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 #44 I've seen the dark side too – Cara

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MessageSujet: #44 I've seen the dark side too – Cara   Jeu 5 Juin - 18:13

A dire vrai, tu étais assez surprise en voyant le message que ta sœur t’avait envoyé. Votre relation s’arrange un peu plus chaque jour mais ce n’est toujours pas ça. Vous ne serez jamais les deux petites filles modèles, les deux sœurs qui bravent la tempête ensemble tout simplement parce que vous avez pris cette habitude étant petites. Tu avais l’habitude de lui faire des remarques idiotes, que tu n’aurais pas aimé que l’on te dise, tu avais l’habitude de la frapper et elle, de pleurer. Depuis votre plus jeune âge, vous entretenez ce genre de relation. Il est donc évident que vous ne deviendrez jamais les meilleures sœurs du monde, non ? Du moins, tu vois les faits ainsi. Certaines fois, tu aimerais beaucoup être plus proche d’elle, pouvoir lui parler de tout et de rien. Tu aimerais qu’elle soit la personne vers qui tu te tournes pour demander des conseils en matière d’amitié, de garçons ou toutes sortes de choses mais elle n’est malheureusement pas cette personne. C’est malheureux mais vous n’avez pas eu cette chance. Pourtant tu fais des efforts, tu fais ton possible pour arranger la situation mais il est évident que ça ne se fera pas comme cela. Tu ne peux pas gommer des années et des années de relation en quelques mois seulement. D’autant plus qu’elle a quitté le domicile familial depuis un certain temps maintenant. Vous ne vous voyez plus aussi souvent que d’habitude et il est difficile pour toi d’aller vers elle. A la base, tu n’es pas le genre de fille qui va vers les autres, qui revient en rasant le sol ou qui expriment ses sentiments. Tu es plutôt solitaire, bien comme tu es et surtout, tu ne demandes rien à personne. Tu es dans ton coin et tu n’en demandes pas plus. Sauf que dans ce cas-là et malgré tout ce qu’elle a pu te faire, malgré le fait que vous ayez quitté Los Angeles à cause d’elle, malgré le fait que tu lui en veuilles toujours un minimum, elle reste ta sœur. Elle reste ta sœur malgré tout ce qu’il a pu se produire par le passé. Tu ne peux rien changer à cela, tu es obligée de faire avec et tu l’as vite assimilé.

Dans son message, elle t’a fait part de sa volonté de te montrer son nouveau chez-elle. Il est vrai que ça ne t’a jamais vraiment intéressé mais pourquoi pas. En fait, tu partais dans l’optique que non, tu n’irais pas chez elle aussi souvent que cela et donc, que tu n’avais aucunement besoin de visiter l’endroit où elle vit. Cependant, c’est peut-être un bon moyen de crever l’abcès. Tous les moyens sont bons pour tenter d’arranger la situation alors tu as fini par accepté. Malgré les apparences, ça te touche tout de même beaucoup. Selon toi, cela veut dire que de son côté aussi, elle essaie tant bien que mal de faire progresser votre relation. De plus, cela veut dire qu’elle pense à toi et même si ça ne semble pas être quelque chose d’extraordinaire, pour toi ça veut dire beaucoup. Mais il est hors de question que tu lui fasses la remarque, ça serait vraiment inutile puis jamais tu n’arriverais à faire sortir cette phrase de ta bouche.

Il commence à se faire tard. Même si elle ne t’a pas communiqué une heure précise, tu ferais mieux de te dépêcher. C’est d’ailleurs ce que tu fais, tu ne perds pas une minute et pars vite te préparer afin d’être à peu près présentable. Il ne faudra pas lui donner matière à te critiquer. On ne sait jamais après tout, elle est tellement meilleure que toi à présent, elle trouverait toujours quelque chose à redire sur toi, tu en es sûre. Avant de partir, tu clisses ton cahier de dessins dans ta besace parce que ça peut toujours servir. Si jamais il se trouve que vous n’avez rien à vous dire, que vous n’avez plus rien à faire, tu pourras toujours lui montrer tes œuvres. Elle trouverait encore une fois quelque chose à redire mais ce n’est pas grave. Tu n’accordes pas d’importance à ce qu’elle dit. Du moins, c’est ce que tu aimes penser parce qu’il est évident que ce n’est pas le cas. Au fond de toi tu le sais, tu en es persuadée mais jamais tu ne l’avoueras à qui que ce soit, même pas à toi-même.

Arrivée sur place, tu contemples un peu les alentours. Tu ne t’attendais pas forcément à cela venant d’elle mais pourquoi pas. Ca a son charme. L’appréhension est belle est bien présente. Tu la sens en toi. Ce n’est pas du stress, c’est légèrement différent. Tu finis par pointer le bout de ton nez devant la porte d’entrée. Tu hésites un petit peu mais tu finis par frapper à la porte. Après tout, tu n’as aucune raison d’appréhender votre soirée, c’est quelque chose de tout à fait normal que des sœurs dignes de ce nom font ensemble. Sauf que vous n’êtes pas des sœurs dignes de ce nom en fait.



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MessageSujet: Re: #44 I've seen the dark side too – Cara   Jeu 5 Juin - 22:03

∞ elza & cara

   
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Cara tourna en rond pendant ce qui lui semblait être des heures. Son cœur martelait sa poitrine avec une ferveur qu'elle ne se souvenait pas avoir connu. Depuis qu'elle avait envoyé ce message à Elza, audace dont elle ne se serait pas non plus crue capable, elle attendait la soirée avec un mélange d'appréhension et de fébrilité. Pourtant, une part d'elle-même lui criait de ne pas s'attendre à grand chose : sa sœur ne viendrait pas. Elles semblaient avoir atteint un point de non-retour. Pourquoi s'attacher à l'espoir que leur relation s'améliore ? Elles étaient parties sur de mauvaises bases avant même de savoir parler, se haïssant inutilement et à tort. Dix-huit ans de rancune et de rejet ne pouvaient pas aboutir à une relation normale, que partageaient toutes les sœurs du monde. Toutes les sœurs, sauf elles. Son cœur se serra douloureusement dans sa poitrine. Elle avait perdu trop de temps à la détester, et maintenant que Cara comprenait ce que c'était d'aimer, il était sans doute trop tard. Elle enfila un jean slim et un simple débardeur noir, attacha ses cheveux en une tresse qu'elle laissa pendre sur son épaule, se maquilla brièvement les lèvres et rien de plus. Une apparence des plus ordinaires, pour une soirée extraordinaire. Si bien sûr, Elza venait. Cara était persuadée que de toute façon elle s'écroulerait sur son lit en larmes quand sa sœur lui aurait posé le lapin de sa vie. Elle sortirait peut-être, finirait ivre à vomir dans le caniveau comme toutes les dernières soirées passées, se ferait embarquer chez les flics et ses parents viendraient la chercher pour la couvrir. Et demain, elle haïrait encore plus Elza qu'elle traiterait de bonne à rien et d'inutile en ce monde. Tout juste bonne à lui rappeler à quel point elle avait pu faire des erreurs avec le seul être en ce monde pour lequel elle aurait donné sa vie. Aussi, quand elle entendit quelques coups portés à la porte, elle écarquilla les yeux. Sa bouche s'ouvrit, ses jambes se mirent à trembler. Elle inspecta une dernière fois son reflet dans la glace, courut à un bout du salon pour remettre les coussins en place, avant de retourner à la porte d'entrée en quatrième vitesse. Elle entrouvrit la porte et défaillit quelque peu. Se retrouver en face d'Elza, seule à seule, avait quelque chose d'impressionnant. Bien plus que de se retrouver face à des milliers de personnes à qui elle devait parler et sourire. La seule présence de sa sœur réussissait à la déstabiliser, et cela faisait partie des raisons pour lesquelles elle la détestait. Mais putain, qu'est-ce qu'elle pouvait l'aimer … Elle ravala son envie de pleurer de bonheur, de soulagement ou de peur peut-être et ouvrit la porte en grand. « Salut … Entre. » souffla-t-elle avec un sourire doux, mais contenu. Un peu distant. L'avantage d'être actrice était qu'elle arrivait à mentir facilement quant aux expressions qu'elle affichait. Jamais elle ne montrerait à Eliza qu'elle était émue aux larmes. Sa rencontre avec Sorhan Allister l'avait fragilisée, il semblait qu'elle avait un cœur à présent. Et un cœur trop vulnérable.
« Bienvenue dans mon palace. » plaisanta-t-elle en s'écartant pour la laisser passer. Ce n'était en rien luxueux comme la demeure familiale des Nightingale qui regorgeait de tableaux, de statues horrbiles que tout le monde sauf elle semblait apprécier. Mais Cara aurait donné cher pour grandir dans un appartement comme celui-ci ; simple, bien décoré, naturel. C'était chaleureux, accueillant, bourré de photos et d'affiches de films, de souvenirs. Mais les Nightingale ne partageaient pas d'autres souvenirs que des moments douloureux. Ils n'avaient rien à afficher, rien à montrer aux gens. Alors ils se montraient eux-mêmes, dans des galas de charité et autres soirées mondaines ou dans le cas de la fille aînée, au cinéma et dans les magazines. « Passe-moi ta veste si tu veux. » ajouta-t-elle, pour l'accrocher au porte manteau. C'était une sensation tout à fait étrange : comme si elle accueillait chez elle une étrangère, ou quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis des siècles. Après avoir invité Elza, Cara avait préparé dans sa tête mille phrases à lui dire, comme « Tu as bonne mine. » ou « Tu as perdu du poids, non ? » ou encore « Et à la fac, comment ça se passe ? » Mais comme Elza avait toujours bonne mine, n'avait pas besoin de perdre du poids et comme elles s'ignoraient presque quand elles se croisaient à la fac, Cara avait renoncé. Trop banal, trop dénué d'intéret. En théorie. Parce que si venait le moment gênant où elles n'avaient rien à se dire, alors peut-être faudrait-il en passer par là. Elle était impatiente de voir la réaction d'Elza, qu'elle avait conduit au salon. Une pièce spacieuse, lumineuse, dont le mur du fond était fait de vieilles briques. Affiches, plantes, objets modernes et d'autres plus anciens, Adria et Hope avaient beaucoup de goût, c'était indéniable. « Alors, qu'est-ce que tu en penses ? » demanda-t-elle avec un petit sourire, en croisant les bras sur sa poitrine. « Tu veux boire quelque chose ? J'ai du soda, de l'eau, des bières … Et des trucs plus forts, mais je ne sais pas si tu … Enfin les parents me tueraient si je te faisais boire, de toute façon. » marmonna Cara en grimaçant. Elza n'avait que dix-huit ans, et lui semblait trop sage. Mais finalement, elle ne savait plus rien d'elle, ne savait pas si elle était du genre à sortir, si elle buvait une goutte d'alcool. Elle lui proposa d'un signe de la main de prendre place dans le canapé et se dirigea vers la cuisine américaine. Elle fouilla le frigo plein et revint pour déposer devant elles de quoi se rafraîchir, sur la table basse. Agenouillée au sol en face d'elle, Cara tendit la main vers les cheveux d'Elza et prit une mèche de cheveux entre ses doigts. « Je ne me souvenais pas que tes cheveux étaient aussi longs ! » s'exclama-t-elle, avant de la relâcher pour ouvrir sa canette de bière.

   ALASKA
   
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MessageSujet: Re: #44 I've seen the dark side too – Cara   Sam 7 Juin - 11:53

Le cœur tambourinant dans ta poitrine, tu espères qu’elle ne soit pas là. C’est idiot d’appréhender une soirée avec sa propre sœur de la sorte, n’est-ce pas ? Pourtant, rien à cet instant ne pourrait te calmer. Rien ni personne n’aurait assez d’emprise sur toi pour te faire oublier tout ce qu’il s’est passé l’espace d’un instant. Ca ne sera jamais plus pareil entre vous. Ca n’a jamais été fort en fait. Vous n’avez jamais eu de réelle relation, si bien que tu ne sais comment te comporter vis-à-vis d’elle. Avant qu’elle n’ouvre la porte, tu te poses des tas de questions auxquelles tu n’as toujours pas de réponse. Comment lui dire bonjour ? Un simple bonjour lui suffirait ? Ou alors faudrait-il que tu la serres contre toi ? Ou même que tu l’embrasses ? Tu n’en as strictement aucune idée. Par chance, Cara répondit à tes questions sans même le savoir. Pas d’embrasses, rien qui y ressemble. De simples mots qui ont le mérite de t’esquisser un sourire. Faible sourire mais c’est mieux que rien après tout. Le pas de la porte franchi, tu regardes un peu tout autour de toi. Tu contemples les murs, le sol, la décoration. Tout y passe. C’est différent. Tu aurais cru que son appartement serait un peu plus démonstratif de sa richesse et de sa gloire mais non, c’était simple et conviviale. « Passe-moi ta veste si tu veux. » Ta sœur te sort de tes rêveries et il te faut un certain temps avant de comprendre qu’elle voudrait ta veste pour l’accrocher au porte manteau. « Ma veste .. ? » Les sourcils froncés, tu comprends enfin. « Ah oui, ma veste. » Tu te sens un peu plus idiote à ce moment précis. Ce n’est pas grave, ce n’est pas comme si c’était la seule fois qu’elle penserait cela de toi. Elle ne te l’a jamais dit clairement mais au plus profond de toi, tu sais qu’elle le pense très fort ou du moins qu’elle l’a déjà pensé. Un peu honteuse, tu ôtes délicatement ta veste avant de lui tendre. Bizarrement, tu ne te sens pas très à l’aise avec elle, comme si tu ne l’avais vu que deux fois étant petite, comme si elle se souvenait de toi mais que de ton côté, tu ne connaissais rien d’elle. D’ailleurs, c’est un peu le cas. Vous ne vous connaissez pas tant que cela. Tu connais ce que tu veux bien croire sur elle mais tu ne connais pas les moindres détails de son existence. De son côté, elle ne sait pas non plus ce qu’il se passe dans ta vie en ce moment même. Elle ne sait pas ce qui te tourmente, elle ne sait pas ce qui obnubile ton esprit ces derniers temps. Pourtant tu voudrais lui faire part de tout cela, qu’elle te donne des avis mais elle n’est définitivement pas la personne la mieux placée. Sans perdre de temps, Cara te conduit dans une autre pièce, plus grande, plus spacieuse et plus énigmatique. Tu t’étais déjà surprise à penser à quoi ressemblait l’appartement de ta sœur. Tu avais d’ailleurs une image très claire dans ton esprit de ce que tu pensais être la demeure de ta sœur. Cependant, toutes tes images se sont envolées d’un seul coup, comme si le vide entre vous deux avait tout aspiré sur son passage. Preuve que tu ne la connais pas. Jamais tu n’avais imaginé que son domicile serait si simple, accueillant et bien décoré à la fois. Mais pour être honnête, il était largement mieux ainsi. « Alors, qu'est-ce que tu en penses ? » Ce n’est pas le moment de lancer une remarque désagréable. Pour le moment, ça se passe assez bien pour faire quelque chose d’aussi inutile et futile que de lui lancer des remarques désagréables. Tu préfères être franche sans trop en dire, comme à ton habitude. « C’est pas mal. Ca change de la grande villa des parents. » Après coup, tu as la fâcheuse impression d’avoir été un peu sèche dans tes paroles mais pourtant, pas tant que cela. Tu n’es pas le genre de fille à t’emballer pour un petit détail, pour grand-chose alors tu fais de ton mieux. Le sourire que tu lui fais devrait aider à faire passer tout cela. « Tu veux boire quelque chose ? J'ai du soda, de l'eau, des bières … Et des trucs plus forts, mais je ne sais pas si tu … Enfin les parents me tueraient si je te faisais boire, de toute façon. » *Ô oui, ne fais rien qui pourrait contrarier les parents et casser ton image de petite fille parfaite* penses-tu. Tu savais bien que rien n’allait être tout rose aussi longtemps. Il fallait bien qu’elle crée des conflits sans même s’en rendre compte, ça doit être comme une seconde nature chez elle parce qu’elle le fait tellement bien et de manière inconsciente. Ca doit être cela, en effet. « Oui, les parents risquent de ne pas apprécier. » Sarcastique, n’est-ce pas. Tu n’as pas forcément envie d’envenimer la situation entre vous mais tu t’es sentie obligée de faire la remarque. En fait, c’est comme si les mots avaient filés entre tes lèvres sans que tu puisses contrôler quoique ce soit. Mais tant pis puis tu ne sais même pas si elle a entendu ce que tu as dit. Elle partit donc chercher quelque chose à boire – un soda surement, et de ton côté tu pris place sur le canapé. Cara revint montrer le bout de son nez quelques secondes après, elle prit place en face de toi et, sans que tu ne comprennes ce qu’elle allait faire, elle attrapa une mèche de tes cheveux dans entre ses doigts fins. « Je ne me souvenais pas que tes cheveux étaient aussi longs ! » Un compliment ? Tu t’attendais à tout sauf cela pour le coup. D’ailleurs cela devait surement se voir sur ton visage. Qui aurait cru qu’un compliment venant d’elle pourrait te faire autant d’effet ? Certainement pas toi. « On ne s’est pas vues depuis un petit moment, c’est pour ça. » Obligée de ramener la dure réalité sur le tapis. Elle fait des efforts, elle essaie de sauver la situation mais tu lui coupes l’herbe sous le pied alors que tu ne le voulais pas. C’est comme si c’était devenu un automatisme. Tu lui en veux tellement de vous avoir traîné ici, tu lui en veux tellement de t’avoir abandonnée dans cette immense villa que tu lui craches de tels mots en pleine figure sans le vouloir. C’est moche. « Tu te plais bien ici alors ? Dans ton nouvel appartement ? » Tu essaies de te rattraper tant mieux que mal même si tu l’as déjà surement blessée sans le vouloir. Cependant, elle remarquera surement que tu essaies de te reprendre, de ne plus être aussi méchante qu’avant même si certaines choses ne changent pas et ne peuvent changer.



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MessageSujet: Re: #44 I've seen the dark side too – Cara   Dim 8 Juin - 20:54

∞ elza & cara

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Chaque fois que Cara ouvrait la bouche, Elza répondait de façon quelque peu cynique, sarcastique. C’était désagréable et profondément blessant. Mais au moins, elle était capable de cacher à Elza sa douleur, ce qui était un avantage certain. Et puis, même aussi froidement, elles arrivaient encore à communiquer. Peut-être était-ce le signe que tout n’était pas perdu. « On ne s’est pas vues depuis un petit moment, c’est pour ça. » Cara soupira et acquiesça. En effet, ça faisait un moment. Elza considérait-elle que c’était uniquement sa faute ? Sa cadette aurait pu se déplacer jusqu’ici, si elle avait voulu la voir. Mais Cara se garda bien de lui en faire la remarque, pour ne pas envenimer les choses. Ce n’était nullement le moment de régler ses comptes avec Elza, elle voulait simplement passer une soirée banale avec une sœur qui, elle, n’avait rien de banal. Cependant, cela semblait voué à l’échec et son bel optimisme s’effritait déjà. « Tu te plais bien ici alors ? Dans ton nouvel appartement ? » Cara releva les yeux vers elle, surprise que sa cadette essaye de se rattraper. Parce que oui, la jeune femme en était certaine, Elza avait compris que sa remarque était brutale et blessante. L’actrice acquiesça de nouveau et but une gorgée de bière. « C’est accueillant et chaleureux, je me sens mieux ici. » Son regard ne quitta pas le sien. C’était à son tour de lui faire passer un message. Elle ne parlait pas seulement d’Elza, mais aussi et surtout de leurs parents. Ils étaient constamment au travail, ou en voyage d’affaire. Le soir, ils ne mangeaient généralement pas en même temps qu’elles et s’adonnaient à leur passe-temps favori : la relecture de dossiers traités dans la journée. Et puis parfois … Parfois, ils détruisaient encore plus la famille Nightingale. Comme leur père, que Cara aimait pourtant bien plus que leur mère. Ce père qui préférait la compagnie d’une autre femme, qu’elle avait souvent surprise nue dans son bureau, alors que la porte était entrouverte. Et pendant toutes ces années, Cara s’était tue, hantée par ces images qui lui donnaient la nausée. Elza était-elle au courant ? La demoiselle en doutait fortement. « Et à la maison, ça se passe comment ? Ils sont toujours aussi absents ? » enchaîna-t-elle, pour changer de sujet. « J’imagine qu’ils ont dû virer Aiden après mon départ … » Aiden Hawthorne était son garde du corps et chauffeur personnel. Il avait une chambre à la demeure Nightingale, mais maintenant que Cara n’y habitait plus … Il s’était toujours montré très avenant envers Cara comme Elza, qu’il appréciait comme des petites sœurs. Mais depuis, Cara n’avait plus de nouvelles et elle était persuadée que l’homme avait quitté les lieux en même temps qu’elle. Devait-elle se sentir coupable ? Certainement. « Tu sais, enfin … Quand tu n’as pas envie d’être seule, tu peux venir ici. » conclue Cara, avant de détourner les yeux et avaler une nouvelle gorgée de bière. Cela sonnait comme l’une des choses les plus bizarres qu’elle ait dites de sa vie, alors qu’elle proposait simplement à sa propre sœur de venir se réfugier chez elle quand elle le voulait. Mais c'était définitivement trop étrange. Ses joues s'empourprèrent, sans qu'elle ne puisse le cacher.
Il était bien difficile d’arranger les choses avec quelqu’un, lorsqu’on ne savait même pas de quoi lui parler. A moins qu’elle n’ait trop de choses à dire, à demander, sans trouver par où commencer. Cara, qui commençait à avoir des fourmis dans les jambes, s’assit en tailleur et croisa ses bras sur la table basse, reportant son attention sur Elza. « Tu dessines toujours, en dehors des cours à la fac ? » demanda-t-elle alors, avant de poser son menton sur son poing fermé. Elle admirait le talent de sa sœur, bien qu’elle ne l’ait jamais dit. Elle avait affiché dans sa chambre deux de ses dessins : un qu’elle avait fait bien des années plus tôt, au collège si ses souvenirs étaient bons. Il représentait le parc dans lequel elles allaient jouer à Los Angeles, à côté de leur maison, en centre-ville. Le second représentait deux filles qui, d’une certaine manière, avait toujours rappelé à Cara ce à quoi Elza et elle auraient pu ressembler si elles avaient appris à s’aimer. Elle les avait retrouvé dans ses affaires et les avait épinglés sur le mur contre lequel était appuyé son bureau. « J’en ai affiché deux dans ma chambre ! Adria et Hope, mes colocataires, les ont trouvés magnifiques. » Et moi aussi. Elle s’étonnait parfois que les parents Nightingale aient laissé leur petite dernière s’engager dans une voie aussi aléatoire que celle de l’art appliqué, quand la grande était dans le théâtre. Ils voulaient des enfants avocats, médecins, ingénieurs ou politiques, au lieu de quoi ils avaient engendré deux filles de Satan passionnées d’art. Voilà un point qui rapprochait les sœurs Nightingale, contre toute attente. Son regard se perdit dans l’immensité du ciel qui s’assombrissait, par la fenêtre. Les soirées étaient de plus en plus chaudes, bien qu’elles soient toujours douces en Californie. L’été approchait à grands pas. « On pourrait peut-être aller marcher un peu, avant qu’il ne fasse totalement nuit. Il y a un endroit que j’aimerais te montrer, j’ai pensé à toi en m’y perdant. Tu le connais peut-être, c’est vraiment beau … Les murs sont recouverts de graffitis de paysages et de gens célèbres, comme Mandela, Gandhi … Il y a aussi Rosa Parks, je crois. » Cara s’était laissée transporter par l’immensité de ces rues colorées. La musique s’échappait des appartements dont les fenêtres étaient ouvertes, le quartier était un village à lui seul, bien différent du reste de la ville. Des gamins faisaient du vélo, riaient, les filles de son âge dansaient dans la rue et l’avaient aidée à retrouver son chemin. L’endroit était visiblement très pauvres, mais tellement vivant ! « Si ça te dit, bien sûr. » ajouta-t-elle avec un bref sourire, persuadée de se prendre le vent de sa vie.

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MessageSujet: Re: #44 I've seen the dark side too – Cara   Ven 13 Juin - 19:35

Tu n’es pas des plus agréables lorsque tu t’adresses à elle, d’ailleurs elle l’a remarqué. « C’est accueillant et chaleureux, je me sens mieux ici. » Tu hoches la tête, pas vraiment convaincue. De toute façon, tu saisis le message sans problème. Elle dit cela pour répondre à tes remarques dissimulées. Tu ne peux pas dire que ça ne t’affecte pas mais tu as un incroyable don qui te permet de le cacher. Cependant, ça ne t’étonne pas venant d’elle. Elle a toujours été méchante avec toi de toute façon. Elle s’est toujours adressée à toi comme si elle parlait à son chien, comme une diva. C’est pour cela que tu ne dis presque plus rien. Ca te fait rire. Tu as pitié alors tu ne dis rien, tu fais celle qui est bien trop bête pour comprendre sa réflexion. « Et à la maison, ça se passe comment ? Ils sont toujours aussi absents ? J’imagine qu’ils ont dû virer Aiden après mon départ … » Tu hoches une nouvelle fois la tête, pas certaine de vouloir lui répondre. Mais, tu es ici pour faire des efforts, pour essayer de réparer les pots cassés alors il le faut. Il faut que tu lui répondes et que tu cesses de lui faire de telles réflexions même si tu penses chacun de tes mots. Ca n’a jamais été facile entre vous mais il est toujours temps de recoller les morceaux. « Oui, toujours aussi absents. Mais ça me dérange pas, je suis tranquille au moins. Et pour Aiden, t’as tout compris.» Cette fois-ci, tu es moins froide avec elle. Tu essaies de faire ton possible pour être un peu plus agréable même si ce n’est pas facile lorsque l’on a pris l’habitude d’être froide et méchante. Tu t’es promis de faire des efforts alors tu en fais. Tu fais du mieux que tu peux. Du moins, c’est ce que tu n’arrêtes pas de te répéter. Ta sœur semble aussi faire des efforts de son côté, tu le vois bien. « Tu sais, enfin … Quand tu n’as pas envie d’être seule, tu peux venir ici. » Tu ne sais pas vraiment si elle pense ce qu’elle dit ou bien si c’est seulement de la politesse mais tu apprécies le geste. Au départ, tu te dis que c’est inutile de souligner cela mais au final, ça pourrait l’encourager à mieux faire. Elle pourrait prendre cela comme des encouragements, comme de l’incitation à poursuivre ses efforts. « C’est… gentil, merci. » Tu as un peu de mal à l’avouer mais oui, c’est vraiment gentil de sa part. Ca t’étonne de la voir comme cela d’ailleurs, toi qui la percevais toujours comme étant égoïste et méchante.

Malheureusement, tu ne sais quoi dire. Tu n’as pas vraiment d’idée en matière de sujet de conversation. Depuis votre départ de Los Angeles, tu n’as pas eu l’occasion de te faire des centaines d’amis bien que tu en aies largement eu le temps. Disons que c’était un moyen de faire pression sur tes parents même si ça n’a servi à rien. « Tu dessines toujours, en dehors des cours à la fac ? » Dieu merci, elle n’a pas de mal à trouver des sujets de conversation. A croire qu’elle passe son temps à parler de toute et de rien car dans le fond, tu sais que ça ne l’intéresse pas vraiment. Ta sœur te demande cela seulement pour combler les blancs pour le moins gênant. « Toujours. Mais les parents ne s’intéressent pas vraiment à ce que je fais alors, je ne les montre à personne… Le seul qui prend plaisir à les regarder c’est mon meilleur ami. D’ailleurs je me demande pourquoi parce que certains sont carrément laids. Mais bon, au moins ça l’intéresse. » Tu te surprends toi-même. Tu ne te savais pas capable d’aligner autant de mot en t’adressant à ta sœur. Finalement, ce n’est pas si difficile. Sans forcément être fausse, tu arrives à te livrer un petit peu. Si ça continue ainsi, ça devrait prendre moins de temps que ce que tu pensais. La réconciliation est-elle proche ? C’est à voir. « J’en ai affiché deux dans ma chambre ! Adria et Hope, mes colocataires, les ont trouvés magnifiques. » Un sourcil levé, étonnée, c’est le moins que l’on puisse dire. Où est-ce qu’elle a trouvé ces dessins d’ailleurs ? Tu ne te souviens pas le lui en avoir donné jusqu’ici. Non, jamais tu ne lui as fait dessin, jamais tu ne lui en as donné un alors comment est-ce qu’elle a mis la main dessus ? Aucune idée. Peut-être a-t-elle fouillé dans tes affaires, peut-être que tes parents lui en ont fait cadeau, qui sait. « C’est vrai ? Je veux dire, je ne me rappelle pas t’en avoir donné un… » Bizarrement, tu ressens quelque chose d’étrange en toi. Un genre d’excitation mais ce n’est pas vraiment cela. Disons que tu es touchée. Oui, c’est exactement cela tu es touchée parce que jamais tu n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir deux de tes dessins chez elle, encore moins affichés. Cependant, il ne faut pas montrer que cela t’affecte tant que ça. Non, il faut jouer les indifférentes parce qu’elle se poserait trop de questions sinon. « On pourrait peut-être aller marcher un peu, avant qu’il ne fasse totalement nuit. Il y a un endroit que j’aimerais te montrer, j’ai pensé à toi en m’y perdant. Tu le connais peut-être, c’est vraiment beau … Les murs sont recouverts de graffitis de paysages et de gens célèbres, comme Mandela, Gandhi … Il y a aussi Rosa Parks,  je crois. » Idée plutôt intéressante. De plus, tu pourrais te poser quelques minutes pour entamer un dessin par exemple ou bien prendre en photo les fameux mûrs et les dessiner par la suite. Dit comme cela, ça à l’air vraiment extraordinaire comme endroit. Fascinant, original, beau tout simplement. « Si ça te dit, bien sûr. » Etrangement, elle n’a pas l’air persuadé que tu puisses accepter son offre. Pourtant, c’est tout à fait le genre d’endroit qui pourrait te plaire. Cependant, tu espères tout de même qu’il n’y aura pas trop de monde sur place parce que tu as besoin de calme et de tranquillité lorsque tu gribouilles sur ton carnet à dessin. « Hmm pourquoi pas, ça doit être beau comme endroit. Je pourrais peut-être m’en inspirer pour mes prochains dessins. » Pendant ce temps, tu cherches encore ce que tu pourrais lui dire afin de relancer la conversation. Malheureusement, tu ne sais pas. C’est elle qui fait le premier pas depuis le début et tu as bien envie que ça change. « En parlant de dessins, j’en ai quelques uns sur moi si ça t’intéresse… » Tu n'en sais trop rien. D'ailleurs, tu t'en fiches un peu, c'est seulement pour lui montrer que tu peux toi aussi faire des efforts de ton côté.



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MessageSujet: Re: #44 I've seen the dark side too – Cara   Dim 22 Juin - 2:17

Cara avait eu l'excellente idée de parler à Elza de dessin. Elle avait touché le point sensible qui la rendait loquace. En tout cas, plus que d'habitude. Ce qui l'ennuyait un peu, puisqu'elle-même n'y connaissait pas grand chose en art plastique. C'était l'art vivant qu'elle aimait, qui la transportait, la faisait vibrer. Faire de l'être humain une œuvre d'art grandeur nature, faire de sa voix une hymne, transporter le monde à travers son regard. Mais le talent d'Elza était indéniable, et ses dessins avaient le don de faire réfléchir Cara qui pouvait les contempler de longues minutes durant, en se demandant ce à quoi avait pu penser sa sœur en les créant. De plus, si sa cadette voyait qu'elle essayait de la comprendre et de s'intéresser à son univers, peut-être que la glace se briserait un peu entre elles. Cara l'espérait de tout son cœur, même si il était clair que des années de rancœur et d'adversité ne s'effaceraient pas une seule soirée. Non, ce n'étaitpas suffisant, mais peut-être arriveraient-elles au moins à établir un contact efficace qui signerait le début d'autre chose. « Hmm pourquoi pas, ça doit être beau comme endroit. Je pourrais peut-être m’en inspirer pour mes prochains dessins. » La jeune femme hocha la tête avec un sourire doux. Si elles avaient été proches, si elles avaient partagé de réels moment ensemble, peut-être qu'elles auraient pu aller passer des après-midi là-bas. Cara aurait regardé Elza dessiner en silence, ou bien aurait discuté avec les habitants du quartier en la laissant faire. « Tu verras, je suis sûre que ça te plaira. » répondit-elle seulement. Du moins, elle osait l'espérer. « En parlant de dessins, j’en ai quelques uns sur moi si ça t’intéresse… » La demoiselle hocha vivement la tête. « Bien sûr que je veux voir ça ! C'est sympa de les avoir pris. » Cara était surprise que sa sœur prenne initiative de lui faire une proposition, même aussi banale paraissait-elle. Ça la touchait qu'Elza fasse des efforts, donnant à Cara d'autant plus envie d'en faire. Elle savait que ce serait loin d'être facile, mais c'était un excellent début. « Je vais me changer le temps que tu les trouves, j'en ai pour cinq minutes. Si on doit sortir ensuite, je ne peux pas y aller habillée comme ça. » Il n'était pas question de style, de mode ou d'image, même si sa réplique paraissait des plus superficielles. Elle sourit brièvement et sautilla jusqu'à sa chambre. Elle ne pouvait décemment pas y aller en short en débardeur, avec les cheveux négligemment attachés … Ou on ne les laisserait pas tranquilles. Elle ne supporterait pas d'avoir des photographes collés aux basques, et Elza non plus. Si c'était pour que l'ambiance fragile de sérénité qui planait au dessus de leurs têtes explose de nouveau, ce n'était même pas la peine de sortir. « Au fait, vu que tu me parlais de lui, ton meilleur pote va bien ? » demanda Cara depuis la chambre, dont la porte était restée ouverte. Elle ne lui avait même pas fait visiter le reste de la maison ! Mais peu importait, elle aurait tout le loisir de le faire après la promenade. Il faudrait bien qu'elles reviennent manger et dormir. Enfin si tenté qu'Elza veuille passer la nuit ici, ce dont Cara doutait fortement. Elle enfila un slim noir, un tee-shirt blanc des plus classiques, des mocassins de cuir brun avant de resserrer son chignon pour attacher à ses cheveux une perruque brune qui lui arrivait aux épaules. Enfin, Cara posa sur son nez de fausses lunettes aux larges montures noires qui lui donnaient un air coincé et intellectuel. Comme ça, elle pouvait se promener plus discrètement. Elle retourna au salon pour s'asseoir à côté d'Elza et s'empara de sa bière. « C'est juste pour qu'on ne soit pas dérangées par les paparazzi, même si il y a toujours des malins. » expliqua-t-elle avant de hausser les épaules. L'actrice baissa alors les yeux vers le calepin de sa sœur et s'enquit, d'une voix enthousiaste : « Alors, fais-moi voir ça ! » Finalement, Cara ne se sentait pas si mal que ça en compagnie d'Elza. Et pourtant, qu'est-ce qu'elle avait pu stresser ! Bonne actrice comme elle était, elle n'avait pas de difficultés à trouver des sujets à aborder en se donnant l'air le plus naturel du monde. Or plus les minutes passaient, et plus ces sujets de discussion s'imposaient à elle de manière logique. Peut-être qu'au fond, toutes ces années, elle n'avait inconsciemment jamais cessé d'observer Elza, de s'imprégner d'elle, de ses paroles, de ses réflexions. Peut-être qu'elle avait tout gardé dans un coin de son esprit en criant haut et fort s'en moquer, alors que c'était loin d'être le cas. C'était grâce à lui qu'elle avait compris que son comportement était inexcusable et puéril. Grâce à cet homme, Sorhan, qu'elle avait enfin décidé de mûrir et d'arrêter de jouer les potiches prétentieuses. Redevenir elle-même, et pas cette fille hautaine qui écrasait sa sœur pour lui rendre la pareille. Mais l'équilibre était fragile ; Cara ne supporterait pas qu'Elza s'en prenne à elle de nouveau. Et si ça arrivait, tous les efforts qu'elle faisait ce soir-là ne changeraient rien : elle l'anéantirait.

hrp: je suis vraiment désolée si c'est pourri   n'hésite pas à me le dire et je rajouterai des choses.  
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MessageSujet: Re: #44 I've seen the dark side too – Cara   Sam 5 Juil - 16:44

Le fait que tu es acceptée sans la contredire t’étonne toi-même. Qui aurait cru que tu ne la repousserais pas à nouveau ? C’était quelque chose de tout à fait inhabituel chez toi que de lui laisser sa chance. En temps normal, tu ferais tout pour lui donner tort mais pas cette fois. Il faut croire que tu muris avec l’âge. Tu prends conscience que ce n’est pas bien d’agir de la sorte. La maturité grandit en toi de jour en jour et pourtant, tu as toujours cette envie de lui montrer qu’elle ne te connait pas. Elle est si différente de toi. Elle n’a jamais fait de quelconque effort pour apprendre à te connaitre ni même pour passer du temps avec toi. Elle t’a lâchement abandonné alors que tu ne le méritais pas. Tu n’as jamais rien fait de mal après tout. Toutes ces remarques, tous ces mauvais gestes que tu as pu avoir à son égard, c’était mérité. Elle l’a cherché et tu as agit comme bon te semblait. « Tu verras, je suis sûre que ça te plaira. » Comment peut-elle le savoir ? Elle ne te connait pas. Elle ne sait rien de toi mais elle essaie de te prouver le contraire. L’endroit pourrait en effet te plaire, ce n’est pas difficile à comprendre si l’on a déjà pu observer d’autres personnes dessinaient. Cara ne mérite pas de médaille pour cela. Elle a peut-être conservé certains de tes dessins mais ça ne veut pas dire qu’elle sait ce que tu peux ou non dessiner, ce qui est supposer t’inspirer. « Bien sûr que je veux voir ça ! C'est sympa de les avoir pris. » Pourquoi lui as-tu proposé cela ? A croire que tu as besoin de sa reconnaissance ou de quelque chose de similaire. Tu ne lui dois rien et vice versa. Pourquoi lui montrerais-tu tes dessins alors que tu sais déjà ce qu’elle va te dire. Cara hochera la tête et te dira qu’elle trouve que tu te débrouilles bien. Cependant, elle n’en pensera pas un mot. Après tout, elle n’y connait rien en dessin. « Je vais me changer le temps que tu les trouves, j'en ai pour cinq minutes. Si on doit sortir ensuite, je ne peux pas y aller habillée comme ça. » Superficielle. Il n’y a aucun autre mot pour la définir. Madame à une image à tenir. Il ne faudrait pas qu’elle sorte habillée trop simplement. Tu hoches la tête avant de la baisser pour examiner avec attention tes vêtements. Tu ne l’aiderais certainement pas à tenir son image habillée de la sorte mais tu t’en fiches totalement. Là n’est pas l’objet de ta visite. Tu ne pensais même pas que vous alliez sortir. Enfin maintenant que tu avais accepté, tu ne pouvais pas faire marche arrière.

Pendant qu’elle se pomponnait dans sa chambre, tu sortis avec délicatesse ton pochette à dessin. Le saint Graal. Si jamais tu perdais cette petite pochette, tu en deviendrais malheureuse. Tout ce qui te passe par la tête est répertorié dans cette précieuse petite chose. Du moins, c’est le cas pour les plus prometteurs de tes dessins. Les autres finissent au fond d’un tiroir ou en boule dans ta chambre, tout dépend la qualité de ce dernier. « Au fait, vu que tu me parlais de lui, ton meilleur pote va bien ? » Surprise, c’est le cas de le dire. Elle se rappelait de lui alors. Elle n’a jamais vraiment fait attention à lui, sauf lorsque le ton est monté entre eux. Lui, ne parle jamais d’elle ni même pour te demander comment est-ce qu’elle va. Il s’en fiche parce qu’elle n’est pas tendre avec toi. Elle ne l’a jamais été. Ca ne te change pas d’habituellement mais lui n’était pas de ton avis. Elle n’avait pas à se comporter de la sorte avec toi et il le lui avait bien fait comprendre. « Il va bien oui. » Tu ne t’éterniseras pas plus sur le sujet, c’est inutile. Elle demande ça par politesse mais elle se fiche bien de la réponse. Quand elle finit enfin par revenir s’asseoir à tes côtés, tu ne peux t’empêcher d’écarquiller les yeux. Elle ne s’était pas mise sur son 31, bien au contraire. « C'est juste pour qu'on ne soit pas dérangées par les paparazzi, même si il y a toujours des malins. » Tu aurais peut-être dû éprouver une certaine culpabilité étant donné que tu l’as jugé mais ce ne fut pas le cas. Tu aurais dû deviner qu’elle essaierait de se camoufler. Cependant tu as préféré être mauvaise langue. « Oui, j’avais deviné. C’est juste… Bizarre. » En y repensant à deux fois, tu l’as déjà vu dans de telles tenues mais jamais tu ne t’y feras. Elle n’était pas à son avantage dans cette tenue d’ailleurs. Pour la première fois depuis toujours, tu la trouvais beaucoup plus jolie au naturel. Elle était mieux avec ses beaux cheveux roux lâchaient et sans lunettes même si ces dernières lui allait bien. « Alors, fais-moi voir ça ! » Tu lui tendis ta pochette, lui laissant à peine le temps de finir sa phrase. Tu n’avais rien à lui dire alors tu espérais que tes œuvres ouvriraient la voie à de nouvelles conversations. C’était délicat, tu n’avais rien à lui dire. Tu ne lui faisais pas assez confiance pour lui confier quoique ce soit et tu ne savais pas de quoi lui parler. Tu ne la connais pas après tout. « Les derniers que j’ai fait sont à la fin. Mais tu le verras par toi-même puisque les premiers sont moins réussis. En général, ils sont fait au crayon gris mais j’essaie d’en faire avec des stylos à bille aussi. C’est différent mais je commence à m’y faire. » En revanche, lorsque l’on parlait de dessin, tu pouvais en dire des tonnes et des tonnes sans jamais te lasser. Tu serais capable d’en discuter avec ta pire ennemie si elle aussi était passionnée par le dessin. C’est ta passion, tu ne peux t’en passer et tu éprouves inconsciemment le besoin d’en parler à tout le monde.



HJ : aucun soucis, c'est très bien ne t'en fais pas.


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