle cessait jour après jour d’être, laissant place à la jeune femme qu’elle deviendrait pour lui, et pour elle. Cara s’avança jusqu’à une chaise où elle déposa leurs vêtements respectifs, avant de se retourner vers lui. Plongeant son regard dans le sien, un nouveau sourire éclaira son visage tandis qu’elle défaisait lentement les boutons de son jean qui glissa à ses pieds. Elle était heureuse d’avoir laissé ses chaussures dans l’entrée. Et de porter l’un des ensemble de sous-vêtements les plus chers qu’elle avait. D’un noir intense, dentelle sexy sans être vulgaire, elle détonait par ses contrastes marmoréens, ténébreux et enflammés. Abyss la faisait toujours poser en noir. C’était ainsi qu’elle paraissait le plus sauvage, le plus séductrice. Elle s’approcha de lui gracieusement, avant de déposer ses lèvres sur son torse. « Tout ira bien … » lança-t-elle pour s’en convaincre elle-même. Mais après tout, pourquoi est-ce que ça n’irait pas ? Tout le monde passait par là un jour, et retarder l’échéance ne rendrait les choses que plus pénibles. De nouveau, ses mains glissèrent sur le corps de son amant de la nuit et s’arrêtèrent sur le bouton de son pantalon qu’elle s’efforça d’ouvrir sans trembler. C’était comme si le monde avait cessé de tourner. Il n’y avait plus qu’eux, dans cette chambre aux murs trop blancs. Cara laissa tomber le pantalon de Sorhan à ses pieds et l’attira à elle, les joues empreintes d’une teinte écarlate. Si plus tôt dans la soirée on lui avait dit que les choses se passeraient ainsi, elle n’y aurait jamais cru. Et il était bel et bien là, et elle le sentait contre elle, aussi désirable qu’elle n’était désireuse de le posséder. Elle caressa son dos, ses fesses musclées qu’elle aurait pu toucher des heures durant sans se lasser. Cet homme avait sans conteste plus du mannequin que du flic. « Est-ce que j’ai le droit de dire encore une fois à quel point tu es beau ? » demanda-t-elle en riant. La jeune femme recula et s’assit sur le lit en l’attirant par les mains. Elle aurait aimé le serrer contre elle plus longtemps, mais elle tremblait trop pour s’éterniser sur ses jambes. Elle avait juré de ne pas s’effondrer devant lui, et Cara ne le ferait pas. « On y va doucement, d’accord ? » gémit-elle avec une moue penaude. Elle le renversa et s’assit à califourchon sur lui, en poussant un léger gémissement d’aise et de plaisir de le sentir ainsi, ses lèvres lui offrant mille baisers intenses et tendres.
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