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 sorhan ≈ light me up when i'm down

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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 7 Juin - 20:11



Tout irait bien. Elle devait autant s'en convaincre que lui. Pourquoi était-il si paniqué à l'idée de la toucher, de s'emparer de son corps et de la faire sienne ? Mêlé à ce désir intense, chaque émotion, chaque sensation était plus forte, plus violente et Sorhan n'arrivait à peser le pour du contre. Il la voulait, mais ne devait céder à ses pulsions. S'il le faisait, il allait se laisser happer dans un monde qu'il ne connaissait pas, un univers qui le dévorerait petit à petit. Elle avait 20ans, lui 30. Il ne devait pas laisser tomber la dernière frontière qui les gardaient encore debout. Mais chacune de ces pensées disparaissaient au simple contact de la bouche de la jeune Cara sur son torse zébré. Laissant échapper un râle, il la laissait faire ce qu'elle voulait de lui, alors qu'elle aurait du être la plus terrifiée, la moins expérimentée. Défaisant son pantalon, le laissant choir sur ses chevilles, Sorhan s'en défit rapidement, ne pouvant répondre à ce qu'elle lui avouait. Elle ne voyait que le physique, que la carapace de l'homme, et si elle avait pu voir à l'intérieur, elle le trouverait certainement moins irresistible. Pire que lunatique, violent quand on ne s'y attendait pas, chaque évènement avait creusé en lui de minuscules fissures qui s'élargissaient de jour en jour. Il devenait moins calme, avait du mal à contenir sa colère, même en la présence de ses beaux parents ou de Nora. Un jour, il voulait retrouver la garde de sa fille, l'autre il acceptait le fait qu'elle était mieux chez ses grands-parents. Alors qu'allait-il devenir s'il se laissait aller dans les bras d'une femme, d'un autre être vivant ? Plus le temps avançait et plus sa vie se compliquait.
Se laissant attraper par la jeune femme, devenant de nouveau la proie, Sorhan caressait doucement les cuisses dénudées de la belle rousse. Elle était sur lui, à la fois timide et désireuse de continuer, calme et fiévreuse. Il la fixait longuement, détaillant son visage délicat, sa peau diaphane qui laissant transparaitre quelques veines par ci par là. Sa main droit vint se placer sur sa hanche, avant de longer son ventre et de s'imprégner de chaque parcelle de son corps. Se relevant brutalement, il attrapa sa taille pour qu'elle ne tombe pas en arrière. Les lèvres proches de celles de la jeune fille, le souffle court, il laissa ses yeux vagabonder de sa bouche à ses pommettes, pour finir leur course dans son regard fiévreux. "Cara…" Sa main libre vint caresser timidement sa chevelure ébouriffée, l'autre tenant toujours fermement le dos de la belle. "ce serait nous mettre tout les deux en danger. "Fit-il prudemment, à quelques centimètres de la bouche de Cara. Déposant un baiser sur celle-ci, il se recula à peine, collant son corps moite contre celui dénudé de l'actrice. "Ne crois pas que le problème vienne de...ta première fois… Ou que je n'ai pas envie de toi." Un nouveau baiser."Je te veux, d'une manière inexplicable. Mais ce serait…fou." Il laissait le dernier mot filer dans un soupir. Il la regarda quelques instants, peut être une minute, incapable de bouger, de la quitter. Il ne voulait pas. Il ne pouvait pas.
En une fraction de seconde, sa bouche se plaqua violemment contre celle de Cara, la serrant fort contre lui, pour la renverser sur le lit et s'allonger sur elle. Chaque baiser, chaque caresse étaient vifs, envieux, mais empreint d'une douceur dont seul lui avait le secret. En un instant, le tissu noir qui recouvrait à peine la peau de la jeune femme lui fut retiré, Sorhan calquant au plus près de son corps. Laissant son empreinte sur chaque partie de sa peau, ses mains s'attardèrent sur les fesses parfaitement dessinées de la jeune femme. Il la voulait, maintenant.
Mais un détail le stoppa net, le regard fiévreux, le souffle saccadé. Il la fixa, les yeux grands ouverts. "Je n'ai pas prévu qu'une femme vienne ici. Dans ma maison." Fit-il d'un air confus. Bien qu'il soit un gentleman, un homme apprécié pour son physique, Sorhan n'avait pas en tête de ramener qui que soit ici, surtout pour ce qu'ils allaient entreprendre de faire. Voyant que Cara ne réagissait pas, surement sous le coups des endorphines sécrétés pas le corps, il baissa les yeux, pris d'un certain malaise qu'aucun homme n'aimerait ressentir "Je n'ai pas de préservatif."


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 7 Juin - 23:55

C’était trop agréable pour être vrai. On lui avait parlé de la première fois comme d’une corvée, un moment désagréable et terrifiant duquel on se débarrassait. Mais chaque baiser, chaque caresse et chaque regard l’emplissait déjà de la promesse que la plus merveilleuse nuit de sa vie était sur le point d’arriver. Elle frémit en se retrouvant de nouveau assise sur Sorhan qui l’emprisonna contre lui, ancrant son regard gris dans le sien. « Cara … » Sorti de sa bouche, la jeune femme adorait son prénom. Elle entoura son cou de ses bras sans l’interrompre, en clignant des yeux. « Ce serait nous mettre tous les deux en danger. » Cara n’était pas sûre de voir où il voulait en venir. Est-ce que Sorhan était en train de se dégonfler ? Comment pouvait-il, alors que son corps était aussi brûlant que le sien ? Elle fronça les sourcils. « Ne crois pas que le problème vienne de... ta première fois … Ou que je n'ai pas envie de toi. » La jeune femme répondit faiblement au baiser, sentant sa belle détermination s’effriter. Il était en train de la repousser. Cara n’arriva même pas à esquisser le moindre sourire, paralysée. « Je te veux, d'une manière inexplicable. Mais ce serait…fou. » Oui, c’était fou. Depuis le début, depuis toujours, depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Toute sa vie, Cara avait attendu cette personne capable de la faire rire et la faire pleurer en l’espace de quelques secondes, de la faire vibrer, la rendre femme, enfant, de mater ses élans superficiels, de faire taire ses craintes pour en faire naître de nouvelles. Ça aurait pu arriver avec n’importe qui, mais c’était arrivé avec Sorhan. Et maintenant qu’ils étaient allés aussi loin alors qu’il aurait pu se contenter de la repousser à chacun de ses assauts, elle ne survivrait pas s’il lui demandait de tout arrêter là. La bouche sèche et l’estomac noué, Cara le laissa libre de ses choix. Elle n’avait aucun droit sur lui, et surtout pas de commander ses désirs. Ils se regardèrent durant ce qui lui sembla être une éternité, la peur et l’envie se reflétant dans leurs iris claires. La demoiselle aurait pu lui dire que c’était fou, mais que ça le serait toujours entre eux. Elle aurait pu lui demander ce qui le tourmentait, tout en sachant qu’il ne répondrait pas. Mais elle était terrifiée et toujours incapable de bouger ou de prononcer le moindre mot. Cette situation commençait à devenir quelque peu embarrassante. Ce fut l’homme qui brisa la distance maigre qui les séparait. Ses lèvres se plaquèrent contre les siennes avec une violence à laquelle elle ne s’attendait pas et Cara se laissa tomber en arrière en toute confiance, tandis que Sorhan s’allongeait sur elle. De nouveau, elle perdait ses esprits, se laissait envahir par ces pulsions divines. Elle rougit violemment quand il termina de lui ôter la moindre trace de tissu qui la protégeait de sa vue. Elle pouvait poser devant des dizaines de photographes et toute l’équipe qui gravitait autour d’eux en tenue d’Eve, mais devant un homme unique, ça lui semblait bien plus gênant. Qu’allait-il penser d’elle ? Serait-elle assez belle, pour lui ?

Cara ne put retenir un bref gémissement de plaisir, se cambrant sous le contact de ses doigts et de ses lèvres douces, ce qui lui fit davantage encore monter le feu aux joues. Alors qu’elle s’apprêtait à se montrer elle-même plus entreprenante, Sorhan s’arrêta net et Cara sursauta. Le monde lui sembla beaucoup plus froid, quand la réalité la rattrapa. Avait-elle fait quelque chose de mal ? Paniquée, elle fit à toute allure la liste de toutes les bonnes excuses qu’elle pouvait trouver au cas où il lui reprocherait quoi que ce soit. « Je n'ai pas prévu qu'une femme vienne ici. Dans ma maison. » Elle plissa les yeux mais ne réagit pas. Elle aurait certainement dû être soulagée que l’homme ne pense pas à ramener d’autres femmes chez lui, mais une fois de plus elle ne voyait pas où il voulait en venir. De plus, ses arrêts répétés au moment où elle parvenait à trouver une sérénité inattendue commençaient à l’irriter. Devant son incompréhension, Sorhan conclue : « Je n'ai pas de préservatif. » Cara écarquilla les yeux, et laissa retomber sa tête sur le matelas, avant d’enfouir son visage dans ses mains. Elle ne voulait pas qu’il voit son visage, pas avec ce qu’elle s’apprêtait à faire. Non, elle ne pouvait pas, pas maintenant, pas ici … Mais … C’était digne des films d’amour les plus comiques qu’elle ait vu. Aussi la jeune femme ne parvint pas à retenir le fou rire qui s’empara d’elle. C’était le contrecoup des émotions, de la fatigue, du désir. Un soulagement et une déception certains, mais également un débordement d’affection. Elle adorait Sorhan. Même dans une telle situation, il arrivait encore à la surprendre. « Ce n’est pas responsable, ça, Monsieur l’Agent. Sortez couvert. » finit-elle par répondre quand elle parvint à reprendre son souffle. Son sourire n’en était pas moins radieux, et ses joues écarlates témoignaient de ses éclats de rire. « Je n’avais pas prévu de coucher avec qui que ce soit, alors je n’en ai pas non plus. » dit-elle, avant de déposer ses lèvres sur sa joue. Oui, malgré tout, elle était déçue. Cela dut se voir à son visage qui se départit bien vite de son sourire pour renvoyer une expression plus triste. Mais peu importait, n’est-ce pas ? Elle n’était pas venue dans l’unique but de coucher avec Sorhan. Elle était venue, parce qu’elle voulait être avec lui. Cara se redressa et l’obligea à la laisser s’extraire du poids délicieux de son corps, pour se plonger sous les draps. Maintenant, elle se sentait horriblement nue et honteuse, bien qu’elle n’ait plus à se plaindre de son corps. Elle n’était malgré tout pas très à l’aise. « Un autre jour peut-être. J’espère. » souffla-t-elle seulement. Cara ne voulait pas s’emballer, pas crier victoire. Qui savait de quoi le lendemain était fait ? Peut-être que Sorhan n’aurait plus envie de la voir, au réveil. A moins que ce ne soit elle, qui n’ait plus envie.

La jeune femme espérait que sa déception ne crève pas trop les yeux. Ce n’était absolument pas la faute de Sorhan ni de qui que ce soit. Malgré tout, c’était un brutal retour à la réalité qu’elle venait de vivre, alors qu’elle était prête à tout pour lui. Elle s’efforça de lui sourire avec malice, avant de fermer les yeux. Elle se sentait bien, sous ses draps. Ils avaient son odeur. Comme la veste de Sorhan qui reposait sur son bureau, et qui avait perdu son parfum bien trop rapidement. « Tes caresses et tes baisers sont très agréables. Je n’ai jamais connu ça avant. Je pensais que ce serait toujours nul. » Elle avait appris avec les mauvaises personnes, tout simplement. Tout chez cet homme était mieux qu’avec les autres. Absolument tout. Cara avait simplement dû attendre d’avoir à faire à un homme, et non pas à un garçon, pour découvrir le plaisir. « Je peux quand même dormir avec toi, ou je vais squatter ton canapé ? » murmura-t-elle, parfaitement sérieuse. L’un de ses ex refusait qu’elle dorme avec lui, simplement parce qu’il voulait être tranquille dans son lit, s’étaler. Cara ne savait pas ce qui était normal, ou pas normal, parce que ses relations avaient toutes été différentes et totalement décalées. A croire qu’être actrice l’empêcherait toute sa vie d’avoir des histoires communes et ordinaires, qu’elle rendrait extraordinaire par la force de son amour. Elle rouvrit les yeux pour les planter dans les siens, intenses et brûlants. La demoiselle donnerait n’importe quoi, pour ne serait-ce que passer la nuit blottie contre lui.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 8 Juin - 7:06



Le regard rivé dans celui de la rousse, les pulsations de son coeur accéléraient au rythme des secondes, attendant la moindre réaction de sa partenaire. Les mains sur le visage, se cachant des yeux de Sorhan, elle éclata de rire s'en pouvoir s'en empêcher. La situation était parfaitement risible, ils étaient tout les deux au bord de l'explosion, prêts à se laisser aller pour la première fois depuis longtemps et ressemblaient à un couple d'adolescent prépubère n'ayant rien prévu pour se protéger. Sorhan baissa la tête, tel un petit garçon honteux, mais ne pu s'empêcher de réprimer un rire quand Cara lui adressa la parole. Non, ce n'était pas responsable, mais d'un côté, pourquoi se baladerait-il avec une boite de préservatifs ? Il n'en avait pas l'utilité. On pouvait penser ce qu'on voulait, les hommes n'étaient pas tous ces animaux assoiffés de sexe, ne pouvant s'empêcher de reluquer les femmes à chaque sorties. "Je suis désolé." Fit-il, essayant de calmer son fou rire. Toujours au dessus de Cara, le corps relevé, les mains de chaque côté de la jeune actrice, il la laissa lui déposa un léger baiser avant de s'échapper de son étreinte. En une infime seconde, Cara se retrouvait enfouie dans ses draps, le tissu pâle recouvrant la majeur partie de son corps. S'asseyant sur le lit, Sorhan était le seul à être encore vêtu de quelque chose, ce qu'il préférait pour le moment. En tailleur, les bras posés sur ses genoux, il la regardait intensément, esquissant un sourire à sa remarque. "J'ai l'impression d'avoir 15ans !" Fit-il avec amusement, se sentant toujours aussi honteux d'avoir brisé ce moment. Il avait perdu cette habitude il y a des années de cela, bien avant son mariage avec Kelly. Elle avait été sa dernière partenaire, la mère de sa fille, et il n'avait pas eut à penser à ce type de situation depuis des lustres. Secouant rapidement la tête pour effacer cette pensée de son esprit, Sorhan se rapprocha timidement de Cara, ne souhaitant la brusquer après un tel moment. Lui, ses hormones et son corps entier n'étaient pas encore calmés, n'ayant besoin que d'une étincelle pour ranimer la flamme qui les consumait. Peut être que la jeunesse de Cara lui permettait de reprendre ses esprits plus aisément.
Surplombant la jeune rousse, la regardant de côté, sa main gauche vint doucement attraper le revers du drap avant de le faire glisser de quelques centimètres. Découvrant une épaule, puis le haut de sa poitrine, Sorhan adressa un léger sourire à Cara "Tu ne devrais pas te cacher…" Se baissant pour déposer tendre baiser sur l'épaule de celle-ci, il resta interrogatif quand à sa dernière question. Pourquoi lui demandait-elle cela? Il n'avait peut-être rien prévu mais il se voyait mal la jeter à la porte, ou la laisser dormir sur son canapé. Premièrement s'était à l'encontre de ses principes, comme s'il ne voulait profiter d'elle que quelques instants. Deuxièmement il n'en avait pas envie. "Ce serait plutôt à moi de te demander si ça ne te dérange pas qu'on… dorme ensemble." Il s'agissait de la première fois qu'il utilisait le mot "on", comme si quelque chose avait changé entre eux. Cette soirée avait modifié leur relation, leurs émotions, leurs vies comme jamais ils n'auraient pu l'imaginer. Se frayant un chemin dans les draps, face à la jeune Nightingale, Sorhan laissa ses doigts filets le long de son épaule nue, caressant tendrement sa peau diaphane, sa main filant le long de la courbe de ses seins avant de finir sur son ventre. "Tu es magnifique…" Souffla-t-il, imaginant chaque partie de son corps qu'il caressait avec prudence. "Et pour répondre à ta dernière remarque, sache que… Tout dépend de la personne avec qui tu es. Il suffit de trouver la bonne, celle qui te donne des frissons, qui engourdie chacun de tes gestes et… qui te donne l'impression d'exister. Avec cette personne, ça ne sera jamais nul." Murmura l'inspecteur. Peut-être qu'il existait plusieurs de ces personnes dans une seule vie. Peut être que Cara était cette personne, cet aimant qui l'attirait comme aucun autre. Cette femme qui allait lui redonner le gout de vivre et le mener à sa perte.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 8 Juin - 22:12

« Je suis désolé. » Cette simple excuse eut le don de la détendre. Le sourire de Sorhan lui plaisait, tout comme l’attitude qu’il adopta en s’asseyant de la sorte sur le lit. « J'ai l'impression d'avoir 15 ans ! » Cara rit encore et se mordilla la lèvre. « J’adore te voir comme ça. » répondit-elle. Le Sorhan qu’elle avait devant les yeux était bien différent de celui qu’elle avait rencontré et qu’elle cotoyait. Plus libre, plus léger, il semblait avoir momentanément tourné le dos à ses démons. Si sa femme était toujours en vie et que sa fille vivait avec lui, sans doute l’homme sourirait-il tout le temps de la sorte. Cara ne suffirait jamais vraiment à lui redonner un tel sourire, n’est-ce pas ? Elle le regarda affectueusement, attentive au moindre de ses mouvements. Quand Sorhan se rapprocha d’elle, la demoiselle rougit. Son corps brûlait encore pour lui d’un désir intarissable, que la proximité ne parvenait en rien à calmer. Mais elle apprécia le contact simple de sa main sur son épaule qu’il découvrit. « Tu ne devrais pas te cacher … » Elle ferma les yeux un instant quand il déposa un baiser dessus et frissonna. Etait-ce un compliment qu’il venait de lui faire ? Elle rouvrit les yeux pour le regarder, tandis que son sourire s’étirait sur ses lèvres. Elle avait encore des réactions de gamine et n’était en rien à l’aise avec son corps. Viendrait sans doute le jour où elle se sentirait totalement apaisée et s’assumerait pleinement à ses côtés, si tenté qu’ils se revoient après cette nuit. Mais elle n’était pas prête, c’était trop tôt. Comment pouvait-elle laisser un homme l’observer, quand elle-même détestait le faire ? « Ce serait plutôt à moi de te demander si ça ne te dérange pas qu'on… dorme ensemble. » Son cœur s’emballa. Elle secoua lentement la tête en signe de négation. « Tu le regretteras, quand je m’étalerai sur toi … Mais je veux dormir avec toi. Qu’on dorme ensemble. » corrigea-t-elle en ancrant son regard dans le sien. Ce on, Cara devait le chérir comme le plus beau des trésors. Cela marquait-il le début de quelque chose ? Le tournant de leur relation ? L’actrice sursauta légèrement quand Sorhan se glissa sous les draps avec elle, se rendant plus que jamais compte de la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle était nue, dans le lit de Sorhan Allister. Cette simple pensée lui arracha un sourire niais et ému. Cara frémit quand ses doigts s’aventurèrent sur sa peau, laissant échapper un petit soupir d’aise. Il la chatouillait, la faisait vibrer, l’emplissait d’une chaleur insolente. C’était tendre, excitant, très agréable. Elle aurait pu passer sa vie à se faire caresser de la sorte. « Tu es magnifique … » Cette fois, c’était clairement un compliment. De nouveau, ses joues se teintèrent de rouge. Cara effleura de ses doigts la main de Sorhan qui prenait d’assaut son ventre, en guise de remerciement. « Et pour répondre à ta dernière remarque, sache que… Tout dépend de la personne avec qui tu es. Il suffit de trouver la bonne, celle qui te donne des frissons, qui engourdie chacun de tes gestes et… qui te donne l'impression d'exister. Avec cette personne, ça ne sera jamais nul. »

Cara considéra ses propos quelques instants. Ce que Sorhan décrivait, c’était parfaitement ce qu’elle ressentait. Mais lui, que ressentait-il quand elle le touchait ? Elle brisa légèrement la distance qui les séparait, pour déposer ses lèvres sur les siennes. Sa main droite se perdit dans sa chevelure bouclée, tandis que l’autre caressait timidement les lèvres qu’elle embrassait. « Qu’est-ce que ça te fait, quand je te touche ? Est-ce que tu as l’impression d’exister ? » s’enquit-elle alors, laissant ces mots mourir ces mots sur la bouche de son amant, à quelques centimètres de la sienne. Sa main quitta ses cheveux, son bras passa sous celui de Sorhan pour s’aventurer dans son dos musclé, sur ses fesses. Ce bout de tissu qui les séparait encore la gênait fortement, mais Cara se voyait mal le lui arracher de force. Son visage s’éloigna du sien pou se blottir dans son cou, contre son torse. Elle avait besoin de se sentir protégée. Protégée d’elle-même, et du monde entier. Que penserait-on, si on les surprenait ainsi ? Que ce qu’ils étaient en train de faire était anormal ? Jamais elle ne s’était sentie plus heureuse que ce soir-là. Une part d’elle-même s’était envolée, avait grandi. D’une certaine manière, Cara se sentait plus pure que jamais. « Je me sens tellement bien que je pourrais m’endormir. » dit-elle en riant, avant de bailler. La fatigue la rattrapait, alors qu’elle faisait de son mieux pour lutter contre. Chaque seconde en compagnie de Sorhan était un véritable bonheur auquel elle n’avait aucune envie de se soustraire. Chaque seconde était précieuse. Lentement, elle glissa son index sous l’élastique du caleçon que portait Sorhan, en relevant la tête vers lui avec un sourire provocateur. Elle griffa très légèrement sa peau nue de sorte à le chatouiller, se déplaça jusqu’à sa hanche, puis le bas de son ventre. « Dites-moi, Monsieur Allister, est-ce bien normal que je sois la seule personne nue de la pièce ? Quel manque d’équité … » souffla-t-elle sans le quitter des yeux, continuant à le défier comme la parfaite insolente qu’elle était. D’habitude, Cara aurait fait n’importe quoi pour fuir. La nudité la dérangeait, autant chez elle que chez les autres. Pourtant, en cet instant, ça lui semblait parfaitement normal. Elle voulait le sentir contre elle, dans son intégralité, se laisser bercer par les battements de son cœur contre sa poitrine et la chaleur de son corps qui était contagieuse. « Je vous conseille de coopérer, je peux me montrer très têtue et convaincante. » ajouta-t-elle d’une voix chaude et séductrice. Elle savait pertinemment qu’il ne se passerait rien entre eux ce soir, mais ça n’empêchait nullement Cara de laisser son esprit vagabonder, d’imaginer d’autres façons faire naître sur les lèvres de l’homme ce sourire qu’elle avait tant aimé quand il avait déclaré avoir l’impression d’avoir quinze ans. Cara aurait décimé la moitié de la planète s’il avait fallu, simplement pour avoir droit de nouveau à ce sourire. Pourquoi fallait-il qu’elle soit à ce point dépendante d’un homme dont elle ne connaissait foutrement rien ? Je vais en crever. Il va me détruire.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Lun 9 Juin - 6:51



Sa bouche rosée sur la sienne. Ses doigts filant dans ses cheveux, sa main caressant timidement ses lèvres encore humides. Elle était toute proche de lui, le corps émanant une chaleur indescriptible. Sa question le désarçonna quelques peu, restant stoïque face à ce qu'elle lui demandait. Peut-être qu'elle lui donnerait l'impression d'exister mais pour le moment, c'était encore trop frais, trop jeune pour réellement y penser. Sorhan était incapable d'oublier son premier amour, incapable de ne plus penser à la mère de sa fille. Il l'aimerait toujours mais d'un amour différent, platonique si on veut, comme on aime un souvenir, un frisson qui nous a parcouru des années auparavant. Les yeux clos, laissant chaque parcelle de son corps rencontrer celles de Cara, il la laissa s'accrocher à lui, se blottir contre son torse et le réchauffer encore plus. "Tu m'éveilles Cara" Murmura-t-il tout proche de son oreille. Il ne pouvait lui avouer ce qu'elle souhaitait entendre, mais ce qu'il venait de dire était la stricte vérité. Il avait l'impression d'être endormi chaque jour qui passait, et seul Nora lui permettait de vivre normalement. Et à ce moment précis, il ressentait cette même impression, de se réveiller d'un sommeil profond, où chaque émotion, chaque sentiment avait été enfoui et enfermé en lui. Cette relation avait beau être voué à l'échec, les détruisant petit à petit jusqu'à l'heure fatidique de la révélation, elle lui ferait du bien pendant ce court laps de temps. Sorhan en était pleinement conscience.
Un main sur la hanche dénudée de la jeune femme, une autre derrière sur sa chevelure flamboyante, ils restèrent là, quelques instants, blottis l'un contre l'autre. Jusqu'à ce que la main entreprenante de Cara Nightingale vienne jouer avec l'élastique de son caleçon. Elle était d'une insolence enfantine, préférant ne pas l'écouter et ranimer ce feu ardent qui le brûlait. Ses ongles laissèrent une légère marque sur sa hanche, avant de s'aventurer délicatement au plus bas de son ventre. Dans un léger sourire les yeux rivés sur le mur d'en face, Sorhan se mordit la lèvre, essayant de se contenir au mieux. Mais il se laissa happer par le charme ravageur de Cara, laissant ses yeux glisser vers les siens, restant aussi sérieux qu'il le pouvait. « Dites-moi, Monsieur Allister, est-ce bien normal que je sois la seule personne nue de la pièce ? Quel manque d’équité … » Sa main qui filait le long de ses fesses, caressant avec beaucoup trop d'ardeur son corps meurtri. D'un main agile, Sorhan ancra sa paume dans celles parfaitement dessinées de la douce actrice, s'amusant à la rapprocher encore plus près de ce qu'elle était déjà. Sa peau était comme du velours, et il adorait la caresser, y laisser son empreinte. "Souhaitez-vous ma mort Mademoiselle Nightingale ? " Ironisa-t-il avant de basculer sur le côté pour se retrouver allongé sur elle, de nouveau. Emprisonnant ses deux poignées, les tenant fermement au dessus d'elle, Sorhan laissa sa bouche vagabonder le long de son front, descendant sur sa joue, puis sur sa nuque, avant de finir sa course sur son sein droit. D'un baiser, il s'amusait à titiller les sens de la jeune actrice, sa bouche s'étirant en un large sourire quand il la sentait se tendre sous ses coups de langue. Ancrant son corps dans celui de Cara, l'aine collée à la cuisse dénudé de la jeune femme, elle allait le rendre littéralement fou si elle continuait comme ça. Et elle devait le sentir. "Cara… Les hommes ont… certains besoins... physiques." protesta-t-il dans un murmure, affichant une légère moue. Des besoins qui le feraient rapidement souffrir s'ils n'étaient assouvis. Le revers de la médaille de l'homme si on veut ! "Si on continue comme ça… Je vais devoir aller faire quelque chose qui me mettrait assez mal à l'aise…Et nous gâcherait un peu le plaisir." Relevant le visage vers celui de l'actrice, les mains tenant toujours fermement les siennes, il lui adressa un léger sourire, sincère, avant de la libérer. " Et je ne pense pas que tu souhaites me voir disparaitre dans la salle de bain comme un pauvre adolescent dépassé par ses hormones." La sincérité était l'un de ses meilleurs traits de personnalité. Elle avait peut être 20ans, mais s'ils souhaitaient créer quelque chose ensemble, elle devait être consciente que lui en avait 10 de plus, et que chaque mouvement de son bassin le rendait littéralement dingue. Déposant un baiser sur les lèvres de celle-ci, pressant sa bouche longuement avant de l'entrouvrir légèrement, Sorhan émit un léger rire avant de se reculer à nouveau. "Après, je t'autorise à me déshabiller. Ca me fera un bon entrainement de self-control !" Ironisa l'inspecteur, sachant très bien qu'il aurait du mal à calmer ses ardeurs même si elle se rhabillait et s'emmitouflait dans quatre couches de vêtements.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Lun 9 Juin - 12:34

« Souhaitez-vous ma mort Mademoiselle Nightingale ? » Cara se mordit la lèvre, amusée. Elle ne souhaitait nullement sa mort, mais l’effet qu’elle semblait produire chez Sorhan était des plus distrayants. Mais la réaction de Sorhan fut plus plaisante encore quand il captura ses poignets et prit de nouveau d’assaut son corps de ses lèvres douces. Elle gémit doucement quand il s’attaqua à ses seins, gigotant légèrement. Elle n’était pas très à l’aise mais adorait la sensation que cela lui procurait, tout comme la position terriblement excitante dans laquelle ils se trouvaient. Pourquoi avait-il fallu qu’ils n’aient pas de foutus préservatifs ? Sa lionne intérieur rugissait, criait au scandale. Jamais elle ne s’était sentie aussi prête à devenir femme qu’en cet instant. « Cara … Les hommes ont… certains besoins... physiques. » Comment oses-tu me dire ça après ce que tu viens de me faire subir ? eut-elle envie de hurler, à a fois amusée et exaspérée. « Si on continue comme ça… Je vais devoir aller faire quelque chose qui me mettrait assez mal à l'aise…Et nous gâcherait un peu le plaisir. » Cara fronça les sourcils, pas certaine de vouloir comprendre où Sorhan voulait en venir. Il ne se gêna pourtant pas pour préciser le fond de sa pensée en relâchant ses poignets. Elle les frotta doucement, surprise pas la force dont il avait fait preuve. Elle n’avait pas réellement fait attention dans l’excitation du moment, mais à présent … « Et je ne pense pas que tu souhaites me voir disparaitre dans la salle de bain comme un pauvre adolescent dépassé par ses hormones. » Son visage s’embrasa et elle éclata de rire pour la seconde fois. Cet homme avait le don de la déstabiliser. « C’est charmant. » répondit-elle dans un air taquin, avant qu’il ne l’embrasse. Elle caressa sa joue tendrement en y répondant avec la même légèreté, complètement dépassée par les évènements. Cara ignorait quel sentiment prédominait en elle : bonheur, joie, courage, fatigue, haine, tristesse, frustration, désir, plaisir, peur ? Il n’y avait pas assez de mots pour exprimer ce qu’elle ressentait. « Après, je t'autorise à me déshabiller. Ça me fera un bon entrainement de self-control ! » La jeune femme rit encore en glissant ses mains le long du dos de l’homme jusqu’à ses fesses. « Un entraînement de self control, bien évidemment. » répéta-t-elle, hilare. Elle le fit basculer à son tour pour l’allonger sur le dos et s’agenouilla à ses côtés, un peu moins honteuse de sa nudité qu’elle n’avait pu l’être jusqu’à présent. Pourquoi être gênée, avec qu’il avait dit qu’il la trouvait belle ? Elle hésita quelques instants en observant le dernier bout de tissu qu’il portait, avalant sa salive avec difficulté. Des souvenirs douloureux lui revinrent à l’esprit, comme ce jour-là dans les toilettes du gymnase du lycée, où son premier copain s’était largement servie d’elle … Mais Sorhan n’était pas lui. Elle se pencha en avant en se détendant, pour déposer ses lèvres sur son ventre, toujours plus bas, jusqu’à ce qu’elles rencontrent le haut de son caleçon. Avec un geste incertain, elle l’ôta, le découvrant à elle dans son intégralité.

Son cœur martelait sa poitrine avec rage. Elle laissa tomber le sous-vêtement à côté du lit, où se trouvaient déjà la plupart de leurs habits, sourire niais aux lèvres. Elle devait être écarlate, mais Cara avait du mal à réfléchir. Il était parfait en tout point, tellement que ça l’abrutissait. La jeune femme passa ses jambes de chaque côté du corps de Sorhan et s’allongea sur lui en s’efforçant d’être la plus légère possible. Elle prit appui sur ses avant-bras, doigts glissés dans ses cheveux. Qu’est-ce qu’elle pouvait les aimer, ses cheveux ! Cara déposa des baisers sur chaque parcelle de son visage affectueusement. « Est-ce que Monsieur tient le coup ? » demanda-t-elle d’un air espiègle en continuant ses investigations dans son cou et sur sa mâchoire. C’était si bon de le sentir contre elle de la sorte que la jeune femme en oublia qu’il était sérieux, en déclarant qu’il avait des besoins qu’il devrait assouvir. Elle aussi en avait, après tout. D’humeur joueuse, malgré sa fatigue, elle enchaîna : « Sorhan … Les jeunes filles ont … Certains besoins. » Cara avait repris sa phrase telle qu’elle, avant d’esquisser une grimace. « Je … » Elle enfouit son visage dans son cou pour qu’il ne voit pas à quel point elle pouvait avoir rougi. Elle se haïssait d’être rousse et d’avoir la peau si pâle ; la moindre émotion le rendait écarlate, dévorait son visage d’une terrible brulure qui ne passait inaperçue aux yeux de personne. « Je suis peut-être vierge, mais j’ai déjà du fa … Fait certaines choses, alors si tu veux … Enfin si tu ne veux pas … » Non, elle n’arrivait pas à le dire. C’était trop embarrassant. Elle ricana en se laissant tomber à ses côtés, pour poser sa joue sur son épaule. Cara laissa courir ses doigts fins et la paume de sa main sur son torse, sur son ventre, s’arrêtant à la limite de ce qui ne l’effrayait pas. Découvrir son corps, ses désirs, son appartement, une partie de son histoire, tout cela faisait beaucoup d’un coup. Quelle était la frontière à ne pas franchir dans l’apprentissage de l’autre ? Se dévoiler à l’autre, c’était lui donner un certain pouvoir sur soi. Cara ne voulait pas que Sorhan ait davantage de pouvoir sur elle, plus qu’il n’en avait déjà. Elle ferait n’importe quoi pour lui, comme une pauvre gamine accro à un homme qui avait déjà tout vécu, et qui avait ressenti ça pour une autre. Si elle devait devenir plus dépendante encore, qu’arriverait-il ? Jusqu’où serait-elle capable d’aller ? Accepterait-elle de se briser elle-même, pour lui ? Il était des choses que Sorhan ne devait pas savoir à son sujet. « Est-ce que c’est normal d’avoir peur ? » s’enquit-elle en se retournant sur le ventre, bras croisés sous son menton, secouant ses jambes avec lenteur. Pouvoir parler avec un homme était aussi nouveau et agréable que de se trouver dans son lit. Tais-toi Cara, on n’est pas là pour parler. Allez, fais-le maintenant. Elle serra les dents, détestant entendre cette voix dans sa tête qui la hanterait pour toujours.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Sam 14 Juin - 15:29

Son coeur battait à s'en rompre la paroi, accélérant chaque pulsion dès que Cara caressait sa peau. Ses lèvres sur son ventre descendant encore et toujours plus bas, déposant des baisers à cette frontière qu'elle ne devait passer. Laissant échapper un râle lorsqu'elle ôta avec timidité le seul tissu qui les empêchait d'aller pus loin, il se sentit plus vulnérable que jamais. Les yeux mis-clos, la tête en arrière, quelques gouttes perlaient sur son front, la chaleur de la pièce devenant insoutenable. Il savait que s'il avait ouvert les yeux, elle le regarderait, les joues en feu, ce regard animal planté dans le sien. Et là, il ne pourrait plus calmer ce désir qui le dévorait de secondes en secondes. Aussi nu qu'elle, allongé sur les couvertures, il s'offrait littéralement à Cara, mais elle s'amusait avec lui, passant ses jambes d'un côté de l'autre de son corps, appuyant doucement sa cuisse sur son entre-jambe qui durcissait à chaque frôlement de la jeune femme. Elle allait le tuer sur place. « Est-ce que Monsieur tient le coup ? » Abruti par ses baisers, par ce contact qu'elle lui imposait, il ne fit qu'un signe de tête pour acquiesser, perdu dans ce trop plein d'émotion. Il n'avait pas touché de femmes depuis plus d'un an. Et là, il se retrouvait à devoir se faire violence pour ne pas la prendre violemment et avec ardeur, sans aucune protection et sans penser aux conséquences.
Sa bouche dans son cou, sur sa mâchoire , sa voix taquine qui lui intimait qu'elle aussi avec des besoins. Elle était toute à lui. Puis elle arrêta sa manœuvre, se blottissant dans le cou de l'inspecteur, comme gênée. « Je suis peut-être vierge, mais j’ai déjà du fa … Fait certaines choses, alors si tu veux … Enfin si tu ne veux pas … » ouvrant les yeux difficilement, il ne voyait que sa chevelure flamboyante, cachant son visage et une partie de son dos. Pourquoi avait-il l'impression qu'elle lui cachait quelque chose ? Ce "j'ai dû" le fit tiquer mais il resta silencieux sur le coup, préférant réfléchir à ce qu'elle lui disait. Cara avait du avoir des petits amis avant, bien qu'elle ne soit pas aller très loin visiblement. Mais cette timidité, cette peur qu'elle affichait était plus forte que si elle n'avait rien connu. Elle craignait quelque chose, Sorhan en était quasi-certain. Mais comment lui demander sans qu'elle se renferme dans sa coquille ou pire, sans disparaitre de sa vie ? Elle avait glissé le long du corps de l'inspecteur, pour enfin le regarder, le visage ancré dans ses paumes, le regard plus sincère que jamais, lui demandant si s'était normal peur. "D'avoir peur de quoi Cara ? " lui demanda-t-il, le regard assommé par les sensations qu'elle lui avait procuré quelques instants plus tôt. Se relevant un peu, passant tendrement ses doigts dans la chevelure rousse de la belle actrice, il c aressa le dos nu et cambré de la jeune femme. C'était très dur de se concentrer devant elle, alors qu'elle lui offrait une vue imprenable sur ses fesses, parfaitement blanche et d'une rondeur exquise. Il se perdit quelques instants à les contempler puis revient au regard incandescent de Cara Nightingale. "Tu n'as pas.. à descendre plus bas si tu en as peur. Tu ne dois pas te sentir obligée…" Murmura l'inspecteur avant de déposer un baiser sur les lèvres rosée de la jeune fille. Attrapant son visage entre ses deux mains, il laissa sa langue s'engouffrer entre ses lèvres, la faisant sienne à nouveau. Glissant ses doigts sur sa nuque, il la rapprocha de lui, encore et encore, pour qu'elle retrouve sa place initiale. "Je tiens difficilement le coup Mademoiselle, mais je vous préfère sur moi qu'a côté." Esquissant un sourire, il referma ses bras sur son dos, la serrant tout contre lui. "Je ne te demande rien Cara. Seulement de rester dormir avec moi."


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 15 Juin - 1:51

Sorhan avait l’air éteint. Ailleurs. Etait-elle la cause de cette attitude amusante ? « D'avoir peur de quoi Cara ? » Oui, de quoi exactement ? Elle haussa les épaules. « De ce qu’il se passe, là, maintenant. Et de demain. » répondit-elle seulement. Ça voulait tout dire. Que se passerait-il, demain ? Non, il ne fallait pas y penser. Demain était un autre jour, et à chaque jour suffisait sa peine. Heureusement, Sorhan faisait taire ses craintes avec ses beaux yeux bleus et sa voix rassurante. « Tu n'as pas .. à descendre plus bas si tu en as peur. Tu ne dois pas te sentir obligée … » Elle ferma brièvement les yeux quand il l’embrassa, appréciant ce contact simple plus agréable que n’importe quoi d’autre. Le baiser se fit plus pressant, plus intense, signe que les ardeurs de l’homme étaient aussi peu enfouies que les siennes. Cara continuait de brûler pour lui, alors même qu’elle savait qu’elle n’aurait rien ce soir. Une torture psychologique et physique qui la rendait folle. La jeune femme se retrouva de nouveau allongée sur lui et poussa un grognement. « Je tiens difficilement le coup Mademoiselle, mais je vous préfère sur moi qu'a côté. » Elle lui rendit son sourire et se blottit contre lui quand Sorhan referma son étreinte sur elle. Dans ses bras, perdue contre son corps souillé par une vie dont elle ne connaissait rien, Cara se sentait à sa place. « Je ne te demande rien Cara. Seulement de rester dormir avec moi. » Du bout des doigts, elle dessina le contour de sa mâchoire et de ses lèvres, sur lesquels elle déposa le plus doux des baisers. Jamais aucun garçon ne lui avait dit ça, auparavant. Son cœur s’emballa davantage. Sorhan n’était pas un garçon, c’était un homme. C’était bien là ce qui faisait toute la différence depuis le début.  « Je crois que tu me donnes assez de courage pour … Essayer. » Elle rougit violemment mais garda la tête haute. « Et puis si c’est trop nul, vous n’aurez qu’à me dire d’arrêter, Monsieur. » ajouta la demoiselle en grimaçant. Cette perspective était peu flatteuse, et peu rassurante. Elle était partagée entre cette envie de rester blottie dans ses bras à se laisser dévorer par la chaleur de son corps et l’envie de se montrer plus audacieuse, plus joueuse. A moins que ce ne soit un besoin. Sorhan faisait naître en elle des désirs fous, incontrôlés. Tout ce qu’elle avait toujours haï et fui, elle le voulait plus que n’importe quoi d’autre, à présent. Ne risquait-elle pas de tout regretter par la suite ? Certainement. Mais on grandissait et on avançait uniquement en faisant des erreurs. « Je vais y aller doucement.  » lança-t-elle pour se donner davantage de courage. La jeune femme quitta lentement son étreinte rassurante et s’assit à califourchon sur Sorhan. Ses lèvres commencèrent leur chemin dans son cou et descendirent avec une lenteur insolente sur son torse, sur son ventre, jouant avec son nombril tandis que sa main se perdait plus bas, franchissant cette limite qu’elle s’était imposée.

Envahie par la panique, Cara dut faire un effort surhumain pour que ses lèvres continuent à descendre. Ne rien montrer, ne rien montrer, jouer les bonnes actrices … N’était-ce pas totalement ridicule d’avoir peur à ce point, alors qu’il lui avait dit de ne pas se forcer ? Dans un élan inconscient et irraisonné, la bouche rouge de la demoiselle trouva refuge sur l’intimité brûlante de l’homme qui la faisait fondre. Elle savait exactement ce qu’elle devait faire, comment elle devait agir. Cara se concentra, jouant de sa langue et de ses doigts pour parvenir à ses fins. Elle repartait trois ans en arrière, dans les toilettes dégueulasses du lycée. Elle se laissa guider par ses souvenirs, par ces gestes de va-et-vient qu’elle ne parviendrait jamais à s’enlever de la tête. Mais étrangement, c’était beaucoup moins désagréable que ce dont elle se rappelait. Peut-être parce qu’elle l’avait fait de son plein gré, ou peut-être parce que Cara se sentait assez adulte pour donner (ou du moins essayer) du plaisir. Elle laissa glisser ses doigts et ses ongles sur le ventre de Sorhan en prenant confiance en elle. Peu à peu, cette situation devint même excitante. Son cœur tambourinait dans sa poitrine en le sentant se tendre et réagir à son contact. La lionne dans sa cage thoracique rugit de fierté et de désir. La vie était injuste. Elle le voulait, là, maintenant. Mais elle devrait se contenter d’attendre. Bientôt, Cara ne fut plus en mesure de penser. Concentrée par le ballet de sa langue et de ses lèvres qui œuvraient pour la survie de Sorhan en cette soirée mouvementée, elle en oublia le reste. Le monde. Les gens. La souffrance, la tristesse, la peur, ses parents qui les feraient pendre sur la place publique en apprenant ce qu’ils étaient en train de faire. Il n’y avait plus que Sorhan Allister, et seulement lui. L’univers pouvait s’écrouler, elle s’en foutait. Elle se foutait bien de ce qu’elle pourrait retrouver au réveil, tant qu’on lui disait qu’elle s’endormirait de nouveau, un jour, contre lui. Si ce n’était pas le cas, alors autant ne pas se réveiller. Timidement, Cara rouvrit ses yeux bleus pour lui jeter un coup d’œil. Le moindre signe de sa part serait le bienvenu. Jusqu’à maintenant, il ne l’avait pas arrêtée, ce qui signifiait qu’elle ne l’avait pas mordu. C’était déjà une bonne chose. Mais elle ne savait pas depuis combien de temps elle était en train de faire ça, ni si ça lui plaisait vraiment, et c’était une torture que de devoir continuer sans aucunes certitudes. En plus, elle commençait furieusement à avoir mal au cou et au dos. Sa lucidité revint au galop et tout sembla à Cara beaucoup plus compliqué.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 15 Juin - 10:51

Essayer. Le mot arracha un frisson au corps incandescent de l'inspecteur. Ca aurait été mentir que de lui avouer qu'il n'en avait pas envie, de l a voir descendre au plus bas de son être, le corps ondulant, les lèvres humides contre sa peau d'albâtre. Essayer. Avait-elle conscience de l'état dans lequel elle le mettait? Avait-elle une si mauvaise image de ce qu'elle était capable de faire pour prétendre être "mauvaise" ? Sorhan n'avait pas envie de répondre, il voulait simplement lui faire comprendre que le sexe n'était pas une question de performance pour lui, qu'elle n'avait pas être douée. Le simple fait de sentir sa bouche descendre, encore et encore, le rendait fou au point de serrer violemment le drap entre ses doigts. Cela faisait si longtemps que personne n'avait posé ses mains sur lui qu'il en avait oublié les sensations que cela procurait. Des vagues de chaleurs, qui augmentaient sa fréquence cardiaque, lui faisaient perdre la notion de temps, et l'obligeaient à se concentrer pour ne pas s'abandonner entièrement à ses caresses.
Les yeux mi-clos, à la merci des gestes de Cara, il la sentait descendre au plus bas. Sa bouche vint se refermer sur ce qu'il avait de plus intime, dans un mouvement de va-et-vient insolent. Ses mains, ses doigts se refermaient sur sa peau, sur sa cuisse, laissant certainement des marques indélébiles pour le reste de la nuit. Se mordant la lèvre, le corps tendu, son souffle devenait saccadé, même haletant. Il avait rarement ressenti cette sensation, ce besoin incandescent de se laisser contrôler par une personne. A ce moment précis, il brûlait pour elle, se moquant des risques et des ouï-dires. Il la voulait en lui, d'une manière interdite et brutale. Il la voulait contre lui, dans une tendre étreinte. Il la voulait avec lui, aussi simplement que cela devrait être.
Laissant échapper un râle bruyant, Sorhan ouvrit les yeux violemment, la tête relevée, croisant son regard. Un court instant, il la regarda fixement, imprimant chaque détail de son visage, la rougeur qui irradiait ses joues, sa chevelure emmêlée, retombant sur son épaule. Sa bouche qui embrassait avec ardeur chaque parcelle de son anatomie. Il la regarda, encore, et encore, hypnotisé, ensorcelé. Ce qu'il ressentait à ce moment précis, Sorhan Allister n'en avait aucune idée. Comment avait-elle pu s'engouffrer dans son univers si rapidement, si facilement ? Il y a quelques mois, jamais il n'aurait imaginé se retrouver avec elle, dans son lit, dans sa chambre. Dans sa vie. Que voulait-elle de lui ? Que voulait-il elle ? Plus confus que jamais, il se releva vivement, obligeant Cara à s'arrêter. Attrapant son visage pour la rapprocher, il emprisonna sa bouche dans un énième baiser, l'obligeant à se coller contre lui, assise sur les jambes flageolantes de l'inspecteur. Laissant courir sas main sur le dos nu de la jeune femme, il la fit basculer en arrière, inversant les positions. Sur elle, la bouche toujours collée contre la sienne, ses doigts s'aventurèrent plus loin qu'il n'avait encore été. Caressant timidement son ventre plat, passant avec adresse le long de sa hanche, sa main se plaqua docilement contre l'intimité de la jeune femme. La tête relevée, le regard ancré dans celui de Cara, deux de ses doigts prirent place au plus profond de son être, de son corps de femme. Faisant preuve d'une douceur incommensurable, les va-et-vient se firent lents laissant le temps à la jeune femme de s'y habituer, pour ensuite s'accélérer au rythme de son souffle. La voire comme ça, le visage rougies, les cheveux entremêlés, le souffle court le fit réagir. Un large sourire prit place sur son visage, un sourire dont elle était le seul témoin "Où vas tu me mener Cara…" . Dans un murmure, il lui avouait qu'elle le contrôlait entièrement, et pas seulement à ce moment précis, dans cette chambre. Elle avait joué avec lui, l'agaçant, le faisant sortir de ses gongs à chaque frasque. Depuis le début, elle avait la main mise sur ses émotions sans qu'aucun des deux ne s'en rendent compte. Cette passion, ce feu ardent qui les consumait, avait en fait pris place dès leur première rencontre.


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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 15 Juin - 12:58

Grâce au ciel, Sorhan dut voir qu’elle paniquait car il lui vint en aide. Son baiser se fit ardent et en un rien de temps, les positions étaient inversées. Le souffle saccadé, Cara frémit en sentant la main de l’homme descendre le long de son corps, de son ventre, de sa hanche. Elle ne pouvait pas quitter ses yeux des siens, tremblante, effrayée, excitée. La jeune femme lâcha un soupir de surprise quand ses doigts entrèrent en elle. C’était étrange. Un peu douloureux. Et totalement dément. Cara essaya de se détendre pour s’habituer à ce contact terriblement érotique, qui lui arrachait une multitude d’autres soupirs confus et irréguliers. Ses doigts se refermèrent autour du bras musclé de Sorhan, tandis que les autres agrippaient le drap avec force. Comment pourraient-ils s’arrêter là ? C’était inhumain. « Sorhan … » gémit-elle, haletante. La douleur et l’appréhension laissaient place au plaisir, un plaisir brutal de se laisser posséder et d’être à la merci de cet homme dont elle avait longtemps rêvé. « Où vas tu me mener Cara … » Son sourire lui fit tourner la tête. Tant bien que mal elle y répondit et se cambra légèrement sous ses caresses. « Il y a … » A présent, s’exprimer lui semblait bien impossible. Elle n’arrivait à rien d’autre que soupirer et gémir, et ça l’importunait. « … un gigantesque mur devant nous et … » Elle ferma les yeux un instant et les rouvrit. « … au lieu de ralentir, on fonce droit dedans. » Elle lâcha un rire nerveux en plongeant de nouveau son regard dans le sien. Rien d’autre ne comptait que la caresse de ses longs doigts qui ne cessaient de prendre son corps d’assaut, de façon de plus en plus soutenue. « Mais c’est tellement agréable de foncer dans le mur … » conclue-t-elle dans un souffle. Elle parlait bien entendu des sensations qu’il lui faisait ressentir, et non pas de l’idée qu’un jour ils puissent se haïr, avoir envie de se battre, de pleurer et envie de mourir. Cet instant aurait dû durer pour l’éternité. Qu’est-ce qui les empêchait de rester dans cette chambre et ne plus jamais en sortir, échappant aux affres d’une vie qui ne les accepterait jamais en tant que « nous » ? Perdue dans son regard gris qui lui semblait à présent incandescent, Cara se tut de nouveau pour apprécier son contact. Elle n’aurait jamais cru pouvoir aimer cela et en redemander. Ça lui redonnait foi en l’homme, en l’amour, en la passion. Tous ces mots qu’elle avait bannis de son vocabulaire et qui prenaient sens dans son esprit, s’imposaient à elle comme la plus grande des évidences.

La jeune femme leva faiblement son bras pour l’enrouler autour du cou de Sorhan et l’attirer à elle, le poussant ainsi à arrêter ce qu’il était en train de faire. « Je n’en peux plus … » murmura-t-elle. « C’est trop agréable, je ne pourrai pas m’arrêter là si tu continues et … » Et comme on ne peut rien faire, c’est intenable. Elle soupira, en tentant de retrouver un rythme cardiaque décent. Sorhan devait sentir son cœur marteler sa poitrine, le faire vibrer lui aussi. Sa respiration saccadée lui donnait l’impression d’étouffer. Cara laissa glisser ses mains sur sa nuque et dévora ses lèvres pour penser à autre chose qu’à son ventre qui brûlait douloureusement, à ces envies irraisonnées qui traversaient son esprit. Peu à peu, elle parvint à s’apaiser. A respirer normalement. A se concentrer sur les beaux yeux bleu-gris de Sorhan. Je l’ai embrassé plus de fois en une soirée que je n’ai embrassé mes exs en trois ans, pensa-t-elle avec un sourire amusé. Cara avait vraiment la sensation d’être une gamine, une ado. Elle vivait sa vie à l’envers. A deux reprises déjà, elle avait dû mimer l’acte sexuel devant trois caméras et une vingtaine de personnes, avant que le monde entier n’ait l’occasion de la voir nue. Pour ce monde entier-là, elle était un « people » comme un autre, qui se tapait acteurs et mannequins pour faire le buzz. Et elle n’avait rien fait pour les contredire, parce qu’elle avait honte d’être une handicapée sentimentale. Parce que Jane Nightingale n’était jamais loin, et que Cara était encore à même d’être cette fille bien qu’elle avait autrefois été. Mais en cet instant, Cara aurait volontiers envoyé valser Jane, les paparazzi, ses parents. « Je serai vierge jusqu’au mariage. » avait-elle affirmé. Bien sûr. Sa main glissa dans le dos de Sorhan jusqu’à ses fesses. « Ca devient dangereux. » grogna-t-elle en riant. Peut-être que ce n’était pas une si bonne idée que ça de le toucher, et de le laisser la toucher. Peut-être qu’elle ferait mieux de retourner se cacher sous les draps et de s’endormir. Oui, ce serait sans doute la meilleure chose à faire. Mais Cara n’avait aucune envie de se dégager du corps de Sorhan qui la dominait de son poids et de sa taille. Elle se sentait tellement bien et protégée qu’elle aurait pu passer sa vie comme ça. C’était à lui que revenait la suite des évènements. C’était lui l’homme mature et responsable, c’était lui qui devait poser des limites. Pourtant, dès leur rencontre, il avait instauré des barrières entre eux qui avaient toutes été franchies. Cette fois était différente. S’ils ne voulaient pas regretter amèrement les conséquences d’actes irréfléchis, il fallait qu’il mette un terme à tout ça. Parce que les barrières n’avaient aucune signification à vingt ans. Ni les conséquences. On vivait sans se soucier du lendemain, on était immortel. Oui, c’est ça, je suis immortelle.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 15 Juin - 15:55

Sous ses caresses, elle se tendait, ondulant au rythme de son souffle et de ses battements de coeur. Appuyant parfois un peu, ralentissant ses mouvements avant d'accélérer, il aimait la voir se battre pour s'exprimer, essayant d'aligner deux mots pour lui exprimer ce qu'elle pensait. Oui, un mur. Têtes baissées, ils ne pensaient pas aux conséquences du lendemain. Et pourtant, elles seraient aussi violentes qu'une claque sur la joue d'un enfant. A trop jouer avec le feu, on s'en brûle les doigts. Ou le corps entier dans cette situation. Laissant échapper un petit rire quand elle lui avoua à quel point s'était agréable de foncer dans le mur, le regard rivé dans celui de l'inspecteur, Sorhan continua son va-et-vient incessant, caressant chaque parcelle de son intimité avec vigueur. Il aimait la sentir se cambrer sous lui, ondulant son corps à chaque vague de plaisir. Mais elle lui intima d'arrêter en enroulant son bras autours de son cou. Elle avait entièrement raison, ils avaient frôlé la frontière de bien trop près, et ail était déjà trop difficile de revenir en arrière. Retirant ses doigts délicatement, il remonta sa main le long de son corps. "Tu es encore plus belle quand tu es comme ça … "Il déposa un baiser sur la bouche humide de la jeune fille "… Sur le point d'imploser…" Finit -il par avouer, caressant timidement les joues cramoisies de la jeune actrice. Ses cheveux entremêlés par la sueur s'étalaient comme une auréole autours de sa tête. Elle était moite, leur corps s'épousant à chaque geste, chaque mouvement. Il ne voulait quitter ce lit, cette place et la garder près d'elle encore et encore. Même si cela devenait risqué. Lorsque la main de la jeune Nightingale vint frôler avec harder le dos cambré de Sorhan, glissant sur ses fesses dénudées, il exprima un long soupir, une sourire au coin des lèvres. "Et si tu n'arrêtes pas, ça deviendra encore plus dangereux !" Pour leur santé mental, ils devaient se rhabiller, au moins se couvrir pour ne pas être entièrement peau contre peau. Se relevant doucement, il passa une jambe sur le côté pour se retrouver debout, la surplombant de son mètre quatre vingt sept. Attrapant son boxer qui avait volé au sol, il l'enfila rapidement avant de faire quelques pas et s'engouffrer dans sa salle de bain.  Attrapant deux verres qu'il remplit d'eau, il tomba face à son reflet. Les pupilles dilatées, le visage transpirant, les cheveux humides, il était surpris de ne pas reconnaitre l'homme qu'il voyait. Buvant d'une traite le continu d'un verre, il retourna dans la chambre et tendit l'autre verre à Cara. Ils avaient bu de l'alcool ce soir, bien assez pour avoir un léger mal de crâne le lendemain sans être inconscient de ce qu'ils venaient de faire. Regardant rapidement l'heure, il était à peine minuit, tout deux ayant quitté le bar très rapidement. Il avait l'impression d'être resté des heures dans ses bras, et pour lui presque une nuit s'était écoulée alors que la réalité était toute autre. Reposant son verre sur la petite table de chevet, la sonnerie de téléphone le fit sursauter. Peu de gens connaissaient le numéro de son fixe, encore moins des gens de Santa Barbara. Il jeta un regard à Cara  "Je dois répondre, excuse moi." Il attrapa le téléphone et décrocha. "Oui ? Oh… C'est vous ! Non, non, vous ne me réveillez pas, je… Ca ne m'étonne pas d'elle.." Il avait l'habitude de faire les cent pas dans une pièce quand il parlait au téléphone, mais là s'était la première fois qu'il se trouvait avec quelqu'un dans cette dite-pièce. Le dos tourné à Cara, il se sentait à la fois mal à l'aise et heureux d'entendre la voix fluette au téléphone. "Tu ne dors pas encore ? Qu'est ce qu'on dit les médecins Nora ? Au dodo maintenant..."Fit-il presque dans un murmure, gêné de mettre Cara dans cette situation. Mais malgré tout, un petit sourire prit possession de son visage, comme à chaque fois qu'il entendait sa fille lui parler. "Oui, je sais ma puce. Mais maintenant au lit, écoute ce que ta grand-mère te dit." Se retourna timidement, jetant un regard de bais à Cara, il reprit sa conversation "Je n'ai pas oublié… Oui, moi aussi je t'aime….Nora…. Ok. Je t'aime plus haut que toutes les étoiles du ciel… Non, il n'y a pas d'étoile dans la mer…" Quelques secondes plus tard, il raccrocha. Se tournant de nouveau vers Cara, se rapprochant du lit, il s'assied près d'elle, reposant le combiné. Un appel si tardif de Nora n'était pas étrange pour lui, surtout après son escapade à l'hopital."Ma…fille a un sacré sens du timing" Fit-il pour détendre l'atmosphère.


From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote. She twines her spines up slowly towards the boiling sun,and when I touched her skin, my fingers ran with blood.And rise with me forever across the silent sand, and the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
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MessageSujet: Re: sorhan ≈ light me up when i'm down   Dim 15 Juin - 19:10

Chaque mot, chaque regard, chaque caresse l’enflammait. Sorhan avait ce don unique de lui faire ressentir ce millier de sentiments qu’elle avait toujours refoulé en l’espace de quelques secondes. Cara le regarda avec regret se relever pour se rhabiller et s’éloigner en direction de la salle de bain. Elle aurait pu rester ainsi dans ses bras, mais la réalité les rattrapait déjà. « Merci. » murmura-t-elle quand Sorhan lui tendit un verre d’eau. Elle le but d’une traite, frappée d’avoir aussi soif et la bouche aussi sèche. Dans le feu de l’action, elle ne s’était rendue compte de rien. A présent, la jeune femme était épuisée. Quand le téléphone de l’homme sonna, Cara fronça les sourcils. Qui pouvait bien appeler à minuit ? Le travail ? Allait-il lui demander de partir, dans l’état dans lequel elle se trouvait ? « Je dois répondre, excuse moi. » Elle acquiesça doucement. « Hmm hmm, vas-y. » Elle profita qu’il soit occupé pour se lever à son tour. Les jambes tremblantes, elle vacilla et manqua de peu de retomber. Cara se rattrapa au lit et se pencha pour récupérer sa culotte qu’elle enfila en écoutant d’une oreille distraite la conversation de Sorhan. Ce n’était certainement pas ses collègues ; la réponse était évidente. C’était Nora, sa fille. Attendrie par le ton qu’il employait pour lui parler, Cara se rallongea sur le ventre et observa le dos de l’homme qui, malgré sa taille imposante et ses épaules carrées, lui semblait à présent minuscule. Replié dans son monde qui n’était pas le sien, il lui parut également être très loin d’elle. Il lui suffisait pourtant de tendre la main pour effleurer sa peau. Mais cette barrière qu’étaient leurs vies serait toujours là, bien présente. « Je t'aime plus haut que toutes les étoiles du ciel… Non, il n'y a pas d'étoile dans la mer … » La jeune femme esquissa un sourire tendre, tandis que son cœur se serrait. Elle se surprit à jalouser une petite fille de cinq ans. Elle ne se souvenait pas qu’un jour son père ou sa mère lui ai dit ça. Ils devaient l’aimer un peu, mais à leur manière. Or Cara aurait tué le premier venu, se serait jetée d’un pont ou aurait escaladé l’Everest sans hésiter si en échange elle avait pu avoir un simple « je t’aime ». Sorhan raccrocha et se rassit près d’elle. « Ma … fille a un sacré sens du timing. » Elle posa sa main sur sa jambe qu’elle embrassa brièvement, en souriant de nouveau. « Elle doit énormément t’aimer, pour rester éveillée si tard pour entendre ta voix à son âge. » répondit simplement Cara. Elle se demanda si elle aurait l’occasion de la rencontrer, à l’avenir. Certainement pas. « J’espère que je pourrai un jour avoir des enfants qui m’aimeront comme Nora t’aime, et que j’aimerai comme tu l’aimes. Ça a l’air merveilleux. » murmura-t-elle d’une voix pâteuse, avant de bailler. Elle s’agenouilla pour l’embrasser et plongea sous les draps pour sombrer dans les bras de Morphée. Cette barrière invisible ne tomberait jamais. Ils n’attendaient pas les mêmes choses de la vie. Il avait déjà tout vécu, elle ne connaissait rien de l’existence. Ce fut le cœur lourd que Cara s’endormit.

L’horloge de son portable annonçait 4h47. Cela faisait près de vingt minutes que Cara s’était réveillée et observait les rayons de la lune qui filtraient à travers la fenêtre dont les volets n’avaient pas été fermés. Vingt minutes qu’elle pensait à la veille, à toutes ces choses qu’elle avait découvertes, ces sensations qu’elle avait ressenties. La chaleur des lèvres de Sorhan sur sa peau avaient laissé une marque brûlante et indélébile. Elle se tourna sur le flanc pour le regarder dormir. Il avait l’air paisible. De temps à autre, il marmonnait des mots incompréhensibles que Cara essayait de comprendre, en vain. L’homme avait l’air plus jeune, quand il dormait. Plus serein. Comme si ses démons cessaient de le hanter l’espace de quelques heures afin de lui offrir un repos bien mérité. La jeune femme se mordilla la lèvre en parcourant du regard les parcelles de peau nue qui s’offraient à sa vue. Elle aurait donné n’importe quoi pour se blottir dans ses bras et terminer sa nuit contre lui, mais elle n’avait pas le cœur à le réveiller. Pas en le voyant aussi calme. De quoi pouvait-il rêver ? Cara cligna des yeux et l’observa ainsi pendant ce qui lui sembla être une éternité. Elle aurait pu le regarder pour l’éternité. Essayer de se fondre dans son monde, dans sa vie. 5h12. La jeune femme se leva silencieusement et enfila son pantalon noir et son pull bordeaux rapidement. Elle fila à la salle de bain pour tenter d’apercevoir son reflet sans allumer la lumière ; en vain. Elle rattacha ses cheveux en chignon, explora le contour de sa bouche en espérant que son rouge à lèvre n’ait pas trop coulé. Cara repartit en sens inverse, jeta un dernier coup d’œil à Sorhan qui dormait profondément et traversa le couloir pour redescendre au rez-de-chaussée. La demoiselle avait mal à la tête, titubait, avait la nausée. Et une furieuse envie de déverser toutes les larmes de son corps. Elle s’empara de son sac qui était tombé du canapé et se dirigea vers la cuisine. Sans aucune gêne, Cara prépara du café en sortant un morceau de papier de son sac. Elle griffonna quelques mots concis : « Merci pour cette nuit, c’était très tendre. Il reste du café à faire réchauffer ! Cruella d’Enfer. » Elle ignorait pourquoi elle avait signé Cruella d’Enfer. Peut-être parce qu’elle se comportait comme une garce en filant à l’anglaise. Ou peut-être parce que ses cheveux étaient dans le même état. Puis elle nettoya sa tasse et le verre qu’elle avait utilisé la veille, enfila ses escarpins restés dans l’entrée et quitta l’appartement en s’assurant que personne ne la voie sortir.

Les lointaines lueurs de l’aube pointaient à l’horizon quand elle franchit la porte de l’immeuble. Cara se traîna dans les escaliers et referma la porte de chez elle doucement pour ne réveiller personne. Elle fonça à la salle de bain, se débarrassa de ses vêtements qui portaient l’odeur de Sorhan et se laissa tomber dans la baignoire. Était-ce la fatigue qui la fit craquer ? La tristesse, la douleur, l’amertume ou l’appréhension ? Le bonheur peut-être ? Elle avait tenu le coup parce qu’elle était avec lui, mais à présent ça faisait trop à porter, à comprendre, à accepter. Cara ferma les yeux et se glissa au fond du bain, sous le nuage de mousse parfumée. La seule chose qui pourrait la détourner du flot de pensées qui l’harassaient, c’était son travail. Pour la première fois depuis longtemps, la demoiselle attendit avec une impatience farouche de revêtir le masque qu’elle se collait au visage en travaillant.
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